Chapitre 2

Versets 7-8 a

Les évolutionnistes transformistes qui essaient d’expliquer notre univers comme étant le résultat de phénomènes naturels, disent aussi que la lutte pour la vie et la survivance du plus apte sont un mal nécessaire. En réalité, le mal a un nom propre : Satan, et son modus operandi est : « la loi du plus fort est toujours la meilleure ».

Je continue de lire dans le chapitre deux de la seconde épître de l’apôtre Paul aux Thessaloniciens.

Car la puissance mystérieuse de la révolte contre Dieu est déjà à l’œuvre ; mais il suffira que celui qui le retient jusqu’à présent soit écarté pour qu’alors paraisse l’homme de la révolte (2 Thessaloniciens 2.7-8 a).

Le mot pour « mystérieuse » décrit quelque chose qui est secret. Par exemple, la Bonne Nouvelle de la grâce de Dieu en Jésus-Christ est la révélation d’un mystère enveloppé de silence aux siècles éternels, mais aujourd’hui dévoilé (comparez Romains 8.25 ; JER).

Le mal sous toutes ses formes est présent dans le monde depuis que l’Éternel a maudit nos premiers parents après qu’ils se soient rebellés contre lui. Dans son évangile, Matthieu rapporte que dans une parabole, Jésus a décrit la situation actuelle du monde selon la perspective spirituelle. Il a dit :

Il en est du royaume des cieux comme d’un homme qui avait semé du bon grain dans son champ. Pendant que tout le monde dormait, son ennemi sema une mauvaise herbe au milieu du blé, puis s’en alla. Quand le blé eut poussé et produit des épis, on vit aussi paraître la mauvaise herbe (Matthieu 13.24-26).

La Bonne Nouvelle et l’esprit de rébellion contre Dieu et Jésus croissent ensemble. Cependant, bien que l’esprit d’iniquité est partout autour de nous, il demeure toujours un mystère parce qu’il ne s’est pas encore manifesté dans toute sa force et son horreur ; le péché et la révolte contre Dieu sont encore restreints, harnachés peut-on presque dire, mais quand celui qui les retient sera écarté, alors, l’Antichrist, « l’homme de la révolte », littéralement « celui qui est sans loi », prendra le devant de la scène et aura la voie libre. Il mettra le comble à la rébellion de l’homme contre Dieu en commettant le blasphème suprême, en usurpant la place que le Père a réservée à son Fils, et en se proclamant lui-même Dieu. De plus, selon un passage du livre de l’Apocalypse, le monde subira une arrivée massive de démons (comparez Apocalypse 9.1-19).

Celui qui retient l’Antichrist n’est pas nommé. Comme c’est un pronom masculin, la plupart des commentateurs pensent qu’il s’agit du Saint-Esprit que Jésus avait promis d’envoyer à ses disciples une fois que lui serait retourné dans les cieux (Jean 14.26 ; 15.26 ; 16.13). Or, dans l’évangile selon Jean, en parlant du Saint-Esprit, le Seigneur a utilisé un pronom masculin comme Paul, alors qu’en grec le mot « esprit » est neutre. Cette subtilité grammaticale ne pouvant pas être rendue en français, je l’ai expliquée.

Sur terre, seul le Saint-Esprit a la puissance de contenir le mal et le péché. Jésus a dit de lui :

Quand il sera venu, il convaincra le monde de péché, de justice et de jugement (Jean 16.8).

Après l’Enlèvement de l’Église, le Saint-Esprit sera toujours présent sur terre, mais sa mission sera différente et son action limitée, cependant, il continuera à restreindre la puissance du mal jusqu’au milieu des 7 années de la Tribulation. Mais ensuite, il permettra aux enfers de se déchaîner, au sens littéral et figuré. Ce sera un peu comme quand un barrage cède et qu’une immense masse d’eau se jette subitement dans la rivière qui sort de son lit et crée une inondation dévastatrice.

Une fois le Saint-Esprit écarté de son chemin, le diable contrôlera l’Antichrist qui accomplira sa volonté tout comme Jésus a fait la volonté de son Père. Cet « homme de la révolte » est très intelligent et le plus charismatique des politiciens que la terre a jamais portés.

