Chapitre 1

Verset 4

Généralement, nous sommes joyeux pour une ou plusieurs raisons, le plus souvent parce que les circonstances nous sourient ; par exemple, les parents se réjouissent quand ils voient que leurs enfants suivent la voie qu’ils leur ont tracée. Tout cela est très humain et terre-à-terre, mais il existe aussi une euphorie céleste. Dans le Nouveau Testament, Jésus ainsi que les apôtres mentionnent une qualité de joie dont la source est avant tout spirituelle. Je continue de lire dans la seconde épître de Jean.

J’ai éprouvé une très grande joie à voir certains de tes enfants marcher en vérité, comme nous en avons reçu le commandement du Père (2Jean 4 ; auteur).

Ces paroles sont un des indices qui suggère fortement que l’apôtre s’adresse à une église et non pas à une mère de famille. Apparemment Jean s’est laissé dire, ou alors il a découvert de lui-même lors d’une tournée d’inspection, que certains croyants marchent fort bien ce qui l’a grandement réjoui. Cette bonne nouvelle est la raison de son action de grâces. L’apôtre Paul aussi exprime sa reconnaissance au début de la plupart de ses épîtres.

Bien que à l’époque de Jean, tout n’aille pas pour le mieux dans le meilleur des mondes, certains, pas tous, vivent en conformité avec « le commandement du Père ».

« Marcher en vérité » équivaut à « marcher dans la lumière », une expression que Jean utilise dans sa première épître (1Jean 1.7). Cette marche décrit le fait non pas de se laisser vivre, mais de vivre en se laissant guider par le Saint Esprit, c’est à dire l’enseignement des Écritures. La marche est une métaphore fréquente dans le Nouveau Testament pour désigner la vie chrétienne.

En mentionnant « le commandement du Père », un mot qui revient quatre fois en trois versets, Jean ne fait pas allusion à une règle particulière mais à une attitude générale de soumission et d’obéissance à Dieu. Dans sa lettre à Timothée, l’apôtre Paul appelle cette marche : « le combat de la foi » et lui ordonne : « observe ce commandement en restant pur et irréprochable » (1Timothée 6.12-14).

La courte épître de 2Jean commence donc par un appel au croyant indirect mais retentissant à modeler sa vie sur la Parole de Dieu parce que seuls les chrétiens qui sont solidement enracinés dans la vérité peuvent résister aux persécutions, aux tentations et aux fausses doctrines qui les assaillent constamment.

Verset 5

Je continue le texte.

À présent, chère Dame, voici ce que je te demande ce n’est pas un commandement nouveau que je t’écris, c’est celui que nous avons reçu dès le commencement : aimons-nous les uns les autres (2Jean 5).

Jean n’ordonne pas mais demande, ce qui est une façon polie de formuler une requête. Il n’impose pas une nouvelle exigence mais rappelle ce que Jésus a dit et qui est :

Je vous donne un commandement nouveau : Aimez-vous les uns les autres. Oui, comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres (Jean 13.34). Voici quel est mon commandement : aimez-vous les uns les autres comme moi-même je vous ai aimés (Jean 15.12).

Dans sa première épître, Jean a déjà rappelé ce commandement de Jésus quand il a dit :

Mes chers amis, ce n’est pas un nouveau commandement que je vous écris : il s’agit d’un commandement ancien que vous avez reçu dès le commencement, et ce commandement ancien, c’est le message que vous avez entendu. Mais en même temps, c’est un commandement nouveau que je vous écris (1Jean 2.7-8). Celui qui aime son frère demeure dans la lumière […]. Mais celui qui déteste son frère est dans les ténèbres (1Jean 2.10, 11 ; comparez 1Jean 4.20-21).

L’exhortation donnée aux croyants de s’aimer est à la fois ancien et nouveau. Tout au long de ses écrits, Jean insiste sur la nécessité pour les croyants de s’aimer parce que la marque du croyant authentique est l’amour sans hypocrisie, un amour pur qu’il porte à ses frères et sœurs en Jésus-Christ.

