Chapitre 11

Introduction

Le but de l’éducation des enfants est d’en faire des adultes responsables ; il n’y a là aucun mystère car c’est le cours normal des choses. Et c’est ainsi qu’au fil du temps, le jour arrive où Junior quitte son foyer originel et prend en main sa propre vie. En principe, il est totalement autonome, ce qui veut dire que dorénavant, le type de relation qu’il va entretenir avec ses parents est différent, ou devrait l’être, de ce qu’il a été pendant de longues années, avant qu’il ne quitte la maison. Cette dynamique évolutive fonctionne non seulement dans une famille mais aussi dans d’autres situations comme celle de l’implantation d’une église. L’apôtre Paul a évangélisé la ville de Corinthe et y a établi une assemblée de croyants qui est devenue autonome, mais aussi truffée de problèmes. Paul en a eu vent et il prend sa plume pour la deuxième fois afin d’essayer de les aider à distance en leur exprimant l’amour profond et sincère qu’il éprouve à leur égard.

Versets 1-2

Je commence à lire le chapitre 11 de la seconde épître aux Corinthiens.

Ah ! J’aimerais que vous supportiez aussi de ma part un peu de folie. Oui, supportez-moi ! Car j’ai pour vous un amour qui ne tolère aucun rival et qui vient de Dieu lui-même. Je vous ai, en effet, fiancés à un seul époux pour vous présenter au Christ comme une vierge pure (2Corinthiens 11.1-2).

Paul s’adresse à la minorité qui lui cause des ennuis parce qu’ils écoutent les mensonges des faux apôtres qui se sont introduits dans l’église et qui bien sûr se disent du Christ. Il se sent obligé de justifier son appel d’apôtre. À cet effet, il va dresser la liste impressionnante de ses qualifications. Mais comme avec le temps il est devenu très humble, se jeter des fleurs le répugne, voilà pourquoi il décrit la défense de son ministère comme une folie (comparez 2 Corinthiens 11.16).

Pour l’apôtre, devoir ainsi se justifier est insensé, littéralement « sans intelligence », parce que, d’une part, c’est du temps perdu qui entrave son ministère qui est d’annoncer la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ dans d’autres villes païennes, d’autre part, il sait bien que devant Dieu, l’homme n’a jamais ni gloire ni mérite, et avec ce mot « gloire », Paul condamne les louanges que ses adversaires se donnent à eux-mêmes. Mais dans ces circonstances exceptionnelles, il ne peut pas laisser rabaisser son apostolat ni taire ce que Dieu lui a confié, car il renierait la vérité ; il est convaincu qu’il doit réagir car les problèmes qui affligent l’église de Corinthe sont trop graves pour qu’il les ignore.

Paul utilise la métaphore du mariage parce que dans l’Ancien Testament, elle exprime souvent l’union d’Israël avec l’Éternel. Les prophètes en particulier décrivent Dieu comme jaloux, ce qui est une façon de dire que dans sa sainte jalousie et en retour pour son amour, l’Éternel demande un culte exclusif qui ne tolère aucun rival. Voilà pourquoi l’idolâtrie à laquelle se livraient fréquemment les Israélites est considérée comme une infidélité et même de la prostitution.

L’apôtre partage cette jalousie de Dieu et il joue le rôle du père qui veille sur le couple et qui organise la cérémonie nuptiale. C’est lui qui a fiancé l’église de Corinthe, ou plutôt, dans le contexte juif, qui l’a légalement mariée, à Jésus-Christ, l’Époux de l’Église, par la prédication de l’Évangile. Il veut donc la lui présenter pure et fidèle. L’image de la vierge pure est fréquente dans le Nouveau Testament (Matthieu 25:1-13 ; Jean 3:29 ; Éphésiens 5:25 ss. ; Apocalypse 19:7) car la loyauté que Jésus réclame est exclusive tout comme les liens conjugaux. Mais Paul a des craintes fondées à cause des faux apôtres qui mettent l’église de Corinthe en danger. Voilà pourquoi il élève son ministère avec passion.

Verset 3

Je continue.

