Chapitre 1

Verset 8

Le travail de la terre est pénible et exigeant, et je crois bien que je viens de dire une lapalissade. Si on veut obtenir une bonne récolte, non seulement il est indispensable que la nature coopère, mais il faut aussi être vigilant et appliqué. Si on néglige ne serait-ce qu’une étape, comme casser les mottes après avoir bêché, le rendement en pâtira sérieusement. Je continue de lire dans la deuxième épître de Jean.

Prenez donc garde à vous-mêmes, pour que vous ne perdiez pas le fruit de nos efforts, mais que vous receviez une pleine récompense (2Jean 8).

Connaissant la menace sérieuse que constituent les hérétiques qui essaient de tromper les croyants, Jean tire un coup de semonce. Ses lecteurs doivent prendre garde aux effets spirituels désastreux auxquels aboutira tout compromis avec les enseignants de mensonges ; on ne danse pas avec le diable.

Les responsables d’église doivent faire preuve de vigilance, de discernement, et même de méfiance, car les enjeux sont plus que importants ; ils sont éternels. Ayant œuvré dans la vie de ses lecteurs, Jean désire naturellement voir arriver à maturité le fruit du travail spirituel qu’ensemble ils ont accompli.

Paul exprime une préoccupation similaire à l’endroit des Corinthiens et leur écrit :

Ah ! J’aimerais que vous supportiez aussi de ma part un peu de folie. Oui, supportez-moi ! Car j’ai pour vous un amour qui ne tolère aucun rival et qui vient de Dieu lui-même. Je vous ai, en effet, fiancés à un seul époux pour vous présenter au Christ comme une jeune fille pure. Or, j’ai bien peur que vous laissiez votre esprit se corrompre et se détourner de votre attachement sincère et pur au Christ, comme Ève s’est laissé séduire par le mensonge “ tortueux ” du serpent. Si quelqu’un vient vous annoncer un autre Jésus que celui que nous avons prêché, vous le supportez fort bien ! Vous supportez bien, aussi, de recevoir un autre esprit que celui que vous avez reçu, ou un autre évangile que celui que vous avez accepté (2Corinthiens 11.1-4).

pendant toute la durée de son ministère, Paul doit lutter contre les judaïsants qui prônent un mélange de judaïsme et de christianisme tandis que Jean tient tête à des personnes qui dans le passé ont fait partie d’une assemblée chrétienne mais qui sont sortis des rails.

Comme c’est le cas pour tout pasteur fidèle, Jean et Paul souhaitent que ceux qui leur ont été confiés par le Seigneur ne se perdent pas en route. Or, à la fin du premier siècle, de gros nuages sombres se dessinent à l’horizon. Plusieurs mouvements qui s’opposent à l’enseignement apostolique sont nés et constituent une réelle menace pour l’œuvre du Seigneur dans laquelle Jean et ses lecteurs sont mutuellement engagés.

L’Église du Christ d’aujourd’hui a reçu en héritage un patrimoine qui lui a été transmis de siècle en siècle et qui doit être préservé coûte que coûte. Tout au long de l’Histoire, les hommes de Dieu ont prêché, enseigné et défendu la Bonne Nouvelle au prix de beaucoup d’efforts acharnés, de persécutions, et même au prix de leur vie. L’apôtre Paul écrit :

Demeurez donc fermes, frères, et attachez-vous aux enseignements que nous vous avons transmis, soit de vive voix, soit par nos lettres (2Thessaloniciens 2.15).

Plus tard et alors qu’il moisi dans un cachot du couloir de la mort en attendant son exécution, dans sa deuxième lettre, Paul exhorte Timothée plusieurs fois de protéger la vérité qui lui a été confiée ; il lui écrit :

Tu as entendu de moi des paroles de vérité : fais-en ton modèle pour l’appliquer dans la foi et l’amour qui se trouvent dans l’union avec Jésus-Christ. Garde intact, par l’Esprit Saint qui habite en nous, le bien précieux qui t’a été confié (2Timothée1.13-14). Pour toi, reste attaché à tout ce que tu as appris et reçu avec une entière conviction. Tu sais de qui tu l’as appris (2Timothée 3.14).

