Chapitre 3

Versets 11-12

En théorie, la façon de vivre de tout homme reflète ses valeurs et ses priorités, et ce qu’il croit concernant le passé, le présent et l’avenir. Le problème est que peu de gens sont cohérents avec eux-mêmes ; ils disent croire une chose mais en font une autre. Pour cette raison, beaucoup de passages du Nouveau Testament exhortent les croyants à être cohérents avec eux-mêmes et donc à vivre selon la foi qu’ils professent.

Je continue de lire dans le troisième chapitre de la seconde épître de Pierre.

Puisque tout l’univers doit ainsi se désagréger, quelle vie sainte vous devez mener et combien vous devez être attachés à Dieu, en attendant que vienne le jour de Dieu et en hâtant sa venue ! Ce jour-là, le ciel en feu se désagrégera et les éléments embrasés fondront (2Pierre 3.11-12 ; Autre).

De profession, Pierre n’est pas astrophysicien pour un sou puisqu’il est un simple pécheur de poissons sur la mer de Galilée. Mais cette humble occupation ne l’empêche pas d’affirmer sans sourciller que tout ce qui existe va tout simplement disparaître. En d’autres mots, un jour, cet univers dont les savants essaient de percer les secrets, sera totalement anéanti ; il fondra sous le poids de la colère de Dieu dans un holocauste final d’une intensité qui défie l’imagination. Pour les ennemis du Seigneur, ce jugement final est un cauchemar auquel ils n’échapperont pas. Par contre, pour les enfants de Dieu, ce jugement signifie la fin de l’Histoire humaine et l’accomplissement de l’espérance chrétienne, car Dieu créera des nouveaux cieux et une nouvelle terre où il n’y aura plus ni péchés ni souffrances ni mort.

Dans la perspective de l’éternité qui comprend le jugement à venir et le futur glorieux que Dieu réserve à ses bien-aimés, Pierre donc exhorte ses lecteurs en disant : « quelle vie sainte vous devez mener et combien vous devez être attachés à Dieu ». La façon dont ce monde finira a des implications pratiques qui doivent se manifester à la fois dans l’attitude intérieure des croyants et dans leurs comportements. Ils sont appelés à rechercher les valeurs éternelles et à mener une vie sainte conforme à leur espérance, à ce qu’ils disent croire ; ils doivent se séparer de la mondanité et se consacrer à Dieu. Pierre utilise le temps du présent afin d’exprimer l’idée que la sainteté et la consécration doivent être constamment présentes dans la vie quotidienne des croyants.

Quand on lit les épîtres de l’apôtre Paul, on constate que la certitude d’une récompense à venir et la nécessité de rendre des comptes au Seigneur ont fortement influencé la façon dont il mène sa vie. Le fait de savoir qu’un jour il devra se tenir devant Jésus-Christ l’a puissamment motivé à marcher d’une manière droite et digne de l’appel que Jésus-Christ lui a adressé (Éphésiens 4.1). Dans sa seconde épître aux Corinthiens, il écrit :

Que nous restions dans ce corps ou que nous le quittions, notre ambition est de plaire au Seigneur. Car nous aurons tous à comparaître devant le tribunal du Christ, et chacun recevra ce qui lui revient selon les actes, bons ou mauvais, qu’il aura accomplis par son corps (2Corinthiens 5.9, 10).

Par contraste, les railleurs qui n’acceptent pas l’enseignement du retour du Seigneur, qui se moquent d’un jugement des vivants et des morts, qui rejettent l’idée d’une nouvelle création, ont une conduite impie.

Les croyants doivent mener une vie sainte « en attendant que vienne le jour de Dieu et en hâtant sa venue » « Le jour de Dieu » désigne non pas le royaume de mille ans, mais l’état éternel que nous connaîtrons une fois que la nouvelle terre et les nouveaux cieux seront créés.

Le verbe « en attendant » (prosdokôntas) décrit une attitude expectative, et l’ajout du verbe « en hâtant » renforce cette idée. Plutôt que de craindre l’avenir à cause du jugement, les croyants doivent l’anticiper avec joie car ils n’ont absolument rien à craindre de la part du Père qui les aime (1Jean 4.18). Ainsi donc, à l’instar de Paul, ils peuvent dire « Maranatha : Viens, Seigneur ! » (1Corinthiens 16.22 ; Apocalypse 22.20).