Or, j’ai bien peur que vous laissiez votre esprit se corrompre et se détourner de votre attachement sincère au Christ, comme Ève s’est laissé séduire par le mensonge “ tortueux ” du serpent (2Corinthiens 11.3).

On voit que l’apôtre admet avec toute sa réalité historique la tentation d’Adam et Eve et leur désobéissance (Genèse 3). La tragédie du paradis perdu, où le serpent fut l’instrument du diable, menace de se reproduire à Corinthe où Paul compare l’église à Ève. Quand Satan l’incita à désobéir à l’ordre de Dieu, elle n’a pas résisté et l’a écouté. Pareillement, Paul compare les faux apôtres à des émissaires du diable qui ont fasciné les Corinthiens, du moins certains. Comme Ève, ils obéissent au mensonge et sont déloyaux envers Dieu.

Au tout début du christianisme, Satan s’est attaqué aux chrétiens en les persécutant, parfois violemment, mais cette stratégie n’a pas empêché l’Église de croître, bien au contraire, car le sang des martyres devient la semence de nouvelles églises. Alors le diable a vite trouvé une tactique plus efficace qui consiste à noyauté les assemblées chrétiennes par de faux apôtres qui propagent le mensonge sous la forme d’un autre Évangile. Bien entendu, ces ennemis du Christ s’évertuent à discréditer Paul, le messager authentique de Dieu.

Verset 4

Je continue.

Si quelqu’un vient vous annoncer un autre Jésus que celui que nous avons prêché, vous le supportez fort bien ! Vous supporteriez bien, aussi, de recevoir un autre esprit que celui que vous avez reçu, ou un autre Évangile que celui que vous avez accepté (2Corinthiens 11.4).

Paul mentionne ici explicitement la présence de faux apôtres dans l’église de Corinthe. Ce sont des prédicateurs itinérants judaïsants. Leur influence a considérablement nui à l’apôtre et à toute l’Église. Leur enseignement est contraire à celui de Paul et constitue une menace sérieuse pour les Corinthiens bien qu’ils n’en soient pas conscients. Ce qui se passe dans cette assemblée n’est malheureusement pas exceptionnel. Aux Galates, Paul écrit :

Je m’étonne de la rapidité avec laquelle vous abandonnez celui qui vous a appelés par la grâce du Christ, pour vous tourner vers un autre message… il y a des gens qui sèment le trouble parmi vous et qui veulent renverser le message du Christ (Galates 1.6-7).

Comme les Galates, certains Corinthiens sont dangereusement prêts à abandonner leur premier amour pour le Seigneur, cette foi simple d’un cœur non partagé, et cette confiance en lui comme l’unique Maître et l’unique Sauveur. Ils sont ouverts à un autre esprit, un autre Évangile, un autre Jésus que celui auquel ils ont été fiancés.

Beaucoup de mensonges circulent concernant le Seigneur. Par exemple, en 1971, la comédie musicale Jésus-Christ superstar, a rabaissé Jésus à un niveau plus bas que terre. Le personnage représenté est fabriqué de toutes pièces et un sacrilège. Dans bon nombre d’églises protestantes traditionnelles, on enseigne un Jésus qui n’a pas été conçu de la Vierge Marie, qui n’a pas fait de miracles et qui n’est pas ressuscité. Ce reniement du Christ des Écritures est un autre Jésus qui n’a jamais existé et qui est le fruit de l’imagination pervertie de théologiens véreux. Il va sans dire que ce Jésus là ne peut sauver quiconque.

De temps en temps, les magazines à grand tirage sortent une édition spéciale avec les dernières découvertes prétendues scientifiques qui permettent de définir le soi-disant vrai Jésus. En réalité, ces exposés injurieux s’éloignent toujours davantage des Écritures et il s’agit encore d’un autre Jésus qui vient s’ajouter aux précédents et qui lui aussi est une pure invention.

Versets 5-6

Je continue le texte.

J’estime cependant n’être en rien inférieur à ces “ super-apôtres ” ! Je ne suis peut-être pas un “ brillant orateur ”, mais je sais au moins de quoi je parle ; nous vous en avons donné la preuve à tous égards et en toutes circonstances (2Corinthiens 11.5-6).

