Chapitre 3

Verset 14

Si je veux repérer un pays ou une région particulière de notre monde, je me sers d’un atlas. Si je veux savoir comment fonctionne un moteur à explosion, je prends un manuel écrit par quelqu’un qui possède cette connaissance. Dans le domaine spirituel ou religieux, c’est moins évident parce que les avis sont très partagés et souvent diamétralement opposés.

Personnellement, j’ai la conviction inébranlable que seuls les Textes Sacrés de la Bible renferment la vérité et qu’elle ne se trouve nulle part ailleurs. Contre les fausses doctrines, les erreurs ou les mensonges en tout genre qui circulent librement dans le monde, le seul antidote est la Parole de Dieu. Nous ne possédons pas d’autres sources de vérité autres que les Écritures, absolument aucune.

Tous les écrits religieux qui existent, et il y en a des tonnes, sont d’inspiration humaine ou diabolique ou le plus souvent des deux. Je suis bien conscient que je ne vais pas me faire que des amis avec une telle affirmation. Cela dit, certains prennent un malin plaisir à répondre qu’on peut faire dire n’importe quoi aux Écritures ce qui est exact si on n’obéit pas de manière très stricte aux règles de l’herméneutique, c’est-à-dire celles qui gèrent l’interprétation d’un texte. Mais par contre, celui qui prend un soin méticuleux dans sa lecture et son étude des Textes Sacrés réduira considérablement les marges d’erreur.

Cependant, il est vrai que certains passages sont particulièrement difficiles à comprendre soit à cause du langage lui-même, soit parce qu’on ne connaît pas le contexte, soit pour une autre raison. Dans ces situations, il existe effectivement plus d’une interprétation possible. Cependant, ce sont pratiquement toujours des points qui sont éclaircis par un autre passage ou alors qui sont secondaires dans le sens qu’ils n’affectent pas la doctrine chrétienne. Par exemple, précédemment, Paul a dit :

Sache bien que dans la période finale de l’histoire, les temps seront difficiles. Les hommes seront (2 Timothée 3.1-2).

Puis il donne une longue liste de vices. Les commentateurs sont partagés sur l’identité de ces hommes. Qui sont-ils ? Est-il question de tous les hommes du monde entier ou de ceux qui font partie de la chrétienté, ou s’agit-il plus particulièrement des anciens, des responsables d’Églises comme le contexte semble indiquer ? On ne peut pas être absolument certain, mais les conséquences de l’une ou de l’autre de ces interprétations sont relativement bénignes.

D’autre part, il faut aussi dire que l’Ancien comme le Nouveau Testament contiennent des passages qui sont intentionnellement énigmatiques et Dieu l’a voulu ainsi. C’est par exemple le cas des paraboles de Jésus dont le sens était caché à ceux qui étaient de mauvaise foi, qui cherchaient des prétextes pour accuser Jésus. Quand les disciples ont demandé au Seigneur pourquoi il s’exprimait en paraboles, il leur a répondu :

Vous avez reçu le privilège de connaître les secrets du royaume des cieux, eux ne l’ont pas reçu (Matthieu 13.11).

Les prédictions de l’Ancien Testament étaient un peu comme les paraboles parce que leur sens n’était pas évident. En effet, elles avaient souvent plusieurs applications, une à court ou moyen terme et une autre qui concernait la venue du Messie et la fin des temps. Or les prophètes eux-mêmes ne comprenaient que très vaguement ou même pas du tout ce qu’ils annonçaient pour l’avenir lointain (comparez 1 Pierre 1.10-12).

Je continue maintenant à lire dans le chapitre trois de la seconde épître de Paul à Timothée.

Pour toi, reste attaché à tout ce que tu as appris et reçu avec une entière conviction. Tu sais de qui tu l’as appris (2 Timothée 3.14).

Au début de cette lettre, Paul a déjà dit à son disciple :

Je garde le souvenir de ta foi sincère, cette foi qui se trouvait déjà chez ta grand-mère Loïs et ta mère Eunice. À présent, elle habite aussi en toi, j’en suis pleinement convaincu (2 Timothée 1.5).

