Chapitre 7

Introduction

Un roi de Prusse, mais je ne sais plus lequel, avait un jour demandé à son chambellan de lui donner une preuve de l’existence de Dieu en un mot. Ce dernier répondit : « Les Juifs ! » En effet, non seulement ils existent toujours en tant que peuple et aujourd’hui en tant que nation, mais ils ont également conservé leur identité propre. Ils sont différents de tous les autres peuples de la terre et cette distinction pointe vers la forte probabilité qu’ils bénéficient de la protection divine. Tout au long de l’histoire mouvementée du peuple d’Israël et malgré son idolâtrie rampante et endémique, l’Éternel est constamment intervenu pour lui venir en aide afin qu’il ne disparaisse pas. La quantité impressionnante de tyrans qui a essayé d’exterminer la race d’Israël sans y parvenir prouve l’existence de Dieu et l’irrévocabilité des promesses que l’Éternel a faites aux patriarches, depuis Abraham jusqu’au roi David. Au fil des siècles, les Juifs ont subi des châtiments terribles à cause de leur rébellion, mais bien qu’ils aient persisté dans leur révolte contre l’Éternel, Dieu les a préservés. Ça me fait penser à un passage des Écritures qui dit :

L’Éternel est plein de pitié et miséricordieux. Il est plein de patience et débordant d’amour. Il ne tient pas rigueur sans cesse et son ressentiment ne dure pas toujours. Il ne nous traite pas selon le mal que nous avons commis, il ne nous punit pas comme le méritent nos fautes (Psaumes 103.8-10).

Samarie, la capitale du royaume d’Israël-Nord, est assiégée par l’armée syrienne. Mais le prophète Élisée vient d’annoncer au roi idolâtre que le lendemain la ville serait délivrée. Et effectivement, l’Éternel a causé une telle panique surnaturelle dans les rangs des ennemis d’Israël qu’ils ont déterré comme des lapins aussi vite qu’ils le pouvaient, abandonnant tout sur place. Des lépreux mourant de faim qui venaient demander l’aumône ont découvert leur camp à l’abandon.

Versets 8-11

Je continue à lire le chapitre 7 du 2e livre des Rois en compressant.

Les lépreux entrèrent dans une tente, où ils mangèrent et burent ce qu’ils y trouvèrent. Puis ils emportèrent de l’argent, de l’or et des vêtements pour les cacher ailleurs. Ensuite, ils revinrent et pénétrèrent sous une autre tente, y prirent ce qu’ils trouvèrent et allèrent encore le cacher. Puis ils se dirent l’un à l’autre : — Ce n’est pas bien, ce que nous faisons là ! Ce jour est un jour de bonne nouvelle. Venez maintenant, allons prévenir le palais royal. Ils retournèrent à la ville et appelèrent les sentinelles. Ils leur firent ce rapport : — Nous avons poussé jusqu’au camp des Syriens, et voici qu’il n’y a plus personne, on n’y entend plus une seule voix humaine ; il reste seulement des chevaux et des ânes attachés, les tentes ont été abandonnées telles quelles. Les sentinelles transmirent la nouvelle au palais royal (2Rois 7.8-11).

Tout d’abord, les lépreux s’en sont mis plein la lampe, et les poches jusqu’à même cacher du butin. Puis la surprise et la première excitation passées, ils ont peu à peu repris leur esprit, et leur sens du devoir s’est réveillé. Il se sont dit quelque chose comme : « Nous nous remplissons la panse alors que dans la ville nos concitoyens sont en train de mourir de faim ». Pris de remords, ils sont allés prévenir les habitants que le siège de la ville était levé.

Versets 12-15

Je continue.

Le roi se leva au milieu de la nuit et dit à ses ministres : — Les Syriens savent que nous sommes affamés, c’est pourquoi ils ont quitté leur camp pour se cacher dans la campagne. Ils doivent se dire : “ Les assiégés vont sortir de la ville, alors nous les saisirons vivants et nous pénétrerons dans la ville. ” L’un des ministres proposa : — On pourrait envoyer quelques hommes et les cinq chevaux qui nous restent encore. On équipa donc deux chars à la recherche de l’armée syrienne. La patrouille suivit les traces de l’armée syrienne jusqu’au Jourdain. Les hommes virent la route toute jonchée de vêtements et de matériel que les Syriens avaient abandonnés dans leur précipitation. Ils revinrent faire leur rapport au roi (2Rois 7.12-15).

