Chapitre 12

Introduction

Je ne pense pas exagérer en disant que la plus grande interrogation de l’homme est : Qu’est-ce qu’il y a après la mort ? Les réponses sont fort diverses, c’est le moins qu’on puisse dire. Personne n’est revenu de l’au-delà pour nous raconter ce qu’il a vu. Bon d’accord, certains ont été ressuscités par Jésus-Christ ou un apôtre, mais ils n’ont pas parlé. Alors, que peut-on connaître de l’éternité ? Mais d’abord, que penser de ces gens qui sont entrés dans une mort clinique et qui au dernier instant sont revenus parmi nous ? En plus, leurs expériences sont souvent similaires. Il semble qu’ils se soient effectivement trouvés devant les portes de l’éternité, mais sans vraiment les franchir.

En second lieu, dans l’Ancien Testament, deux personnages, Énoch et Élie, sont transportés par l’Esprit de Dieu dans les airs et disparaissent sans laisser de traces. Où sont-ils donc allés ? Ils n’ont pas pu entrer dans la présence de Dieu car cet accès est barré à tout être humain depuis qu’Adam et Ève se sont fait éjectés du jardin d’Éden. De plus, alors qu’il est sur terre, Jésus a dit : « Personne n’est monté au ciel, sauf celui qui en est descendu : le Fils de l’homme (Jean 3.13) ». Énoch et Élie sont allés au paradis, aussi appelé le sein d’Abraham, et qui est, avant la mort de Jésus-Christ, la partie du royaume des morts où se trouvent les justes. Après avoir accompli l’œuvre de rédemption sur la croix, entre le moment de sa mort et sa résurrection, le catéchisme dit que Jésus est descendu aux enfers, c’est à dire le royaume des morts, ce qui est exact, mais pour être précis, il est allé ouvrir la porte du paradis. Alors, ceux qui y étaient ont eu le droit d’entrer dans la présence de Dieu.

En troisième lieu, les évangiles nous font part d’un certain nombre de personnes qui une fois décédées sont revenus à la vie terrestre après que Jésus leur en ai donné l’ordre. Étant donné qu’ils sont revenus avec le même corps mortel qu’ils possédaient auparavant et non un nouveau glorifié, ils n’ont pas vu Dieu. Ils étaient probablement nulle part en attente de revenir à la vie terrestre. On ne sait pas.

Quatrièmement, dans le Nouveau Testament, les apôtres Jean et Paul nous décrivent l’expérience qu’ils ont vécue et où une petite partie du voile sur l’au-delà fut levée. Je lis le passage concernant Jean :

Après cela, je vis une porte ouverte dans le ciel. Et la voix que j’avais entendu me parler au début et qui résonnait comme une trompette me dit : — Monte ici, et je te montrerai ce qui doit arriver après cela. À l’instant, l’Esprit se saisit de moi. Et voici : il y avait un trône dans le ciel. Et sur ce trône quelqu’un siégeait (Apocalypse 4.1-2).

Verset 1

Je commence maintenant à lire le chapitre 12 de la seconde épître que Paul écrit aux Corinthiens et où il raconte ce qui lui est personnellement arrivé.

Faut-il se vanter ? Cela n’est pas convenable. J’en viendrai cependant à des visions et à des révélations du Seigneur (2Corinthiens 12.1).

Les Corinthiens souffrent d’une multitude de problèmes de tous ordres. Entre autres, ils sont friands de visions et de révélations, fascinés par tout ce qui excite les sens et en met plein la vue aux autres, par le fantastique et les spectacles son et lumière. L’apôtre Paul s’adresse donc à eux sur ce terrain, mais à contrecœur, car il n’aime absolument pas parler de lui-même ; il ne s’y résigne que lorsque ses adversaires l’y contraignent comme c’est le cas à Corinthe.

Dans le chapitre précédent et dans le but de prouver son apostolat à ceux qui l’accusent faussement, il a dressé la liste impressionnante des caractéristiques d’un véritable serviteur de Dieu, c’est à dire des misères et des souffrances multiples endurées par amour pour Jésus-Christ. Maintenant, il va nous faire part d’une expérience surnaturelle au cours de laquelle il a reçu des révélations divines.