Paul est sarcastique à l’égard des intrus, des Juifs au comportement mercantile qui se donnent le titre d’apôtre et qui visent à mettre les chrétiens de Corinthe sous le joug de la loi de Moïse. Apparemment, ils prétendent avoir la même autorité et remplir la même mission que les disciples choisis par Jésus. En réalité, ils sont similaires à un seul d’entre eux : Judas. Paul, quant à lui, est venu à Corinthe parce que sa vocation est d’annoncer la Bonne Nouvelle, et dans sa première épître, il a dit que c’est une obligation et malheur à lui s’il ne le fait pas (1Corinthiens 9.16).

Paul n’utilise pas les techniques élaborées de la rhétorique pratiquées par les orateurs de son époque ; il cherche plutôt à imiter le Christ dans son humilité et sa douceur. Mais cela ne le rend nullement inférieur aux faux apôtres, bien au contraire. Le but de l’apôtre n’est pas de jeter de la poudre aux yeux des hommes, mais de leur faire connaître la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ. Paul est un homme brillant qui prêche avec un langage simple. On pourrait dire de lui qu’il met les biscuits de la parole de Dieu sur l’étagère inférieure afin que même les enfants puissent les atteindre. Le contenu de son message est plus important que la façon de le dire. En tout cas, les croyants de Corinthe sont les premiers à en avoir fait l’expérience puisqu’ils ont été transformés par le message de Paul et ils abondent en dons spirituels, et ça, ils ne peuvent le nier.

Versets 7-9

Je continue.

Ai-je commis une faute en m’abaissant moi-même pour vous élever en vous annonçant gratuitement la Bonne Nouvelle de Dieu ? J’ai dépouillé d’autres églises qui m’ont régulièrement envoyé de l’argent pour que j’exerce mon ministère parmi vous. Pendant tout mon séjour chez vous, je n’ai été à la charge de personne, quoique je me sois trouvé dans le besoin. Ce sont des frères venus de Macédoine qui ont pourvu à ce qui me manquait. En tout, je me suis gardé d’être à votre charge, et je m’en garderai à l’avenir (2Corinthiens 11.7-9).

Les philosophes grecs étaient payés pour leurs discours car ils prétendaient qu’un enseignement donné gratuitement est sans valeur. Les faux apôtres méprisent Paul parce qu’il travaille de ses mains pour subvenir à ses besoins, tandis qu’eux, c’est sans scrupules qu’ils vivent aux crochets des Corinthiens.

Quand Jésus a envoyé ses disciples en mission, il leur a dit d’accepter l’hospitalité de ceux à qui ils apportaient la Bonne Nouvelle. Par la suite, cette pratique devint la norme pour les missionnaires chrétiens. Paul avait refusé tout soutien financier des Corinthiens mais avait quand même accepté, sans l’avoir sollicité, un soutien de la part d’autres églises qu’il avait fondées.

Versets 10-12

Je continue.

Par la vérité qui vient du Christ et qui est en moi, je le déclare : je ne me laisserai pas ravir ce titre de gloire dans les provinces d’Achaïe. Pourquoi agir de la sorte ? Parce que je ne vous aime pas ? Dieu sait ce qu’il en est ! Mais j’agis ainsi, et je continuerai à le faire, pour ôter toute possibilité, à ceux qui en cherchent une, de se présenter comme nos égaux en s’appuyant sur leurs prétendus titres de gloire (2Corinthiens 11.10-12).

Par son mode de vie, Paul cherche à imiter le Seigneur qui s’est fait pauvre afin d’enrichir l’humanité. Son sujet de gloire est d’avoir annoncé la Bonne Nouvelle aux Corinthiens gratuitement. Il avait refusé toute contribution d’eux, mais ces derniers ont interprété cette attitude comme un désir de se distancer d’eux parce qu’il ne les aime pas. L’apôtre s’indigne et prend Dieu à témoin que c’est tout le contraire, cependant, il ne changera pas sa façon de faire ou de vivre pour autant. Il ne veut toujours rien des Corinthiens afin d’éviter toute confusion avec les faux apôtres dont il condamne l’orgueil et l’intrusion dans son champ de mission. De plus, comme ceux-ci sont jaloux de Paul et souhaitent se comparer à lui, Paul tient plus que jamais à se différencier d’eux en faisant connaître gratuitement la Bonne Nouvelle.

