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07 avril 2026

2 Pierre 3.8-10

Chapitre 3

Verset 8

Un proverbe dit : « Tout vient à temps à qui sait attendre ». Mais qui aime attendre ? Pas moi en tout cas ! Quand j’étais enfant et que le froid hivernal s’installait, j’avais hâte que Noël arrive afin de recevoir tous les cadeaux que je voyais en rêve. À cette époque de ma vie, chaque semaine était interminable et je demandais souvent : « Quand c’est Noël ? »

Ceux qui attendent qu’un événement précis se réalise trouvent toujours que le temps se traîne. Eh bien c’est exactement la situation des premiers croyants qui sont dans une grande expectative parce qu’ils espèrent le retour de Jésus d’un moment à l’autre. Mais après plusieurs décennies d’attente infructueuse et l’usure du temps aidant, les fidèles du Seigneur commencent à perdre patience et à se demander s’il va vraiment revenir.

L’espérance du retour du Christ est de première importante pour l’Église primitive. Cette attente est si réelle et intense que les chrétiens du premier siècle se saluent en disant « Maranatha », ce qui en araméen signifie : « Seigneur viens ! » Les croyants s’accrochent à cette espérance car elle est le point d’orgue de tout ce que leur foi représente pour eux. Il n’est donc pas étonnant qu’à l’exception des deux lettres minuscules Philémon et la troisième épître de Jean, l’ensemble du Nouveau Testament reflète cette anticipation en faisant allusion d’une manière ou d’une autre au retour du Seigneur. En fait, dans les deux cent soixante chapitres du Nouveau Testament, les auteurs évoquent environ trois cents fois la seconde venue du Christ.

Lorsque les croyants vivent dans l’espérance du retour de Jésus, ils sont zélés et enthousiastes pour lui et marchent droits (Romains 13.11 ; 1Timothée 6.14). Comme l’apôtre Jean le dit si bien dans sa première épître, cette espérance a une action purificatrice (1Jean 3.3). Oui, mais quand les croyants négligent la seconde venue de Jésus, ils se laissent aller et absorber par ce qui est temporel et ils s’attachent aux fausses valeurs de ce monde, ce qui fait qu’ils deviennent apathiques vis-à-vis de la Parole de Dieu et des réalités éternelles. Voilà pourquoi l’apôtre Pierre demande à ses lecteurs d’être patients jusqu’à la venue du Christ.

Je continue maintenant de lire dans le chapitre trois de la seconde épître de Pierre.

Mais il y a un fait que vous ne devez pas oublier, mes chers amis : c’est que, pour le Seigneur, un jour est comme mille ans et mille ans sont comme un jour (2Pierre 3.8).

« Vous ne devez pas oublier (ou « ignorer ») » s’oppose à l’ignorance feinte et volontaire des faux docteurs.

Les imposteurs religieux qui ont déjà commencé à s’introduire dans les églises ont beau jeu de dire aux paroissiens moyens : « Voilà des lustres que vous attendez le retour du Seigneur et il ne s’est rien passé. Soyez donc raisonnables et renoncez à cette idée farfelue d’une soi-disant réapparition de Jésus ». C’est à cause de ce genre de mensonge que Pierre fait appel à la mémoire de ses lecteurs et leur dit : « il y a un fait que vous ne devez pas oublier », puis il leur explique que Dieu ne calcule pas le temps comme les hommes.

En effet, dans un psaume, Moïse écrit :

Avant que soient nées les montagnes, et que tu aies créé la terre et l’univers, de toute éternité et pour l’éternité, toi, tu es Dieu. Car mille ans, à tes yeux, sont comme le jour d’hier qui est déjà passé, comme une seule veille au milieu de la nuit (Psaumes 90.2, 4).

Dieu étant en hors du temps, il n’est pas pressé d’agir. Pierre encourage donc les croyants à tenir compte de la perspective de Dieu, car pour lui et au regard de l’éternité d’où il siège, un clin d’œil, une année ou un siècle c’est quasiment du pareil au même, et un jour ou un millénaire est une quantité négligeable tout autant l’une que l’autre. Les êtres humains comparent le temps au temps, mais Dieu le compare à l’éternité. L’histoire de l’Église qui est d’environ deux mille ans est aux yeux du Seigneur comme deux jours voire même deux minutes.