Quand Jean dit : « ce n’est pas un commandement nouveau que je t’écris », le mot pour « nouveau » (kainos) ne veut pas dire quelque chose de neuf qui vient tout juste de sortir d’usine comme une nouvelle bagnole, mais nouveau en essence comme une nouvelle invention par exemple.

Le commandement d’aimer n’est pas propre au Nouveau Testament ; il n’y a rien de nouveau sous le soleil à cet égard. Quand on demande à Jésus de citer le plus grand commandement de la Loi, il met bout à bout deux citations de l’Ancien Testament. Il dit :

Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée. C’est là le commandement le plus grand et le plus important. Et il y en a un second qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Tout ce qu’enseignent la Loi et les prophètes est contenu dans ces deux commandements (Matthieu 22.37-40).

Les X commandements, qui résument toute la Loi, se divisent en deux parties. Les cinq premiers expliquent comment je dois aimer Dieu et les cinq suivants comment je dois aimer mon prochain. Voilà pourquoi l’apôtre Paul écrit aux Romains :

Aimer son prochain, c’est donc accomplir toute la Loi (Romains 13.10).

Toutefois, bien que le commandement dont parle Jean ait été promulgué par Moïse une quinzaine de siècles auparavant, sous certains aspects, il est toujours d’actualité, car dans sa première épître, Jean dit :

C’est un commandement nouveau que je vous écris : sa nouveauté se manifeste vraiment en Christ et en vous, car les ténèbres se dissipent et la lumière véritable brille déjà (1Jean 2.8).

Ce commandement est nouveau au moins de deux manières différentes.

Premièrement, l’amour s’est vraiment manifesté à la perfection dans une vie humaine en la personne du Christ. Dans son Évangile, Jean écrit que « Jésus donna aux siens, qu’il aimait et qui étaient dans le monde, une marque suprême de son amour pour eux » (Jean 13.1). Puis il leur a dit :

Oui, comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres (Jean 13.34). Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis (Jean 15.13).

Aux Philippiens Paul écrit que c’est par amour pour les hommes que :

Jésus s’est dépouillé lui-même, et il a pris la condition du serviteur. Il se rendit semblable aux hommes en tous points, et tout en lui montrait qu’il était bien un homme. Il s’abaissa lui-même en devenant obéissant, jusqu’à subir la mort, oui, la mort sur la croix (Philippiens 2.7-8).

Et aux Éphésiens, l’apôtre Paul écrit :

Que toute votre vie soit dirigée par l’amour, comme cela a été le cas pour le Christ : il nous a aimés et a livré lui-même sa vie à Dieu pour nous comme une offrande et un sacrifice dont le parfum plaît à Dieu (Éphésiens 5.2).

Deuxièmement, le commandement adressé aux croyants d’aimer est nouveau dans le sens qu’il est rendu possible par la présence du Saint-Esprit en eux. Aux Romains et aux Thessaloniciens, l’apôtre Paul écrit respectivement :

Dieu a versé son amour dans nos cœurs par l’Esprit Saint qu’il nous a donné (Romains 5.5). Dieu vous a lui-même appris à vous aimer mutuellement (1Thessaloniciens 4.9 ; comparez Galates 5.22 ; Éphésiens 2.17).

Dans sa première épître, Jean écrit :

Quant à nous, nous aimons parce que Dieu nous a aimés le premier (1Jean 4.19).

Ce commandement d’aimer se manifeste plus particulièrement entre les croyants parce qu’ils appartiennent au royaume (Colossiens 1.13 ; Éphésiens 1.3) que Jésus a inauguré par sa venue. Luc rapporte que parlant de lui-même, le Seigneur a dit aux religieux de son temps :

Notez-le bien, le royaume de Dieu est parmi vous (Luc 17.21).

Verset 6

Je continue maintenant le texte de 2Jean.

