Chapitre 1

Introduction

Certains ont une fierté qui est bien mal placée car ils sont fiers comme un coq sur son fumier, ceux qui se glorifient de leur turpitude par exemple. Dans son épître aux Philippiens, l’apôtre Paul dit : « Ils ont pour dieu leur ventre et mettent leur fierté dans ce qui fait leur honte » (Philippiens 3.19 ; Autre).

Beaucoup s’enorgueillissent pour des tas de choses qui n’en valent vraiment pas la peine : leur bagnole, leur maison ou parce qu’ils ont gagné un quelconque concours. Ils tirent leur vaine gloire des apparences, et à paraître devant les autres. Par contre, on peut légitiment être fier de ses enfants, petits-enfants ou des bons résultats à un examen. L’apôtre Paul aussi est un homme fier, fier du témoignage de sa bonne conscience, de sa conduite irréprochable vis-à-vis de ceux à qui il annonce la Bonne Nouvelle de la grâce de Dieu en Jésus-Christ (2 Corinthiens 1.12), fier des croyants de Corinthe (1 Corinthiens 15.31) dont la conduite laisse pourtant à désirer et surtout fier des Thessaloniciens (1 Thessaloniciens 2.19-20).

 

Verset 4

 

Je continue de lire dans le premier chapitre de la deuxième épître que Paul leur adresse.

Aussi exprimons-nous dans les Églises de Dieu notre fierté en ce qui vous concerne, à cause de votre persévérance et de votre foi au milieu de toutes les persécutions et de toutes les détresses que vous endurez (2 Thessaloniciens 1.4).

Le mot traduit par « foi » serait mieux rendu par « fidélité » ; celui pour « persévérance », qui veut aussi dire « constance », signifie littéralement « rester dessous ». Mais ce mot ne décrit pas quelqu’un de stoïque et résigné face à une situation qu’il ne peut changer ; il s’agit plutôt d’une patience à toute épreuve qui est supportée avec courage et endurance sachant que, comme le dit Paul aux Romains :

Nous savons en outre que Dieu fait concourir toutes choses au bien de ceux qui l’aiment, de ceux qui ont été appelés conformément au plan divin (Romains 8.28).

Lorsque le croyant se trouve dans une mauvaise passe, il doit regarder au-delà de ses circonstances présentes et garder à l’esprit et devant ses yeux son objectif final : la gloire dans un corps ressuscité pour l’éternité dans le royaume de Dieu en présence de Jésus-Christ (Romains 8.18). C’est comme quand vous circulez en voiture sur une petite route cahoteuse ; dès que vous apercevez au loin la Nationale qui est droite et bien lisse, les bosses et les trous du chemin présent semblent moins prononcés et plus faciles à négocier.

Le croyant n’aura pas à subir la « Tribulation », le jugement terrible qui frappera ce monde. Néanmoins, Dieu ne lui épargne aucune des difficultés inhérentes à la vie, les tragédies et les maladies qui sont le lot de tous les hommes. Certes, en obéissant aux enseignements de la Parole de Dieu, on se préserve de bien des déboires parce qu’on est moins concerné par certaines pathologies comme les maladies sexuellement transmissibles par exemple, et si le croyant respecte le code de la route, il n’évitera pas tous les accidents, mais il en aura moins que la moyenne. De plus, parfois et en réponse à la prière, son Père céleste intervient et modifie le cours normal d’une épreuve. Cela dit, la Parole de Dieu enseigne clairement que les problèmes ne sont pas une anomalie dans la vie du croyant et qu’il aura des moments difficiles. L’apôtre Pierre écrit :

Mes chers amis, vous avez été plongés dans la fournaise de l’épreuve. N’en soyez pas surpris, comme s’il vous arrivait quelque chose d’anormal (1 Pierre 4.12).

Quelles que soient les épreuves que je traverse, je suis en bonne compagnie, car je peux être sûr que d’autres croyants on les mêmes difficultés. Après avoir dit : « Ne soyez pas surpris », Pierre poursuit et dit :

Au contraire, réjouissez-vous, car vous participez aux souffrances du Christ, afin d’être remplis de joie quand il paraîtra dans toute sa gloire. Qu’aucun de vous n’ait à endurer une punition parce qu’il aurait tué, volé ou commis quelque autre méfait, ou encore parce qu’il se serait mêlé des affaires d’autrui (1 Pierre 4.13, 15).

