Chapitre 8

Introduction

Tous les grands hommes qui ont laissé leurs empreintes derrière eux ont eu l’honneur d’avoir quelqu’un qui s’est intéressé à eux de près et qui a écrit leur biographie. Cela ne m’arrivera pas et j’en suis fort aise, car j’adhère tout à fait à l’adage : « Pour vivre heureux, vivons cachés ! » Mais tout le monde ne voit pas les choses de cette manière, et certains se délectent sous le feu des projecteurs; à chacun son truc.

Les rois Salomon et David, son père avant lui, ont profondément marqué leur temps et aussi le peuple d’Israël sur lequel ils ont régné. Le chroniqueur les a étudiés de très près et nous a raconté comment David a tout préparé pour la construction du Temple et comment Salomon s’y est pris pour le réaliser ; un projet qui a pris un certain temps, mais qu’il a mené jusqu’au bout. L’auteur continue l’histoire de Salomon en parlant des grandes constructions qu’il a réalisées ainsi que d’une victoire militaire. Le chroniqueur veut qu’on sache que ce puissant monarque est l’objet de la bénédiction divine et qu’il atteint une célébrité internationale parce qu’il a érigé un Temple à l’Éternel, le seul vrai Dieu. L’auteur veut montrer aux colons juifs de retour dans leur pays que les accomplissements de Salomon et la bénédiction dont il est l’objet sont en accord avec son point de vue théologique de la rétribution.

Versets 1-2

Je commence à lire le chapitre 8 du second livre des Chroniques.

Salomon mit vingt ans pour construire le Temple de l’Éternel et son propre palais. Alors il reconstruisit les villes que le roi Houram de Tyr lui avait données et il y installa des Israélites (2Chroniques 8.1-2).

Le chroniqueur passe sous silence un gros point noir de Salomon parce qu’il fait désordre, mais que raconte un texte parallèle. Il s’agit du temps de construction de son palais des mille et une nuits qui dura 13 ans alors que la réalisation du temple ne prit que 7 ans. Mais au final, ce qui compte vraiment c’est qu’il a bel et bien construit le Sanctuaire de l’Éternel selon les plans que lui avait donnés son père David et cette obéissance a eu pour conséquence qu’il fut béni.

Alors qu’ici, on lit que le roi de Tyr donne des villes à Salomon, dans le premier livre des Rois (9.11-23), il est dit que c’est Salomon qui donne 20 villes à Houram mais comme elles lui déplaisent, il a dû les rendre à Salomon, qui l’aura dédommagé de quelque autre manière.

Verset 3

Je continue.

Puis il marcha sur Hamath de Tsoba et s’en empara (2Chroniques 8.3).

Hamath est une ancienne ville de Syrie située sur le fleuve Oronte et qui est la capitale de Tsoba, un petit royaume qui était devenu tributaire de David. Mais de toute évidence, cette ville-état s’est révoltée contre la suzeraineté d’Israël. Salomon la rappelle donc à l’ordre et c’est la seule campagne militaire qu’il mènera qui nous est rapportée. Le second livre des Rois (14:28) raconte que le roi d’Israël-Nord Jéroboam II reconquit Hamath, ce qui veut dire que cette principauté n’est pas restée très longtemps sous le joug israélite.

Versets 4-6

Je continue.

Il reconstruisit Tadmor, dans le désert et toutes les villes qu’il avait bâties dans le pays de Hamath pour y entreposer ses provisions. Il construisit également Beth-Horôn la Haute et Beth-Horôn la Basse, des villes fortifiées entourées de remparts et fermées par des portes à verrous, ainsi que Baalath et toutes les villes qui lui servaient d’entrepôts, et toutes celles où il tenait en réserve ses chars de guerre et ses équipages de char. Il construisit tout ce qu’il eut envie de construire à Jérusalem, au Liban et dans tout le pays soumis à son autorité (2Chroniques 8.4-6).