Les croyants doivent user de discernement et résister avec fermeté aux hérétiques car Dieu exige d’eux qu’ils demeurent fidèle à la vérité, que ce soit sa Parole ou la personne de Jésus.

Bien qu’il soit apôtre, Jean ne se considère pas supérieur aux autres croyants mais comme leur partenaire, ce qui fait qu’au dernier jour, quand les récompenses seront distribuées (Marc 9.41 ; 10.29-30 ; Hébreux 11.26), il ressentira la perte que ses lecteurs subiront s’ils se laissent séduire par les faux frères.

Bien qu’il soit impossible de perdre le salut, les croyants infidèles risquent de passer un très mauvais moment, et ne pas recevoir certaines récompenses que Dieu leur destinait s’ils étaient restés fidèles à la vérité. Jean souhaite évidemment que rien de cela n’arrive à ceux qu’il aime et avec qui il œuvre pour le Seigneur. Paul a la même aspiration que Jean ce qu’il exprime aux Colossiens quand il leur écrit :

Veillez à ce que personne ne vous prenne au piège de la recherche d’une “ sagesse ” qui n’est que tromperie et illusion, qui se fonde sur des traditions tout humaines, sur les principes élémentaires qui régissent la vie dans ce monde, mais non sur le Christ (Colossiens 2.8).

Il est intéressant de remarquer que le désir exprimé par Jean qui veut que ses lecteurs reçoivent « une pleine récompense » montre qu’un échec partiel de la part des croyants ne veut pas nécessairement dire qu’ils seront totalement privés de récompense. Dans sa première épître aux Corinthiens, l’apôtre Paul écrit :

On peut bâtir sur le fondement (qu’est Jésus-Christ) avec de l’or, de l’argent, des pierres précieuses ou du bois, du chaume ou du torchis de paille. Mais le jour du jugement montrera clairement la qualité de l’œuvre de chacun et la rendra évidente. En effet, ce jour sera comme un feu qui éprouvera l’œuvre de chacun pour en révéler la nature. Si la construction édifiée sur le fondement résiste à l’épreuve, son auteur recevra son salaire ; mais si elle est consumée, il en subira les conséquences (1Corinthiens 3.12-15).

Si dans mes valises j’ai de la paille et de l’argent, ce qui est combustible partira en fumée, mais il me restera quand même le métal précieux. Si le foin et le chaume sont brûlés, Dieu tiendra aussi compte de ce que les croyants auront fait de bien pour lui. L’auteur de l’épître aux Hébreux écrit :

Dieu n’est pas injuste au point d’oublier l’activité que vous avez déployée, par amour pour lui, dans les services que vous avez rendus et que vous rendez encore à ceux qui lui appartiennent (Hébreux 6.10).

Il est très vrai que le croyant ne doit pas servir Dieu dans le seul but d’obtenir une récompense ; le service que le croyant offre jaillit naturellement d’un cœur reconnaissant. Il n’empêche que Dieu récompensera ceux qui lui sont fidèles et aucun auteur du Nouveau Testament ne paraît gêner de le mentionner.

Les dernières paroles de nature théologique que l’apôtre Paul a prononcées, ou plutôt écrites avant de mourir martyr sont un encouragement à persévérer pour Dieu. Dans sa seconde lettre à Timothée, il dit :

J’ai combattu le bon combat. J’ai achevé ma course. J’ai gardé la foi. Le prix de la victoire, c’est-à-dire une justice éternelle, est déjà préparé pour moi. Le Seigneur, le juste Juge, me le remettra au jour du jugement, et pas seulement à moi, mais à tous ceux qui, avec amour, attendent sa venue (2Timothée 4.7-8).