Parfois, les croyants se mettent eux-mêmes dans de mauvais draps. Si je contrôle mal ma langue ou si je ne suis pas honnête dans les affaires, je risque fort de m’attirer des ennuis et ce sera uniquement de ma faute. Mais comme je l’ai dit, d’une manière générale, ce n’est pas parce que quelqu’un est croyant que sa vie est plus facile. Au contraire, comme il est enfant de Dieu, il subit la discipline céleste surtout s’il s’écarte du droit chemin, et ça peut faire très mal. L’apôtre Pierre continue et dit :

Mais si c’est comme “ chrétien ” qu’il souffre, qu’il n’en éprouve aucune honte ; qu’il fasse, au contraire, honneur à Dieu en se montrant digne de ce nom (1 Pierre 4.16).

Le croyant risque d’avoir à pâtir du fait qu’il est disciple de Jésus-Christ. Dans certains pays, il ne peut pas trouver de travail à cause de sa foi ou alors ce sont des tâches subalternes et souvent pénibles.

La discipline du Père céleste à l’égard des croyants corrige leurs écarts de conduite (Hébreux 12.5-10) et leur enseigne la patience et la persévérance dans l’épreuve, mais cette discipline est très différente du châtiment des hommes impies. Dieu reprend ses enfants pour les sanctifier, pour développer leur caractère et leur apprendre à vivre dignement, c’est-à-dire à manifester les vertus chrétiennes dans leur quotidien.

Le croyant qui s’installe trop confortablement dans cette vie perd de vue ce qui est vraiment important ; il n’a pas une perspective du monde et une vision des choses justes car il n’attend pas le retour de Jésus-Christ. Mais tel n’est pas le cas des Thessaloniciens dont Paul, Sylvain et Timothée sont particulièrement fiers parce qu’ils demeurent fidèles au Seigneur. Malgré les persécutions qu’ils endurent, ils ne se sont pas laissés intimider, leur amour ne s’est pas refroidi et ils n’ont pas abandonné leur espérance.

Verset 5

Je continue le texte.

Ici se laisse voir le juste jugement de Dieu qui désire vous trouver dignes de son royaume pour lequel vous souffrez (2 Thessaloniciens 1.5).

Le croyant est appelé à conformer sa vie aux enseignements des Écritures et c’est exactement ce que font les Thessaloniciens qui au lieu d’être centrés sur eux-mêmes, portent leurs regards vers le royaume de Dieu. Ils ne se préoccupent pas de leur petit confort et de leur épanouissement personnel, mais de la gloire de Dieu et l’accomplissement de ses objectifs. Ils ne se plaignent pas de leur sort et ne se répandent pas en jérémiades sur le fait qu’ils ne méritent pas les persécutions qu’ils subissent, mais ils les endurent patiemment.

Cette attitude est la preuve que Dieu est à l’œuvre dans leur vie, qu’il les purifie dans la fournaise afin de les façonner à l’image de son Fils (2 Corinthiens 12.10) et qu’ils deviennent ainsi dignes du royaume. La souffrance n’est donc pas un signe que Dieu les a abandonnés ; bien au contraire, c’est la preuve qu’il est avec eux et qu’il accomplit en eux une œuvre qui vise à perfectionner leur caractère.

La foi chrétienne n’est pas un objet fragile qu’on garde précieusement dans du coton afin de la préserver des chocs. Au contraire, c’est du robuste, elle résiste à toute épreuve, même au feu. Dieu passe le croyant au creuset de l’adversité afin de le rendre plus malléable, donc plus facile à travailler.

Comme je l’ai dit, à l’image du commun des mortels, le croyant doit s’attendre à rencontrer les difficultés inhérentes à la vie. Mais il aura des problèmes supplémentaires dus à sa fidélité à Jésus-Christ dans un monde qui lui est hostile, et contrôlé par Satan.

Les Thessaloniciens prouvent que leur foi est authentique et qu’ils ont vraiment saisi la grâce de Dieu par leur réaction face aux persécutions, étant prêts, comme le Christ, à souffrir pour Dieu et l’avancement de son règne aux mains de mécréants qui ont en haine Jésus et son royaume (Actes 5.41 ; Philippiens 3.10 ; Colossiens 1.24).