Verset 2

Je continue le texte.

Je connais un homme, un chrétien, qui, il y a quatorze ans, a été enlevé jusqu’au troisième ciel, était-ce dans son corps, je ne sais, ou sans son corps, je ne sais, mais Dieu le sait (2Corinthiens 12.2).

Paul a vécu cette expérience aux alentours de l’an 42 ou 43, quelques années après sa conversion et juste avant qu’il n’entreprenne ses voyages missionnaires.

Dans la pensée juive, il y avait plusieurs cieux. Jésus parle du premier ciel où les oiseaux volent dans les airs. Bien plus haut se trouve le second ciel ; c’est tout l’espace sidéral qui contient les milliards de galaxies avec leurs astres. Les astronautes russes se sont rendus ridicules lorsqu’ils ont déclaré ne pas y avoir vu Dieu. En effet, le trône de l’Éternel se trouve dans une autre dimension, le niveau céleste que Paul appelle le troisième ciel, une expression juive qui n’apparaît qu’ici dans le Nouveau Testament, et où les dimensions temporelles et spatiales n’existent plus.

Paul dit qu’il a été « enlevé (grec harpazo)», un verbe qui est utilisé dans le livre des Actes (8.39) en parlant du Saint-Esprit qui enleva Philippe et dans la première épître aux Thessaloniciens (4.17) pour décrire l’enlèvement de l’Église.

Dans ce passage, l’apôtre parle de lui-même à la troisième personne, par humilité et parce que ce qu’il dit est totalement en dehors des activités humaines. Il veut aussi mettre en avant la puissance et l’œuvre du Christ dans les expériences qu’il rapporte plutôt que lui-même. Il ne sait pas si ce qu’il a vécu a impliqué un déplacement physique, ou s’il s’agissait d’une révélation faite à son esprit. Telle fut la puissance de cette révélation sur tout son être, que l’apôtre perdit la conscience de son existence terrestre. Dieu seul sait ce qui s’est passé. Cette expérience anticipe sur ce que tous les vrais croyants connaîtront un jour quand ils seront dans le royaume des cieux en présence de Jésus-Christ.

Versets 3-4

Je continue.

Je sais seulement que cet homme, dans son corps ou hors de son corps, je ne sais, Dieu le sait, a été enlevé au paradis et qu’il a entendu des paroles qu’on ne peut pas répéter parce qu’il n’est pas permis à un homme de les dire (2Corinthiens 12.3-4).

Le paradis, qui dans l’Ancien Testament était la salle d’attente des justes, ayant été ouvert par Jésus-Christ, il est dorénavant assimilé au troisième ciel et à la présence de Dieu. C’est là que Paul a été ravi et où il a entendu des paroles qu’il ne lui est pas permis de répéter, mais on ne sait pas trop pourquoi. Paul ne nous dit rien, ne donne aucun détail parce qu’il ne veut surtout pas focaliser l’attention sur lui. Le but de sa vie est de glorifier Jésus-Christ et rien d’autre. Cependant, il ne fait aucun doute qu’une telle expérience a dû fortement l’encourager à tenir bon lorsque plus tard au cours de son ministère, il s’est retrouvé dans la fournaise ardente de persécutions. Ce souvenir du ciel l’élève alors vers ces régions de la gloire éternelle, et il combat tout ce qui les lui obscurcit, tout ce qui l’en éloigne.

Le royaume des cieux est effectivement l’endroit le plus merveilleux qui puisse être. Il est tellement fantastique qu’il ferait tourner la tête à n’importe quel mortel. Les Textes Sacrés en parlent relativement peu et en termes tellement imagés qu’il est difficile de se faire une idée exacte de ce qu’il représente. Comme il s’agit d’un royaume spirituel, il n’est pas possible de le décrire avec un langage humain.

Versets 5-6

Je continue le texte.