« En hâtant sa venue ». Ce dernier mot (parousian) est courant en grec et signifie littéralement « présence ». Dans le Nouveau Testament, il décrit l’arrivée en personne de Jésus.

Verset 13

Je continue le texte de Pierre.

Mais nous, nous attendons, comme Dieu l’a promis, un nouveau ciel et une nouvelle terre où la justice habitera (2Pierre 3.13).

L’ancien système cosmique cédera la place à un nouvel univers. Le mot traduit par « nouveau et nouvelle » (kainous ; kainén) exprime une « qualité nouvelle ». En d’autres mots, ce ciel et cette terre à venir seront très différents de ce que nous connaissons surtout parce que « la justice y habitera » (katoikei), un verbe qui signifie « s’établir chez soi, élire résidence de manière permanente ». Dans le nouvel ordre de Dieu, la justice régnera suprême. Mais au juste, qu’est-ce que la justice ? Eh bien, dans les Écritures, ce mot a plusieurs significations.

Premièrement, la justice de Dieu est souvent mise en parallèle avec les actions par lesquelles le Seigneur s’engage à sauver ou racheter son peuple. En d’autres mots, ce sont ses actes de compassion envers ceux qui lui appartiennent. Dans un passage du livre du prophète Michée (6.3-5), Dieu dresse une liste de ses actes bienveillants envers Israël puis conclut en disant :

Souviens-toi du chemin que tu as parcouru (de Chittim à Guilgal) et reconnais que l’Éternel t’a fait justice (Michée 6.5).

Dans l’éternité, Dieu exprimera pleinement son amour envers les rachetés en satisfaisant constamment et instantanément tous leurs besoins.

Deuxièmement, la justice d’une personne consiste à être « déclarée juste » ; c’est une sentence d’ordre légale qui ne dépend pas du comportement, mais qui est un don de la grâce de Dieu. Les justes ne sont pas ceux qui font tous leurs efforts pour être absolument justes d’eux-mêmes et en eux-mêmes ; ceux-là sont appelés « propre-justes » dans les Écritures. Les vrais justes selon Dieu, sont ceux qui désirent ardemment que le Seigneur les déclare justes par rapport à lui quand il prononce son jugement sur eux. La grande ambition de leur vie est un jour de s’entendre dire :

Bien, bon et fidèle serviteur, tu as été fidèle en peu de choses, je t’établirai sur beaucoup ; entre dans la joie de ton maître (Matthieu 25.21 ; LSG).

Troisièmement, la justice est une réponse humaine à la sentence de « juste » posée par Dieu. Il demande en effet à ses justes de se conduire d’une certaine façon. Parce que ce sont ses enfants, ils doivent lui obéir et mener une vie consacrée. Une vie juste consiste à montrer de la compassion envers les opprimés, les faibles, les rejetés, souvent symbolisés dans les Écritures par les veuves et les orphelins. Quand Job énonce ses actes de justice, il mentionne ce qu’il a fait pour les démunis (Job 29.14-16). Et le prophète Ésaïe écrit de Jésus :

Il ne brisera point le roseau cassé, Et il n’éteindra point la mèche qui brûle encore ; Il annoncera la justice selon la vérité (Ésaïe 42.3).

L’une des façons dont Jésus se montre juste consiste à manifester de la compassion envers les faibles et les pécheurs. Le passage de Michée que j’ai déjà lu se termine par :

On t’a fait connaître, ô homme, ce qui est bien ; Et ce que l’Éternel demande de toi, C’est que tu pratiques la justice, Que tu aimes la miséricorde, Et que tu marches humblement avec ton Dieu (Michée 6.8 ; LSG).

Comme dans le monde à venir il n’y aura plus de miséreux à qui faire miséricorde, la justice consistera d’une part, en la loyauté absolue des élus envers leur Maître, et d’autre part, dans la bonté qui régira toutes les relations entre les rachetés.