Versets 6-7 a

Je continue le texte.

En effet, il est juste aux yeux de Dieu de rendre la souffrance à ceux qui vous font souffrir, et de vous accorder, à vous qui souffrez, du repos avec nous (2 Thessaloniciens 1.6-7 a).

Dans toutes les sociétés humaines, quelles que soient leurs lois et conduites morales, les criminels sont punis parce que tous les êtres humains possèdent en eux un sens de la justice qui vient de Dieu qui nous a créés à son image. Or, le Seigneur n’exerce pas ses jugements parce qu’il est exaspéré, frustré et n’en peut plus. Il ne perd jamais son sang-froid et n’explose pas de rage contre les êtres malfaisants que nous sommes. Non, Dieu agit posément ; c’est un juge parfait qui administre la justice et punit les pécheurs, ceux qui comme vous et moi violent ses lois. Par sa nature même, il est impossible à Dieu d’être injuste. Abraham a dit à l’Éternel :

Toi qui juges la terre entière, n’agirais-tu pas selon le droit ? (Genèse 18.25).

Et dans son épître aux Romains, l’apôtre Paul écrit :

Mais alors, que dire ? Dieu serait-il injuste ? Loin de là ! (Romains 9.14).

Tout ce que Dieu fait est juste dans le sens absolu du terme. Si je ne comprends pas pourquoi une tuile me tombe sur la tête, c’est parce que les voies de Dieu sont insaisissable, mais lui sait ce qu’il fait et il a un plan pour vous et pour moi.

Paul dit aux Thessaloniciens que le Dieu qui a dit : « À moi la vengeance et la rétribution » (Deutéronome 32.35 ; NEG) rendra à leurs persécuteurs leur juste dû pour avoir fait souffrir ses enfants. Zacharie écrit que l’Éternel dit :

Celui qui touche à vous, (au peuple de Dieu) c’est comme s’il touchait à la prunelle de mon œil (Zacharie 2.12).

Non seulement le Seigneur punira ceux qui affligent son peuple, mais il accordera le repos aux siens en sa présence. Le royaume des cieux sera absolument parfait car le mal sous toutes ses formes, le péché, la tentation, la tristesse, l’épreuve et les souffrances auront complètement disparu (Apocalypse 21.4). Ce repos ne se mérite pas puisque nous n’avons aucun droit, mais Dieu est juste en nous l’accordant parce que Jésus a donné sa vie en rançon pour tous les hommes (comparez Matthieu 20.28 ; 1 Timothée 2.6), même si seuls ceux qui placent leur confiance en lui jouiront de la félicité éternelle.

D’une certaine manière, à Thessalonique, le jugement de Dieu est déjà à l’œuvre puisque la position de ses habitants est mise en évidence par la persécution. Chacun choisit son camp ; il est soit pour Jésus-Christ, soit contre lui, ou indifférent, ce qui revient à être contre lui puisque Matthieu rapporte qu’il a dit :

Celui qui n’est pas avec moi, est contre moi, et celui qui ne se joint pas à moi pour rassembler, disperse (Matthieu 12.30).

Le retour du Seigneur sera le jour du jugement équitable et de la récompense. Les persécuteurs de l’Église recevront la monnaie de leur pièce, le sort qu’ils ont fait subir à leurs victimes, et Dieu accordera le repos aux croyants qui ont souffert à cause de leur foi.

Versets 7 b-9

Je continue le texte.

Cela (ce jugement) se produira lorsque le Seigneur Jésus apparaîtra du haut du ciel, avec ses anges puissants et dans une flamme. Ce jour-là, il punira comme ils le méritent ceux qui ne connaissent pas Dieu et qui n’obéissent pas à l’Évangile de notre Seigneur Jésus. Ils auront pour châtiment une ruine éternelle, loin de la présence du Seigneur et de sa puissance glorieuse (2 Thessaloniciens 1.7 b-9).