Jusqu’à présent en ce monde, Satan entretient un esprit de rébellion contre Jésus-Christ, mais il est frustré parce que le Saint-Esprit le tient au bout d’une laisse qui limite l’étendue du mal qu’il peut faire. Cependant, au moment choisi par Dieu, le Saint-Esprit lâchera la laisse et le diable pourra alors donner libre cours à sa haine et à sa méchanceté, ce qui sera aussi un châtiment divin dirigé contre l’humanité (Romains 1.24, 26, 28). Les jugements de Dieu commenceront au début des 7 années de tribulation, mais seront beaucoup plus sévères à partir du milieu de cette période, une fois que la puissance du mal ne sera plus contenue.

Verset 8 b

Je continue le texte.

Le Seigneur Jésus mettra fin à l’homme de la révolte par le souffle de sa bouche, et le réduira à l’impuissance par la manifestation de sa venue (2 Thessaloniciens 2.8 b ; Autre).

Ce dictateur est la marionnette de Satan et nul ne peut lui résister jusqu’au moment de sa fin décrété par l’Éternel. À l’apogée de son règne, alors qu’il semble invincible, de manière inattendue, le Seigneur tirera soudainement le rideau (comparez Daniel 7.26 ; 11.45 ; Apocalypse 17.11) et détruira son empire.

L’expression « le souffle de sa bouche » est tiré d’une prophétie d’Ésaïe (11.4) où il est écrit que le Messie, du « souffle de sa bouche abattra le méchant ». Il suffit à Dieu de penser, de vouloir, et la chose existe. On lit dans le livre de la Genèse (1.3) que quand l’Éternel a dit : « Que la lumière soit ! », la lumière fut. Or, Jésus est la Parole vivante de Dieu.

Littéralement, Paul dit que l’Antichrist sera anéanti par « l’épiphanie de la parousie » du Christ, c’est-à-dire la manifestation de sa venue. La première épiphanie de Jésus eut lieu quand il est né à Bethlehem, la seconde sera quand il reviendra, mais cette fois-ci, il établira son royaume sur terre avec force et fracas.

Dans un certain sens, on peut considérer la première et la seconde épiphanie de Jésus comme ayant chacune deux phases. Il est né, et ensuite, vers l’âge de 30 ans il a exercé un ministère. À son retour, premièrement il viendra chercher son Église, puis deuxièmement, il établira son règne de mille ans.

Verset 9

Je continue le texte.

L’apparition de cet homme se fera en accord avec l’énergie de Satan avec toutes sortes d’actes puissants, de signes et de prodiges trompeurs (2 Thessaloniciens 2.9 ; Autre).

Le mot « énergie » décrit habituellement l’action de Dieu, mais ici c’est l’action du diable. L’Antichrist manifestera une puissance surnaturelle qui en jettera plein la vue aux masses qui se soumettront à lui parce qu’ils le prendront pour dieu. Cependant, il aura quand même des ennemis et selon le livre de l’Apocalypse (13.3,4 ; 12-15), un attentat lui coûtera la vie, mais il ressuscitera miraculeusement.

On sait que le diable peut non seulement contrôler les hommes méchants, mais aussi le vent et la mer. La tempête sur le lac de Galilée qui faillit submerger les disciples et celle dans laquelle les enfants de Job périrent étaient d’origine démoniaque (Matthieu 8.24 ; Job 1.18-19).

L’Antichrist séduira tout le monde : les religieux, les scientifiques, les politiciens et les hommes d’affaires.

Verset 10

Je continue le texte.

Il usera de toutes les formes du mal pour tromper ceux qui se perdent, parce qu’ils sont restés fermés à l’amour de la vérité qui les aurait sauvés (2 Thessaloniciens 2.10).

Toutes les actions de l’Antichrist ont pour but de tromper le monde et de le conduire à tirer de fausses conclusions sur son identité. Il est le parfait imitateur de Satan, le père du mensonge (Jean 8.44).

Les incrédules rejettent l’enseignement des Écritures et la personne du Christ (Jean 8.24, 45-47), mais leur refus d’accepter la vérité de Dieu est le précurseur certain de la séduction de l’erreur (comparez Romains 1.18 ss). Leur aversion pour la vérité n’est pas tant intellectuelle que morale, mais leur mauvais choix les rend crédules, prêts à croire n’importe qui et n’importe quoi. Ils accepteront donc sans sourciller les mensonges de l’Antichrist. En fait, ils seront une proie facile parce que l’homme naturel non régénéré ne discerne pas ce qui émane de l’Esprit de Dieu. Pour lui c’est pure folie parce qu’il ne peut pas comprendre ce qui est d’origine spirituelle (Comparez 1 Corinthiens 2.14 ; 2 Corinthiens 4.3-4 ; Apocalypse 12.9).