Au sujet d’un tel homme, je me vanterai, mais au sujet de moi-même, je ne me vanterai que de mes faiblesses. Et pourtant, si je voulais me vanter, je ne serais pas un insensé, car je ne dirais que la vérité. Mais je m’en abstiens. Car je désire éviter que l’on se fasse de moi une idée supérieure à ce qu’on peut déduire de mes actes et de mes paroles (2Corinthiens 12.5-6).

L’apôtre trouve vraiment lamentable que les Corinthiens soient omnibulés par ce qui est spectaculaire mais il joue leur jeu à sa façon. En effet, il établit une dissociation de lui-même, parlant à la fois à la troisième et à la première personne. Il se vante en surface, mais dans ses tripes il reste humble. Beaucoup, dans sa situation auraient dirigé le feu des projecteurs sur eux-mêmes pour en tirer profit, en faisant un tapage publicitaire monstre, en organisant des séries de conférences et en écrivant un livre. Mais Paul est aux antipodes de tout comportement mercantile. Il trouve sa gloire dans les souffrances qu’il endure pour l’amour du Christ et pour faire avancer l’œuvre de Dieu.

Verset 7

Je continue.

D’ailleurs, parce que ces révélations étaient extraordinaires, pour me garder de l’orgueil, Dieu m’a imposé une épreuve qui, telle une écharde, tourmente mon corps. Elle me vient de Satan qui a été chargé de me frapper pour que je ne sois pas rempli d’orgueil (2Corinthiens 12.7).

Il est question ici d’une souffrance chronique qui a été interprétée de diverses manières : ophtalmie, paludisme, épilepsie, malaria, migraines. On sait seulement qu’il s’agit d’un problème d’ordre physique. Dans son épître aux Galates, il semble dire qu’il a une maladie des yeux (Galates 4.13-14 ; 6.11). En tout cas, cette maladie a pour origine Satan, mais sous la tutelle divine, bien sûr, puisque aucune créature ne peut bouger le petit doigt sans l’aval du Créateur, ce qui soulève des questions, j’en conviens. Le but de cette affliction est de garder l’apôtre à sa place, humble à cause des révélations et des dons extraordinaires qu’il a reçus. D’une part, Dieu élève son fidèle serviteur jusqu’au troisième ciel, et d’un autre côté, il l’abaisse par une maladie afin de le préserver d’un mal plus grand encore, l’orgueil !

Versets 8-9

Je continue.

Au sujet de cette épreuve, j’ai prié par trois fois le Seigneur de l’éloigner de moi, mais il m’a répondu : “ Ma grâce te suffit, c’est dans la faiblesse que ma puissance se manifeste pleinement. ” C’est pourquoi je me vanterai plutôt de mes faiblesses, afin que la puissance du Christ repose sur moi (2Corinthiens 12.8-9).

Paul qui a le pouvoir de guérir les autres ne peux obtenir l’éradication de son mal même après l’avoir demandé trois fois. Ce n’est pas que Dieu n’entend pas la requête de son fidèle serviteur, mais il choisit de ne pas l’exaucer comme Paul le veut. Au lieu de voir le problème disparaître, l’apôtre reçoit la force nécessaire pour le supporter.

La plupart des serviteurs de Jésus-Christ ont quelque « écharde dans la chair », visible ou cachée, physique ou psychologique, de laquelle ils ont supplié d’être délivré, mais que Dieu leur a donnée pour les garder humble et donc efficace à son service ? Chaque croyant doit apprendre que la faiblesse humaine et la grâce divine vont de pair.

Paul a accepté cette maladie, y voyant une promesse de la présence, de l’amour et du soutien de Dieu dans tous les moments d’épreuve de sa vie. Il a répondu à ce « non » de Dieu en disant : « Je me vanterai plutôt de mes faiblesses, afin que la puissance du Christ repose sur moi. » Quand Paul se sent écrasé, la puissance de Dieu prend le relais et alors il devient réellement fort, capable de tout affronter et d’accomplir des exploits pour la gloire de son Maître.