Les Écritures parlent relativement peu du paradis probablement parce que Dieu désire avant tout que les croyants se préoccupent de faire leur devoir ici-bas. Quant à la perdition éternelle, la Parole de Dieu ne dit pas grand-chose à ce sujet, sans doute parce que cet état est trop effroyable pour être décrit, et Dieu ne veut pas non plus satisfaire notre curiosité morbide ou notre désir de vengeance. Mais la Parole de Dieu nous met suffisamment en garde contre ce lieu de tourments. En fait, c’est Jésus-Christ lui-même qui en a le plus parlé et ce qu’il a dit me fait dresser les cheveux sur la tête. Ça fait macho de tourner l’enfer en ridicule, mais en réalité ceux qui se moquent ainsi en ont peur et à juste titre. Ils essaient de se convaincre que ce lieu de jugement est un relent de la mythologie moyenâgeuse. Les groupes d’individus et les clubs motos qui prennent pour nom l’enfer ou Lucifer ne se rendent pas compte qu’ils jouent avec le feu et y brûleront.

Je trouve pour ma part qu’il est fort désagréable de parler de l’enfer, car c’est un lieu de tourments, de pleurs et de grincements de dents (Matthieu 8.12 ; 22.13 ; 25.30), mais il vaut mieux regarder la vérité en face et ne pas jouer à l’autruche proverbiale qui enfouit sa tête dans le sable.

Paul dit que ceux qui subiront le châtiment éternel seront « loin de la présence du Seigneur et de sa puissance glorieuse ». Il existe en effet un abîme infranchissable (Luc 16.26) entre les élus qui jouiront de la félicité éternelle dans la présence de Dieu, et les damnés qui seront dans les ténèbres, c’est-à-dire seuls avec eux-mêmes dans un silence absolu et une obscurité totale. Dans l’Apocalypse, Jean ajoute que :

La fumée de leur tourment s’élèvera à perpétuité (Apocalypse 14.11).

Vous et moi sommes dans la situation d’une personne qui dort dans un bâtiment en feu. Mais heureusement, un sauveur se précipite pour nous tirer de ce très mauvais pas. Vais-je lui dire : « Laisse-moi tranquille ». Bien sûr que non ! Pourtant, c’est exactement ce que dit l’immense majorité des hommes à Jésus.

Quand le Christ reviendra dans la gloire, il exercera la justice ; il remettra toutes les pendules à l’heure, toute chose d’aplomb. Son retour sera la culmination des objectifs de Dieu et l’apogée de l’histoire humaine.

Paul précise que seront alors condamnés tous ceux qui ne connaissent pas Dieu. Effectivement, dans son évangile, Jean rapporte que Jésus a dit :

La vie éternelle consiste à te connaître, toi le Dieu unique et véritable, et celui que tu as envoyé : Jésus-Christ (Jean 17.3).

Le problème d’un non-croyant n’est pas le manque de connaissances, mais son inclination à faire le mal qui le pousse aussi à rejeter ce qu’il sait être vrai concernant son Créateur. En effet, chacun de nous a la Loi de Dieu écrite dans son cœur et dans sa conscience (Romains 2.14-15), et on est obligé de reconnaître que la nature et l’univers portent les marques indiscutables et indélébiles de la puissance du Créateur (Romains 1.18-21).

Il faut vraiment être de mauvaise foi pour arriver à se convaincre que tout ce qui nous entoure s’est fait tout seul comme ça par enchantement. Le refus de croire au Dieu unique et créateur entraîne la condamnation, mais il y a pire (Hébreux 10.26-31). En effet, ceux qui ont entendu le message de la Bonne Nouvelle de la grâce de Dieu en Jésus-Christ et qui le rejettent se rendent en plus coupables d’un crime de lèse-majesté en refusant délibérément d’obéir à « l’Évangile de notre Seigneur Jésus ». Aux Athéniens, Paul a dit :

Dieu, sans tenir compte des temps d’ignorance, annonce maintenant à tous les hommes, en tous lieux, qu’ils aient à se repentir, parce qu’il a fixé un jour où il va juger le monde selon la justice, par un homme qu’il a désigné, et il en a donné à tous une preuve digne de foi en le ressuscitant d’entre les morts (Actes 17.30-31).