Dans le monde entier, les gens se diront alors les uns aux autres : « Nous avons enfin le chef qu’il nous faut, regardez ce qu’il peut faire. C’est lui qui va établir le royaume de Dieu sur terre ». Sauf que Jésus a dit :

De faux christs surgiront, ainsi que de faux prophètes. Ils produiront des signes extraordinaires et des prodiges au point de tromper, si c’était possible, ceux que Dieu a choisis (Matthieu 24.24).

Seuls ceux qui ont l’Esprit de Dieu en eux et connaissent la Parole de Dieu discerneront les traits de Satan derrière ceux de l’Antichrist.

Versets 11-12

Je continue le texte du second chapitre de la seconde épître de Paul aux Thessaloniciens.

Voilà pourquoi Dieu leur envoie une puissance d’égarement pour qu’ils croient au mensonge. Il agit ainsi pour que soient condamnés tous ceux qui n’auront pas cru à la vérité et qui auront pris plaisir au mal (2 Thessaloniciens 2.11-12).

Dieu jugera les incroyants en les forçant à croire que le mal est bien et les mensonges sont vrais. Ils subiront ainsi les conséquences d’avoir rejeté la personne du Christ. L’histoire du pharaon qui refusa de libérer les Hébreux qu’il tenait esclaves rappelle que dans sa justice, l’Éternel aveugle ceux qui persistent à rejeter la vérité. Cinq fois, ce qui correspond aux cinq premières plaies d’Égypte, Dieu donne au pharaon l’occasion de se soumettre, mais chaque fois il refuse de courber l’échine. Le pharaon atteint alors un point de non-retour et les dés sont jetés. L’Éternel endurcit son cœur, donnant cinq fois de suite un tour de vis supplémentaire ce qui déclenche les cinq plaies suivantes.

Bien plus tard, l’Éternel punit son peuple en lui envoyant le prophète Ésaïe dont la tâche est d’annoncer un message de salut que les Israélites ne comprennent pas parce que Dieu a endurci leur cœur. Le texte dit :

Rends ce peuple insensible, ferme-lui les oreilles et bouche-lui les yeux pour qu’il ne voie pas de ses yeux, pour qu’il n’entende pas de ses oreilles et pour qu’il ne comprenne pas, et qu’il ne puisse pas retourner au Seigneur afin d’être guéri (Ésaïe 6.10).

Jésus enseigne au moyen de paraboles, d’une part, pour révéler des vérités spirituelles à ceux qui croient en lui, et d’autre part, pour cacher ces mêmes vérités aux incrédules (Matthieu 13.11-13 ; Luc 8.10). Aujourd’hui, ceux qui ont l’occasion d’entendre la Bonne Nouvelle de la grâce de Dieu en Jésus-Christ et qui la refusent se pendent eux-mêmes. On les dit ouverts d’esprit, une qualité très prisée de nos jours, mais en réalité c’est aux sectes, aux philosophies orientales, à tout et à n’importe quoi qu’ils sont réceptifs. Savez-vous qu’il existe des adorateurs d’oignons, de serpents, et d’autres bizarreries de ce genre ? En 1986, les membres d’une secte se sont suicidés parce qu’ils croyaient que la mort leur permettrait d’enfourcher la comète Halley alors de passage. Celui qui rejette la vérité de la Parole de Dieu se condamne à croire au mensonge et gobe des théories invraisemblables. Comment un commando-suicide peut-il croire qu’en se faisant sauter et en tuant un maximum de personnes, il recevra les félicitations de son Créateur ? La seule explication plausible de ces aberrations irrationnelles et incongrues est qu’une puissance surnaturelle trompeuse se cache derrière elles.

Dieu utilisera l’Antichrist et Satan pour punir le monde, un jugement qui a son parallèle dans l’Ancien Testament. Le premier livre des Rois rapporte qu’un prophète est venu voir le roi pervers Achab et lui a dit :

J’ai vu l’Éternel siégeant sur son trône, tandis que toute l’armée des êtres célestes se tenait près de lui. L’Éternel demanda : “ Qui trompera Achab pour qu’il aille attaquer Ramoth en Galaad et qu’il tombe sur le champ de bataille ? ” Finalement, un esprit s’avança, devant l’Éternel et dit : “ Moi, je le tromperai. ” L’Éternel lui demanda : “ Et comment t’y prendras-tu ? ” “ J’irai inspirer des mensonges à tous ses prophètes ” (1 Rois 22.19-21 ; résumé).

