Chapitre 8

Introduction

On peut toujours amener un cheval à la rivière mais pas le forcer à boire. Les menaces, la coercition psychologique ou la force brutale sont des moyens de pression amplement utilisés en ce bas monde, mais ils donnent des résultats mitigés et seulement pendant un temps limité. Pour commencer, ces formes de violence sont honteuses, puis elles demandent beaucoup d’énergie pour un accomplissement souvent minime ; il n’y a qu’à se rappeler la situation socio-économique des pays du bloc soviétique.

La réprimande, les menaces, la carotte et le bâton, sont des procédés courants que les parents utilisent pour forcer leurs gosses à faire leurs devoirs et aider à la maison. C’est tellement mieux pour tout le monde quand les enfants comprennent d’eux-mêmes que bien apprendre à l’école, ranger sa chambre, respecter les adultes, et tout le reste, font partie de leur éducation pour leur propre bien. Alors, ils travaillent sans avoir besoin de supervision car rien ne vaut la motivation personnelle. Oui, mais il est bien difficile d’en arriver là, et l’apôtre Paul est tout à fait conscient que la plupart des chrétiens se comportent comme des enfants mal éduqués, alors, quand il enseigne la responsabilité de pourvoir aux besoins des autres, il sait qu’il marche sur des œufs.

Verset 8

Je continue à lire dans le chapitre 8 de la seconde épître aux Corinthiens.

Ce n’est pas un ordre que je vous donne, mais en mentionnant le zèle que d’autres ont déployé, je cherche à éprouver l’authenticité de votre amour (2Corinthiens 8.8).

L’apôtre exhorte les Corinthiens à contribuer généreusement à la collecte en faveur des pauvres de Jérusalem. Il a déjà pris pour exemple les chrétiens de la Macédoine, la province de la moitié sud de la Grèce. Il sait que le sujet est sensible ce qui le rend très prudent dans ses propos. En effet, Paul sait que Dieu l’a doté d’une très forte personnalité, c’est le moins qu’on puisse dire, ce qui fait qu’il craint toujours de dominer les églises qu’il a fondées ou leurs membres. Pour cette raison, et parce que de toute façon, les Corinthiens connaissent leur devoir, l’apôtre préfère recommander plutôt que leur ordonner une libéralité généreuse. Il n’est pas en train de lever un impôt obligatoire et préfère de loin que la motivation des Corinthiens ne dépende pas d’une pression extérieure, mais repose sur eux-mêmes, sur leur dévouement intérieur. C’est ce qu’il appelle « l’authenticité de votre amour », à son égard, mais surtout envers le Seigneur. Comme les Macédoniens ont manifesté leur amour en ouvrant leur porte-monnaie, indirectement, l’apôtre pose aux Corinthiens la question : « votre église peut-elle se comparer à celles de Macédoine qui ont contribué bien au-delà du raisonnable ? » Il attend la réponse.

Verset 9

Je continue le texte.

Car vous savez comment notre Seigneur Jésus-Christ a manifesté sa grâce envers nous : lui qui était riche, il s’est fait pauvre pour vous afin que par sa pauvreté vous soyez enrichis (2Corinthiens 8.9).

Il faut remarquer que Paul dit : « Notre Seigneur Jésus-Christ » ; l’énoncé complet de son nom donne un accent solennel à son œuvre et son exemple suffit à imposer le principe suivant : « ceux qui possèdent doivent pourvoir aux besoins de ceux qui n’ont rien ».

La déclaration de Paul résume de façon très concise la Bonne Nouvelle de l’Évangile. La grâce est la faveur que Dieu nous a faite, la manifestation de l’amour du Christ envers ceux qui ne le méritent pas, ce qui inclut tout le monde. La richesse de Jésus représente toute sa gloire dans le royaume de Dieu de toute éternité. Il a quitté la splendeur des cieux pour venir vivre dans la misère de ce monde. L’incarnation constitue un invraisemblable renoncement de sa part ; lui qui était riche, qui possédait toutes choses, s’est fait pauvre, se dépouillant de tout. Aux Philippiens, Paul exprime la même pensée que j’ai déjà citée et que je résume à nouveau :

Lui qui, dès l’origine, était de condition divine, s’est dépouillé lui-même, et il a pris la condition de l’esclave. Il se rendit semblable aux hommes en tous points, Il s’abaissa lui-même en devenant obéissant, jusqu’à subir la mort, oui, la mort sur la croix (Philippiens 2.6-8).

