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15 mai 2025

2 Thessaloniciens 2.1-6

Chapitre 2

Introduction

L’histoire de l’humanité est une longue suite pratiquement ininterrompue de tyrans plus ou moins assoiffés de sang. Je me souviens qu’à l’école on m’a parlé d’Attila le Hun qui était particulièrement féroce. Au premier siècle, alors que l’apôtre Paul parcourt les voies romaines de l’empire, règne le célèbre Néron, empereur (54-68) devenu fou dingue et mégalo. Un peu plus tard, c’est le tour du paranoïaque Domitien (81-96) qui exile l’apôtre Jean. Comme chacun sait, avec le temps l’homme évolue et le 20e siècle a vu surgir toute une flopée de dictateurs plus méchants que des teignes. Les plus célèbres, parce qu’ils buvaient le sang à grosses goulées, sont probablement Staline et Hitler.

Pourtant, l’humanité n’a encore rien vu de ce que peut faire une grosse brute épaisse à côté de qui Attila fera figure d’enfant de chœur. Mais qu’on prenne patience car c’est prévu sur le calendrier eschatologique. On appelle ce tyran l’Antichrist, mais les Écritures lui donnent d’autres noms et il sera de loin le pire et le plus cruel des despotes que la terre ait jamais portés.

Dans le second chapitre de la deuxième épître aux Thessaloniciens, dans le grec, l’apôtre Paul appelle l’Antichrist : « l’homme du péché, le fils de la perdition » (2 Thessaloniciens 2.3), et encore : « celui sans loi » (2 Thessaloniciens 2.8). Si Paul parle de cet être impie, c’est pour répondre aux interrogations des Thessaloniciens qui sont dans une grande confusion concernant la séquence des événements de la fin des temps. L’apôtre leur a déjà donné un enseignement précis concernant « l’Enlèvement de l’Église » (1 Thessaloniciens 4.13-18), et « le Jour du Seigneur » (1 Thessaloniciens 5.1-11). Pourtant, quelques mois plus tard, les Thessaloniciens sont à nouveau troublés, persuadés qu’ils ont encore raté l’Enlèvement de l’Église et qu’ils vivent le jugement du Jour du Seigneur. Ils ont bien reçu la première lettre de l’apôtre, mais à cause des persécutions qu’ils subissent, ils n’arrivent pas se défaire de l’idée qu’ils sont confrontés aux châtiments divins de la fin des temps. Leur désarroi est intensifié par la présence de faux prophètes qui prétendent que Paul lui-même enseigne que les croyants subiront le jugement du Jour du Seigneur.

Dans sa première épître aux Thessaloniciens, l’apôtre a été très clair quand il leur écrit qu’ils ne sont pas en train de vivre le Jour du Seigneur, mais voyant que ses explications n’ont pas suffi, il va donner davantage de détails pour leur prouver une fois pour toutes qu’il est impossible qu’ils soient confrontés aux tribulations de la fin des temps parce que l’Antichrist ne s’est pas encore manifesté.

Verset 1

Je commence maintenant de lire le deuxième chapitre de la seconde épître de Paul aux Thessaloniciens.

Au sujet de la venue de notre Seigneur Jésus-Christ et de notre rassemblement auprès de lui, nous vous le demandons, frères (2 Thessaloniciens 2.1).

L’objectif de l’apôtre n’est pas de verser dans le sensationnalisme et de satisfaire la curiosité des chrétiens du premier siècle sur les événements de la fin des temps. Sa lettre est pastorale, il veut corriger les erreurs doctrinales des Thessaloniciens et les réconforter, ce qu’il fait avec beaucoup de douceur car littéralement, Paul dit : « nous vous supplions, frères ».

Bien qu’il mentionne « la venue de notre Seigneur Jésus-Christ et notre rassemblement auprès de lui », il ne parle pas de deux événements distincts, mais d’un seul, ce qu’atteste la syntaxe de la phrase, et l’utilisation du mot « parousie » que l’apôtre emploie seulement pour décrire la venue du Christ venant chercher ceux qui lui appartiennent, ceux qui auront vécu jusqu’à cet événement avec ceux qui seront ressuscités des morts. Tout ça pour dire qu’ici encore, l’apôtre parle de l’Enlèvement de l’Église (1 Thessaloniciens 4.13-18) parce que ces braves croyants croient encore qu’ils ont raté le coche et se trouvent en proie aux jugements divins.

