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04 janv. 2024

2 Chroniques 26.1 – 28.8

Chapitre 26

Introduction

L’empereur Néron a très mauvaise presse et pour de bonnes raisons. Au début pourtant, il est plutôt bon prince et son règne s’annonce sous de bons auspices quand tout à coup il fait un volte-face et tourne très mal. Devenu grand débauché, il fait mettre à mort tous ceux qui pourraient gêner sa tyrannie, comme sa mère, sa femme, son précepteur qui l’avait éduqué, le fils de l’empereur Claude qui l’avait pourtant adopté et au détriment duquel il avait usurpé l’Empire, et bien d’autres personnes encore. Ensuite, il fait incendier Rome et accuse les chrétiens qu’il persécute cruellement. Finalement, il se suicide en se faisant égorger et on pousse tous un grand soupir de soulagement. Tout ça est choquant, mais du même gabarit que ce qu’ont fait certains rois d’Israël et de Juda. En fait même ceux qui reçoivent le qualificatif de « globalement bon » laissent beaucoup à désirer. C’est ainsi que nous arrivons au règne d’un autre roi que les Écritures bienveillantes qualifient de « juste ».

Versets 1-3

Je commence à lire le chapitre 26 du second livre des Chroniques en compressant.

Alors tout le peuple de Juda prit son fils Ozias, âgé de seize ans, pour le proclamer roi à la place de son père Amatsia. C’est lui qui ramena Eiloth sous la domination de Juda et qui la reconstruisit, après la mort du roi. Ozias était âgé de seize ans à son avènement, et il régna cinquante-deux ans à Jérusalem. Sa mère se nommait Yekolia. Elle était de Jérusalem (2Chroniques 26.1-3).

Ozias régna de 792 à 740 avant J-C, en commençant par une régence avec son père Amatsia. Il a continué la même politique que lui en combattant les Édomites et en reprenant le contrôle du port qui s’appelle Eilat aujourd’hui et qui est à l’extrême nord du golfe d’Aquaba, qui donne accès à la Mer Rouge.

Verset 4

Je continue.

Il fit ce que l’Éternel considère comme juste, imitant en tout point son père Amatsia (2Chroniques 26.4).

Amatsia a très mal fini, mais il avait très bien commencé. Ozias imite l’attitude juste que son père a manifestée durant la première partie de son règne. Il fut un bon roi mais sans plus, car aucune réforme religieuse n’a eu lieu sous son règne, par contre, il s’est souvent engagé dans des campagnes militaires.

Verset 5

Je continue.

Il s’attacha à Dieu tant que vécut Zacharie qui lui enseignait comment révérer Dieu. Aussi longtemps qu’il resta attaché à l’Éternel, Dieu lui accorda la réussite (2Chroniques 26.5).

Zacharie était un nom très commun. Il s’agit ici d’un conseiller et non d’un prophète mais il nous est totalement inconnu. Ici encore, le chroniqueur affirme le principe de la rétribution divine: tant qu’Ozias est fidèle, il est béni de Dieu.

Verset 6

Je continue.

Il fit campagne contre les Philistins et démolit les remparts de Gath, ceux de Yabné et ceux d’Asdod. Il fortifia plusieurs villes dans la région d’Asdod et dans d’autres territoires philistins (2Chroniques 26.6).

Ozias oriente ses conquêtes vers le sud et le sud-ouest, c’est à dire dans le territoire des Philistins, des ennemis héréditaires d’Israël, et qui allait du sud du port de Jappa jusqu’à inclure ce qui est aujourd’hui la bande de Gaza. Asdod s’appelle maintenant Ashod et se trouve à l’ouest de Jérusalem sur la Méditerranée. C’est le plus grand port de transit d’Israël ; un pipeline en provenance de la Mer Rouge y débouche.

Versets 7-10

Je continue.