Jésus a obéi en tout point à la Loi de Dieu en menant une vie sainte, puis il a pris sur lui la dette de l’humanité pécheresse et l’a payée en sacrifiant sa vie sainte. L’apôtre utilise le Christ comme exemple suprême de générosité. Les Corinthiens sont appelés à montrer leur gratitude envers leur Seigneur en puisant dans leurs ressources pour venir en aide aux chrétiens de Jérusalem.

Versets 10-11

Je continue le texte.

C’est donc un simple avis que je vous donne et c’est ce qui vous convient : en effet, n’avez-vous pas été les premiers, dès l’an dernier, non seulement à agir, mais à prendre l’initiative de ce projet ? Achevez donc à présent de le réaliser ; menez-le à terme, selon vos moyens, avec le même empressement que vous avez mis à le décider (2Corinthiens 8.10-11).

Un an plus tôt, les Corinthiens ont appris la misère des croyants de Jérusalem et spontanément, d’eux-mêmes, ils ont alors décidé d’agir. Mais les bons sentiments ne suffisent pas toujours et sont même vains s’ils ne sont pas suivis d’effet. Il ne faut pas en rester au vouloir et au commencement. Comme l’exécution du projet a flanché, Paul exhorte les Corinthiens à le remettre sur les rails au plus vite.

Verset 12

Je continue.

Lorsqu’on donne de bon cœur, Dieu accepte ce don, en tenant compte de ce que l’on a, et non de ce que l’on n’a pas (2Corinthiens 8.12).

La prompte volonté, la spontanéité, est agréable à Dieu. Certain que les Corinthiens répondront favorablement à son appel de fonds, Paul leur explique la marche à suivre, comment participer de manière rationnelle à cette collecte. Le premier principe est de donner en fonction de ses moyens, proportionnellement à la grosseur de ses comptes en banque. Il est possible que dans un élan d’enthousiasme, les Corinthiens aient pris des engagements qu’ils ne peuvent pas tenir. Les exemples de la pauvre veuve de l’évangile et des Macédoniens qui ont contribué au-delà du possible, littéralement en se ruinant, sont des exceptions que Paul ne recommande pas.

Versets 13-15

Je continue.

Il n’est pas question de vous réduire vous-mêmes à l’extrémité pour que d’autres soient soulagés, il s’agit simplement de suivre le principe de l’égalité. Dans la circonstance présente, par votre superflu, vous pouvez venir en aide à ceux qui sont dans le besoin. Aussi, par leur superflu, ils pourront un jour subvenir à vos besoins. Ainsi s’établit l’égalité, suivant cette parole de l’Écriture : Celui qui avait ramassé beaucoup de manne n’en avait pas de trop, et celui qui en avait ramassé peu ne manquait de rien (2Corinthiens 8.13-15).

Le second principe directeur de la libéralité est celui de l’égalité qui repose sur un modèle divin. En effet, lorsque l’Éternel a nourri avec la manne les Israélites dans le désert, il l’a fait selon les besoins de chacun, et il s’est arrangé pour que personne ne puisse en accumuler d’avance ; il n’avait aucune envie de voir surgir des capitalistes dans son peuple. Je lis le passage en le compressant :

Que chacun de vous en ramasse autant qu’il est nécessaire à sa nourriture, soit environ quatre litres par personne. Chacun en prendra pour le nombre de ceux qui sont dans sa tente. Lorsqu’ils mesurèrent leur récolte, celui qui en avait ramassé beaucoup n’avait rien de trop, et celui qui en avait pris moins, n’en manquait pas ; chacun en avait ramassé ce qu’il lui fallait pour manger. Moïse leur recommanda : — Que personne n’en garde jusqu’à demain matin. Mais certains ne lui obéirent pas et en gardèrent pour le lendemain ; il s’y mit des vers et cela sentait mauvais (Exode 16.16-20).