Verset 9

Je continue le texte de 2Jean.

Celui qui ne reste pas attaché à l’enseignement qui concerne le Christ, mais s’en écarte, n’a pas de communion avec Dieu. Celui qui reste attaché à cet enseignement est uni au Père comme au Fils (2Jean 9).

Jean vise autant les hérétiques purs et durs qui rejettent l’enseignement apostolique concernant l’identité du Christ, que les croyants qui se laissent embarquer par les fausses doctrines. Les auteurs sacrés sont réalistes et donc conscients de la possibilité pour de véritables chrétiens de devenir la proie de mercenaires religieux.

L’ensemble du Nouveau Testament enseigne que Jésus est autant Dieu qu’homme ; il est les deux et cela sans équivoque possible. Mais les hérétiques du premier siècle se détournent de cette vérité essentielle.

Jean dit qu’ils « s’en écartent ». Selon les manuscrits, on a un mot qui signifie effectivement « s’écarter, se détourner » (parabainôn) ou bien le verbe qui veut dire « aller devant ou plus loin ou au-delà » (proagôn). C’est du pareil au même me direz vous. C’est vrai car ces deux verbes suggèrent l’abandon de la vérité par ceux qui auparavant disaient l’accepter. cependant, il est plus probable que Jean ait utilisé « aller plus loin » parce que ça correspond mieux à l’état d’esprit des hérétiques dont le souci est justement d’aller plus loin dans la connaissance.

Il faut en effet savoir qu’au premier siècle, les sympathisants chrétiens qui se laissent influencés par les philosophies en vogue, deviennent insatisfaits par la Bonne Nouvelle de la grâce de Dieu en Jésus-Chrit car elle est trop simple à leurs yeux. Se considérant comme des penseurs progressistes, ils sont constamment en quête d’une nouvelle sagesse. Au lieu de rester fidèles aux Écritures, ils y ajoutent des interprétations, des révélations et des altérations ésotériques de leur cru, sous prétexte qu’ils possèdent une connaissance approfondie et une nouvelle vérité qui ne sont accessibles qu’à eux-mêmes et à leurs disciples. Ils veulent ignorer les paroles de Jésus qui dit :

Si quelqu’un m’aime, il obéira à ce que j’ai dit. Mon Père aussi l’aimera : nous viendrons tous deux à lui et nous établirons notre demeure chez lui (Jean 14.23).

Jean répond à ces enseignants de mensonge qu’ils sont allés tellement loin qu’ils ont laissé Dieu derrière eux. Littéralement, il dit : « Celui qui ne demeure pas dans la doctrine de Christ n’a point Dieu ». Ici encore, nous avons le verbe « demeurer » (menôv) très souvent utilisé par Jean (23 fois dans sa première épître) et qui signifie aussi « rester, continuer, persister ». Il est nécessaire d’accepter sans réserve l’enseignement du Nouveau Testament concernant Jésus le Fils pour être en communion avec le Père (comparez 1Jean 2.23).

Marc rapporte que lors de son entrée triomphale dans Jérusalem qu’on appelle le jour des rameaux :

La foule, de la tête à la fin du cortège, criait : Hosanna ! Béni soit celui qui vient de la part du Seigneur ! (Marc 11.9).

Le mot pour « celui qui vient » est « aller devant ». Aujourd’hui encore, Jésus est devant nous et il nous appelle à venir à lui.

Versets 10-11

Je continue le texte.

Si quelqu’un vient vous trouver et ne vous apporte pas cet enseignement, ne l’accueillez pas dans votre maison, et ne lui adressez pas la salutation fraternelle. Celui qui lui souhaiterait la bienvenue se rendrait complice de ses œuvres mauvaises (2Jean 10-11).