Verset 2

Je continue le texte.

Ne vous laissez pas si facilement ébranler dans votre bon sens, ni troubler par une révélation, un message ou une lettre qu’on nous attribuerait, et qui prétendrait que le Jour du Seigneur serait déjà là (2 Thessaloniciens 2.2).

Le Jour du Seigneur ne concerne pas l’Église. Dès qu’elle sera enlevée, le temps de la grâce sera terminé et alors commencera un nouveau régime qui est « le Jour du Seigneur ». Pour les Hébreux, le jour commence avec la nuit ; de même, le Jour du Seigneur commencera avec les ténèbres de jugements sévères qui seront suivis par la lumière du règne de mille ans de Jésus-Christ.

L’expression « Jour du Seigneur » apparaît fréquemment dans l’Ancien Testament. Le prophète Joël en parle en détail et l’apôtre Pierre cite Joël lors de la Pentecôte parce que ce jour-là, le Saint-Esprit se manifestera par le biais de prophéties et de révélations (Actes 2.17-18), et des phénomènes « son et lumière » fabuleux auront lieu dans l’univers. Le livre des Actes rapporte que Pierre, citant Joël, a dit :

Je ferai des miracles et là-haut, dans le ciel, et ici-bas sur terre, des signes prodigieux : sang, feu, colonne de fumée. Et le soleil s’obscurcira, la lune deviendra de sang, avant la venue du Jour du Seigneur, ce jour grand et glorieux (Actes 2.19-20).

À la Pentecôte, les disciples ont bien prophétisé dans les langues des Juifs de la diaspora qui se trouvaient à Jérusalem pour la Pâque, mais aucun autre signe miraculeux n’a eu lieu. Quelques jours auparavant, quand Jésus agonisait sur la croix, des ténèbres couvrirent la région, et à sa mort, il y a eu un tremblement de terre (Matthieu 27.45, 51), mais pour la Pentecôte, rien de tout cela, sinon un grand bruit précédant les flammes de feu qui se sont posés sur la tête des disciples.

Dans sa seconde épître, parlant encore du Jour du Seigneur, l’apôtre Pierre dit :

Il viendra comme un voleur. En ce jour-là, le ciel disparaîtra dans un fracas terrifiant, les astres embrasés se désagrégeront et la terre se trouvera jugée avec tout ce qui a été fait sur elle (2 Pierre 3.10).

Ce passage ne concerne pas l’Église qui veille et attend la venue de Jésus, par contre, il concerne le monde qui est plongé dans la torpeur des ténèbres spirituelles, et quand il se réveillera, il sera en état de choc, un peu comme le sont ceux qui se font dévalisés la nuit alors qu’ils dorment paisiblement.

Le vocabulaire de l’apôtre montre que pour les jeunes croyants de Thessalonique c’est la grosse panique à bord. Mentalement ils ont fait naufrage et se sont laissés emporter sur une mer d’angoisses. Leur foi, leur paix et leur joie sont descendues en flammes et réduites en cendre par l’enseignement trompeur mais bien orchestré de faux prophètes se disant inspirés de Dieu et ayant produit une lettre supposée venir de Paul.

Quand Paul dit : « ne vous laissez pas si facilement ébranler dans votre bon sens, ni troubler », il utilise une double négation qui veut dire : « Ne laissez personne vous tromper d’aucune manière ni en aucune façon ».

Le verbe traduit par « ébranler » est utilisé pour décrire un tremblement de terre (Actes 16.26) et un bateau à l’ancre laissant filer ses amarres en pleine tempête. Quant au verbe « troubler », il veut aussi dire « effrayer, épouvanter » (Comparez Matthieu 24.6 ; Marc 13.7).