Paul demande l’égalité entre chrétiens au nom d’un sentiment que seul l’Esprit de Dieu peut inspirer, et qui serait dénaturé dès qu’on lui ôterait sa liberté. Il ne fait pas usage de son autorité apostolique; il ne commande pas mais en appelle à l’amour de Jésus-Christ. L’égalité de l’amour chrétien vient de Dieu, tandis que l’égalité impossible dont rêvent les hommes n’est que de la convoitise et une autre forme d’injustice. Entre croyants, il ne devrait pas y avoir de gêne d’un côté, et de surabondance, de l’autre. L’apôtre ne veut pas que les chrétiens démunis de Palestine soient soulagés en exposant les Corinthiens à la détresse, risquant ainsi d’avoir eux-mêmes besoin d’une aide extérieure. Ce serait voler Pierre pour payer Paul. Dès ses débuts, les membres de l’église de Jérusalem avaient fourni un effort afin de répondre aux besoins des uns et des autres. Je lis le passage :

Tous les croyants vivaient unis entre eux et partageaient tout ce qu’ils possédaient. Ils vendaient leurs propriétés et leurs biens et répartissaient l’argent entre tous, selon les besoins de chacun (Actes 2.44-45).

Versets 16-17

Je continue le texte.

Je remercie Dieu d’avoir inspiré à Tite autant d’empressement pour vous que j’en ai moi-même. Non seulement il a accepté ma proposition de se rendre chez vous, mais il avait déjà décidé, avec un très grand empressement, de se rendre lui-même chez vous (2Corinthiens 8.16-17).

Tout comme Paul, Tite se préoccupe au plus haut point du bien-être de ceux auprès de qui il exerce un ministère. On dit que les grands esprits se rencontrent ; ce fut le cas pour ces deux serviteurs de Dieu qui eurent ce projet à cœur en même temps. Dans un monde antique qui est centré sur lui-même (il n’y a donc rien de nouveau sous le soleil), un tel empressement est une qualité rare qui fait plaisir à voir.

Versets 18-21

Je continue.

Nous envoyons avec lui le frère qui est apprécié dans toutes les églises pour son travail au service de la Bonne Nouvelle. Il a, de plus, été désigné par le vote des églises pour être notre compagnon dans le voyage que nous entreprenons pour accomplir cette œuvre de générosité. C’est pour la gloire du Seigneur lui-même et pour manifester notre souci pour les autres que nous accomplissons ce service. Nous tenons à éviter toute critique quant à notre manière de nous occuper de ces sommes importantes. En effet, nous avons à cœur d’avoir une conduite irréprochable, non seulement devant le Seigneur, mais aussi devant les hommes (2Corinthiens 8.18-21).

Paul veut éviter tout risque d’incompréhension surtout qu’il s’attend à réunir une somme importante. Outre sa conscience pure devant le Seigneur, il fait montre d’une rectitude rigoureuse devant les hommes, car c’est un orgueil insensé qui conduit à ne tenir aucun compte de l’opinion des autres.

Le nom de celui qui accompagne Tite n’est pas donné, mais de toute évidence, c’est quelqu’un que les églises de Macédoine tiennent en haute estime. Le vocabulaire technique que Paul utilise montre que ce délégué a été choisi selon le mode de scrutin à main levée en usage dans la démocratie de la ville d’Athènes. Ces deux hommes plus un troisième, vont donc recueillir les dons des Corinthiens pour les porter à Jérusalem. Comme l’apôtre travaille à la gloire du Seigneur, il prend grand soin de ne rien faire qui puisse éveiller le moindre soupçon et donc nuire à sa réputation. Il veut éviter de se faire accuser d’une mauvaise gestion ou pire encore de malhonnêteté. Paul suit la devise de Jésus qui a dit : Soyez prudents comme des serpents et innocents comme des colombes (Matthieu 10.16).

