Chapitre 2

Verset 16

Les livres d’histoire sont remplis de noms d’individus qui d’une manière ou d’une autre ont laissé derrière eux leur empreinte, qu’elle soit bonne ou mauvaise. Pareillement, l’Ancien Testament est marqué par des personnages illustres et dignes de louanges, et par d’autres qui ont fait la page des faits divers ou de la Une des journaux de l’époque à cause de leur fourberie, leur méchanceté ou leur rébellion contre Dieu. Dans cet ordre d’idée, Pierre accuse les imposteurs religieux de son siècle de marcher sur les traces d’un certain Balaam qui, dit-il, « aimait l’argent mal acquis », l’argent sale en quelque sorte.

Je continue maintenant de lire dans le second chapitre de la deuxième épître de Pierre.

Mais Balaam a été rappelé à l’ordre pour sa désobéissance. C’est une ânesse muette qui, se mettant à parler d’une voix humaine, a détourné le prophète de sa démence (2Pierre 2.16 ; Autre).

Balaq, roi du royaume de Moab est terrorisé par l’arrivée des tribus d’Israël aux portes de son pays. Le livre des Nombres rapporte qu’il envoie alors des émissaires auprès du prophète Balaam pour lui dire :

Maintenant, viens, je te prie ! Maudis-moi ce peuple, car il est plus fort que moi. Peut-être parviendrai-je alors à le battre et à le chasser du pays, car je le sais, celui que tu bénis est béni, et celui que tu maudis est maudit (Nombres 22.6).

Mais Dieu n’est pas d’accord et il dit à Balaam :

Ne va pas avec eux. Tu ne maudiras pas ce peuple, car il est béni (Nombres 22.12).

Ce prophète est appelé dément parce que son comportement défie le bon sens. Il est insensé tordu et aveugle, car malgré le commandement de Dieu qui ne peut pas être plus clair, il est prêt à le transgresser et à faire n’importe quoi pour s’enrichir un peu plus, pour ajouter un autre million à sa fortune déjà considérable. Il parlemente donc avec les princes du royaume de Moab et argumente avec Dieu qui, assez curieusement, finit par céder. Voilà donc Balaam en route avec les émissaires de Moab qu’il suit de loin. Il les accompagne pour se rendre sur des sommets élevés d’où il pourra voir le camp des Hébreux, embrasser du regard les douze tribus d’Israël et les maudire puisqu’il en a le pouvoir. S’il réussit malgré l’interdit de Dieu, il touchera une forte somme d’argent pour ses services. Balaam est monté sur son ânesse, son moyen de transport habituel, quand tout à coup, dit le texte :

L’ânesse vit l’ange de l’Éternel posté sur le chemin, son épée dégainée à la main. Elle se détourna du chemin et prit à travers champs. Balaam se mit à la frapper pour la ramener sur le chemin. Alors, l’ange de l’Éternel se plaça dans un chemin creux passant dans les vignes entre deux murets. L’ânesse vit l’ange de l’Éternel et elle rasa le mur, de sorte qu’elle serra le pied de Balaam contre le mur. Celui-ci recommença à la battre. L’ange de l’Éternel les dépassa encore une fois et vint se poster dans un passage étroit où l’on ne pouvait l’éviter ni à droite ni à gauche. L’ânesse vit l’ange de l’Éternel et elle s’affaissa sous son maître. Balaam se mit en colère et lui administra une volée de coups de bâton. Alors, l’Éternel fit parler l’ânesse, qui dit à Balaam : Que t’ai-je fait pour que tu me battes ainsi par trois fois ? Balaam lui répondit : C’est parce que tu te moques de moi. Ah ! si j’avais une épée sous la main, je t’abattrais sur-le-champ ! L’ânesse reprit : Ne suis-je pas ton ânesse qui te sert de monture depuis toujours ? Est-ce que j’ai l’habitude d’agir ainsi avec toi ? Et il répondit : Non ! (Nombres 22.23-30).