En d’autres mots, les Thessaloniciens sont complètement désemparés parce qu’ils s’attendaient à être enlevés dans la gloire et goûter le repos céleste, mais au lieu de cela, ils subissent des persécutions qui à leurs yeux signifient qu’ils sont en train de subir la colère du ciel. Leur état d’effroi et d’agitation prouve que l’apôtre Paul leur a enseigné que l’Enlèvement de l’Église précédera le Jour du Seigneur auquel ils échapperont. Mais à cause des persécutions et des mensonges propagés par les faux prophètes prétendant tenir leurs informations de l’apôtre lui-même, les Thessaloniciens croient vivre les jugements du Jour du Seigneur.

Si par contre, Paul leur avait enseigné que l’ordre des événements de la fin des temps était le Jour du Seigneur d’abord, et l’Enlèvement de l’Église ensuite, les Thessaloniciens se réjouiraient parce que les persécutions signifieraient que le retour de Jésus-Christ est proche et donc leur délivrance imminente. Or ils sont déconcertés, confus et dans l’angoisse parce qu’ils s’attendaient, je le répète, à ce que l’Enlèvement de l’Église ait lieu avant le jugement de Dieu.

Cette deuxième lettre de Paul qui dénonce les mensonges que les faux prophètes répandent est d’une importance capitale. Pour cette raison et afin de l’authentifier, Paul l’a conclu en disant :

Cette salutation est de ma propre main, à moi, Paul. C’est ainsi que je signe toutes mes lettres : c’est là mon écriture (2 Thessaloniciens 3.17).

Certes, les Thessaloniciens n’auraient pas dû se laisser berner aussi facilement parce qu’ils savent fort bien que l’apôtre Paul n’est pas du genre à contredire, par une soi-disant lettre, ce qu’il leur a enseigné en personne et rappelé dans sa première épître. La crédulité de ces braves croyants est une réponse émotionnelle au stress de la persécution qu’ils subissent déjà depuis longtemps.

Il faut toujours garder à l’esprit que la vérité n’est pas déterminée par les sentiments ou les circonstances du moment, mais par l’enseignement des Écritures ; ce que Dieu dit doit dépasser et supplanter n’importe quelle situation. Tout ça, c’est facile à dire, j’en conviens, mais dans le feu du creuset il est toujours difficile de garder la tête froide.

Versets 3-4

Je continue le texte.

Que personne ne vous égare d’aucune façon. Car ce jour n’arrivera pas avant que n’ait lieu le grand Rejet de Dieu, et qu’apparaisse l’homme sans loi, le fils de la destruction, l’adversaire qui s’élève au-dessus de tout ce qui porte le nom de dieu, et de tout ce qui est l’objet d’une vénération religieuse. Il ira jusqu’à s’asseoir dans le temple de Dieu en se proclamant lui-même dieu (2 Thessaloniciens 2.3-4 ; Autre).

Le Jour du Seigneur qui commencera par des jugements sévères aura lieu après « le grand rejet de Dieu ». Le mot ainsi traduit a donné en français « apostasie » et veut dire « défection, révolte ou rébellion ». Il est utilisé une autre fois dans le Nouveau Testament où il signifie « abandonner les prescriptions de Moïse » (Actes 21.21). L’ancienne traduction grecque de l’Ancien Testament (la Septante) emploie « apostasie » trois fois pour exprimer la rébellion contre Dieu (Josué 22.22 ; 2 Chroniques 29.19 ; Jérémie 2.19).

L’apôtre Paul n’a pas en vue une apostasie au sens général du terme puisqu’il y a toujours eu des millions, et aujourd’hui des milliards d’hommes, qui se rebellent contre le seul vrai Dieu. Ici, il parle d’une action blasphématoire particulière, abominable et extrême, du jamais vu en quelque sorte. Cet acte est lié à l’action de « l’homme sans loi ». De toutes les multitudes d’êtres humains blasphématoires, qui au travers les siècles ont vécu sans loi, l’Antichrist sera le pire que la terre ait jamais porté. Il personnifiera la dépravation, la perversion et la méchanceté. Il sera un leader mondial mais cachera son jeu et sa véritable identité jusqu’à ce qu’il commette cet acte blasphématoire qui révélera qui il est vraiment.