Il faut en effet tenir compte du fait qu’il y a toujours des esprits tordus qui ont le doigt accusateur facile ; et même si la personne mise en cause est blanchie, son intégrité sera ébranlée malgré tout parce qu’un petit doute subsistera toujours chez certaines mauvaises langues. A cette époque, les gens sont pointilleux et méfiants en matière d’argent. Aujourd’hui plus que jamais, ce qui touche aux finances est un domaine particulièrement sensible et c’est pire dans le domaine religieux où les racketteurs sont légion. Il est vrai que la plupart des organismes à but non lucratif qui lèvent des sommes souvent importantes pour de bonnes causes semblent éviter de donner trop de détails sur l’utilisation des fonds récoltés. Il existe souvent une zone d’ombre qui suscite la suspicion. Paul veut au contraire que tout soit bien au clair et au-dessus de la table, du début de la collecte jusqu’à la remise des fonds à l’église de Jérusalem.

Versets 22-23

Je continue.

Avec eux, nous envoyons encore ce troisième frère, dont nous avons eu bien des fois l’occasion d’apprécier le dévouement. Dans le cas présent, son empressement est d’autant plus vif qu’il a une pleine confiance en vous. Ainsi, je vous recommande Tite comme mon compagnon et mon collaborateur auprès de vous, nos frères comme les délégués des églises, des hommes qui font honneur au Christ (2Corinthiens 8.22-23).

Tite est donc accompagné de deux autres personnes dont l’identité ne nous est pas révélée ici. On sait qu’ils sont dépêchés par les églises de Macédoine dont trois sont mentionnées dans le Nouveau Testament ; il s’agit de Bérée, Thessalonique et Philippes. De plus, ces deux ambassadeurs font très certainement partie des compagnons de voyage de Paul dont les noms nous sont donnés par Luc dans le livre des Actes des apôtres (Actes 20.4). En tout cas, ces trois hommes sont des gens très recommandables, recommandés, au-dessus de tout soupçon et dont la réputation d’intégrité n’est pas à faire. Leur présence a évidemment pour but de prouver que Paul ne cherche aucunement à tirer un quelconque profit de cette collecte qu’il a organisée.

Verset 24

Je finis ce chapitre 8.

Donnez-leur donc la preuve, et par eux, à toutes les églises, que votre amour n’est pas un vain mot et que c’est à juste titre que nous nous sommes montrés fiers de vous devant eux (2Corinthiens 8.24).

Quand le vin est tiré, il faut le boire. Paul prend les Corinthiens au mot et s’attend à ce qu’ils finissent ce qu’ils ont commencé. Les paroles en l’air sont gratuites, mais puiser dans son porte-monnaie ça coûte. C’est en se montrant généreux qu’ils témoigneront de façon tangible leur amour pour Paul, pour le Christ et pour les pauvres de Jérusalem. Paul exhorte ceux qui se disent croyants à avoir de la consistance, à faire suivre leurs paroles d’effet.

On raconte l’histoire du jeune homme qui écrit la lettre suivante à sa petite amie : « Pour toi, je franchirai les océans les plus grands ; je traverserai à la nage les plus grosses eaux des plus grands fleuves. Je gravirai les montagnes les plus escarpées. Pour toi, je ramperai les déserts les plus brûlants pour te rejoindre ». Puis il conclut en disant : « Si mercredi soir il ne pleut pas, je viendrai te voir ».

Chapitre 9

Versets 1-2

Nous arrivons au chapitre 9 qui continue le même thème de la libéralité. Je commence à lire.

Quant au secours même destiné à ceux qui, en Judée, appartiennent à Dieu, il est superflu de vous en écrire davantage. Je connais vos bonnes dispositions à ce sujet. J’ai même exprimé ma fierté à votre égard aux Macédoniens, en leur disant : “ En Achaïe, ils sont prêts à donner depuis l’an dernier. ” Votre zèle a motivé la plupart d’entre eux (2Corinthiens 9.1-2).