Timothée est aux antipodes, à l’opposé des hommes méchants et des prophètes du mensonge contre qui l’apôtre l’a mis en garde. Maintenant, il l’encourage à persévérer dans la bonne voie qui lui a été tracée par les Écritures de l’Ancien Testament et par l’enseignement qu’il a reçu de l’apôtre.

Verset 15

Je continue.

Depuis ton enfance, en effet, tu connais les Saintes Écritures ; elles peuvent te donner la vraie sagesse, qui conduit au salut par la foi en Jésus-Christ (2 Timothée 3.15).

L’expression les Saintes Écritures provient des Juifs de langue grecque qui appelaient l’Ancien Testament hieros grammata, c’est-à-dire les écrits sacrés. Les Écritures saintes sont la source de la vérité qui procure le salut (comparez Marc 4.14-29 ; Jean 5.24, 39 ; Jacques 1.18, 21). Elles sont suffisantes pour donner la vraie sagesse, qui conduit au salut par la foi en Jésus-Christ. La Parole de Dieu n’est pas le moyen du salut, mais y conduit. Vers la fin de son Évangile, Jean écrit :

(Ce qui se trouve dans ce livre) a été écrit pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant, vous possédiez la vie en son nom (Jean 20.31).

Or, les Évangiles racontent l’histoire de Jésus qui est l’auteur du salut. L’apôtre Pierre a dit aux Juifs :

Eh bien, sachez-le tous, et que tout le peuple d’Israël le sache : c’est au nom de Jésus-Christ de Nazareth que nous avons agi, de ce Jésus que vous avez crucifié et que Dieu a ressuscité des morts. C’est en lui seul que se trouve le salut. Dans le monde entier, Dieu n’a jamais donné le nom d’aucun autre homme par lequel nous devions être sauvés (Actes 4.10, 12 ; RSM).

Et ailleurs, l’apôtre Paul écrit :

Si de ta bouche, tu déclares que Jésus est Seigneur et si dans ton cœur, tu crois que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé (Romains 10.9).

Puisque les Écritures saintes conduisent au salut, cela signifie que tous ceux sous l’Ancienne Alliance, qui avaient une foi véritable en l’Éternel, acceptaient Jésus-Christ dès qu’il leur était présenté (comparez Jean 5.37-39). Ce fut le cas de Timothée qui avait reçu une éducation juive de la part de sa mère et grand-mère. Malgré tout, tout au long de ses deux lettres Paul essaie souvent de l’encourager, car il est clair qu’il était loin d’avoir la force de caractère de l’apôtre, étant assez facilement intimidé et découragé.

Timothée qui possédait une excellente fondation et avait reçu une solide formation dans la foi et la vie chrétienne était évidemment un véritable enfant de Dieu. Alors, on peut se demander pourquoi Paul lui rappelle que les Saintes Écritures peuvent lui donner la vraie sagesse qui conduit au salut.

Il est probable que Paul utilise le mot salut dans ses trois sens spirituels. En effet, dans le passé, quand le pécheur a placé sa confiance en Jésus-Christ, il a été sauvé de la culpabilité et de la condamnation qui sont les conséquences de ses fautes, et il est passé de la mort à la vie éternelle. Ailleurs, Paul écrit :

Maintenant donc, il n’y a plus de condamnation pour ceux qui sont unis à Jésus-Christ (Romains 8.1).

Voilà pour le salut passé. Dans le présent, le croyant qui décide de marcher pas à pas avec le Seigneur est progressivement sauvé non de la condamnation mais de la puissance du péché qui l’habite toujours. On appelle généralement ce processus la sanctification.

Dans le futur, quand le croyant quittera ce monde suite à son décès où à l’enlèvement de l’Église, il sera instantanément sauvé de la présence même du péché qui disparaîtra tandis que son corps physique retournera à la poussière ou sera transformé en un corps de gloire. La réponse aux questions : comment être sauvé et obtenir le pardon des péchés et la vie éternelle, et comment vivre de manière à plaire à Dieu, se trouve dans sa Parole. Les Écritures sont la seule autorité en matière de salut.

Verset 16

Je continue le texte.