Aux Thessaloniciens, Paul dit que le jugement aura lieu « lorsque le Seigneur Jésus apparaîtra », littéralement : « dans l’apocalypse du Seigneur Jésus ». « Apocalypse » signifie : « révélation, apparition ». Quand Paul parle de Jésus qui vient chercher les siens, il utilise le mot « parousie » qui signifie « présence, venue ». Par contre, quand il est question de son retour pour juger le monde, il emploie le mot « apocalypse ». Quand Jésus est né, sa divinité était voilée, cachée dans un corps humain. Mais quand il reviendra, il se révélera tel qu’il est. Matthieu rapporte qu’il a dit :

Le signe du Fils de l’homme apparaîtra dans le ciel. Alors tous les peuples de la terre se lamenteront, et ils verront le Fils de l’homme venir sur les nuées du ciel avec beaucoup de puissance et de gloire (Matthieu 24.30).

Paul précise aussi d’où Jésus viendra, avec qui et comment. « Il apparaîtra du haut du ciel » tout comme lors de son départ. Dans le livre des Actes des Apôtres, on lit :

Ce Jésus qui a été enlevé au ciel du milieu de vous, en redescendra un jour de la même manière que vous l’avez vu y monter (Actes 1.11).

Quand le Seigneur reviendra, il ne sera ni seul ni impuissant comme le petit bébé de la crèche, mais il apparaîtra « avec ses anges puissants et dans une flamme ». Or ces êtres de lumière ne plaisantent pas. Matthieu rapporte que Jésus a dit :

Le Fils de l’homme enverra ses anges, qui arracheront de son royaume tous les scandales et ceux qui commettent l’iniquité et ils les jetteront dans la fournaise ardente (Matthieu 13.41 ; LSG).

Les anges sont souvent représentés comme les hommes de main de Dieu et sont utilisés aussi bien contre les non-croyants que pour rassembler les croyants. Toujours dans Matthieu, on lit :

Il enverra ses anges rassembler, au son des trompettes éclatantes, ses élus des quatre coins du monde, d’un bout à l’autre de l’univers (Matthieu 24.31).

Verset 10

Je continue le texte du premier chapitre de la seconde épître aux Thessaloniciens.

Lorsqu’il viendra pour être en ce jour-là honoré dans la personne de ceux qui lui appartiennent et admiré dans la personne de tous les croyants. Et vous aussi, vous en ferez partie, puisque vous avez cru au message que nous vous avons annoncé (2 Thessaloniciens 1.10).

Au retour du Christ, Dieu sera glorifié par les siens d’une manière qu’il ne leur est pas possible de faire dans leur corps de péché. Car alors ils seront changés du tout au tout par Jésus qui « transformera notre corps misérable pour le rendre conforme à son corps glorieux » (Philippiens 3.21 ; comparez 1 Jean 3.2). Quand le Seigneur reviendra pour juger le monde, il sera accompagné de tous les croyants de tous les temps qui ont fait partie du contingent au moment de l’Enlèvement de l’Église. À ce moment-là, les croyants de l’Ancien Testament et ceux qui sont morts pendant le règne de l’Antichrist ressusciteront pour entrer dans le millénium (Daniel 12.1-3) en compagnie des croyants qui ont survécu à la « Tribulation ». Paul donne ces détails pour encourager les Thessaloniciens qui subissent des persécutions à cause de leur foi en Jésus.

Versets 11-12

Je continue le texte.

C’est pourquoi nous prions continuellement notre Dieu pour vous : qu’il vous trouve dignes de l’appel qu’il vous a adressé et que, par sa puissance, il fasse aboutir tous vos désirs de faire le bien et rende parfaite l’œuvre que votre foi vous fait entreprendre. Ainsi le Seigneur Jésus-Christ sera honoré en vous et vous serez honorés en lui ; ce sera là un effet de la grâce de notre Dieu et Seigneur Jésus-Christ (2 Thessaloniciens 1.11-12).

La vie de prière de l’apôtre Paul apparaît quatre fois dans cette épître (2 Thessaloniciens 2.16-17 ; 3.1-5, 16). Ici, il exprime son désir de voir les Thessaloniciens se comporter conformément à leur identité de croyant.

Toute la démarche chrétienne dépend de la grâce de Dieu : depuis son commencement avec l’appel au salut jusqu’à son aboutissement qui est la perfection, en passant par la marche quotidienne qui consiste à vouloir faire ce qui est bien selon Dieu. Mais le but ultime de toute chose et de tout l’univers est la gloire de Dieu en Jésus-Christ.