Quatrièmement, dans les Écritures la justice est liée à la paix. En ce monde, il n’y a pas de justice et donc il n’y aura jamais de paix. C’est peut-être une déclaration à l’emporte-pièce mais elle est vraie. Ésaïe écrit :

Le fruit de la justice sera la paix. L’effet de la justice, ce sera la tranquillité et la sécurité à tout jamais (Ésaïe 32.17 ; LSG).

Nous n’expérimentons jamais ou que très rarement la paix du Seigneur, cette tranquillité d’esprit totale et profonde sans le moindre petit tracas.

Verset 14

Je continue le texte de Pierre.

C’est pourquoi, mes chers amis, dans cette attente, faites tous vos efforts pour que Dieu vous trouve purs et irréprochables à ses yeux, dans la paix qu’il donne (2Pierre 3.14).

« C’est pourquoi » (Dio) introduit l’idée que la conduite de quelqu’un est intimement liée au degré de son attente expectative du retour du Seigneur. C’est ici la troisième fois en trois versets que Pierre utilise le mot « attente » . L’attente sainte et active du croyant est sa juste réponse à la patience de Dieu. Étant donné que la terre et tout ce qu’elle renferme se dirigent irrémédiablement vers un anéantissement complet, les problèmes d’actualité comme le réchauffement planétaire ou la pollution ne sont primordiaux que pour les écologistes dont la perspective se limite à l’existence minable terrestre. Mais pour les croyants, ce qui compte avant tout est de mener une vie droite agréable à Dieu.

L’expression « faites tous vos efforts », a déjà été employée par Pierre au premier chapitre de cette épître quand il a dit :

Faites tous vos efforts pour ajouter à votre foi (2Pierre 1.5) ; redoublez d’efforts pour vous assurer […] de votre vocation et de votre élection (2Pierre 1.10 ; comparez 2Pierre 1.15).

« Faites tous vos efforts pour que Dieu vous trouve purs et irréprochables à ses yeux ». Le mot « purs » (aspiloi ; comparez 1Timothée 6.14 ; Jacques 1.27) a déjà été utilisé par Pierre au sujet de Jésus dans sa première lettre quand il dit :

Il a fallu que le Christ, tel un agneau pur et sans défaut, verse son sang précieux en sacrifice pour vous (1Pierre 1.19).

Le mot pour « irréprochables » (amômétoi) veut dire « sans défaut moral ou apparent » comme cela doit toujours être le cas des animaux qui sont offerts en sacrifice sous le régime de l’Ancienne Alliance. Les adjectifs « purs et irréprochables » font allusion, d’une part, au caractère du croyant, et d’autre part, à sa réputation de juste et vertueux aux yeux de ses contemporains.

L’exhortation que fait Pierre à ses lecteurs d’être « purs et irréprochables » contraste avec les pratiques licencieuses des enseignants de mensonge que l’apôtre a décrites précédemment quand il a dit à leur sujet qu’ils sont « tarés » (spiloi) et « souillés » (mômoi) (2Pierre 2.13).

Aujourd’hui, parmi ceux qui se disent chrétiens, certains ne sont ni purs ni irréprochables tandis que d’autres sont irréprochables en public tandis que leur vie privée est loin d’être sans tache. Tels des pharisiens des temps modernes, ils portent un masque de carnaval afin de bien paraître et ainsi remonter leur égo aplati. Les croyants véritables par contre doivent manifester le plus haut degré d’intégrité et de sainteté personnelle et avoir un comportement moralement pur en fuyant toute forme de corruption (comparez 2Pierre 1.4) à l’image de Jésus-Christ, « l’Agneau pur et sans défaut qui a versé son sang pour nous racheter » (1Pierre 1.19).

Ceux qui marchent en nouveauté de vie peuvent connaître la vraie paix de l’âme, celle qui bannit les soucis aussi bien terrestres qu’existentiels. Ils peuvent dormir du sommeil du juste parce qu’ils jouissent de la tranquillité d’esprit de ceux qui savent que leurs péchés sont pardonnés. Les situations personnelles peuvent être terribles et les événements en ce bas monde dramatiques, mais les croyants qui vivent dans l’espérance de la vie éternelle ont la possibilité de connaître une paix profonde et durable parce qu’elle repose sur le Seigneur et ses promesses immuables (1Corinthiens 2.9). Hum, j’ai encore bien des progrès à faire.