C’est en faisant parler cette ânesse que Dieu détourne le prophète de sa « démence » (paraphronian), un mot qui signifie littéralement « hors de son esprit ». Autrement dit, Balaam qui a un coffre déjà bien rempli est tellement obsédé par le désir de posséder toujours davantage de richesses, qu’il est devenu fou, hors de lui. L’Éternel lui dit plusieurs fois de ne pas maudire Israël, mais ce prophète ne se maîtrise plus car c’est l’argent son idole, qui le contrôle ce qui le conduit à agir en insensé. Quand l’ânesse lui parle, Balaam se comporte comme si cette façon de faire et de parler de l’animal est normale ; il ne manifeste aucune surprise tellement son esprit est occupé par la tâche qui l’attend ou plutôt par les pièces d’or qui dansent devant ses yeux.

Après cet incident, Balaam est forcé de mordre la poussière car Dieu l’oblige à bénir Israël trois fois et à donner plusieurs prophéties dont le jugement des nations voisines d’Israël, Moab inclus, ainsi que la venue du Christ qu’il appelle « l’astre qui monte de Jacob » (Nombres 24.17). Bien qu’il soit devenu apostat, Balaam est toujours prophète de l’Éternel. Après ces événements et n’ayant pas pu maudire les Israélites, ce faux jeton rentre chez lui mais pas avant d’avoir touché son sale fric. En effet, il l’obtient en suggérant aux Moabites une autre façon d’attirer la malédiction de l’Éternel sur le peuple élu. Il leur dit d’utiliser leurs femmes plantureuses pour aguicher les Israélites afin qu’ils s’engagent avec elles dans des actes d’orgies et d’idolâtries. Dans le livre des Nombres on lit :

Ce sont elles qui, sur les conseils de Balaam, ont incité les Israélites à être infidèles à l’Éternel dans l’affaire de Peor, de sorte qu’un fléau a frappé la communauté de l’Éternel (Nombres 31.16).

Le plan machiavélique de Balaam a marché comme sur des roulettes et le peuple d’Israël se livre à la débauche avec les femmes Moabites ce qui lui vaut de subir un châtiment sévère de la part de Dieu. Toujours dans le livre des Nombres, on lit :

Israël demeurait à Chittim ; et le peuple se mit à se livrer à la débauche avec les filles de Moab. Elles invitèrent le peuple aux sacrifices de leurs dieux ; et le peuple mangea et se prosterna devant leurs dieux. Israël s’accoupla avec Baal-Peor, et la colère de l’Éternel s’enflamma contre Israël (Nombres 25.1-3).

Depuis cette sinistre affaire, les Écritures désignent Balaam comme chef de file des faux prophètes, et il a fait beaucoup d’émules.

Tous les enseignants de mensonge d’antan et d’aujourd’hui ont certains points communs. Ils fonctionnent d’une manière despotique et ne rendent pas de comptes à quiconque ; à quoi bon puisqu’ils ont toujours raison ; ils dénoncent avec force toute personne qui oser mettre en doute leur autorité ; ils méprisent la saine doctrine fondée sur des faits historiques et les Écritures, mais ils aiment les nouveautés et tout ce qui est à la mode. Ils enseignent leur propre vision du monde, des tromperies édulcorées qui flattent l’homme dans sa vanité et qui plaisent aux appétits charnels de ceux qui les écoutent.

Indépendamment des divinités qu’ils représentent, les fondateurs de sectes et les gurus ont au moins deux caractéristiques communes : ils s’enrichissent sur le dos de leurs adeptes qu’ils tondent un maximum, et ils font usage de manipulations diverses pour obtenir les faveurs sexuelles des femmes. Au final, cette mauvaise graine est relativement facile à démasquer.

Verset 17

Je continue la seconde épître de Pierre.