Salomon est partout à la fois ou presque. Toutes les villes bâties dans le pays de Hamath ont été créées pour protéger les voies d’accès à Israël par le Nord. Tadmor est une importante localité commerciale à l’est de Damas. Les villes de Beth-Horôn la Haute et la Basse sont à 20 km au nord-ouest de Jérusalem. Elles ont une très grande importance stratégique parce qu’elles commandent l’accès d’un col allant de la plaine le long de la Méditerranée, jusqu’à la capitale du royaume d’Israël. Quant à la ville de Baalath, elle se trouve à 50 km à l’ouest de Jérusalem. Le passage parallèle du premier livre des rois (9.15) mentionne encore trois autres villes : Hatsor, Mégiddo et Guézer avec beaucoup de détails sur cette dernière.

Versets 7-9

Je continue.

Il y avait toute une population qui ne faisait pas partie d’Israël, des Hittites, des Amoréens, des Phéréziens, des Héviens et des Yebousiens, dont les descendants étaient restés dans le pays et que les Israélites n’avaient pas anéantis. Salomon en astreignit une partie à la corvée et ils le sont restés jusqu’à ce jour. Mais Salomon n’employa aucun des Israélites comme esclave pour ses grands travaux (2Chroniques 8.7-9).

Ces populations mentionnées qui sont utilisées pour les tâches serviles font partie des Cananéens qui auraient dû être chassés par les Israélites lors de la conquête du pays par Josué. Mais ils ont désobéi à l’Éternel parce que c’est drôlement utile d’avoir une main d’œuvre gratuite sur place et de jouer aux grands seigneurs envers eux.

Verset 11

Je continue plus loin.

Salomon fit déménager la fille du pharaon de la cité de David dans le palais qu’il lui avait fait construire, car il dit : — Ma femme n’habitera pas dans le palais de David, roi d’Israël, parce que le lieu où le coffre de l’Éternel a été apporté est saint (2Chroniques 8.11).

L’auteur du livre des Rois critique Salomon pour avoir épousé des étrangères comme la fille de Pharaon par exemple, ce qui en fait était un arrangement politique avec le pays voisin du sud. Cependant, soucieux de montrer le roi sous le meilleur jour possible, le chroniqueur regarde le bon côté des choses. Il faut savoir que le Temple est au sommet d’une colline puis en contre-bas se trouvent les palais de Salomon et de la fille de Pharaon et encore plus bas la cité de David où la femme de Salomon habite temporairement. Mais ça pose un problème de conscience à Salomon parce que sa femme est idolâtre et la cité de David a été sanctifiée par la présence de l’arche sacrée du temps de David. Alors dès que possible, Salomon éloigne sa femme de la cité de David et la met dans son propre palais.

Versets 12-15

Je continue en compressant.

Dès lors, Salomon offrait des holocaustes à l’Éternel sur l’autel qu’il avait fait construire. Il le faisait chaque jour conformément aux ordres donnés par Moïse pour les sabbats, les nouvelles lunes et les trois fêtes annuelles. Conformément aux règles établies par son père David, il installa dans leurs fonctions les diverses classes de prêtres et mit en poste les lévites pour louer l’Éternel ou accomplir leur service selon le rituel de chaque jour. Sur aucun point, on ne s’écarta des dispositions que David avait prises au sujet des prêtres et des lévites (2Chroniques 8.12-15).

Le chroniqueur rapporte que désormais Salomon rend régulièrement un culte dans le Temple conformément aux dispositions de la Loi de Moïse et à celles prises par son père David. Il montre ainsi la continuité cultuelle de Salomon avec David et Moïse.

Verset 17

Je continue plus loin.

Alors Salomon partit pour Eiloth sur les bords de la mer, dans le pays d’Édom (2Chroniques 8.17).

Salomon se rend à l’extrême nord du golfe d’Aqaba sur la mer Rouge. Ce port, tout au sud d’Israël, s’appelle aujourd’hui Eilat. En face, sur l’autre rive, se trouve celui d’Aqaba qui est en territoire jordanien.

Verset 18

Je finis ce chapitre 8.