Voulez-vous savoir à quoi ressemblera notre vie dans l’au-delà ? Voici la description la plus détaillée que nous avons du caractère merveilleux de ce nouvel univers. Nous la devons à l’apôtre Jean qui dans le livre de l’Apocalypse, écrit :

Puis je vis un ciel nouveau et une terre nouvelle […]. Je vis la ville sainte, la nouvelle Jérusalem […] belle comme une mariée qui s’est parée pour son époux. Et j’entendis une forte voix, venant du trône, qui disait : Voici la Tente de Dieu avec les hommes. Il habitera avec eux ; ils seront ses peuples et lui, Dieu avec eux, sera leur Dieu. Il essuiera toute larme de leurs yeux. La mort ne sera plus et il n’y aura plus ni deuil, ni plainte, ni souffrance. […]. La ville n’a besoin ni du soleil, ni de la lune pour l’éclairer, car la gloire de Dieu l’illumine et l’Agneau lui tient lieu de lampe. Les nations marcheront à sa lumière et les rois de la terre viendront lui apporter leur gloire (Apocalypse 21.1-4, 23-24 ; rsm).

Verset 15

Je continue de lire dans le chapitre 3 de la seconde lettre de Pierre.

Comprenez bien que la patience du Seigneur est le salut des hommes. Paul, notre frère bien-aimé, vous l’a aussi écrit avec la sagesse que Dieu lui a donnée (2Pierre 3.15).

Pierre veut que ses lecteurs sachent que la patience de Dieu donne du temps au croyant pour « travailler à son salut » (Philippiens 2.12,13) afin de progresser dans la sanctification, et du temps au non-croyant pour être sauvé. En effet, ne dit-on pas : « tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir » ? Tant que le jugement n’est pas tombé, il y a encore du temps pour proclamer la Bonne Nouvelle et pour que certains trouvent le salut.

Comme Pierre l’a déjà dit, Dieu attend patiemment que soient sauvés ceux qui doivent l’être (Romains 11.25), ce qui veut aussi dire que Dieu n’est pas en retard pour exécuter ses plans et revenir sur terre en la personne du Christ pour instaurer un royaume de justice.

Les apôtres Pierre et Paul se connaissent bien. En fait, tous deux ont pris part au Concile de Jérusalem (Actes 15.6-21). Bien qu’à une occasion Paul ait sévèrement réprimandé Pierre pour sa conduite envers les païens (Galates 2.11-14), ils ont un profond amour et un profond respect l’un pour l’autre.

Certains lecteurs de Pierre ont probablement lu certaines épîtres de Paul parce qu’ils habitent dans des régions d’Asie Mineure où l’apôtre a œuvré et où se trouvent les églises des Galates, des Éphésiens et des Colossiens auxquelles il a écrit une épître.

Verset 16

Je continue.

Paul parle de la patience du Seigneur dans toutes ses lettres où il aborde ces sujets. Certes, il s’y trouve des passages difficiles à comprendre, dont les personnes ignorantes et mal affermies déforment le sens, comme elles le font aussi pour leur propre ruine des autres textes de l’Écriture (2Pierre 3.16 ; Autre).

En plaçant les épîtres de Paul sur le même pied d’égalité que l’Ancien Testament, Pierre affirme que Paul est divinement inspiré.

Le mot pour « difficiles à comprendre » (dysnoêta) ne se trouve qu’ici dans le Nouveau Testament. Il désigne « des oracles ambigus ou obscurs ». Pierre ne veut pas dire que les enseignements de Paul sont impossibles à comprendre, mais que certains sont plus complexes que d’autres, surtout quand il s’agit de révélations prophétiques. On est tous d’accord avec l’observation de Pierre.