Confronté à cette nouvelle étonnante de la part des lépreux, le roi est incrédule et soupçonne qu’il s’agit d’une ruse de guerre de la part des Syriens, montrant par là qu’il n’a pas cru un mot de ce que le prophète Élisée lui avait dit.

Versets 16-20

Je finis le chapitre 7.

Alors le peuple de Samarie se précipita vers le camp des Syriens pour le piller. C’est ainsi que l’on put acheter dix kilos de fine farine ou vingt kilos d’orge pour une pièce d’argent, comme l’Éternel l’avait dit. Le roi avait chargé son aide de camp qui l’accompagnait de surveiller la porte de la ville, mais celui-ci fut piétiné là par la foule et il mourut, comme l’homme de Dieu l’avait annoncé (2Rois 7.16-20).

Finalement, les Israélites croient qu’effectivement le siège est levé. Alors, la frénésie s’empare de la foule et c’est la cohue, une grande bousculade. On se croirait à une finale de foot. Un homme meurt piétiné, c’est l’aide de camp du roi qui s’est moqué du prophète Élisée. Le texte met bien l’accent sur le total accomplissement de ses prédictions, y compris l’arrêt de mort qu’il avait prononcé contre l’aide de camp du roi. Ici encore, l’Éternel authentifie le ministère prophétique d’Élisée.

Chapitre 8

Verset 1

Nous arrivons maintenant au chapitre 8 de ce livre qui continue l’histoire déprimante du peuple d’Israël idolâtre, mais qui raconte aussi la façon dont l’Éternel prend soin de ceux qui se confient en lui. Je commence à lire en compressant tout au long.

Élisée dit à la femme dont il avait ressuscité le fils : — Mets-toi en route et va à l’étranger avec ta famille. Allez vous installer où vous pourrez, car l’Éternel a décidé d’envoyer dans ce pays une famine qui sévira durant sept ans (2Rois 8.1).

L’Éternel annonce une famine de très longue durée, qui est un jugement contre l’idolâtrie persistante d’Israël-Nord. Ce châtiment est en accord avec les clauses de l’alliance que l’Éternel avait conclue avec Moïse.

Verset 2

Je continue.

La femme suivit le conseil de l’homme de Dieu : elle s’en alla avec sa famille et s’installa pendant sept ans dans le pays des Philistins (2Rois 8.2).

La plaine côtière de la Méditerranée, où se rend cette femme, est plus fertile que les montagnes d’Israël et moins menacée par les incursions des Syriens. Les richesses de cette femme lui permettent de faire ce déménagement avec toute sa famille, armes et bagages.

Verset 3

Je continue.

À la fin de la septième année, elle en revint et se rendit chez le roi pour implorer son intervention afin qu’on lui rende sa maison et ses terres (2Rois 8.3).

Apparemment, le vieux mari de la femme sunamite est décédé entre-temps. À leur retour d’exil, une surprise les attend. Quelqu’un a profité de leur absence pour squatter la propriété familiale. Or selon la Loi de Moïse, celle-ci leur appartient à perpétuité. C’est pour cela que la Sunamite va voir le roi, car c’est à lui qu’incombe le devoir de rendre la justice.

Versets 4-5

Je continue.

Le roi s’entretenait justement avec Guéhazi, le serviteur de l’homme de Dieu, et lui demandait : — Raconte-moi donc toutes les grandes choses qu’Élisée a accomplies. Or, au moment précis où il lui racontait comment Élisée avait ramené un mort à la vie, la femme dont il avait ressuscité le fils arriva auprès du roi pour implorer son intervention au sujet de sa maison et de ses terres. Alors Guéhazi s’exclama : — Mon seigneur le roi, voici la femme dont je te parlais et voici son fils qu’Élisée a rendu à la vie ! (2Rois 8.4-5).

Comme je l’ai déjà dit, les histoires des livres des Rois ne sont pas racontées dans un ordre chronologique. Dans ce chapitre, l’auteur fait un détour, ou plutôt un retour en arrière pour raconter ce qui s’est passé lorsque, après les 7 années de famine, la Sunamite est revenue chez elle. Dans ce récit, Guéhazi, le serviteur d’Élisée, n’est pas encore lépreux, sinon il n’aurait pas été autorisé à s’approcher du roi, ni de quiconque d’autre d’ailleurs. Cet événement a donc eu lieu avant la guérison du général syrien Naaman.