Verset 10

Je continue.

Je trouve ainsi ma joie dans la faiblesse, les insultes, la détresse, les persécutions et les angoisses que j’endure pour le Christ. Car c’est lorsque je suis faible que je suis réellement fort (2Corinthiens 12.10).

Paul n’est pas masochiste; comme tout le monde, il redoute d’avoir à souffrir, mais par expérience, il sait que dans les moments difficiles, Dieu se montre très présent et c’est ce qui le rend plein d’espérance et joyeux. Le Seigneur ne fortifie que ceux qui sont conscients de leur propre faiblesse. C’est comme le petit enfant qui a peur des vagues, dès que son père lui donne la main, il se sent tout de suite rassuré.

Verset 11

Je continue.

Voilà que je parle en insensé, mais vous m’y avez forcé. C’est vous qui auriez dû me recommander, car bien que je ne sois rien, je ne suis en rien inférieur à ces “ super-apôtres ” (2Corinthiens 12.11).

Au lieu de prendre sa défense contre les insinuations malveillantes et les calomnies des faux apôtres, les Corinthiens se contentent d’être des spectateurs impassibles, laissant à Paul le soin de se défendre lui-même. Pourtant, ils connaissent bien l’apôtre qui a passé dix huit mois parmi eux. Cette attitude pourrie a contraint Paul à se comporter comme un insensé, c’est-à-dire à passer en revue les qualifications qui prouvent qu’il est un authentique serviteur du Christ. Paul sait très bien qu’il n’a rien à envier ni aux faux ni aux véritables apôtres comme Pierre, Jacques ou Jean. Dans sa première épître, il écrit : j’ai peiné à la tâche plus que tous les autres apôtres (1Corinthiens 15.10). Néanmoins, c’est une folle entreprise que d’avoir à se défendre ainsi et de l’énergie perdue.

Verset 12

Je continue le texte.

Les marques qui caractérisent un apôtre ont été produites parmi vous : une persévérance sans faille, des miracles, des prodiges, des actes extraordinaires (2Corinthiens 12.12).

Les apôtres possèdent des dons miraculeux comme guérir les malades et même ressusciter les morts. Ces pouvoirs accomplis par la grâce de Dieu auraient dû suffire à confirmer l’authenticité de son ministère. Le livre des Actes rapporte des miracles faits par lui en divers lieux de ses voyages missionnaires, mais pas à Corinthe. Pourtant, il en a fait puisque Paul rafraîchit la mémoire de ceux qui mettent en doute son apostolat. Ce qui est encore plus remarquable que les effets spéciaux, c’est la patience sans faille de l’apôtre, une preuve que la puissance de Dieu l’habite et l’accompagne.

Tout bien considéré, l’apôtre Paul a été fortement malmené par certains Corinthiens et surtout par les faux apôtres, ses détracteurs. On le critiqué pour son manque de charisme, sa faiblesse, son indépendance financière et ses souffrances qui font désordre. Mais loin de considérer ces caractéristiques comme des handicaps, Paul réplique qu’il en est fier. Face aux faux apôtres, il se voit pourtant obligé de les contrer sur leur propre terrain en prouvant que ses références sont tout aussi bonnes et même meilleures que les leurs, et ses expériences spirituelles plus spectaculaires.

Cela dit, c’est de sa faiblesse que l’apôtre se glorifie, car elle lui permet d’expérimenter quotidiennement la puissance du Christ. Le voyage du croyant ici-bas est infiniment plus facile pour celui qui garde les yeux fixés sur le Seigneur, car alors, le soleil n’est pas aussi brûlant, les fardeaux sont moins lourds et les tempêtes de la vie moins menaçantes.

Versets 13-15

Je continue le texte.