Versets 13-15

Je continue.

Ces hommes-là sont de faux apôtres, des ouvriers malhonnêtes déguisés en apôtres du Christ. Cela n’a rien d’étonnant : Satan lui-même ne se déguise-t-il pas en ange de lumière ? Il n’est donc pas surprenant que ses agents aussi se déguisent en serviteurs de ce qui est juste. Mais ils auront la fin que méritent leurs œuvres (2Corinthiens 11.13-15).

Paul montre franchement les dents et dénonce les faux apôtres en révélant leur vraie nature. Derrière leur masque d’ambassadeur du Christ se cachent des imposteurs, pires encore, des émissaires de Satan. Et pourtant, ce sont très certainement des membres de l’église de Jérusalem qui ont réussi à tromper tout le monde. Le diable se déguise en ange de lumière, pas en animal avec des cornes et des pieds fourchus. Cette idée provient d’une confusion avec le dieu Pan de la mythologie grecque qui lui, est représenté avec des cornes, une barbe et le bas du corps d’un bouc ; c’est de Pan que vient panique.

Le diable est la créature la plus intelligente qui soit et il vous en mettra plein la vue. L’imitation est sa spécialité et sa grande méthode de séduction. Ses agents sont les porte-paroles de ce qui semble vrai ; ils sont très séduisants, en blouse blanche, toujours sûrs d’eux-mêmes et surtout de leurs soi-disant connaissances scientifiques ; bien sûr il sont systématiquement opposés à Jésus-Christ et à l’enseignement des Écritures. Luther a dit : « les diables blancs sont plus dangereux que les noirs. »

Versets 16-18

Je continue.

Je le répète : qu’on ne me prenne pas pour un insensé. Ou alors, acceptez-moi comme tel, que je puisse à mon tour un peu me vanter ! En parlant comme je vais le faire, je ne m’exprime pas comme le Seigneur veut qu’on parle, je le ferai comme dans un accès de folie avec l’assurance d’avoir de quoi me vanter. Puisque plusieurs se vantent pour des raisons tout humaines, eh bien, moi aussi je vais me vanter (2Corinthiens 11.16-18).

Comme la plupart des gens, les Corinthiens ont bien du mal à comprendre que les normes de Dieu diffèrent radicalement de celles qui sont en vogue. Paul leur a déjà dit : « la sagesse de Dieu est une folie pour le monde (1Corinthiens 1.18-25) ». Les caractéristiques d’un véritable apôtre sont celles de Jésus dans sa faiblesse et la souffrance. C’est donc par nécessité et à contrecœur que Paul doit se vanter comme un insensé. Les Corinthiens ont accueilli les faux apôtres en se fiant uniquement aux apparences ; ils ont gobé leurs lettres de recommandation, les grands airs qu’ils se donnent et tout le reste.

Versets 19-21

Je continue.

Vous qui êtes si raisonnables, vous supportez volontiers les insensés ! Vous supportez qu’on vous traite en esclaves, qu’on vous exploite, qu’on vous dépouille, qu’on vous traite avec arrogance, qu’on vous gifle ! Je l’avoue avec honte : nous nous sommes montrés bien faibles (2Corinthiens 11.19-21).

Paul est particulièrement acerbe. Lui qui est venu à Corinthe comme serviteur, il sous-entend qu’il aurait dû exploiter la naïveté incroyable des Corinthiens. C’est une vraie mine d’or que ces gens-là ! La preuve est qu’ils se laissent asservir et dévorer par des parasites. Si le comportement véritable d’un apôtre est défini par la tyrannie, la cupidité, la fausseté et l’arrogance, alors Paul admet qu’il a échoué à Corinthe. Son ironie persistante vise à secouer les Corinthiens de leur torpeur spirituelle.

