Chapitre 1

Introduction

On a coutume de dire ou d’entendre que dans la vie, au moins deux choses sont certaines : les impôts et la mort. Il faut avouer que ni l’une ni l’autre de ces fatalités n’est réjouissante, mais ainsi va la vie en ce bas monde. Il n’y a qu’à jeter un coup d’œil au journal télévisé ou à celui du matin pour se rendre compte que les nouvelles sont essentiellement constituées d’une longue litanie de drames ; et personne n’est épargné. Pour cette raison les roseaux pensants que nous sommes avons souvent besoin de réconfort, d’une tape amicale sur l’épaule, ou d’entendre une parole encourageante.

Du début à la fin des Textes Sacrés, les auteurs reconnaissent que la consolation est un besoin fondamental de la condition humaine. Jésus en était tout à fait conscient et a promis à ses disciples qu’une fois de retour dans les cieux, il leur enverrait un ami conseiller pour les soutenir dans les épreuves de la vie, et l’apôtre Paul parle souvent de Dieu en tant que Père des miséricordes qui est compatissant et réconforte ceux qui ont foi en lui et qui l’invoquent. C’est d’ailleurs ainsi qu’il commence sa seconde épître aux Corinthiens. Je continue à la lire dans le premier chapitre.

Verset 4

Dieu nous réconforte dans toutes nos détresses, afin qu’à notre tour nous soyons capables de réconforter ceux qui passent par toutes sortes d’afflictions, en leur apportant le réconfort que Dieu nous a apporté (2Corinthiens 1.4).

Dans cette seconde épître aux Corinthiens, Paul mentionne neuf fois le même nom grec qui est rendu par détresses, afflictions, tribulations ou pressions. Il utilise aussi 3 fois le verbe auquel correspond ce mot. On se rend donc compte que l’adversité fait partie de la vie du Chrétien. En fait, croyants ou pas, nous sommes tous à la même enseigne. A côté des tragédies qui frappent les uns et pas les autres, nous naissons tous avec un corps qui contient des programmes d’autodestruction dont un au moins, tôt ou tard dans la vie, nous emmène au cimetière. Dans le meilleur des cas, avec le temps les cellules vieillissent et les organes s’usent, même pour un surhomme et un jour un incident majeur a lieu et on meurt. D’après la « table des nations » du livre de la Genèse (chapitre 5), Mathusalem a vécu 969 ans, et même si ce sont des années lunaires de 360 jours, ça fait beaucoup. Oui, mais il est finalement mort. Comme le dit Salomon dans le livre de l’Écclésiaste : L’homme n’est pas maître de son souffle pour pouvoir le retenir, et il n’a aucune puissance sur le jour de la mort ; il n’y a point de délivrance dans ce combat (Ecclésiaste 8.8). Quand il mentionne les afflictions, l’apôtre Paul sait de quoi il parle, car il en a probablement enduré plus que la totalité de tous ses lecteurs. Plus loin dans cette épître, il écrit une longue litanie de tous ses malheurs.

Sans l’avoir évidemment cherché, Paul est passé maître en matière de souffrance ; il détient le premier prix et la ceinture noire à cinquième dan, mais cela fait partie de son ministère car Jésus avait dit : j’ai choisi cet homme pour me servir : [..] Je lui montrerai moi-même tout ce qu’il devra souffrir pour moi (Actes 9.15-16).

Dans le grec, des versets 3 à 7, l’apôtre Paul utilise cinq fois l’une des formes du mot « consolation ». La source de tout réconfort est Dieu lui-même, et d’ailleurs, au tout début de l’épître, Paul l’a appelé : « le Père qui est plein de bonté, le Dieu qui réconforte ». Plus loin dans ce chapitre, Paul affirme aussi que Dieu l’a soutenu au milieu des souffrances et qu’il l’a délivré. Pour ses enfants, Dieu est un tendre Père et la source intarissable de toutes les miséricordes dont ils sont et seront les objets.