Le mot pour « salutation fraternelle » (chairein) vient du verbe qui signifie « se réjouir ». Il est utilisé par les chrétiens comme salutation cordiale et fraternelle de bienvenue, un peu comme quand on dit : « Je suis tellement content de vous voir, cher frère ». Eh bien, il ne faut surtout pas adresser une telle salutation à un hérétique. Demeurer dans la vérité à propos de la personne du Christ exige une réaction ferme contre ceux qui enseignent une doctrine mensongère.

Dans le monde gréco-romain du premier siècle, un philosophe ou un docteur religieux itinérant est monnaie courante. En fait ils grouillent. Les prédicateurs chrétiens voyagent eux aussi et comptent sur l’hospitalité et le soutien des croyants qu’ils rencontrent (Luc 9.1-6 ; 10.1-12 ; Actes 18.2-3 ; 3Jean 5-8). La communion, l’hospitalité et l’amour chrétiens revêtent une importance capitale, car à cette époque les auberges sont des repaires de voleurs, des lieux mal famés et il n’y a pas d’endroit sûr où passer la nuit. De plus, on ne vous donne même pas un lit, il faut que vous ameniez votre propre couche, tapis, lit de camp, et les gens sont entassés comme des sardines les unes contre les autres.

Deuxièmement, Jean sous-entend qu’il ne faut pas recevoir un hérétique dans sa maison parce que à cette époque, c’est là que les chrétiens se réunissent. Le faux docteur invité à passer la nuit risque d’être aussi l’orateur au culte du dimanche. Voilà pourquoi, les lecteurs de Jean sont exhortés à faire preuve de discrimination. Si quelqu’un vient à eux et n’apporte pas la vérité dans ses bagages, ils ne doivent pas lui adresser la salutation fraternelle, ce qui revient à ne pas lui donner l’hospitalité. Qu’il reste dehors ! Celui qui accueille de telles personnes indique qu’il adhère à leurs enseignements et qu’il les croit crédibles.

Par cette mise en garde sévère qui contient deux interdictions impératives, Jean cherche à protéger l’Église des personnes mal intentionnées qui viennent spécialement pour donner un message erroné essayant ainsi d’entraîner dans leur sillage des croyants sincères mais immatures, et de s’en faire des disciples.

En dénaturant l’identité du Christ, ces faux docteurs s’attaquent aux fondements mêmes de la foi. L’avertissement de Jean concerne des personnes connues et non pas des étrangers, et il s’adresse à tous, du paroissien moyen aux responsables d’assemblée et à toutes les communautés chrétiennes.

Pour l’esprit dit moderne, ces recommandations de l’apôtre Jean semblent rigides et dures à l’excès. Mais ce qui cloche vraiment est l’attitude humaniste de notre siècle qui consiste à être tolérant envers tout et n’importe quoi, car les auteurs sacrés ne partagent absolument pas cet esprit de conciliation et de complaisance tous azimuts. Leur engagement à l’égard de la vérité et de la personne du Christ, et leur prise de conscience des dangers de l’erreur doctrinale exigent les nombreuses et sévères dénonciations des enseignants de mensonges. Il n’est pas surprenant que notre époque moderne qui est totalement aveugle à l’égard des hérésies religieuses ne possède aucune conviction à l’égard de la vérité.

L’avertissement de Jean est conforme à la dénonciation par Jésus des faux enseignants qu’il a traités de « loups ravisseurs (Matthieu 7.15 ; comparez Actes 20.29), de voleurs et de brigands, qui ne cherchent qu’à dérober, égorger et détruire » (Jean 10.1, 10 ; LSG). L’Église ne doit en aucune manière aider de tels hors-la-loi spirituels.

Dans ses écrits (Contre les hérésies, III. 3.4), Irénée (130-202), évêque de Lyon du second siècle et Père de l’Église, raconte que lorsque Marcion (85-160), un hérétique notoire, demande à Polycarpe (69-155) : « Reconnais-nous », ce dernier lui répond : « Je te reconnais… pour le premier-né de Satan ».