À la fin des temps, Satan conduira le monde entier à croire que l’Antichrist est dieu et digne d’adoration. Dans le livre de l’Apocalypse, on lit :

Tous les habitants de la terre l’adoreront, tous ceux dont le nom n’est pas inscrit, depuis l’origine du monde, dans le livre de vie de l’Agneau égorgé (Apocalypse 13.8).

Les incroyants seront pris au piège parce qu’ils n’ont pas cru à la vérité et ont pris plaisir au mal (Romains 1.19-21). Dieu abandonne les hommes rebelles aux conséquences de leur choix (Romains 1.24, 26, 28).

Versets 13-14

Je continue le texte.

Mais nous, nous devons sans cesse remercier Dieu à votre sujet, frères, vous que le Seigneur aime. En effet, Dieu vous a choisis pour que vous soyez les premiers à être sauvés par l’action de l’Esprit qui vous a sanctifiés et par le moyen de la foi en la vérité. C’est à cela que Dieu vous a appelés par la Bonne Nouvelle que nous vous avons annoncée, Dieu vous a appelés, pour que vous possédiez la gloire de notre Seigneur Jésus-Christ (2 Thessaloniciens 2.13-14 ; Autre).

Ce passage est un résumé de la théologie chrétienne.

Paul garde à l’esprit que ses chers frères, les Thessaloniciens sont apeurés à cause de leur situation tragique. Pour les réconforter, il va expliquer à grands traits mais clairement la doctrine du salut. En quelques mots, l’apôtre emmène le lecteur d’un bout à l’autre des confins du plan rédempteur de Dieu afin de l’assurer qu’il est en parfaite sécurité en Jésus-Christ. En effet, le croyant qui n’a pas l’assurance de la vie éternelle ne peut guère envisager l’avenir et le retour du Seigneur avec sérénité. Dans son épître aux Romains, Paul écrit :

Ceux que Dieu a connus d’avance, il les a aussi destinés d’avance à devenir conformes à l’image de son Fils, afin que celui-ci soit l’aîné de nombreux frères. Ceux qu’il a ainsi destinés, il les a aussi appelés à lui ; ceux qu’il a ainsi appelés, il les a aussi déclarés justes, et ceux qu’il a déclarés justes, il les a aussi conduits à la gloire. Que dire de plus ? Si Dieu est pour nous, qui se lèvera contre nous ? (Romains 8.29-31).

Dieu a souverainement choisi les élus, pas seulement avant qu’ils ne naissent mais dans l’éternité passée, avant même qu’il ne crée le monde (Éphésiens 1.4). Le choix de Dieu est irrévocable et aux dires du Christ, il est absolument impossible qu’un seul des élus puisse se perdre en route. Jean rapporte que Jésus a dit :

Mes brebis écoutent ma voix, je les connais et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront et personne ne pourra les arracher de ma main. Mon Père qui me les a données est plus grand que tous, et personne ne peut arracher qui que ce soit de la main de mon Père (Jean 10.27-29 ; comparez Jean 6.37, 39-40, 44).

C’est sur la base de son amour que Dieu a décidé qui seraient les élus. A Timothée, Paul écrit :

C’est le Seigneur qui nous a sauvés et nous a appelés à mener une vie sainte. Et s’il l’a fait, ce n’est pas à cause de ce que nous avons fait, mais bien parce qu’il en avait librement décidé ainsi, à cause de sa grâce. Cette grâce, il nous l’a donnée de toute éternité en Jésus-Christ (2 Timothée 1.9).

Cependant, quiconque veut, peut venir à Jésus-Christ car lui-même a dit :

Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et que celui qui croit en moi boive (Jean 7.37).

Et dans son évangile, l’apôtre Jean écrit :

Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle (Jean 3.16 ; SER).

Dieu tend la perche à tous les hommes et son offre est sincère. Un jour, on m’a présenté la Bonne Nouvelle et j’y ai réfléchi. Puis j’ai décidé d’accepter Jésus-Christ mais personne ne m’y a forcé ; c’était un libre choix de ma part. Ce n’est que bien plus tard qu’en étudiant les Écritures, j’ai découvert que Dieu m’avait choisi dès avant la fondation du monde. Mais les incrédules ne peuvent pas accepter ces vérités spirituelles.