Pour les croyants en Jésus-Christ, le grand avantage des afflictions est qu’après avoir été affligés et consolés par Dieu, ils sont bien placés pour soutenir et encourager, réconforter et consoler ceux qui traversent une période difficile, qui connaissaient des situations de détresse, des moments de profonde solitude ou qui sont proches du désespoir.

Pour la plupart des gens, même ceux qui pratiquent une religion, le christianisme est un rituel morne et vide de sens, un vêtement que l’on revêt à certaines occasions puis qu’on enlève quand c’est fini. Mais selon l’enseignement du Nouveau Testament, l’une des preuves que Jésus-Christ est celui qu’il a dit être, qu’il est ressuscité et vivant, est qu’il se manifeste dans la vie de ceux qui lui font confiance. De plus, le Saint-Esprit équipe les enfants de Dieu en leur accordant des dons spirituels. Dans sa première épître aux Corinthiens, Paul a expliqué que ces dons ne sont pas uniquement destinés à édifier celui qui les possède, mais ont pour objectif de servir les autres et de les aider dans leur marche chrétienne.

Versets 5-7

Je continue le texte.

De même, en effet, que les souffrances du Christ abondent dans notre vie, surabonde le réconfort qu’il nous donne. Si donc nous passons par la détresse, c’est pour votre réconfort et votre protection. Et si nous sommes réconfortés, c’est pour que vous receviez, vous aussi, du réconfort afin de pouvoir supporter les mêmes souffrances que nous endurons. Et nous possédons à votre sujet une ferme espérance. Car nous savons que si vous avez part aux souffrances, vous avez aussi part au réconfort (2Corinthiens 1.5-7).

Au fur et à mesure que Paul annonce la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ, il subit des persécutions diverses et quelquefois fort sévères. D’ailleurs, tous les apôtres ont quitté ce monde par une mort violente à cause de leur foi, à l’exception de Jean qui a été banni. Lorsque les croyants subissent de mauvais traitements à cause du nom de Jésus-Christ, lui-même souffre avec eux, mais sa promesse de les soutenir prend également plein effet. Quand Dieu permet que ceux qui lui font confiance passent par des moments difficiles, il a de bonnes raisons, cependant elles sont rarement évidentes à celui qui se trouve dans la fournaise, ça j’en conviens.

Comme Paul le fait remarquer à nouveau, les croyants qui ont souffert ont vécu une expérience qui leur permet de venir en aide à ceux qui passent par une épreuve similaire. Quand on souffre injustement, il est utile de se placer selon le point de vue de Dieu. Tout ce que je possède en richesses et en talents, matériellement et autrement, y compris mon corps, ne m’appartiennent pas car je n’en suis que le gérant. Cela veut dire que Dieu est tout à fait libre d’en faire ce qu’il veut. Les épreuves que je subis sont ordonnées par le Créateur pour me garder dans le droit chemin. Il me demande de lui faire confiance alors que je ne comprends ni le pourquoi ni le comment de ce qui m’arrive. Dans le livre des Proverbes, on lit : C’est l’Éternel qui trace la voie d’un homme, mais comment un humain pourrait-il comprendre par quel chemin il passe ? (Proverbes 20.24).

Versets 8-9

Je continue le texte.

Il faut, en effet, que vous sachiez, frères, quelle détresse nous avons connue dans la province d’Asie. Nous étions écrasés, à bout de forces, au point même que nous désespérions de conserver la vie. Nous avions accepté en nous-mêmes notre condamnation à mort. Cela nous a appris à ne pas mettre notre confiance en nous-mêmes, mais uniquement en Dieu qui ressuscite les morts (2Corinthiens 1.8-9).

L’Asie est une province romaine toute à l’ouest de ce qui est aujourd’hui la Turquie. La vie de Paul n’a rien de commun avec une gentille promenade dans un beau jardin de roses. L’apôtre est probablement à Éphèse, la capitale de l’Asie, quand il se retrouve dans la situation désespérée qu’il décrit ici. L’accumulation d’expressions fortes montre l’intensité de cette expérience qui conduit Paul jusqu’aux portes de l’éternité. En fait, son arrêt de mort est prononcé et il croit sa dernière heure venue.