Et voici en quoi consiste l’amour : c’est que nous continuons à marcher selon les commandements de Dieu. Tel est le commandement selon lequel nous devons vivre, comme vous l’avez entendu depuis le commencement : il n’a pas d’autre but que de vous amener à vivre dans l’amour (2Jean 6 ; auteur).

Jean définit l’amour chrétien en terme d’obéissance à Dieu. Dans sa première épître, il a déjà dit que : « aimer Dieu, c’est accomplir ses commandements » (1Jean 5.3). Ce n’est pas nouveau car dans le livre du Deutéronome, on lit que Moïse dit à Israël :

Tu aimeras donc l’Éternel ton Dieu, et tu obéiras en tout temps à ce qu’il t’a ordonné : à ses lois, ses ordonnances, et ses commandements (Deutéronome 11.1).

Et à la fin de sa vie, Josué dit aux douze tribus (en réalité 13) :

Veillez bien à appliquer le commandement et la Loi que Moïse, serviteur de l’Éternel, vous a transmis : aimez l’Éternel, votre Dieu ! Suivez tous les chemins qu’il a prescrits pour vous, obéissez à ses commandements, attachez-vous à lui et servez-le de tout votre cœur et de tout votre être ! (Josué 22.5 ; comparez Exode 20.6 ; Deutéronome 5.10 ; 7.9 ; 30.16 ; Néhémie 1.5 ; Daniel 9.4).

On oppose souvent l’amour à l’obéissance parce qu’obéir est vu comme un acte légaliste, mais celui qui aime réellement prend plaisir à obéir. L’amour et l’obéissance sont inséparables, ce que Jésus a clairement déclaré à ses disciples. Dans son évangile, Jean rapporte qu’il leur a dit :

Si vous m’aimez, vous suivrez mes enseignements (Jean 14.15 ; comparez Jean 14.23, 24 ; 15.10).

Aimer Jésus, c’est lui obéir ; obéir à Jésus, c’est l’aimer. L’obéissance est le fruit et la preuve de l’amour. Aux Romains, l’apôtre Paul écrit : « L’amour est l’accomplissement de la Loi » (Romains 13.10).

Les croyants qui marchent en vérité, c’est-à-dire en obéissant à Dieu, ont de l’amour les uns pour les autres ; c’est quasi automatique et cet amour est d’origine surnaturelle.

Dans sa première épître, Jean a déjà souligné combien l’obéissance à Dieu est essentielle ; je le cite :

Il (Dieu) nous donne tout ce que nous lui demandons, parce que nous obéissons à ses commandements et que nous faisons ce qui lui plaît. Or, que nous commande-t-il ? De placer notre confiance en son Fils Jésus-Christ et de nous aimer les uns les autres, comme il nous l’a lui-même prescrit. Celui qui obéit à ses commandements demeure en Dieu et Dieu demeure en lui (1Jean 3.22-24).

Tout ça peut nous paraître gentil et même un peu barbant parce que Jean n’arrête pas de se répéter au point où on pourrait se demander si du fait de son grand âge il n’est pas un peu gaga. Cependant, si on remet l’enseignement du vieil apôtre dans le contexte du premier siècle, il est révolutionnaire, et le vieil apôtre a tout à fait raison d’insister comme il le fait. À l’Empire romain qui dans son essence est païen et brutal, Jean oppose l’inverse : l’obéissance à Dieu et l’amour.

Verset 7

Je continue le texte.

Un grand nombre de personnes qui entraînent les autres dans l’erreur se sont répandues à travers le monde. Ils ne reconnaissent pas que Jésus-Christ est devenu véritablement un homme. Celui qui parle ainsi est trompeur, c’est l’antichrist (2Jean 7).