Dans l’éternité le temps n’existe pas, ce qui est difficile à concevoir pour nous qui sommes tellement dépendants du temps qui passe. Mais quand on y réfléchit, si vous retirez de l’océan une cuillère à café d’eau de mer ou vous en pompez mille tonnes pour éteindre un incendie, ça ne fait aucune différence pour l’océan.

Dans le contexte du passage qui nous occupe, Pierre enseigne que même si pour nous le retour de Jésus semble éloigné, du point de vue de Dieu, il est imminent et peut donc arriver d’un instant à l’autre.

Comme j’aime le rappeler de temps en temps, les êtres humains sont comparables aux poissons qui nagent dans un aquarium ; ils sont enfermés dans le bocal espace-temps et ils ne voient pas plus loin que le bout de leur nez en quelque sorte parce que leur intelligence et leur esprit sont très limités. En conséquence, il ne faut pas essayer de tirer le Créateur vers le bas en l’amenant au niveau de la créature, car le Dieu infini n’appartient pas à notre cadre temporel minuscule.

Le Seigneur Jésus-Christ reviendra bel et bien, mais seulement au moment précis que l’Éternel a déterminé d’avance et de toute éternité. Les mauvais coucheurs qui demandent à ce que Dieu se conforme à leur façon de voir le monde se comportent comme des animistes ou des idolâtres, car au fond, pour eux, le Seigneur de l’univers n’a rien de plus que l’un de ces nombreux esprits censés hanter la forêt, ou que l’une de ces nombreuses divinités qui habitent la mythologie grecque et qui sont animées par les mêmes passions que les êtres humains. Les mauvais coucheurs veulent en effet ignorer que, et comme le dit si bien le prophète Ésaïe (57.15 ; LSG) « le Très-Haut, dont la demeure est éternelle et dont le nom est saint habite dans les lieux élevés et dans la sainteté ». Tous ceux qui prétendent que Christ ne reviendra pas parce qu’il ne l’a pas encore fait sont arrogants et insensés.

Verset 9

Je continue le texte du troisième chapitre de la seconde lettre de Pierre.

Le Seigneur n’est pas en retard dans l’accomplissement de sa promesse, comme certains se l’imaginent, il fait simplement preuve de patience à votre égard, car il ne veut pas qu’un seul périsse. Il voudrait, au contraire, que tous parviennent à se convertir (2Pierre 3.9).

Le retour du Seigneur semble long à se réaliser parce que et comme je l’ai dit, Dieu mesure le temps d’une tout autre manière que nous, et deuxièmement parce qu’il désire que le plus grand nombre possible de personnes soit sauvées pour l’éternité.

« Le Seigneur n’est pas en retard dans l’accomplissement de sa promesse… »Le mot pour « retard » (bradunei) veut dire « hésiter, traîner » et n’apparaît qu’ici dans le Nouveau Testament. Une fois encore, Pierre compare la perspective des hommes moqueurs à celle de l’Éternel. La soi-disant lenteur du Seigneur à réaliser ses promesses n’est en fait qu’un retard par rapport au calendrier des imposteurs religieux et non pas du calendrier divin.

Le Seigneur n’est pas indifférent aux injustices de ce monde mais il les supporte à cause de ceux qui sont prédestinés au salut. Il attend donc que ces derniers se tournent vers Jésus et obtiennent ainsi la vie éternelle. Soit dit en passant que c’est l’annonce de la Bonne Nouvelle de Jésus qui permet à un être humain de trouver le salut en son nom. Dans sa première épître, Pierre écrit à ses lecteurs :

Vous êtes nés à une vie nouvelle, non d’un homme mortel, mais d’une semence immortelle : la Parole vivante et éternelle de Dieu (1Pierre 1.23).