En quoi avez-vous été défavorisés par rapport aux autres églises ? Tout au plus par le fait que je ne vous ai pas été à charge. Pardonnez-moi cette injustice ! Me voici prêt à me rendre chez vous pour la troisième fois. Et à nouveau, je ne vous serai pas à charge, car ce ne sont pas vos biens que je recherche, c’est vous-mêmes. En effet, ce n’est pas aux enfants d’épargner pour leurs parents : ce sont les parents qui doivent le faire pour leurs enfants. Pour moi, c’est très volontiers que je ferai des dépenses, et que je me dépenserai moi-même tout entier pour vous. Si je vous aime davantage, serais-je moins aimé de vous ? (2Corinthiens 12.13-15).

Paul est encore ici très ironique car en d’autres mots, il dit aux Corinthiens qu’il regrette de ne pas les avoir tondus un maximum. Mais il n’a aucune intention de changer son mode de vie, car tel un père, il veut prendre soin de ses enfants spirituels gratuitement, parce qu’il les aime du fond du cœur même si son amour ne lui est pas rendu. Ce sera évidemment de leur part une réponse blessante, mais le but de Paul est d’attacher les Corinthiens à Jésus-Christ et non à lui-même.

Versets 16-19

Je continue.

Soit, diront certains, je ne vous ai pas été à charge, mais en malin que je suis, je vous ai pris par ruse. Vous ai-je exploité par l’intermédiaire de l’un ou l’autre de mes envoyés ? J’ai demandé à Tite d’aller chez vous et j’ai envoyé avec lui le frère dont j’ai parlé. Tite vous a-t-il exploités ? N’avons-nous pas marché tous deux dans le même esprit ? N’avons-nous pas suivi les mêmes traces ? Vous croyez depuis longtemps que nous cherchons à nous justifier à vos yeux. Non, c’est devant Dieu que nous parlons, en accord avec le Christ ; et tout cela, mes chers amis, ne vise qu’à une seule chose : votre croissance dans la foi (2Corinthiens 12.16-19).

Au final, c’est Dieu qui juge et pas des hommes. Paul ne se soucie que du bien-être des Corinthiens, mais les accusations portées contre lui montrent la perversité de ses adversaires qui cherchent à tout prix à nuire à sa réputation. L’apôtre se défend par des questions de rhétoriques qui ont pour but de prouver qu’il n’existe aucun vrai chef d’accusation contre lui. Nul ne peut prouver qu’il a détourné à son profit le moindre centime de la collecte en faveur des pauvres.

Verset 20

Je continue.

Car, je l’avoue, j’ai peur qu’à mon arrivée, je ne vous trouve pas tels que je voudrais, et que vous, de votre côté, vous me trouviez tout autre que vous le souhaitez. Je crains de découvrir de la discorde, des jalousies, de la colère, des rivalités, des médisances, des commérages, de l’orgueil et des désordres (2Corinthiens 12.20).

Quel spectacle que ce ramassis de gens de rien ! Toutes ces tares sont présentes dans une église écartelée en factions qui luttent pour le pouvoir. Mais à la base se trouve l’orgueil qui génère l’envie que La Fontaine a si bien décrite dans la fable de « la grenouille qui se veut faire aussi grosse que le bœuf ». À la fin, elle éclate et c’est aussi la menace qui pèse sur toute assemblée divisée.

Verset 21

Je finis ce chapitre 12.

Oui, j’ai peur qu’à mon arrivée, Dieu me réserve encore des expériences humiliantes parmi vous, je crains d’avoir à pleurer sur plusieurs qui ont péché auparavant et ne se sont pas détournés de leurs pratiques dégradantes, de la débauche et de l’inconduite dans lesquelles ils ont vécu (2Corinthiens 12.21).

Quelle éloquence dans ce saint amour des âmes ! Et à quelle hauteur le grand apôtre s’élève au-dessus des pensées de ceux qui s’imaginent qu’il doit se justifier devant eux ! 

Corrompue jusqu’à la moelle, la cité de Corinthe était le Pigalle de l’Empire romain, et les chrétiens avaient bien du mal à se séparer de ces vices. Bien qu’il soit battu en brèche, cela fait maintenant 2 000 ans que le christianisme exerce une influence plus que bénéfique sur le monde entier.