Dans le livre des Actes, il est question d’une émeute de grande envergure dirigée contre l’apôtre et qui cause son départ précipité de la ville. Il semble que les Corinthiens ont eu vent de ce qui s’est passé, mais n’en avaient pas saisi toute la gravité. Paul ne cherche pas à camoufler les dangers auxquels il a été exposé et il ne partage pas ses expériences pour qu’on le plaigne ou qu’on l’admire. Il veut seulement montrer qu’à vues humaines il était totalement incapable de s’en sortir et que c’est uniquement grâce à Dieu qui est intervenu qu’il a échappé à une mort certaine. Quand il n’y a plus d’espérance humaine, il reste toujours au chrétien la toute-puissance de Dieu.

Versets 10-11

Je continue.

C’est Dieu qui nous a délivrés d’une telle mort et qui nous en délivrera encore. Oui, nous avons cette espérance en lui qu’il nous délivrera encore, et vous y contribuez en priant pour nous. Ainsi, la grâce qu’il nous accorde en réponse aux prières de beaucoup, sera aussi pour beaucoup une occasion de remercier Dieu à notre sujet (2Corinthiens 1.10-11).

Paul reconnaît humblement que Dieu l’a miraculeusement délivré et le délivrera encore suite aux intercessions des frères dont les Corinthiens. De plus, les événements fâcheux ne le sont pas vraiment puisque Dieu est glorifié en ses enfants qui lui rendent grâces pour la délivrance de l’apôtre. La prière est pour nous un mystère, mais aussi un moyen institué par Dieu pour accomplir sa volonté sur terre.

Versets 12-13

Je continue.

S’il est une chose dont nous pouvons être fiers, c’est le témoignage de notre conscience ; il nous atteste que nous nous sommes conduits dans le monde, et tout spécialement envers vous, avec la sincérité et la pureté qui viennent de Dieu, en nous fondant, non sur une sagesse purement humaine, mais sur la grâce de Dieu. Car ce que nous vous écrivons dans nos lettres ne veut pas dire autre chose que ce que vous pouvez y lire et y comprendre. Et j’espère que vous le comprendrez pleinement, comme vous l’avez déjà compris en partie (2Corinthiens 1.12-13).

Paul avait promis aux Corinthiens de leur rendre visite afin de régler sur place les nombreux abus qui avaient cours dans l’église. Il n’a pas encore tenu cette promesse parce qu’il redoute d’être obligé de sévir avec toute la rigueur de son autorité apostolique, mais ce n’est que partie remise. Paul écrit donc cette lettre, entre autres, pour réfuter les insinuations malveillantes des mauvaises langues à propos de l’authenticité de son apostolat, la droiture de sa conduite et la sincérité de son engagement envers les Corinthiens. On lui reproche aussi des motivations ambiguës. Mais qui a bien pu faire naître dans l’esprit de ces jeunes croyants de tels doutes, reprochant à Paul un prétendu manque d’engagement vis-à-vis d’eux ou une attitude hypocrite ? Ce ne peuvent être que les faux apôtres qui se sont introduits dans l’église et qui tentent de discréditer leur principal rival.

Paul affirme avec force la totale sincérité de ses lettres dont le contenu correspond exactement à ce qu’il croit. Il n’a pas d’arrière-pensée et ne poursuit pas de buts voilés. Il est même fier de sa conduite car il a œuvré avec intégrité sous la direction de Dieu. Paul est un homme franc et direct tant en paroles que dans ses écrits. Plus loin dans l’épître, il confronte ouvertement ses détracteurs en répondant aux accusations portées contre lui, mais la polémique commence déjà dès le début de la lettre.

Verset 14

Je continue.

Vous pouvez être fiers de nous, comme nous le serons de vous au jour de notre Seigneur Jésus (2Corinthiens 1.14).