On a identifié ce personnage avec plusieurs tyrans particulièrement odieux comme le roi syrien Antiochus IV Épiphane qui, en l’an 168 av. J-C, a profané le temple juif et l’a consacré à Zeus. Mais trois ans plus tard, il est vaincu par les Juifs dirigés par la famille de prêtres appelée Maccabée. Soit dit en passant que chaque année, les Juifs célèbrent cette victoire par une fête qui s’appelle Hanoukka.

Après Antiochus Épiphane, on a eu les empereurs romains Néron et surtout Caligula Gaïus, un monstre assoiffé de sang, qui en l’an 40, a voulu ériger sa statue dans le Temple de Jérusalem. Plus proche de nous, certains ont identifié l’Antichrist à Staline ou Hitler. Mais le personnage diabolique de l’Antichrist est encore à venir et il n’apparaîtra qu’au début du Jour du Seigneur et donc après l’Enlèvement de l’Église.

« L’homme sans loi » n’est pas le principe du mal ou une personnification de Satan, car plus loin le texte le désigne spécifiquement comme étant un homme mais avec des pouvoirs diaboliques (2 Thessaloniciens 2.9).

Il s’appelle aussi « le fils de la destruction » parce que, d’une part, il essaiera d’anéantir tous ceux qui sont fidèles au seul vrai Dieu, celui des Écritures saintes, et d’autre part, lui-même ira à la destruction éternelle.

Dans son évangile, Jean (17.12) cite le nom d’un autre individu qui porte le titre maudit de « fils de la destruction » ; il s’agit de Judas (Jean 17.12). Lui et l’Antichrist constituent les deux plus grands monstres que l’humanité a portés. L’histoire de Judas est particulièrement déconcertante parce qu’il a vécu dans l’intimité du Fils de Dieu pendant plus de trois ans ; il a vu sa sainteté et sa perfection, il a expérimenté sa puissance et son amour. Puis, il l’a trahi. Ce comportement tout à fait irrationnel est dû au fait qu’il était possédé par le diable (comparez Jean 13.27), mais cette possession, il l’a bien voulue.

L’Antichrist fera pire encore. Au début de son règne il se posera en ami des religieux (comparez Apocalypse 17.13), fera même une alliance avec le peuple juif, puis soudainement, après avoir été trois ans et demi au pouvoir, il se déclarera lui-même dieu et commettra un abominable acte de profanation (comparez Daniel 9.27 ; Matthieu 24.15) dans le temple juif reconstruit. Tirant son pouvoir du diable et secondé par un faux prophète, il jouira d’un immense prestige au point même où le monde entier l’adorera (Apocalypse 13.1-17). Satan, qui a toujours cherché à être adoré (comparez Ésaïe 14.13-14), verra ainsi son désir indirectement comblé. Après cette volte-face et cet acte abominable, l’Antichrist imposera un règne de terreur « à la Staline » en même temps que Dieu jugera sévèrement le monde pendant trois ans et demi. La chrétienté officielle aura alors totalement abandonné la foi au point où l’apôtre Jean la qualifie de « grande prostituée » (Apocalypse 17.1 ; 19.2). Jésus a annoncé ces événements et il a aussi dit à ses disciples :

Lorsque le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il encore la foi sur la terre ? (Luc 18.8).

Une question dont la tournure exige « non » pour réponse.

Après l’Enlèvement de l’Église, pendant les trois ans et demi de la première moitié de la « Tribulation », ceux qui deviendront croyants seront pourchassés sans répit comme les chevreuils lors d’une chasse à courre. À la fin de ce temps de jugements, Jésus-Christ reviendra pour anéantir le royaume de l’Antichrist. Puis, lui et le faux prophète seront jetés dans l’étang de feu (Apocalypse 19.11-21).

La séquence des événements eschatologiques est la suivante. D’abord a lieu l’Enlèvement de l’Église quand tous les croyants disparaissent de la surface de la terre. Ensuite, l’Antichrist vient au pouvoir sous des faux-semblants. Après trois ans et demi de règne, il commet un acte abominable, ce qui déclenche la « grande Tribulation » qui dure elle aussi trois ans et demi et qui se termine par la seconde venue de Jésus-Christ sur terre, qui établit son royaume de 1 000 ans.