Verset 6

Je continue.

Le roi interrogea la femme et elle lui raconta toute son histoire. Puis le roi mit à sa disposition l’un de ses chambellans auquel il dit : — Fais restituer à cette femme tout ce qui lui appartient, et qu’on lui paie même une redevance pour ce que ses terres ont rapporté depuis le jour où elle a quitté le pays jusqu’à maintenant (2Rois 8.6).

L’apparition subite et inattendue de la Sunamite avec son fils, un hasard de Dieu bien sûr, a tellement impressionné le roi qu’il lui demande de tout raconter en détail avant de lui faire restituer tous ses biens avec intérêts. L’Éternel a épargné la famine à cette femme fidèle et l’a amenée juste au bon moment devant le roi qui avait été mentalement préparé à la recevoir par Guéhazi. Dans ce récit, tous les acteurs jouent leur rôle le plus naturellement du monde sans se douter une seconde que dans les coulisses, c’est Dieu, qui dans sa providence, arrange les circonstances.

Verset 7

Je continue.

Une autre fois, Élisée se rendit à Damas. Ben-Hadad, le roi de Syrie, était malade. On lui annonça que l’homme de Dieu était venu jusque là. Le roi dit à Hazaël : — Prends un cadeau, va trouver l’homme de Dieu et consulte l’Éternel par son intermédiaire pour savoir si je guérirai de cette maladie (2Rois 8.7).

Les annales assyriennes parlent de victoires de leurs armées sur Ben-Hadad II en 846 av. J-C, et sur Hazaël en 842. Si ces dates sont exactes, Élisée est allé à Damas aux alentours de l’an 843 av. J-C. En tout cas, l’arrivée du prophète Élisée fait la une des journaux de Damas et il est le premier sujet de conversation à la cour du roi Ben-Hadad II. La situation décrite est ironique parce qu’un roi païen cherche l’Éternel, alors que précédemment Ahazia, le roi d’Israël qui s’est blessé en tombant de sa fenêtre, est allé consulter l’idole Baal-Zeboub (2 Rois 1.2), dont le nom révélateur veut dire : « maître des mouches ». Quand parfois je dis que la conduite du peuple de Dieu est pire que celle des païens, je n’exagère pas.

Versets 8-10

Je continue.

Hazaël alla trouver Élisée en emportant un présent composé des meilleurs produits de Damas, chargés sur quarante chameaux. Lorsqu’il fut arrivé auprès de lui, il se tint devant lui et dit : — Ton serviteur Ben-Hadad, roi de Syrie, m’envoie vers toi pour te demander s’il sortira vivant de cette maladie. Élisée lui répondit : — Va et dis-lui : “ Oui, certainement, tu guériras de cette maladie. ” Cependant, l’Éternel m’a révélé qu’il va mourir (2Rois 8.8-10).

À cette époque, Damas est un centre commercial important au carrefour des routes entre l’Égypte, l’Asie Mineure et la Mésopotamie, c’est-à-dire les régions situées au sud, au nord et à l’est de la Syrie. En lui faisant ces cadeaux dignes d’un pharaon, Ben-Hadad veut impressionner Élisée et le disposer à intercéder l’Éternel pour lui afin qu’il guérisse. Il croit que comme tous les faux prêtres idolâtres de l’époque, le prophète de l’Éternel a un prix. La réponse d’Élisée me fait penser à un trait d’esprit qui est de l’humour noir où on annonce à la famille d’un malade que « l’opération chirurgicale a réussi mais le patient est mort » Ben-Hadad va mourir non de sa maladie mais assassiné. Élisée connaît les intentions de Hazaël, le chef d’état-major de l’armée syrienne.

Versets 11-12

Je continue.

Puis le regard de l’homme de Dieu se figea, il fixa Hazaël avec intensité, jusqu’à ce que celui-ci rougisse de honte, puis il se mit à pleurer. Hazaël lui demanda : — Pourquoi mon seigneur pleure-t-il ? Élisée répondit : — Parce que je sais tout le mal que tu feras aux Israélites, tu incendieras leurs villes fortifiées, tu massacreras leurs jeunes gens, tu écraseras leurs petits enfants et tu fendras le ventre de leurs femmes enceintes (2Rois 8.11-12).