Ces enseignants de mensonge sont comme des sources qui ne donnent pas d’eau, comme des nuages poussés par la tempête. Dieu leur a réservé une place dans les ténèbres les plus profondes (2Pierre 2.17).

Dans la tradition juive l’eau symbolise la vie tandis que son absence est source de mort. Jésus aussi a utilisé l’eau comme métaphore. Jean rapporte qu’il a fait la promesse suivante :

Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et que celui qui croit en moi boive. Car, comme le dit l’Écriture, des fleuves d’eau vive jailliront de lui (Jean 7.37-38).

Par contraste, les malfrats religieux sont secs comme un coup de trique. Comme ils se présentent sous le couvert d’enseignants de la Parole de Dieu, on attend d’eux au minimum un verre d’eau ou une petite pluie rafraîchissante, mais au mieux ils n’ont rien à offrir, et au pire ce sont des instruments de morts car ils entraînent leurs disciples avec eux dans le gouffre éternel.

En apparence ils ont fière allure et forte prestance, mais il leur manque l’essentiel : la Parole de vie. Voilà pourquoi Pierre les traite de « fontaines sans eau ». En été, quand il fait très chaud et que je suis en ville ou dans un village, je cherche toujours un point d’eau. Quelques fois, on rencontre encore de ces fontaines grises ou vertes qui sont actionnées par un volant qu’on fait tourner. Mais rien qu’à les regarder de loin, on ne peut pas savoir si ces fontaines fonctionnent encore, sauf bien sûr s’il y a des flaques d’eau à proximité. Le plus souvent il faut donc s’approcher et essayer le mécanisme, mais souvent avec le temps il a rouillé ou alors la source d’eau a tari, et on est déçu. C’est un peu le même scénario pour celui qui vit sur une terre aride aux abords de la Méditerranée. Quand il aperçoit des nuages poussés par un vent de tempête, il croit qu’ils annoncent une ondée. Cependant, il arrive fréquemment que de tels nuages se comportent comme un mirage et se dissipent avec la chaleur du jour sans avoir abreuvé la terre de leur pluie bienfaisante.

Les imposteurs religieux promettent, mais ils sont sans substance parce que ce sont des émissaires du diable. Malheureusement, cela ne les empêche pas d’avoir un impact très négatif sur les assemblées qu’ils noyautent, à cause de la nature trompeuse de leur enseignement et de la vulnérabilité de leurs victimes. Ils sont dangereux parce qu’ils ont des talents d’orateurs ; ils savent comment persuader les esprits simples de leur bonne foi, mais au lieu d’une bénédiction, c’est la malédiction qu’ils sèment sur leur passage. Voilà pourquoi « l’obscurité des ténèbres leur est réservée » (LSG). Le mot grec pour « obscurité » (zophos) est utilisé depuis l’époque classique pour désigner la nuit des régions infernales.

Verset 18

Je continue le texte.

Avec leurs discours grandiloquents, mais creux, les faux enseignants cherchent, pour satisfaire leurs désirs tout humains, à appâter par l’attrait de la sensualité ceux qui viennent à peine d’échapper du milieu des hommes vivant continuellement dans l’erreur (2Pierre 2.18 ; Autre).

Littéralement, Pierre dit : « Ils font un bruit enflé de vanités futiles », ce que la Bible de Jérusalem traduit par « discours gonflés de vide », qui dit bien ce que ça veut dire. Les enseignants de mensonge aveuglent leurs victimes en leur jetant de la poudre aux yeux. Ils possèdent souvent un charme et un charisme qui font glousser une certaine catégorie des femmes, et par leur verbosité flamboyante et leur rhétorique ronflante, ils donnent invariablement l’impression de posséder sagesse et connaissance. Ils trompent leurs disciples en leur faisant croire qu’ils ont fait des études théologiques pointues, qu’ils possèdent un grand discernement des réalités spirituelles, et même qu’ils détiennent leurs révélations de Dieu.