Paul a une telle confiance dans la réalité de la foi des Corinthiens qu’ils rendront grâces à Dieu tous ensemble le jour où le Seigneur reviendra pour chercher les siens. C’est alors que Dieu dévoilera aussi les véritables intentions de tous, ce que l’apôtre a déjà dit dans sa première Épître. Je lis le passage :

Ne jugez donc pas avant le temps. Attendez que le Seigneur revienne. Il mettra en lumière tout ce qui est caché dans les ténèbres et il dévoilera les intentions véritables qui animent les cœurs. Alors chacun recevra de Dieu la louange qui lui revient (1Corinthiens 4.5).

Versets 15-16

Je continue le texte.

Persuadé que telle était votre pensée, je m’étais proposé de me rendre chez vous en premier lieu, afin de vous procurer une double joie : je comptais passer par chez vous en allant en Macédoine, puis revenir de Macédoine chez vous. Vous auriez alors pu m’aider à poursuivre mon voyage vers la Judée (2Corinthiens 1.15-16).

Désirant revoir les Corinthiens, Paul leur avait proposé de s’arrêter chez eux une première fois alors qu’il fait route en direction du nord de la Grèce puis une deuxième fois à son retour. C’était pour lui une façon de leur témoigner son affection, car il les porte vraiment dans son cœur. Son projet originel a sans doute été exposé dans la lettre qui ne nous est pas parvenue.

Verset 17

Je continue.

En formant ce projet, ai-je fait preuve de légèreté ? Ou bien mes plans seraient-ils inspirés par des motifs purement humains, en sorte que lorsque je dis “ oui ”, cela pourrait être “ non ” ? (2Corinthiens 1.17).

Normalement, un changement de plan aurait déçu ses amis, rien de plus. Mais les détracteurs de Paul ont sauté sur l’occasion pour l’accuser de vaciller comme un navire dépourvu de lest, et de ne pas avoir de principes de vie. De telles tares ne pouvant que se refléter dans son enseignement, il n’est pas possible de faire confiance à cet apôtre. Mais Paul nie tout en bloc, car ses premières résolutions étaient sincères. Chez lui il n’y a pas le oui et le non en même temps, des contradictions entre ses paroles et sa conduite, ou des assurances jetées à la légère qui ne signifient rien. L’apôtre n’est pas un hypocrite inconstant aux mobiles égoïstes.

Verset 18

Je continue.

Aussi vrai que Dieu est digne de confiance, je vous le garantis : la parole que nous vous avons adressée n’est pas à la fois “ oui ” et “ non ” (2Corinthiens 1.18).

Paul se défend parce que ce ne sont pas seulement ses projets de voyage qui sont mis en cause par les faux apôtres, mais aussi tout l’enseignement qu’il a prodigué aux Corinthiens. Si on ne peut pas se fier à lui, comment peut-on prendre au sérieux ce qu’il dit être la vérité. La source de stabilité de Paul dans son ministère est le Dieu fidèle et vrai. Pareillement, toutes ses paroles sont certaines et dignes de confiance.

Verset 19

Je continue.

Car Jésus-Christ, le Fils de Dieu, que moi-même comme Silas et Timothée nous avons proclamé parmi vous, n’a pas été à la fois oui et non. En lui était le oui (2Corinthiens 1.19).

Silas est un collaborateur de Paul qui, comme Timothée, a fait partie de l’équipe missionnaire qui a oeuvré à Corinthe. L’apôtre défend avec vivacité son ministère, s’appuyant sur le fait qu’au cœur même de son message se trouve la personne de Jésus-Christ. C’est lui seul et non un homme quelconque qui a été prêché aux Corinthiens. Paul déclare que quiconque annonce de tout cœur Jésus-Christ qui est la vérité, et qui proclame l’absolue véracité des promesses de Dieu est obligé d’adopter une attitude droite au point d’être incapable de duplicité en aucun domaine.

Verset 20

Je continue.