Ces passages difficiles donnent l’occasion à certaines personnes « mal affermies » (amatheis ; illettrés) mal informées et vacillantes dans la foi de déformer leur sens. Le mot pour « déformer » (streblousin) n’apparaît qu’ici dans le Nouveau Testament. Il signifie « tourmenter, torturer, tordre avec violence ». Ces personnes ignorantes ou malveillantes ou les deux altèrent non seulement les écrits de Paul, mais aussi les textes de l’Ancien Testament. Ceux qui font une interprétation erronée des Écritures ont des a priori religieux qui dictent d’avance ce qu’ils veulent comprendre. Du coup ils attirent sur eux les foudres de la colère de Dieu et une ruine éternelle.

Verset 17

Je continue.

Quant à vous, mes chers amis, vous voilà prévenus. Prenez garde de ne pas vous laisser entraîner par l’égarement de ces hommes vivant sans respect pour Dieu et de perdre ainsi la position solide que vous occupez (2Pierre 3.17).

C’est la quatrième fois dans ce chapitre que Pierre appelle ses lecteurs « mes chers amis » (bien-aimés ; 2Pierre 3.1, 8, 14). Il termine donc cette lettre sur une note chaleureuse et affable, mais aussi par un avertissement qu’il va faire suivre d’une parole d’encouragement (2Pierre 3.18).

Le mot grec traduit par « vous voilà prévenus » (proginôskontes) a donné « pronostic » en français.

Avant de pouvoir traiter une maladie ou faire face à un mal quelconque, il est indispensable de savoir à quoi on est confronté, d’où la nécessité de poser un diagnostic correct. Cette information est le point de départ d’une stratégie défensive efficace pour celui qui veut bien l’écouter. Il existe en effet des tas de gens à qui on a beau dire que leur style de vie va les conduire à une mort précoce, ça ne les fait pas changer d’un poil.

« Prenez garde (phylassethe) de ne pas vous laisser entraîner par l’égarement de ces hommes vivant sans respect pour Dieu ». Le mot traduit par « sans respect » (athesmôn) veut littéralement dire « sans loi, sans coutume, corrompu ». Le verbe « entraîner » (synapachthentes ; comparez Galates 2.13) décrit un mouvement de groupe. Les enseignants de mensonge ne cherchent pas à entraîner loin de Jésus une ou deux personnes de temps en temps, mais toute l’église. Les croyants qui prêtent une oreille bien disposée aux discours des imposteurs religieux risquent de se laisser convaincre et de perdre la « position solide » de la saine doctrine qu’ils occupent. Le mot pour « position solide » (stêrigmou) a la même racine (stêrizei ; affermira ; 1Pierre 5.10) que le mot pour « mal affermies » (astêriktos ; 2Pierre 3.16), mais sans préfixe et donc veut dire le contraire, c’est à dire « position solide » au lieu de « mal affermie ».

Verset 18

Je finis maintenant de lire la seconde épître de Pierre.

Au contraire, progressez sans cesse dans la grâce et dans la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ. À lui soit la gloire dès maintenant et pour l’éternité. Amen (2Pierre 3.18).

Même si le croyant doit attendre patiemment la venue de Jésus-Christ, sa vie quotidienne n’est pas figée et stérile ; il doit au contraire « progresser dans la grâce de Dieu ». Cette expérience est ancrée dans la « connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ », qui est le concept clé de cette épître (2Pierre 1.2, 3, 5, 6, 8, 20 ; 2.20, 21 ; 3.3). La croissance du croyant se fait au fur et à mesure qu’il s’éloigne du péché et qu’il obéit aux exhortations des Écritures. Pierre a déjà décrit ce processus dans sa première lettre quand il dit :

Comme des enfants nouveau-nés, désirez ardemment le lait pur de la Parole, afin qu’il vous fasse grandir en vue du salut (1Pierre 2.2).

En étudiant fidèlement les Écritures, le croyant se prépare à faire face aux assauts des imposteurs religieux de tout poil.

L’apôtre Pierre, qui autrefois était plus à l’aise dans un bateau de pêche que devant les parchemins des Textes sacrés, termine cette formidable épître en affirmant l’unité du Père et du Fils dans une splendide doxologie où il rend gloire au « Sauveur et Seigneur Jésus-Christ » aux siècles des siècles.