Paul utilise un détour plein de délicatesse pour revenir au sujet de la collecte déjà traité.

L’Achaïe est la province romaine de l’extrême sud de la Grèce où se trouvent Corinthe, sa capitale ainsi que la ville d’Athènes. Paul répète qu’il veut que les Corinthiens achèvent ce qu’ils se sont engagés à faire. Enthousiastes et plein de bonne volonté, ils ont été les premiers à vouloir participer à cette œuvre de bienfaisance, et Paul les a cités en exemples aux Macédoniens. L’ironie de la situation est que ces derniers ont mené à terme leur engagement tandis que les Corinthiens se font tirer l’oreille.

C’est un peu comme dans la fable de La Fontaine où a lieu une course entre le lièvre et la tortue. Le lièvre, qui a la possibilité d’arriver au but en un éclair, est trop sûr de lui et se met à traîner en route. Quand finalement, il démarre, c’est trop tard et il est battu au poteau. Le souci de Paul est qu’au minimum, les Corinthiens franchissent la ligne d’arrivée avec la collecte promise.

Versets 3-4

Je continue.

Toutefois, j’envoie nos frères pour que mes éloges à votre sujet ne soient pas démentis sur ce point, et que réellement vous soyez prêts, comme je l’ai annoncé. Autrement, si les Macédoniens m’accompagnaient et ne vous trouvaient pas prêts, ma belle assurance tournerait à ma confusion, pour ne pas dire à la vôtre (2Corinthiens 9.3-4).

Les délégués et Tite partent les premiers pour Corinthe afin de s’occuper de la collecte. L’apôtre espère bien que les nuages annonciateurs de leur libéralité vont enfin produire la pluie bienfaisante en espèces sonnantes et trébuchantes. Paul a l’intention de suivre ses trois compagnons et de se rendre sur place. Ce sera la troisième fois. Il sera accompagné des Macédoniens auprès de qui il a vanté la générosité des Corinthiens, mais d’y penser, il a peut-être quelques sueurs froides. Alors il espère qu’à son arrivée la collecte sera déjà entassée dans un coffre. Dans le cas contraire, lui et les Corinthiens seront dans le plus grand embarras vis-à-vis des Macédoniens, moins argentés mais plus nobles, car ils auront tenu leur promesse. Je me souviens que quand j’allais à la messe, quelques fois je mettais 5 centimes dans le tronc ; c’est vraiment se moquer du monde ou plus exactement de Dieu, et je n’en suis pas fier.

Verset 5

Je continue.

J’ai donc jugé nécessaire d’inviter ces frères à me devancer chez vous pour organiser par avance cette bénédiction que vous avez promise. Ainsi, elle sera prête à mon arrivée et sera l’expression d’une bénédiction généreuse, et non pénible et forcée (2Corinthiens 9.5).

Pour l’apôtre, collecte et bénédiction sont des mots interchangeables. Celui qui est généreux avec ses moyens financiers apporte un bienfait à ceux qui sont dans le besoin et lui-même est béni. Dans le livre des Proverbes, on lit :

Tel donne libéralement et ses richesses s’accroissent, tel autre épargne à l’excès et se trouve dans la pauvreté. Celui qui répand la bénédiction sera dans l’abondance, Et celui qui arrose sera lui-même arrosé (Proverbes 11.24-25).

Paul veut que la collecte se fasse sans pression afin que ça ne ressemble pas à de l’exploitation, ce qui ne serait pas digne de ceux qui font profession de servir le Christ. La générosité envers Dieu doit être une réponse spontanée du cœur à sa grâce. Un jour, on a demandé à quelqu’un de très riche et généreux : « Comment faites-vous pour être aussi riche alors que vous donnez la majeure partie de votre fortune à l’œuvre du Seigneur ? » Il a répondu : « C’est vrai que je distribue mon argent à la pelle, mais la pelle du Seigneur est bien plus grande que la mienne ».