Car c’est en Jésus-Christ que Dieu a dit “ oui ” à tout ce qu’il avait promis. Aussi est-ce par lui que nous disons “ oui ”, “ amen ”, pour que la gloire revienne à Dieu (2Corinthiens 1.20).

« Oui » est la forme grecque, et « amen » la forme hébraïque de l’affirmation. Paul unit ainsi les deux langues. Toutes les promesses faites par Dieu à l’humanité, puis spécifiquement à Abraham et à David sont sûres et certaines. Elles se sont accomplies en la personne du Christ qui est à la fois de la lignée du roi David et le Fils de Dieu. Paul le dit clairement dans son épître aux Romains. Je lis ce passage :

La Bonne Nouvelle parle de son fils Jésus-Christ, notre Seigneur qui, dans son humanité, descend de David, et qui a été déclaré Fils de Dieu avec puissance lorsque le Saint-Esprit l’a ressuscité des morts (Romains 1.3).

Après avoir accompli la Loi de Moïse en menant une vie sans reproche, Jésus s’est offert en sacrifice pour le péché puis est ressuscité des morts prouvant ainsi qu’il est le Fils de Dieu, la seconde personne de la Trinité. C’est en croyant ce message que les Corinthiens ont obtenu le salut à la gloire de Dieu.

Verset 21

Je continue.

C’est Dieu, en effet, qui nous a fermement unis avec vous au Christ et qui nous a consacrés à lui par son onction (2Corinthiens 1.21).

Sous le régime de l’Ancienne Alliance, les rois, les prêtres et parfois les prophètes étaient oints d’huile ce qui les consacrait au service de l’Éternel. Jésus-Christ est celui qui a reçu l’onction divine par excellence car il est à la foi prêtre, prophète et roi. Aujourd’hui, quand quelqu’un place sa confiance en Jésus-Christ, il est consacré à Dieu par le Saint-Esprit qui est la troisième personne de la Trinité. C’est lui qui convainc l’incroyant qu’il encourt un jugement parce qu’il est pécheur devant le Dieu trois fois saint et parfaitement juste. C’est aussi le Saint Esprit qui régénère et donne vie à l’esprit de l’homme. C’est par lui que le croyant est uni à Dieu et aux autres croyants et c’est encore lui qui leur donne des capacités spirituelles en vu de l’édification de l’Église. Dieu en effet, n’accorde pas seulement des dons aux prédicateurs et aux missionnaires, mais il les distribue à tous les croyants. Cette onction du Saint-Esprit est donc très importante et Jésus l’avait promise à ses disciples quand il leur a dit : Quand l’Esprit de vérité sera venu, il vous conduira dans la vérité tout entière (Jean 16.13).

Le croyant n’obtient pas un diplôme sous la forme d’une peau d’âne. Par contre, il reçoit intérieurement la vraie connaissance, celle qui lui permet d’entrer en contact et de percevoir le transcendant et les réalités éternelles. Je lis un passage tiré de la première épître de Jean.

Vous avez reçu le Saint-Esprit de la part de celui qui est saint et vous connaissez tous la vérité. L’Esprit dont vous avez été oints par le Christ demeure en vous. Vous n’avez donc pas besoin que l’on vous instruise, car cet Esprit dont vous avez été oints vous enseigne tout. Ce qu’il enseigne est vrai, il ne ment pas. Restez donc attachés à cet enseignement tel que vous l’avez reçu de l’Esprit (1Jean 2.20, 27).

Je peux bien écouter le meilleur enseignement qui soit concernant Dieu de la part du plus grand prédicateur, si le Saint-Esprit n’ouvre pas les yeux de mon intelligence intérieure, je ne saisirais rien d’autre qu’une théorie plus ou moins intéressante. Dans le même ordre d’idée, c’est le Saint-Esprit qui éclaire les Écritures pour que je puisse les comprendre afin de les mettre en pratique. Ce n’est pas un comportement religieux, des rites ni même la bonne volonté qui me permettent d’être en communion avec Dieu, mais le Saint-Esprit, et cela dès que je place ma confiance en Jésus-Christ et en lui seul.