Car toute l’Écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, réfuter, redresser et apprendre à mener une vie selon la justice de Dieu (2 Timothée 3.16 ; Autre).

Quand Paul dit toute l’Écriture, il veut dire toute, de la Genèse à l’Apocalypse même si, quand il écrit cette épître, la plupart des livres du Nouveau Testament n’avaient pas encore été rédigés. Ce n’est que plus tard qu’il fut déterminé que ces livres faisaient partie des Écritures inspirées.

Ceux qui se permettent de rejeter l’autorité de toutes les Écritures se placent en juge de la Parole de Dieu. Leur choix entre ce qui est inspiré et ce qui ne l’est pas est forcément arbitraire, subjectif et ne peut dériver que d’une certaine sagesse humaine, et là, le bât blesse sérieusement. En effet, quand on étudie les circonstances dans lesquelles des théologiens érudits, quelle que soit leur obédience religieuse, ont décidé ce qui était inspiré ou pas, on découvre que leurs choix étaient motivés par des raisons personnelles, par des querelles de clocher, par rancœur et rivalité contre un autre groupe de la chrétienté. Or l’apôtre Jacques écrit :

Si vous avez dans votre cœur une jalousie amère et de la rivalité, ne vous glorifiez pas et ne mentez pas contre la vérité. Cette sagesse n’est pas celle qui vient d’en haut ; mais elle est terrestre, charnelle, démoniaque. Car là où il y a jalousie et rivalité, il y a du désordre et toute espèce de pratiques mauvaises (Jacques 3.14-16).

Je me rétracterai lorsque j’aurai entendu parler de quelqu’un qui a séparé les Écritures en portions inspirées et non-inspirées avec une sagesse d’en-haut qui, comme l’écrit l’apôtre Jacques, est d’abord pure, ensuite pacifique, modérée, conciliante, pleine de miséricorde et de bons fruits, sans partialité, sans hypocrisie. Le fruit de la justice est semé dans la paix par les artisans de paix (Jacques 3.17-18). Si les Écritures ne sont pas inspirées dans leur totalité, nous sommes dans le noir, dans le brouillard le plus opaque, et sommes contraints de choisir au petit bonheur la chance.

Une autre catégorie d’interprètes prétend que dans les Écritures, les idées seules sont inspirées mais pas les mots. Mais comment peut-on écrire ou même penser sans mots ? C’est impossible. Ce serait comme faire de la musique sans notes et sans mélodie ou des maths sans nombres, sans lettres, sans courbes, sans rien ; ça n’a aucun sens.

Et puis il y en a d’autres qui disent que la Parole de Dieu ne fait autorité que dans les domaines spirituel et moral parce que ce n’est pas un manuel d’histoire, de géographie ou de sciences. Mais ceux qui adoptent cette perspective s’appuient sur eux-mêmes pour déterminer ce qui est inspiré de Dieu et ce qui vient de l’homme. Là encore, ils se posent en juges des Écritures.

Jésus a clairement enseigné que l’Ancien Testament était inspiré (comparez Matthieu 5.17-18 ; Luc 16.17 ; Jean 10.35) et il l’a utilisé pour se défendre contre Satan (comparez Matthieu 4.1-11) et pour prouver qu’il était le Messie (Jean 7.38, 42 ; Luc 24.27).

Dans le Pentateuque, les 5 premiers livres de l’Ancien Testament écrits par Moïse, on trouve plus de 600 affirmations comme quoi le texte est inspiré ; dans les livres historiques, plus de 400 ; dans les livres poétiques presque 200 ; dans les livres prophétiques, un peu plus de 1 300 ; et le Nouveau Testament contient environ 1 300 citations ou références tirées de l’Ancien Testament.

L’Épître aux Hébreux débute avec :

À bien des reprises et de bien des manières, Dieu a parlé autrefois à nos ancêtres par les prophètes. Et maintenant, dans ces jours qui sont les derniers, c’est par son Fils qu’il nous a parlé (Hébreux 1.1-2).

Les prophètes représentent l’Ancien Testament et son Fils représente le Nouveau.