Le roi Houram lui envoya, par l’intermédiaire de ses serviteurs, des bateaux conduits par des marins phéniciens expérimentés. Ils se rendirent avec les serviteurs de Salomon à Ophir, d’où ils rapportèrent plus de quinze tonnes d’or qu’ils remirent au roi Salomon (2Chroniques 8.18).

D’après le passage parallèle du premier livre des Rois (9.26-28) Salomon a construit une flotte avec du bois qui venait de la Phénicie et a utilisé des marins phéniciens.

Le chroniqueur mentionne cette richesse, car elle représente la bénédiction de l’Éternel sur Salomon. La région aurifère d’Ophir apparaît souvent dans la Bible, mais sa localisation est incertaine. Les navires de Salomon y faisaient escale lors de leurs tournées dans l’océan Indien, qui duraient pas moins de 3 ans.

Chapitre 9

Introduction

Nous voici arrivés au chapitre 9, qui présente Salomon comme un homme pieux, sage et consacré à l’Éternel, omettant ses comportements fâcheux. Il est vrai que sous son règne, Israël joue pleinement son rôle de témoin du seul vrai Dieu vivant et vrai, le Créateur du ciel et de la terre dans un monde antique polythéiste où il y a autant de divinités que de villes et villages dans le Proche-Orient, une situation semblable à l’hindouisme aujourd’hui. Le Temple de Jérusalem est alors un aimant qui attire des non-Juifs du monde entier.

Le rôle de l’Église est l’inverse de celui d’Israël car les croyants sont appelés à se rendre jusqu’aux extrémités de la terre afin de répandre la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ. Du temps des apôtres, le monde antique est extrêmement idolâtre, alors qu’aujourd’hui c’est l’athéisme qui est en plein essor surtout en Occident. En tout cas, David et Salomon ont eu une influence certaine sur les pays voisins. Ainsi, Houram, le roi de Tyr, connaissait bien la foi israélite, ce qui ne veut pas dire qu’il la partageait.

Noé eut trois fils. Les Israélites étaient descendants de Sem et les Phéniciens de Japhet, et la reine de Saba dont il va être question de Cham, le troisième fils de Noé. Par l’intermédiaire d’Israël, le témoignage de l’Éternel comme le seul vrai Dieu et le créateur du ciel et de la terre gagna les trois grandes branches de l’humanité.

Verset 1

Je commence à lire le chapitre 9 du second livre des Chroniques.

La reine de Saba, ayant entendu parler de la réputation que Salomon avait acquise, vint à Jérusalem pour éprouver sa sagesse en lui posant des questions difficiles. Elle avait une suite importante et des chameaux chargés d’épices, de parfums, d’or en grande quantité et de pierres précieuses. Elle se présenta devant Salomon et parla avec lui de tout ce qu’elle avait sur le cœur (2Chroniques 9.1).

Saba est situé au sud-ouest de l’Arabie, c’est-à-dire au Yémen. Ce n’était pas la porte à côté et on ne prenait pas l’avion. La reine et son imposante caravane ont bien passé deux mois dans le désert, allant d’oasis en oasis, et ont parcouru plus de 2 000 km pour aller voir Salomon. C’est dire que sa réputation d’homme sage et puissant est immense. En raison des richesses du sous-sol de son pays, la reine de Saba fait un commerce lucratif avec tout le Proche-Orient et même au-delà. Dans l’encyclopédie qu’il écrit au 1er siècle de notre ère, l’écrivain latin Pline l’ancien, et d’autres auteurs mentionnent souvent le royaume de Saba et sa richesse, et les fouilles archéologiques ont confirmé leurs écrits. L’un des objectifs de la reine est de tester le roi; c’est une sorte de jeu auquel se livrent alors les monarques désœuvrés de l’époque. Mais elle est aussi venue pour parler affaires. Dans l’Évangile, Jésus fait référence à cette visite de la reine de Saba à Salomon et dit :

Au jour du jugement, la reine du Midi se lèvera avec les gens de cette génération et elle les condamnera, car elle est venue du bout du monde pour écouter l’enseignement plein de sagesse de Salomon. Or, il y a ici plus que Salomon (Matthieu 12.42).