Aujourd’hui dans la chrétienté c’est le grand bazar. Les discours ronflants gonflés de vide et enflés de vanité sont monnaie courante et il y en a pour tous les goûts ; on a le choix entre le vocabulaire fleuri du ritualisme, les doctrines obscures des sectes, et les arguments académiques des théologiens d’obédience libérale.

« Ceux qui viennent à peine d’échapper du milieu des hommes vivant continuellement dans l’erreur » sont des personnes mal affermies dans la foi, ce que j’ai déjà eu l’occasion de préciser. Ce sont généralement des jeunes croyants d’origine païenne qui ont connu partouzes et orgies avant d’entendre parler de Jésus et de la grâce de Dieu. Nouvellement convertis, ils sont, pour les enseignants de mensonge, des proies relativement faciles à séduire et piéger (2Pierre 2.14), car pour eux, retomber dans leurs anciens vices est une démarche naturelle qui répond à de vieux automatismes bien rodés.

Les appâts qu’utilisent les imposteurs religieux ne peuvent être efficaces qu’auprès de ceux qui ignorent l’enseignement des Écritures. Car envers ceux qui connaissent la Parole de Dieu, ils auraient autant de succès qu’un obèse de deux cents kilos qui essaierait de vendre une méthode pour maigrir.

Verset 19

Je continue le texte.

Ils leur promettent la liberté alors qu’ils sont eux-mêmes esclaves des passions qui les mènent à la ruine ; car tout homme est esclave de ce qui a triomphé de lui (2Pierre 2.19).

Pour les malfrats religieux, la liberté consiste à s’affranchir de toute contrainte morale et de tous ses tabous, ainsi que du jugement divin probablement en se moquant de cet enseignement dispensé par les vrais apôtres. Mais en réalité, ce libertinage ne peut que déboucher sur l’esclavage. Jean rapporte que Jésus a dit :

Vraiment, je vous l’assure, tout homme qui commet le péché est esclave du péché (Jean 8.34).

Il existe plusieurs formes d’esclavage : appartenir à quelqu’un d’autre en est une, mais avoir sa volonté subjuguée par une autre personne, une idée ou un produit toxique, en est une autre.

Verset 20

Je continue.

Si, après s’être arrachés aux influences corruptrices du monde par la connaissance qu’ils ont eue de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, ils se laissent de nouveau prendre et dominer par elles, leur dernière condition est pire que la première (2Pierre 2.20).

Les enseignants de mensonge qui commencent à s’introduire dans les assemblées chrétiennes sont des gens religieux. Ils ont confessé leur foi en Jésus et convaincu beaucoup de jeunes croyants qu’ils sont des maîtres spirituels éclairés et agréés par Dieu, autrement ils n’auraient jamais pu infiltrer l’Église avec une telle efficacité. Initialement, ils se sont « arrachés aux influences corruptrices du monde ». Ici encore (2Pierre 2.10), Pierre utilise le mot qui a donné « miasme » en français et qui veut dire « souillure, émanation putride » qui provient de substances en décomposition.

Voulant échapper à la pollution morale de leur milieu, ces hommes ont été attirés par les valeurs éthiques du christianisme et par la personne du Sauveur. Ayant trouvé dans l’Église un refuge contre les valeurs empoisonnées de leur monde, ils ont entrepris une réforme morale au moyen de la religion, mais elle est superficielle et temporaire. N’ayant pas connu une vraie repentance, ils ne possèdent pas une foi authentique. Avec le temps ils se sont lassés des valeurs chrétiennes et sont retournés au libertinage et à l’amour de l’argent, leurs premières et finalement leurs seules véritables valeurs dans la vie.

Le vrai croyant est celui qui se détourne résolument d’une vie de péché et qui persévère dans la foi. Dans sa première épître, l’apôtre Jean écrit :

Aimer Dieu, c’est accomplir ses commandements. Ceux-ci, d’ailleurs, ne sont pas pénibles, car tout ce qui est né de Dieu triomphe du monde, et la victoire qui triomphe du monde, c’est notre foi. Qui, en effet, triomphe du monde ? Celui-là seul qui croit que Jésus est le Fils de Dieu (1Jean 5.3-5).