L’apôtre Paul tenait l’Ancien Testament ainsi que les paroles de Jésus comme inspirés. Dans sa première Épître à Timothée, il dit :

L’Écriture déclare : Tu ne mettras pas de muselière au bœuf qui foule le grain et encore : L’ouvrier mérite son salaire (1 Timothée 5.18).

Or la première citation est tirée de l’Ancien Testament (Deutéronome 25.4) et la seconde des lèvres de Jésus lui-même (Luc 10.7). Paul déclare plusieurs fois qu’il est inspiré de Dieu (comparez 1 Corinthiens 2.13 ; 2 Corinthiens 2.17 ; Galates 1.11-12 ; 15-16 ; Colossiens 1.25-27 ; 1 Thessaloniciens 2.13), ce que l’apôtre Pierre reconnaît (comparez 2 Pierre 3.16). Et quand l’apôtre Jean a écrit l’Apocalypse, il était tout à fait conscient qu’il écrivait la Parole de Dieu et il le dit (comparez Apocalypse 1.1-2, 10-11 ; 2.7, 11, 17, 29 ; 3.6, 13, 22 ; 19.9 ; 21.15 ; 22.6).

Les auteurs bibliques reconnaissent en toute humilité qu’ils sont des hommes faillibles et pécheurs. Pourtant, pris ensemble, ils affirment environ 4 000 fois avec une certitude inébranlable et sans la moindre gêne qu’ils écrivent la Parole de Dieu.

Toute l’Écriture est inspirée de Dieu. Curieusement, en grec, le mot inspiré veut littéralement dire expiré de Dieu. On devrait donc dire : Toute l’Écriture est expirée de Dieu. L’inspiration ne veut pas dire que les auteurs des Textes Sacrés étaient de simples plumes que le Seigneur a prises pour écrire. Il est remarquable que Dieu ait utilisé leur personnalité et leur arrière-plan pour exprimer au travers de leurs pensées, de leurs émotions et de leur état d’âme, exactement ce qu’il voulait dire. Et c’est ce que nous avons aujourd’hui entre nos mains.

Par l’intermédiaire d’environ quarante auteurs, Dieu nous a donné sa Parole et il n’a rien à y ajouter et rien qu’il ne veut modifier. Cela dit, il faut bien savoir que c’est l’Écriture qui est inspirée et non pas les hommes qui furent choisis pour la coucher sur le parchemin. Cette inspiration ne venait pas de l’auteur, de son génie littéraire, artistique ou religieux, mais de Dieu. L’apôtre Pierre écrit :

Sachez, avant tout, qu’aucune prophétie de l’Écriture n’est le fruit d’une initiative personnelle. En effet, ce n’est pas par une volonté humaine qu’une prophétie a jamais été apportée, mais c’est poussés par le Saint-Esprit que des hommes ont parlé de la part de Dieu (2 Pierre 1.20-21 ; comparez Jean 16.12-14).

Certains auteurs sacrés ont rédigé d’autres écrits que nous ne possédons pas et même si nous les avions, ils ne seraient pas inspirés. Par exemple, on sait que Paul a écrit une ou peut-être deux autres lettres aux Corinthiens (1 Corinthiens 5.9 ; 2 Corinthiens 2.4), et Salomon a composé des poèmes, des proverbes à la tonne (1 Rois 5.12 ; SEM), mais ils ne nous sont pas parvenus et ne font pas partie du canon biblique.

Paul écrit que toute l’Écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner. Le mot utile signifie bénéfique et suffisant (comparez Psaumes 19.7-13). Les sectes dites chrétiennes considèrent invariablement les Écritures comme incomplètes, inadéquates et inadaptées. Leurs adeptes utilisent l’Écriture pour appuyer d’autres écrits et commentaires mais jamais comme seule source de vérité.

Le mot pour enseigner a donné didactique en français et signifie instruire, éduquer. Les Écritures sont le seul moyen de ne pas se laisser embobiner par les discours envoûtants des sectes. L’apôtre Paul écrit :

De cette manière, nous ne serons plus de petits enfants ballottés comme des barques par les vagues et emportés çà et là par le vent de toutes sortes d’enseignements, à la merci d’hommes habiles à entraîner les autres dans l’erreur (Éphésiens 4.14).