Versets 22-27

Je continue.

Pourtant, ce que l’on ose dire, je parle en insensé, je l’oserai également. Ils sont Hébreux ? Moi aussi. Israélites ? Moi aussi. De la postérité d’Abraham ? Moi aussi. Ils sont serviteurs du Christ ? C’est une folie que je vais dire : je le suis plus qu’eux. Car j’ai travaillé davantage, j’ai été plus souvent en prison, j’ai essuyé infiniment plus de coups ; plus souvent, j’ai vu la mort de près. Cinq fois, j’ai reçu des Juifs les “ quarante coups moins un ”. Trois fois, j’ai été fouetté, une fois lapidé, j’ai vécu trois naufrages, j’ai passé un jour et une nuit dans la mer. Souvent en voyage, j’ai été en danger au passage des fleuves, en danger dans des régions infestées de brigands, en danger à cause des Juifs, mes compatriotes, en danger à cause des païens, en danger dans les villes, en danger dans les contrées désertes, en danger sur la mer, en danger à cause des faux frères. J’ai connu bien des travaux et des peines, de nombreuses nuits blanches, la faim et la soif, de nombreux jeûnes, le froid et le manque d’habits (2Corinthiens 11.22-27).

Par toutes ces questions, Paul se compare à la fois à ses détracteurs qui se déclarent mandatés par l’église de Jérusalem, et aux vrais disciples du Christ qui ont tous connu la persécution. Son argumentation repose sur la quantification d’un ministère où on compterait le nombre de coups reçus, ce qui est tout à fait absurde. Cet émouvant tableau nous informe combien l’apôtre a dû accumuler de souffrances dans sa vie. Il montre que d’un point de vue purement humain et pour ce qui est de souffrir, il est champion toute catégorie.

Il est remarquable que Paul ne mentionne que des malheurs, des expériences où il est réduit à une misère extrême. Il ne rapporte aucune victoire, le nombre d’églises qu’il a implantées ou ses dons extraordinaires. Pour Paul, aucune voie romaine n’est sûre car il est partout et constamment en péril.

Versets 28-29

Je continue.

Et sans parler du reste, je porte mon fardeau quotidien : le souci de toutes les églises. En effet, qui est faible sans que je sois faible ? Qui tombe sans que cela me brûle ? (2Corinthiens 11.28-29).

Le pire est que Paul est accablé par les soucis, non les siens, mais ceux des autres. Les églises lui lancent des appels incessants en lui soumettant leurs problèmes, et il ressent leurs souffrances; il est agité, angoissé et ébranlé par leurs maux comme s’il y était lui-même personnellement exposé.

Versets 30-31

Je continue.

Oui, s’il faut se vanter, c’est de ma faiblesse que je me vanterai. Le Dieu et Père du Seigneur Jésus, qui est loué éternellement, sait que je ne mens pas (2Corinthiens 11.30-31).

Aussi incroyable que soit le compte rendu qu’il vient de nous faire, Paul certifie qu’il ne ment pas. Il se glorifie de ce que sa vie est comme celle qu’a connue le Christ ; tout comme lui, il est un homme de douleur habitué à la souffrance (Ésaïe 53.3).

Versets 32-33

Je finis ce chapitre11.

À Damas, le gouverneur du roi Arétas (37-40) faisait surveiller toutes les issues de la ville pour m’arrêter. Par une fenêtre du mur d’enceinte, on me fit descendre dans une corbeille le long du rempart, et ainsi seulement j’ai pu lui échapper (2Corinthiens 11.32-33).

C’est ici la première persécution que Paul a soufferte pour le nom de Jésus (Actes 9:24). La façon dont il quitta Damas (en l’an 37), conscient de sa vulnérabilité, caractérise la vie d’un apôtre. Paul s’était rendu dans cette ville investi d’une grande autorité, portant comme les faux apôtres des lettres de recommandation. Mais en chemin, il rencontre Jésus-Christ qui lui fait mordre la poussière et transforme sa vie. Quel bouleversement ! Ce fut un véritable tremblement de terre.