Nul ne peut prédire la date du retour du Christ mais d’après l’apôtre Pierre, Dieu fait simplement preuve de patience. Le terme que Pierre utilise pour décrire la « patience » de Dieu (makrothumi) signifie « une attitude inébranlable qui ne cède pas ». En d’autres mots, Jésus reviendra uniquement quand la patience de Dieu sera arrivée à son terme. Or, comme c’est l’un de ses principaux attributs, l’attente peut encore durer longtemps.

Pierre dit aussi que « Dieu ne veut pas qu’un seul périsse ». Il s’agit de la mort ou jugement éternel loin de la face du Seigneur que subiront ceux qui meurent dans leurs péchés parce qu’ils n’ont pas accepté Jésus comme leur Sauveur. Selon les Écritures, Dieu ne veut pas la mort des hommes. Le prophète Ézéchiel écrit :

Vraiment, moi, je ne prends aucun plaisir à voir mourir qui que ce soit, le Seigneur, l’Éternel, le déclare. Convertissez-vous et vivez ! (Ézéchiel 18.32).

Dieu n’est ni indifférent ni impuissant ni distrait. Bien au contraire, comme il est miséricordieux et patient, il retarde son jugement afin que des pécheurs puissent venir à Jésus. Si le Seigneur ne revient pas dans l’immédiat, c’est parce que Dieu attend que tous les pécheurs qu’il a choisis placent leur foi dans le sacrifice du Christ pour l’expiation de leurs fautes. Le retour de Jésus n’aura pas lieu avant que chaque personne prédestinée au salut soit sauvée. Cette longue attente est donc due à la grâce divine qui se manifeste dans sa patience à cause de l’amour qu’il porte aux hommes. En effet, Dieu aime ses créatures malgré leur cœur rebelle et leur méchanceté. Or, rien n’est plus fort que l’amour. Dans le Cantique des cantiques, le roi Salomon écrit :

L’amour est fort comme la mort […] Les flammes de l’amour sont des flammes ardentes […] Même de grosses eaux ne peuvent éteindre l’amour, et des fleuves puissants ne l’emporteront pas. L’homme qui offrirait tous les biens qu’il possède pour acheter l’amour n’obtiendrait que mépris (Cantique des cantiques 8.6-7).

Je peux rejeter Jésus, lui cracher au visage comme l’ont fait les soldats romains avant de le crucifier, mais ce comportement infâme n’a pas altéré l’amour que Dieu porte personnellement à chacune de ces brutes épaisses. Je ne peux pas davantage empêcher Dieu de m’aimer que d’arrêter la pluie. Par contre, j’ai toujours la possibilité de déployer un parapluie pour ne pas me faire mouiller. Pareillement, tout être humain peut tenir Dieu et Jésus-Christ à l’écart de sa vie en utilisant le parapluie de l’indifférence, de la religion ou de la rébellion ouverte afin de se préserver de l’amour divin.

J’ai lu une histoire tirée de la mythologie qui illustre l’immortalité de l’amour. Un jeune homme tombe éperdument amoureux d’une très belle femme qui est méchante comme un pou. Elle ne peut pas supporter la présence de la mère de son prétendant à cause du caractère noble de celle-ci. Le jeune homme demande à ce monstre de femme de l’épouser. Elle accepte à condition qu’il découpe le cœur de sa mère et le lui apporte. Il est tellement fou amoureux qu’il commet cet acte barbare. Alors qu’il se rend chez cette horrible femme avec le cœur de sa mère sur un plateau, il trébuche et heurte violemment le sol. Alors, une voix sort du cœur et demande : « Mon fils, t’es-tu fais mal ? »

Malheureusement, nous pouvons agir d’une manière tout aussi ignoble que ce jeune homme vis-à-vis de Dieu parce qu’il nous a créés libres de l’accepter ou de le rejeter.

Dieu aime le plus vil des êtres humains qui a jamais vécu, celui qui blasphème et le maudit et il attend patiemment pendant un temps qu’il a fixé d’avance, que cet être impie change d’opinion et d’attitude à son égard parce qu’il veut le sauver de lui-même.