Cette mention de l’antichrist n’est pas nouvelle. Dans sa première épître, Jean a déjà dit :

Mes enfants, la dernière heure a commencé. Vous avez appris qu’un antichrist doit venir. Or, dès à présent, beaucoup d’antichrists sont là. Voilà pourquoi nous savons que nous sommes entrés dans la dernière heure. Ces adversaires du Christ sont sortis de chez nous mais, en réalité, ils n’étaient pas des nôtres. Car, s’ils avaient été des nôtres, ils seraient restés avec nous. Mais ils nous ont quittés pour qu’il soit parfaitement clair que tous ne sont pas des nôtres (1Jean 2.18-19). Alors qui est le menteur ? C’est celui qui nie que Jésus est le Christ. Car “ l’antichrist ”, c’est celui qui refuse de reconnaître le Père et le Fils. Tout homme qui nie que Jésus est le Fils de Dieu ne connaît pas non plus le Père. Celui qui reconnaît que Jésus est le Fils de Dieu connaît aussi le Père (1Jean 2.22-23).

Au premier siècle, les philosophies et les sectes religieuses pullulent, mais ne posent aucun danger et on peut être sûr que les apôtres n’en ont que faire ; ce n’est pas l’abondance de ces mensonges stupides qui les empêchent de dormir. Ce qui tient en souci Paul, Jean, Jude ou Pierre, sont les hérétiques parce qu’ils sont sortis des rangs de l’Église. Après avoir fait une profession de foi en Jésus-Christ, non seulement ils ont retourné leur veste et abandonné la foi, mais en plus, ils s’opposent activement à l’enseignement apostolique concernant la personne de Jésus.

Ils contestent la possibilité de l’incarnation du Christ ; ils refusent de croire que Dieu s’est fait homme, qu’il est apparu en Jésus et qu’il reviendra une seconde fois en tant que Messie pour établir son royaume de mille ans. Ces faussaires spirituels rejettent en bloc ces vérités. Jean exprime son souci concernant ces imposteurs qui tentent de tromper les âmes mal affermies dans la foi.

Le mot pour « trompeur », qu’utilise Jean vient du verbe « tromper » qui veut dire littéralement « errer », et qui a donné « planète » en français. Dans le monde grec, il signifie « égarer ou séduire ». Dans sa première épître, Jean utilise deux fois des formes verbales de « tromper », la première fois elle concerne les croyants et la seconde fois, les hérétiques. Je les rappelle :

Si nous prétendons n’être coupable d’aucun péché, nous vivons dans l’illusion, c’est-à-dire dans la tromperie, la séduction, et la vérité n’habite pas en nous (1Jean 1.8). C’est au sujet de ceux qui vous entraînent dans l’erreur que je vous écris ces choses (1Jean 2.26).

dans sa première lettre à Timothée, l’apôtre Paul emploie aussi ce mot à l’adresse des hérétiques. Il écrit :

L’Esprit dit expressément que, dans les derniers temps, quelques-uns abandonneront la foi, pour s’attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons (1Timothée 4.1 ; SER).

Paul et Jean mènent donc un même combat.

L’amour dont Jean parle longuement n’implique pas une acceptation naïve et dépourvue de discernement de toute personne qui dit appartenir à Jésus-Christ ou parler en son nom. Le croyant ne doit jamais, par amour, offrir l’hospitalité aux imposteurs spirituels, car ce sont des loups en vêtements de brebis (Matthieu 7.15) qui  sont au service de Satan. Voilà pourquoi le Nouveau Testament contient beaucoup d’avertissements à leur sujet. Matthieu rapporte que dans le sermon sur la montagne des Oliviers, Jésus prédit que dans les derniers temps :

De faux christs surgiront, ainsi que de faux prophètes. Ils produiront des signes extraordinaires et des prodiges au point de tromper, si c’était possible, ceux que Dieu a choisis (Matthieu 24.24).

Nous n’en sommes pas encore à ce point là mais ça viendra.