En second lieu, l’Écriture est utile pour réfuter. Ce verbe veut dire réprimander dans le but de corriger un mauvais comportement ou une fausse doctrine. Au début du chapitre suivant, Paul utilise le même verbe quand il écrit : proclame la Parole, insiste, convaincs, réprimande (2 Timothée 4.2). Celui qui étudie régulièrement les Écritures établit pour lui-même une solide fondation de vérités qui exposera ses erreurs et ses fautes dans le but évident de les corriger. L’auteur de l’Épître aux Hébreux écrit :

Car la Parole de Dieu est vivante et efficace. Elle est plus tranchante que toute épée à double tranchant et, pénétrant jusqu’au plus profond de l’être, jusqu’à atteindre âme et esprit, jointures et moelle, elle juge les dispositions et les pensées du cœur (Hébreux 4.12).

Les Écritures sont le fil à plomb divin qui évalue pensées, comportements et croyances.

L’Écriture est utile pour redresser. Ce mot n’apparaît qu’ici dans le Nouveau Testament et signifie réparer, remettre en état, restaurer quelque chose dans sa condition initiale. Dans la littérature grecque de l’époque, ce mot voulait dire remettre debout un objet renversé ou relever une personne qui était tombée.

L’Écriture est utile pour apprendre à mener une vie selon la justice de Dieu. Le mot pour apprendre a pour racine enfant et signifie aussi bien corriger, discipliner qu’éduquer avec l’idée d’instruire et de former. Ici, c’est dans ce second sens positif qu’il faut le prendre. Dans l’épître précédente, Paul dit à Timothée qu’en étant fidèle dans son ministère, il sera lui-même nourri des paroles de la foi et du bon enseignement (1 Timothée 4.6). En partageant la Parole de Dieu avec les personnes qui sont sous sa responsabilité, Timothée, ou n’importe quel enseignant, s’éduquera lui-même pendant la préparation de son message, car l’Écriture est une nourriture pour l’âme.

Verset 17

Je continue le texte.

Ainsi, l’homme de Dieu se trouve parfaitement préparé et équipé pour accomplir toute œuvre bonne (2 Timothée 3.17).

La Parole de Dieu est utile à tous et pour atteindre la maturité chrétienne, il n’existe pas de raccourci ; il est nécessaire d’étudier toutes les Écritures et de les mettre en pratique. Cela dit, ce passage s’adresse plus particulièrement aux responsables d’Église.

Dans l’Ancien Testament, l’expression homme de Dieu était un titre pour ceux qui proclamaient la Parole de Dieu. Dans le Nouveau Testament, seul Timothée est appelé ainsi, mais par extension, il décrit tous ceux qui ont à charge l’enseignement et la prédication dans une Église.

Quand l’homme de Dieu se trouve parfaitement préparé et équipé (et donc rendu capable) d’accomplir toute bonne œuvre, par la Parole de Dieu, il peut faire des disciples, c’est-à-dire se reproduire dans la vie de ceux qu’il enseigne et forme afin qu’ils puissent mieux servir le Seigneur. Ailleurs, Paul écrit :

Dieu nous a créés pour une vie riche d’œuvres bonnes qu’il a préparées à l’avance afin que nous les accomplissions (Éphésiens 2.10).

Paul a partagé sa vie avec Timothée, et dans ses lettres, il lui parle d’une manière très intime. Maintenant, ce jeune homme est appelé à prendre la relève de l’apôtre dont le ministère touche à sa fin. L’ordre de mission de Timothée est d’enseigner toutes les Écritures, parce qu’elles sont divinement inspirées ou plus exactement expirées de Dieu et donc répondent à tous nos besoins.

La Parole de Dieu est adéquate et suffisante pour annoncer la personne de Jésus à tout être humain, qu’il soit citadin, esquimau ou aborigène, civilisé ou primitif, et cela, sur n’importe quel continent. La Parole de Dieu sert également à réfuter les hérésies, à corriger ceux qui s’égarent, et à enseigner aux croyants à vivre selon la justice de Dieu.