Dieu a prouvé son amour envers moi quand Jésus est mort à ma place, prenant ainsi sur lui le châtiment que je mérite. Dans son évangile, l’apôtre Jean écrit :

Oui, Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils, son unique, pour que tous ceux qui placent leur confiance en lui échappent à la perdition et qu’ils aient la vie éternelle. En effet, Dieu a envoyé son Fils dans le monde non pas pour condamner le monde, mais pour qu’il soit sauvé par lui (Jean 3.16-17).

Mais attention, à mesure que les minutes s’égrènent la patience de Dieu s’écoule comme les grains de sable d’un sablier et un jour le sablier sera vide.

Quand tous les élus auront placé leur foi en Jésus-Christ, la patience de Dieu sera épuisée. Après avoir accordé à l’humanité, à vous et à moi, tout le temps qu’il a souverainement déterminé, l’Éternel déchaînera sa colère contre ce monde. Pour l’instant sa patience diffère encore son jugement, mais la période de grâce dont l’humanité jouit encore, aussi longue soit-elle, ne durera pas indéfiniment et arrivera à son terme. Alors viendra « la Tribulation », la première phase du « Jour de l’Éternel, ce jour grand et terrible ». Ensuite Jésus reviendra pour établir son royaume de justice sur cette terre.

« Le Seigneur n’est pas en retard dans l’accomplissement de sa promesse, comme certains se l’imaginent ». Quand l’heure de son glorieux retour sonnera, Dieu aura accompli sa parfaite volonté au moment exact qu’il a choisi de toute éternité. C’est déjà ce qui s’est produit lors de la première venue de Jésus. En effet, dans son épître aux Galates, l’apôtre Paul écrit :

Lorsque le moment fixé par Dieu est arrivé, il a envoyé son Fils, né d’une femme et placé par sa naissance sous le régime de la Loi (Galates 4.4).

Dieu suit un calendrier précis qu’il s’est fixé depuis toujours de sa propre volonté. Il n’est jamais ni en avance ni en retard.

Verset 10

Je continue le texte de l’épître de Pierre.

Mais le jour du Seigneur viendra comme un voleur. En ce jour-là, le ciel disparaîtra dans un fracas terrifiant, les éléments embrasés se désagrégeront et la terre se trouvera mise à nue et jugée avec tout ce qui a été fait sur elle (2Pierre 3.10 ; Autre).

Peu importe ce que peuvent raconter les imposteurs religieux que Pierre appelle « moqueurs », le Seigneur reviendra, ça c’est sûr, et sa venue sera à la fois surprenante et catastrophique.

L’expression « le jour du Seigneur viendra comme un voleur », est utilisée par l’apôtre Paul dans sa première épître aux Thessaloniciens (5.2), et dans l’analogie du voleur par Jésus que nous rapporte Matthieu (24.42-44). Pierre veut dire que l’effet de surprise de ce jour grand et terrible sera total. Il surviendra de manière tout à fait inattendue et sera dévastateur.

Dans les Écritures, « le jour du Seigneur » désigne deux catégories de jugements. D’une part, les interventions extraordinaires et miraculeuses de l’Éternel dans l’histoire de l’humanité qui sont des châtiments ponctuels, et deuxièmement, l’anéantissement du monde tel que nous le connaissons. Cette destruction débutera avec les sept ans que durera la Tribulation et sera plus particulièrement intense pendant la deuxième moitié de cette période de jugements. Ce sera un temps de ténèbres et de châtiments sans pareil, durant lequel le Seigneur révélera sa gloire en détruisant ses ennemis et en lavant la sainteté bafouée de son nom dans un immense bain de sang. Puis Jésus-Christ établira son royaume millénaire (Ésaïe 2.10-21 ; 13.6-22 ; Joël 1–2 ; Amos 5 ; Abdias 15 ; Sophonie 1.7-18 ; Zacharie 14 ; Malachie 4).