Après le choix souverain de Dieu dans l’éternité passée vient le salut présent. Paul déclare : Vous avez été « sauvés par l’action de l’Esprit qui vous a sanctifiés et par le moyen de la foi en la vérité. C’est à cela que Dieu vous a appelés par la Bonne Nouvelle que nous vous avons annoncée. » Les Thessaloniciens ont reçu l’appel du Saint-Esprit auquel ils ont répondu en acceptant la Parole de Dieu comme la vérité. Quand ils ont cru en Jésus, ils ont été placés en Christ, ce qui est leur nouvelle position.

Le salut d’une personne a été décrété dans le passé ; il est actualisé dans le présent et il conduit inéluctablement au but final du plan rédempteur de Dieu qui est la gloire. La sécurité du croyant dépend de la grâce de Dieu qui repose sur son amour ; elle dépend de son choix souverain, de son appel et de la transformation opérée par le Saint-Esprit sur celui qui croit. Puis, au moment de l’Enlèvement de l’Église, le croyant reçoit un corps glorifié. Alors seront accomplies les paroles de l’apôtre Jean qui écrit :

Lorsque le Christ paraîtra, nous serons semblables à lui, car nous le verrons tel qu’il est (1 Jean 3.2).

Verset 15

Je continue le texte.

Demeurez donc fermes, frères, et attachez-vous aux enseignements que nous vous avons transmis, soit de vive voix, soit par nos lettres (2 Thessaloniciens 2.15).

Paul désire que les Thessaloniciens restent attachés à l’enseignement qu’ils ont reçu, d’abord de vive voix et ensuite par lettre, parce que c’est la Parole de Dieu. Depuis toujours, les croyants ont la responsabilité de garder la foi qui a été transmise une fois pour toutes (Jude 3 ; 1 Timothée 6.20 ; 2 Timothée 1.14).

Versets 16-17

Je finis de lire le chapitre deux.

Lui-même, notre Seigneur Jésus-Christ et Dieu notre Père qui nous a aimés, et qui par grâce nous a donné une source éternelle de réconfort et une bonne espérance, qu’il vous remplisse de courage et vous accorde la force de pratiquer toujours le bien, en actes et en paroles (2 Thessaloniciens 2.16-17 ; Autre).

En grec, le pronom « lui-même » est en tête de la phrase afin de le mettre en valeur. D’autre part, la construction grammaticale est telle que ce pronom se rapporte à la fois à « notre Seigneur Jésus-Christ » et à « Dieu notre Père ». Je sais bien qu’en français ma traduction du grec est bancale mais elle a le mérite de montrer que selon l’enseignement de Paul, Jésus et le Père sont un, et égaux. C’est aussi la seule signification théologique qui puisse être donnée aux variations d’ordre entre Dieu et Jésus-Christ.

Comme il le fait dans toutes ses lettres, Paul termine par une bénédiction. Cependant, comme il reste encore un chapitre à couvrir, ce n’est pas une bénédiction finale, mais la conclusion d’un discours où il rappelle à ses lecteurs que Dieu, Père et Fils, les a aimés depuis l’éternité, ce qu’il a prouvé en leur accordant par pure grâce une espérance éternelle qui est la source de leur réconfort.

En second lieu, l’apôtre demande à Dieu d’accorder aux Thessaloniciens le courage et la force nécessaires de se comporter d’une manière digne de leur appel, c’est-à-dire de demeurer fidèles à Dieu et de croître dans la foi, malgré les persécutions (Éphésiens 4.13-14). En effet, comme aucun croyant n’est capable de lui-même d’atteindre la maturité spirituelle, il a besoin d’un gros coup de pouce surnaturel, c’est-à-dire de l’intervention du Saint-Esprit dans sa vie. Dans son épître aux Philippiens et aux Colossiens, Paul souligne les deux aspects, humain et divin, de la conduite du croyant quand il écrit :

car c’est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir (Philippiens 2.13 ; LSG). Je travaille et je combats par la force du Christ qui agit puissamment en moi (Colossiens 1.29).

La marche chrétienne est un travail d’équipe : je suis responsable devant Dieu de mon comportement, mais c’est lui qui œuvre en moi.