Verset 2

Je continue le texte.

Salomon lui expliqua tout ce qu’elle demandait ; rien n’était trop difficile pour Salomon, il n’y avait aucun sujet sur lequel il ne pouvait lui donner de réponse (2Chroniques 9.2).

Salomon avait reçu de Dieu la sagesse et l’intelligence qui lui donnaient la clé de la connaissance (comparer Ecclésiaste 12.9).

Versets 3-4

Je continue le texte.

La reine de Saba constata combien Salomon était rempli de sagesse, elle vit le palais qu’il avait construit, les mets de sa table, le logement de ses serviteurs, l’organisation de leur service, leur tenue, ceux qui servaient à manger et à boire et leur tenue, et les holocaustes qu’il offrait dans le Temple de l’Éternel. Elle en perdit le souffle (2Chroniques 9.3-4).

Plus loin, le texte dit qu’on faisait la queue pour voir le roi Salomon. Je lis le passage :

Tous les rois de la terre cherchaient à le rencontrer pour se mettre à l’écoute de la sagesse que Dieu lui avait donnée (2Chroniques 9.23).

La caravane de la reine, avec tous ses cadeaux de grands prix, reflète son prestige et sa richesse. Elle est venue pour écouter Salomon, mais aussi pour lui en mettre plein la vue. C’est raté. Elle est en état de choc devant la grandeur et la sagesse du roi ainsi que le luxe et l’abondance de sa cour. Le texte dresse la liste de ce qui impressionne le plus la reine dont en particulier les sacrifices offerts à l’Éternel. C’est de cette manière qu’elle a pris note du fonctionnement du temple. Aucun autre peuple n’immolait des animaux en vue de couvrir leurs péchés. Le système des sacrifices tel qu’il est prescrit par la Loi de Moïse et qui préfigure la venue du Christ est unique et a dû fortement surprendre la reine de Saba.

Versets 5-8

Je continue.

Et elle dit au roi : — C’est donc bien vrai ce que j’avais entendu dire dans mon pays au sujet de tes propos et de ta sagesse ! Je ne croyais pas ce qu’on disait à ton sujet, avant d’être venue ici et de l’avoir vu de mes propres yeux. Et voici qu’on ne m’a pas raconté la moitié de l’ampleur de ta sagesse. Tu surpasses tout ce que j’avais entendu dire. Qu’ils en ont de la chance, tous ceux qui t’entourent et qui sont toujours en ta présence, de pouvoir profiter sans cesse de ta sagesse ! Loué soit l’Éternel, ton Dieu, qui t’a témoigné sa faveur en te plaçant sur son trône afin que tu sois roi pour lui, l’Éternel, ton Dieu ! C’est à cause de son amour pour Israël et pour le faire subsister pour toujours que ton Dieu t’a établi roi sur ce peuple pour que tu le gouvernes avec justice et équité (2Chroniques 9.5-8).

Voilà une belle confession de la part d’une reine païenne qui a commencé son voyage incrédule vis-à-vis de ce qu’elle avait entendu dire sur la puissance et la sagesse de Salomon. L’important est que derrière toutes les bénédictions qui sont devant ses yeux, elle sait percevoir la faveur de l’Éternel envers le peuple qui le sert. Son témoignage rappelle celui d’Houram, le roi phénicien de Tyr. Ces deux personnages ont découvert en Israël l’Éternel, le seul vrai Dieu, mais nous ne savons pas si cette connaissance a changé le cours de leur vie.

Versets 9-12

Je continue en compressant.

Ensuite, la reine fit cadeau au roi de trois tonnes et demie d’or, d’une très grande quantité de parfums et d’épices, et de pierres précieuses.  De plus, les équipages de Houram et ceux de Salomon qui importaient de l’or d’Ophir ramenèrent aussi de là-bas du bois de santal, et des pierres précieuses. Le roi utilisa le bois de santal pour faire des escaliers pour le Temple de l’Eternel et pour le palais royal, ainsi que des lyres et des luths pour les musiciens. Jamais on n’avait rien vu de pareil auparavant dans le pays de Juda.Le roi Salomon donna à la reine de Saba tout ce qu’elle désirait et ce qu’elle demandait ; incomparablement plus que ce qu’elle avait apporté au roi. Après cela, elle s’en retourna dans son pays, accompagnée de ses serviteurs (2Chroniques 9.9-12).