Dès que les imposteurs religieux embrassent à nouveau les pratiques païennes, dans la foulée ils abandonnent aussi le semblant de foi qu’ils ont en Jésus ; les deux vont de pair. Parmi eux, certains deviennent même des adversaires acharnés du Christ et de ses disciples.

Verset 21

Je continue le texte.

Il aurait mieux valu pour eux ne pas connaître le chemin d’une vie juste plutôt que de s’en détourner après l’avoir connu et d’abandonner le saint commandement qui leur avait été transmis (2Pierre 2.21).

Les enseignants de mensonge d’antan et d’aujourd’hui sont des morts-vivants. Ils ont revêtu l’apparence de la vie mais en réalité ils sont spirituellement morts. Ils pourraient être comparés à des cadavres qui après avoir été partiellement exhumés de la corruption de la société romaine sont entrés dans les assemblées chrétiennes. Puis, tels des caméléons ils ont pris l’aspect des vrais croyants et parlent comme eux. Habillés de leur fausse justice, dans un premier temps ils prospèrent. En bons hypocrites et tout comme Judas, ils donnent le change même à leur entourage intime. En définitive ils se servent de l’Église et des croyants pour arriver à leurs fins égoïstes, et par leur pouvoir de séduction ils entraînent un maximum de personnes dans leur sillage, conformément au programme des puissances des ténèbres. Dans sa première lettre à Timothée, l’apôtre Paul écrit :

L’Esprit déclare clairement que, dans les derniers temps, plusieurs se détourneront de la foi parce qu’ils s’attacheront à des esprits trompeurs et à des enseignements inspirés par des démons. Ils seront séduits par l’hypocrisie de prédicateurs de mensonges dont la conscience est comme marquée au fer rouge (1Timothée 4.1-2).

Selon les Écritures, la condamnation du pécheur est d’autant plus sévère qu’il agit en connaissance de cause. Celui qui sait ce que Dieu attend de lui et qui refuse obstinément de lui obéir s’endurcit progressivement jusqu’à devenir imperméable à la grâce de Dieu. Cette rébellion à poing levé leur vaudra un châtiment exemplaire. Luc rapporte que Jésus a dit :

Le serviteur qui sait ce que son maître veut de lui, mais qui n’aura rien préparé ou qui n’aura pas agi selon la volonté de son maître, sera sévèrement puni. Mais celui qui n’aura pas su ce que son maître voulait, et qui aura commis des actes méritant une punition, celui-là subira un châtiment peu rigoureux. Si quelqu’un a beaucoup reçu, on exigera beaucoup de lui ; et plus on vous aura confié, plus on demandera de vous (Luc 12.47-48 ; comparez Hébreux 10.26-27).

Les bonnes gens qui vivent selon un code moral strict échappent à la pollution libertine et mondaine, mais leur façon de vivre n’a aucun effet sur la corruption de leur cœur. La pratique d’une religion est peut-être un antidote au laxisme moral de notre époque, mais souvent c’est aussi une sorte de bouclier contre l’Évangile. Si quelqu’un écoute ces émissions et n’accepte pas Jésus comme son Sauveur, alors je suis son pire ennemi parce que ayant entendu le message de la Bonne Nouvelle, il ne pourra pas dire à Dieu qu’il ne savait pas.

Celui qui ne veut pas entendre la Bonne Nouvelle de la grâce de Dieu en Jésus ou si l’ayant entendue, refuse de l’accepter, se place dans une situation particulièrement périlleuse. Il est beaucoup plus mal loti que n’importe quel indigène de la brousse, serait-il chasseur de têtes ou cannibale. Il vaut mille fois mieux en effet ne jamais avoir entendu parler de Jésus que d’avoir compris qui il est et de le rejeter.