Paul ne s’étend plus sur l’Enlèvement de l’Église parce qu’il en a déjà amplement parlé dans sa première épître. Je rappelle le principal passage :

Au signal donné, sitôt que la voix de l’archange et le son de la trompette divine retentiront, le Seigneur lui-même descendra du ciel, et ceux qui sont morts unis au Christ ressusciteront les premiers. Ensuite, nous qui serons restés en vie à ce moment-là, nous serons enlevés ensemble avec eux, dans les nuées, pour rencontrer le Seigneur dans les airs. Ainsi nous serons pour toujours avec le Seigneur (1 Thessaloniciens 4.16-17).

L’Antichrist réussira à donner une explication rationnelle à la disparition soudaine de millions de gens lors de l’Enlèvement de l’Église. Beaucoup se réjouiront pensant qu’une nouvelle ère de prospérité va débuter sans se douter que c’est « la Tribulation » qui les attend, dont la seconde moitié sera une suite de châtiments terribles comme le monde n’en a encore jamais connus.

Verset 5

Je continue le texte.

Je vous disais déjà cela lorsque j’étais encore chez vous : ne vous en souvenez-vous pas ? (2 Thessaloniciens 2.5).

Les croyants doivent se cramponner à ce qu’ils savent être vrai sous peine de se laisser tromper par leurs sentiments du moment ou par un faux prophète.

Le verbe traduit par « je vous disais » est à un temps qui indique une action qui se répète dans le passé. En d’autres mots, pendant les quelques mois que Paul était à Thessalonique, il a souvent donné un enseignement sur la fin des temps. Il s’en suit que ce qu’il dit dans cette épître n’est pas nouveau puisqu’il ne fait que rappeler des vérités que les Thessaloniciens connaissent déjà. Le fait qu’il les ait instruits en détail sur ce sujet montre que l’eschatologie et la séquence des événements apocalyptiques qui doivent arriver à la fin des temps font partie des rudiments de la foi chrétienne.

Comme je l’ai déjà dit, l’objectif de Paul n’est pas de verser dans le sensationnel en décrivant un spectacle « son et lumière » fascinant, mais de répondre aux questions des Thessaloniciens afin qu’ils retrouvent la joie et l’espérance qu’ils ont perdues depuis qu’ils pensent se trouver en plein jugement divin après avoir manqué le rendez-vous de l’Enlèvement de l’Église.

Verset 6

Je continue le texte.

Vous savez ce qui le retient pour l’instant afin qu’il ne paraisse que lorsque son heure sera venue (2 Thessaloniciens 2.6).

En fait, nous ne savons pas ce qui le retient. Ce verbe est un participe présent neutre ce qui ne nous aide pas du tout. Par contre, grâce aux enseignements qu’ils ont reçus de Paul, les Thessaloniciens, eux, savent exactement ce qui empêche la venue de l’Antichrist, et c’est aussi la raison pour laquelle l’apôtre ne rappelle pas dans cette lettre de quoi ou de qui il s’agit. Ce silence a fait naître plusieurs possibilités sur ce qui peut retenir l’Antichrist. Ce qui est sûr est que cette puissance est supérieure au pouvoir des hommes ou même des anges, ce qui veut dire qu’elle est d’origine divine.

En effet, Dieu seul est capable de retenir le bras de Satan. Or à l’heure actuelle, Dieu est présent sur terre par l’intermédiaire du Saint-Esprit qui habite les croyants. Une fois l’Église ôtée du monde, l’action du Saint-Esprit sera beaucoup plus mitigée et ponctuelle sur terre, ce qui donnera davantage de liberté au mal et au diable. De toute façon, c’est Dieu qui dans sa souveraineté et sa grande sagesse décide le cours des événements sur terre. L’Antichrist fera donc son apparition quand Dieu le voudra. Par le prophète Ésaïe, l’Éternel a dit :

Dès le commencement, j’annonce l’avenir, et longtemps à l’avance ce qui n’est pas encore. C’est moi qui dis, et mon dessein s’accomplira, oui, j’exécuterai tout ce que je désire (Ésaïe 46.10).

La venue du Messie a eu lieu au moment précis fixé par Dieu. Alors, il a envoyé son Fils, né d’une femme (Galates 4.4). Pareillement, l’apparition de l’Antichrist se fera exactement quand Dieu le voudra.

 

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

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