Élisée reçoit un message terrifiant de la part de l’Éternel qui lui brise le cœur parce qu’il aime son peuple. En tant que prophète, il entrevoit les horreurs décrites ici et qui étaient monnaie courante à cette époque. Il n’y avait pas de tribunal de La Haye pour crimes de guerre ; c’était la loi de la jungle, la loi du plus fort, qui comme chacun sait, est toujours la meilleure. À y réfléchir, les choses n’ont guère changé ; les horreurs du Rwanda, du Sierra Léone, du Congo et autres le montrent bien. La vision d’Élisée s’accomplira à la lettre et Hazaël sera l’adversaire syrien le plus cruel d’Israël.

Versets 13-15

Je continue.

Hazaël reprit étonné : — Mais, qu’est donc ton serviteur, pour accomplir de pareilles choses ? Je n’ai pas plus de valeur qu’un chien. Élisée répliqua : — L’Éternel m’a fait voir que tu deviendras roi de Syrie. Hazaël quitta Élisée et revint auprès de son souverain et lui dit : Élisée m’a dit : “ Oui, certainement tu guériras de cette maladie. ” Le lendemain Hazaël prit une couverture, la trempa dans l’eau et en recouvrit le visage du roi qui mourut. Hazaël lui succéda sur le trône (2Rois 8.13-15).

N’étant pas d’origine royale, Hazaël se compare à un chien qui est l’animal le plus méprisé en Orient. Mais en réalité, Hazaël est bel et bien un chien, du genre Baskerville, comme celui qui égorgeait ses victimes dans le film de Sherlock Holmes. Le texte change maintenant de scène.

Versets 16-19

Je continue.

La cinquième année du règne de Yoram, roi d’Israël, Yoram, fils de Josaphat devint roi de Juda. Il avait trente-deux ans et régna huit ans à Jérusalem. Il imita l’exemple des rois d’Israël, agissant comme la dynastie d’Achab, car il avait épousé une fille d’Achab. Il fit ce que l’Éternel considère comme mal. Pourtant, l’Éternel ne voulut pas détruire Juda, à cause de son serviteur David (2Rois 8.16-19).

Telle mère telle fille. Comme Jézabel a eu une influence malfaisante et désastreuse sur Achab, Athalie en eut une tout aussi sinistre sur son mari, le roi de Juda. Comme Achab dans le royaume d’Israël-Nord, Yoram a introduit l’adoration de Baal dans le royaume du sud. Et pourtant, Josaphat, père de Yoram, était un bon roi qui honorait l’Éternel. Dans les mariages boiteux où l’un des conjoints est au service des plaisirs de ce bas monde, et l’autre désire révérer Dieu, la balance du couple va presque toujours pencher vers le bas. Sous le règne de Yoram, plusieurs peuples, qui jusque-là étaient vassaux de Juda, se révoltent parce que le royaume est considérablement affaibli à cause de l’idolâtrie du roi et de sa cruauté. En effet, selon un texte parallèle, il a fait table rase en assassinant ses 6 frères afin de s’assurer le trône sans compétition. Il est le seul roi de Juda à s’être comporté ainsi, à cause de l’influence de sa femme Athalie, qui, comme je l’ai dit, est de la même étoffe que sa mère : la cruelle Jézabel. Cette rupture d’alliance flagrante de Juda aurait normalement dû mériter un châtiment de complète destruction de la dynastie de David, mais il fut conjuré par les promesses que l’Éternel avait faites à David (2 Samuel 7:16; 1Rois 11:32-39).

Versets 25-27

Je continue.