Marcion enseigne alors que le Père de Jésus n’est pas l’Éternel. Il rejette en bloc tout l’Ancien Testament et ne retient qu’une partie de l’évangile selon Luc et dix épîtres de Paul (il ignore les lettres à Timothée et Tite). Cette hérésie eut du bon, car à cause de Marcion, l’Église est obligée de décider quels écrits sont inspirés de Dieu, ce qui au final conduit à l’établissement de la liste des 27 livres du Nouveau Testament telle que nous la connaissons actuellement.

Toujours selon Irénée, quand Jean rencontre Cérinthe, un autre hérétique notoire, dans des bains publics à Éphèse, au lieu de le saluer, Jean s’enfuit à toutes jambes en criant à ceux qui l’accompagnent : « Sauvons-nous, de peur que les thermes ne s’écroulent, car à l’intérieur se trouve Cérinthe, l’ennemi de la vérité ! »

Verset 12

Je continue le texte de 2Jean.

J’aurais encore bien des choses à vous dire, mais je ne veux pas vous les communiquer avec du papier et de l’encre. J’espère pouvoir me rendre chez vous et m’entretenir avec vous de vive voix. Alors notre joie sera entière (2Jean 12).

L’ancien apôtre explique qu’il ne termine pas sa lettre parce qu’il a épuisé son sujet, bien au contraire, dit-il, « j’ai encore bien des choses à vous dire ». Mais comme il aime mieux parler que noircir du parchemin et qu’il a écrit le plus urgent, il pose sa plume et garde les autres nouvelles pour le jour où il rencontrera ses amis. Il préfère donc attendre d’être sur place afin de leur parler « de vive voix », littéralement : « bouche à bouche » (Nombres 12.8). Un cœur rempli d’amour s’exprime plus facilement face à face qu’avec du papier et de l’encre. Il apparaît donc que Jean a prévu une visite pastorale dans cette assemblée ou famille d’églises et qu’il s’en réjouit d’avance.

Dans son évangile, Jean rapporte que Jésus établit un lien entre, d’une part, connaître et obéir à la vérité, et d’autre part, avoir de la joie. Je lis les passages :

Tout cela, je vous le dis pour que la joie qui est la mienne vous remplisse vous aussi, et qu’ainsi votre joie soit complète (Jean 15.11). À présent, je retourne auprès de toi, et je dis tout cela pendant que je suis encore dans le monde, pour qu’ils possèdent en eux cette joie qui est la mienne, une joie parfaite (Jean 17.13).

Au premier siècle, quand on veut conserver une lettre, on l’écrit soit sur du papyrus égyptien, un support coûteux tiré d’une plante, soit sur de la peau de brebis ou de chèvre. On utilise aussi des tablettes d’argile mais seulement pour une missive temporaire qu’on ne veut pas conserver. La plume est alors constituée d’un roseau fendu et l’encre est un mélange de suie et d’eau, épaissi avec de la gomme-résine.

Verset 13

Je finis de lire la seconde lettre de Jean.

Les enfants de ta sœur que Dieu a choisie t’adressent leurs salutations (2Jean 13).

Étant donné que dans la salutation d’usage, Jean ne mentionne pas Dame Kyria, nous avons là une autre raison de penser que cette lettre est adressée à un groupe de croyants plutôt qu’à une personne. « Ta sœur » est l’assemblée que fréquente Jean et « les enfants » sont ses membres.

À notre époque marquée par le relativisme et le scepticisme, l’Église de Jésus-Christ doit rester solidement fondée sur la vérité divine. Nul ne devrait tolérer des faux enseignements et il n’y a pas de vertu dans l’ignorance car rien ne peut remplacer la connaissance et l’amour de la vérité. Ce n’est que dans ces conditions que l’Église peut remplir sa mission et accomplir sa vocation divine qui consiste à être « la colonne et l’appui de la vérité » (1Timothée 3.15 ; LSG), et à faire briller la lumière de la vérité de Dieu dans notre monde de ténèbres.