Dans sa première épître, Jean a déjà mis en garde ses lecteurs quand il a dit :

Attention, mes chers amis, ne vous fiez pas à n’importe quel esprit ; mettez les esprits à l’épreuve pour voir s’ils viennent de Dieu, car bien des prophètes de mensonge se sont répandus à travers le monde. Voici comment savoir s’il s’agit de l’Esprit de Dieu : tout esprit qui reconnaît que Jésus-Christ est devenu véritablement un homme vient de Dieu. Tout esprit, au contraire, qui ne reconnaît pas ce Jésus-là ne vient pas de Dieu. C’est là l’esprit de l’antichrist dont vous avez entendu annoncer la venue. Eh bien, dès à présent, cet esprit est dans le monde (1Jean 4.1-3 ; comparez Actes 20.29 ; Galates 1.6-9 ; 2Corinthiens 11.13-15 ; 1Timothée 4.1 ; Jude 4, 11 ; 2Pierre 2.1-21).

Partout où la Bonne Nouvelle est annoncée, les émissaires du diable suivent derrière dans le but de détruire l’œuvre de Dieu en semant des mensonges, qui le plus souvent ne ne sont pas grossiers, sinon personne ne s’y laisserait prendre. Non, ces mensonges sont bien ficelés, peaufinés, et enrobés dans suffisamment de vérité pour bien faire passer la pilule.

Il existe bien des moyens de saper le message de la Bonne Nouvelle, comme nier la divinité de Jésus ou faire du salut un amalgame d’accomplissements humains et de grâce de Dieu. Mais les hérétiques qui inquiètent l’apôtre Jean nient la double nature du Christ. En cela, ils sont les précurseurs de l’hérésie du second siècle connue sous le nom de « gnosticisme » et qui fut bien plus dangereuse pour les croyants que toutes les persécutions menées par l’Empire romain.

Nier que Dieu est devenu pleinement homme, c’est propager une doctrine démoniaque. Quiconque enseigne un tel mensonge agit avec l’esprit de l’Antichrist. Ceux qui ne croient pas que Jésus est véritablement un homme tout en étant pleinement Dieu ne peuvent pas être sauvés, car un tel Christ est une pure invention philosophico-religieuse dont le sacrifice n’aurait servi à rien parce que non agréé par Dieu.

Aujourd’hui, dans l’Église de Jésus-Christ, il existe des divergences d’opinions dans plusieurs domaines. Ce n’est pas nouveau car déjà au moment de la Réforme, les protestants n’étaient pas d’accord entre eux sur plusieurs doctrines et en particulier sur le sujet épineux de la prédestination. Jacobus Arménius (1560-1609) théologien protestant néerlandais étudie à Genève et a pour professeur Théodore de Bèze, successeur de Jean Calvin (1509-1564). Or ce dernier s’est rendu célèbre pour plusieurs raisons et entre autres pour défendre la thèse comme quoi Dieu a choisi les élus avant la fondation du monde. Arménius s’oppose à cette doctrine, disant que la détermination de la destinée de l’homme n’est pas absolue et que l’acceptation ou le refus de la grâce par l’homme joue aussi son rôle dans le salut.

Eh bien, ces deux grands du protestantisme auraient certainement croisé le fer s’ils avaient été de la même génération, et pourtant aucun des deux n’est un hérétique car ils croient aussi dur comme fer que toutes les Écritures sont inspirées du Saint-Esprit, que Jésus est Dieu fait homme né d’une vierge, qu’il est mort pour expier les péchés, puis ressuscité, et que la vie éternelle ne s’obtient que par la foi en lui. Ils sont en parfaite harmonie sur les points essentiels qui concernent la personne de Jésus-Christ mais divergent sur d’autres.

Aujourd’hui c’est pareil; les croyants comprennent différemment certains passages des Écritures comme par exemple ceux qui relatent les événements qui marqueront la fin des temps, ou sur les dons et le ministère du Saint-Esprit, mais ils sont quand même frères et doivent donc avoir de l’amour les uns pour les autres.

J’ai mes opinions mais quand je rencontre un frère qui voit les choses autrement sur un point secondaire, je me dis : « Oui, bon, il y a sans doute quelque chose qui nous échappe, à lui, à moi ou à tous les deux ». Ce n’est pas parce que nous avons certaines vues qui diffèrent que je chercherais à lui nuire ; au contraire, je l’aimerais comme un frère.