Sous le règne de Yoram, les Edomites se révoltèrent contre la domination de Juda, et se donnèrent un roi. Alors Yoram partit pour Tsaïr avec tous ses chars de guerre. En pleine nuit, il tomba sur les Edomites qui l’avaient déjà encerclé, et il les battit ainsi que les chefs des chars ; les soldats s’enfuirent chez eux. Depuis lors, Edom fut en révolte contre Juda, et il l’est toujours. A la même époque, Libna se révolta également. Les autres faits et gestes de Yoram et toutes ses réalisations sont cités dans le livre des Annales des rois de Juda. Yoram rejoignit ses ancêtres décédés et fut enterré à leurs côtés dans la cité de David. Ahazia, son fils, lui succéda sur le trône. Ahazia devint roi de Juda. Il était âgé de vingt-deux ans et il régna un an à Jérusalem. Ahazia suivit l’exemple de la dynastie d’Achab et fit ce que l’Éternel considère comme mal, comme la famille d’Achab, car il était allié par mariage à cette famille (2Rois 8.20-27).

L’année de règne d’Ahazia sur Juda coïncide avec la dernière année de Yoram sur Israël ; tous deux furent de très mauvais rois sanguinaires et idolâtres.

Versets 28-29

Je continue jusqu’à la fin du chapitre 8.

Il (Ahazia roi de Juda) partit avec Yoram, le fils d’Achab, pour une expédition militaire contre Hazaël, roi de Syrie, à Ramoth. Yoram fut blessé par les Syriens. Alors, il retourna à Jizréel pour se faire soigner de ses blessures. Ahazia, roi de Juda, y alla pour lui rendre visite au cours de sa maladie (2Rois 8.28-29).

Les deux royaumes d’Israël-Nord et de Juda au sud sont alliés parce que leurs rois sont parents, Yoram étant l’oncle d’Ahazia. Ils partent donc ensemble en guerre pour défendre la ville de Ramoth, à l’est du Jourdain, assiégée par les Syriens. Yoram est blessé et il semble que sa blessure se soit infectée. Un châtiment plane sur la dynastie d’Achab et la présence des deux rois à Jizréel est le signe que l’heure de leur exécution est sur le point de sonner.

Chapitre 9

Versets 1-3

Nous arrivons au chapitre 9 qui continue cette histoire. Je commence à le lire.

Le prophète Élisée appela l’un des disciples des prophètes et lui dit : — Habille-toi pour partir. Prends cette fiole d’huile et va à Ramoth. Là tu iras voir Jéhu, fils de Josaphat. Tu prendras la fiole d’huile et tu en verseras le contenu sur sa tête en disant : “ Voici ce que déclare l’Éternel : Je te confère l’onction pour t’établir roi d’Israël ! ” Puis tu te précipiteras vers la porte et tu t’enfuiras sans attendre (2Rois 9.1-3).

C’est le prophète Élie, le prédécesseur d’Élisée, qui avait reçu l’ordre d’oindre pour roi Jéhu. Énergique et violent, c’est l’un des généraux de l’armée d’Israël-Nord, qui est alors engagée dans une guerre contre les Syriens. Cette onction a été transmise à Élisée qui maintenant la fait exécuter par l’un de ses disciples.

Versets 4-10

Je continue.

Le jeune prophète partit donc. Quand il arriva, il trouva les chefs de l’armée d’Israël siégeant ensemble. Il dit : — Chef, j’ai un message pour toi. Jéhu se leva et entra dans la maison. Le prophète lui répandit l’huile sur la tête et lui dit : — Voici ce que déclare l’Éternel, le Dieu d’Israël : “ Je te confère l’onction pour t’établir roi d’Israël, le peuple de l’Éternel. Tu frapperas la maison d’Achab, ton seigneur. Ainsi, je vengerai le meurtre de mes serviteurs les prophètes et celui de tous les serviteurs de l’Éternel assassinés par Jézabel. Oui, toute la famille d’Achab périra. Quant à Jézabel, elle sera dévorée par les chiens dans le domaine de Jizréel, sans qu’il n’y ait personne  pour l’enterrer ” (2Rois 9.4-10).

L’heure a sonné de l’exécution du jugement, plusieurs fois annoncé, de Jézabel et de tous les descendants d’Achab. Dieu a plusieurs fois mis en garde ce couple infernal, mais en vain. Alors, c’est l’heure des comptes et ils vont recevoir ce qu’ils méritent. Dans le Nouveau Testament, on lit :

Dieu jugera sans pitié celui qui n’a témoigné aucune miséricorde aux autres ; mais la miséricorde triomphe du jugement (Jacques 2.13).

Je ne sais pas vous, mais moi j’ai grand besoin de la miséricorde de Dieu.