L’expression « le jour du Seigneur » apparaît au moins dix-neuf fois dans l’Ancien Testament et quatre fois dans le Nouveau. Les prophètes utilisent cette expression pour décrire à la fois des jugements rapprochés (Ésaïe 13.6-22 ; Ézéchiel 30.2-19 ; Joël 1.15 ; Amos 5.18-20 ; Sophonie 1.14-18) et la Tribulation de sept ans de la fin des temps (Joël 2.30-32 ; 3.14 ; Zacharie 14.1 ; Malachie 4.1, 5). Dans l’Ancien Testament, « le jour du Seigneur » est appelé six fois « jour de la détresse » et quatre fois « jour du châtiment ». Les auteurs du Nouveau Testament le nomment « le jour de la colère » et « le grand jour du Dieu tout-puissant » (Apocalypse 16.14). Les auteurs du Nouveau Testament considèrent « le jour du Seigneur » comme une suite d’événements futurs redoutables et terrifiants (2Thessaloniciens 1.7-10 ; 2.1-12 ; Matthieu 24.29-31).

Le jugement final de l’humanité se déroulera en deux temps séparés par environ mille ans. La première phase est la Tribulation décrite en détail dans le livre de l’Apocalypse et elle débutera suite à l’enlèvement de l’Église de Jésus-Christ. La seconde phase aura lieu à la fin du règne de mille ans de Jésus-Christ (Apocalypse 20.7-10) ; Dieu écrasera alors la dernière révolte des hommes impies contre lui. Ensuite viendra enfin la fin des fins, la fin de l’histoire humaine, quand Dieu détruira cet univers en le faisant disparaître puis créera les nouveaux cieux et la nouvelle terre dont il est également question dans le livre de l’Apocalypse (21.1). Cette nouvelle création sera habitée par la nouvelle humanité.

Au point culminant du « jour du Seigneur », « le ciel disparaîtra dans un fracas terrifiant ». « Le ciel » fait référence à l’univers physique visible de l’espace interstellaire et intergalactique.

Le mot pour « fracas » (rhoizêdon) évoque une explosion assourdissante ainsi que les crépitements et les sifflements produits par les objets consumés par le feu.

Pierre décrit ici la destruction pure et simple de notre univers. Matthieu rapporte que Jésus y fait référence de manière anecdotique dans son discours sur la Montagne des oliviers quand il dit :

Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront jamais (Matthieu 24.35).

Le Seigneur veut dire par là que ses paroles sont plus durables et plus solides que l’univers.

Tout comme Jésus, Pierre annonce la dissolution de l’univers qui se désagrégera et disparaîtra avant d’être remplacé par de nouveaux cieux et une nouvelle terre. Comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire, la structure atomique de la matière fait d’elle une bombe nucléaire potentielle. Cependant, les détails de ce scénario catastrophe, la façon dont Dieu dénouera l’univers, ne nous sont pas donnés.

Pierre parle des chamboulements qui auront lieu dans l’univers pendant « le jour du Seigneur » ce qui inclut d’une part, la période de sept ans qui s’appelle « la Tribulation » et qui précédera le millénium, et d’autre part, la destruction de l’univers qui aura lieu après le millénium.

Dans la phrase : « les éléments embrasés se désagrégeront et la terre se trouvera mise à nue et jugée avec tout ce qui a été fait sur elle », le mot pour « éléments » (stoicheia) signifie littéralement « ceux qui forment une rangée » comme c’est le cas pour les lettres de l’alphabet ou une suite de nombres. Dans le contexte de la fin de l’univers, les « éléments » désignent d’une part, les astres, c’est-à-dire l’infiniment grand, et d’autre part, les atomes constitutifs de la matière, c’est-à-dire l’infiniment petit. En d’autres mots, l’univers va exploser et la chaleur produite par cette déflagration désintégration consumera tout ce qui existe.

Aujourd’hui, les moqueurs peuvent encore donner libre cours à leurs railleries, mais « rira bien qui rira le dernier ». Un jour, le jugement de Dieu tombera et Jésus-Christ reviendra en gloire pour établir son royaume. Le Seigneur l’a promis et sa puissance l’accomplira.

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

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