Cet échange de présents accompagne probablement la conclusion d’un traité commercial.

Versets 13-28

Je continue.

Chaque année, Salomon recevait 20 tonnes d’or, sans compter le produit des taxes payées par les importateurs et les marchands ainsi que les tributs versés par tous les rois d’Arabie et les impôts perçus par les gouverneurs du pays qui apportaient de l’or et de l’argent à Salomon. Le roi Salomon fit fabriquer un grand trône d’ivoire plaqué d’or pur. Tout le service à boisson du roi Salomon était en or, et toute la vaisselle en or fin. Car, du temps du roi Salomon, l’argent était considéré comme un métal sans grande valeur. En effet, le roi disposait d’une flotte de navires au long cours qui tous les trois ans, revenaient chargés d’or, d’argent, d’ivoire, de singes et de paons. Le roi Salomon surpassa tous les rois de la terre par sa richesse et sa sagesse. Et chaque année, des visiteurs lui apportaient leurs présents : des objets d’argent et d’or, des vêtements, des armes, des épices et des parfums, des chevaux et des mulets. Salomon avait quatre mille écuries pour les chevaux et les chars. Il dominait sur tous les rois de la région s’étendant depuis l’Euphrate jusqu’au pays des Philistins et jusqu’à la frontière d’Égypte. Le roi rendit l’argent aussi commun à Jérusalem que les cailloux. Des chevaux étaient importés d’Égypte pour Salomon et de tous les autres pays (2Chroniques 9.13-28).

L’étendue du territoire d’Israël, qui va de l’Euphrate à la Méditerranée et jusqu’à l’Égypte, correspond à ce que l’Éternel avait juré de donner à Abraham. Dieu a donc tenu sa parole et accompli le second volet de sa promesse ; la première étant « une descendance nombreuse comme la poussière de la terre (2Chroniques 1.9) ».

Les richesses fabuleuses évoquées par le chroniqueur ainsi que la splendeur de la cour de Salomon montrent l’immense bénédiction dont il fait l’objet de la part de Dieu, qui le lui avait promis au tout début de son règne, quand le jeune roi est humble et soumis à la Loi de Moïse.

L’auteur mentionne en passant que les chevaux viennent d’Égypte, ce qui est une entorse à la Loi, tout comme ses nombreuses femmes et concubines, 1 000 en tout, mais il faut bien ça pour Salomon, le roi soleil avant l’heure qui ne s’est rien refusé.

Versets 29-31

Je finis ce chapitre 9.

Puis Salomon rejoignit ses ancêtres décédés et on l’enterra dans la cité de David, son père. Son fils Roboam lui succéda sur le trône (2Chroniques 9.31).

Fidèle à lui-même, l’auteur passe sous silence ce que nous savons par ailleurs, que le vieux roi construisit des autels aux faux dieux de ses femmes étrangères et qu’il s’est même prosterné devant eux. C’est à pleurer ! La conséquence fut fâcheuse puisque l’Éternel prononça un jugement contre lui, d’une part, et Israël d’autre part, qui sera scindé en deux royaumes. Salomon, dans toute sa gloire, puissance, sagesse et intelligence, est devenu arrogant; sa gloire lui est montée à la tête, son orgueil a eu raison de lui et il a fait spirituellement banqueroute. Le résultat est qu’il a été puni et sa vie a été écourtée. Il avait très bien commencé mais il a misérablement fini.

Ce qui lui est arrivé est un contre-exemple qui doit m’interpeller. D’ailleurs, l’auteur de l’épître aux Hébreux écrit :

Débarrassons-nous de tout fardeau, et du péché qui nous enveloppe si facilement de tous côtés, et courons avec persévérance l’épreuve de la vie qui nous est proposée (Hébreux 12.1).