Dieu l’assista dans la lutte contre les Philistins, contre les Arabes et contre les Maonites du royaume d’Édom. Les Ammonites lui payèrent un tribut et sa renommée se répandit au loin jusqu’en Égypte, car il était devenu extrêmement puissant. Ozias bâtit des tours fortifiées à Jérusalem. Il construisit aussi des tours de garde dans les régions de steppes et fit creuser beaucoup de citernes pour les nombreux troupeaux qu’il possédait. Il favorisa les agriculteurs dans le Bas Pays et la plaine côtière, et les vignerons dans les régions montagneuses et sur le Carmel, car il aimait beaucoup la terre (2Chroniques 26.7-10).

La plaine côtière est une région de pâturages qui s’étend à l’Est du Jourdain et au sud de l’affluent Jabbok. Elle appartenait aux Ammonites mais Ozias l’a conquise.

« Carmel » signifie verger, mais ce n’est pas la montagne bien connue qui fait partie du royaume des dix-tribus du Nord, mais la localité située dans la montagne de Juda au Sud-Est de la ville d’Hébron et à 35 km au sud-ouest de Jérusalem. Cette cité qui aujourd’hui s’appelle Al Khalil Ell est mentionnée dans Josué (15.55) et le premier livre de Samuel (15:12; 25:2). Ce fut la capitale de Juda au début du règne de David. Cette région est propice à la vigne et aux arbres fruitiers, c’est pourquoi Ozias y a encouragé le défrichement de nouveaux terrains.

En raison de l’attachement du roi à l’Éternel, il réussit dans tout ce qu’il entreprend. Les tours qu’il construit servent à abriter les gardiens des troupeaux en cas de danger dans ces steppes semi-désertiques. Des tours et des citernes ont été retrouvées lors de fouilles dans ces régions. Dans une citerne de Tell-Beit-Mirsim, on a découvert un sceau portant le nom d’Ozias.

Versets 11-14

Je continue.

Il avait une armée bien entraînée. Pour aller au combat, elle avait été organisée en divisions. 2 600 chefs de groupes familiaux commandaient une armée de 307 500 combattants toujours prêts à engager le combat avec force pour défendre le roi contre ses ennemis. À chaque campagne, Ozias leur distribuait des boucliers, des lances, des casques, des cuirasses, des arcs et des pierres de fronde (2Chroniques 26.11-14).

Sans qu’on sache pourquoi, d’après un texte parallèle (2 Rois 15:1-4), Ozias, qui veut dire : « l’Éternel est ma force » s’appelle également Azaria, qui signifie : « l’Éternel a secouru ».

Le roi assyrien Tiglath-Piléser III mentionne dans ses tablettes qu’il fut arrêté dans sa marche vers l’ouest en 743 av. J-C, par une coalition dirigée par Azriau de Yaudi qui se traduit par Azaria de Juda.

Verset 15

Je continue.

Il fit aussi fabriquer à Jérusalem des engins conçus par un artisan habile et destinés à être placés sur les tours et aux angles des murailles pour tirer des flèches et lancer de grosses pierres. Ainsi, sa renommée s’étendit au loin, car il fut merveilleusement aidé jusqu’à ce qu’il soit devenu puissant (2Chroniques 26.15).

Le chroniqueur souligne bien qu’Ozias bénéficie d’une bénédiction divine surnaturelle. Les engins mentionnés semblent être les précurseurs des catapultes et balistes utilisées plus tard par les Grecs et les Romains. Si c’est le cas, cet artisan habile serait donc le véritable inventeur de ces armes qui théoriquement ne virent le jour que 3 siècles plus tard.

Versets 16-18

Je continue.

Mais lorsqu’il fut devenu puissant, son cœur se gonfla d’orgueil, ce qui entraîna sa perte. Il fut rebelle à l’Éternel son Dieu car il pénétra dans son Temple pour offrir des parfums sur l’autel des parfums. Le prêtre Azariahou entra derrière lui accompagné de quatre-vingts prêtres de l’Éternel, qui, avec courage, s’opposèrent au roi Ozias et lui dirent : — Ce n’est pas à toi, Ozias, d’offrir l’encens à l’Éternel, mais c’est réservé aux prêtres, descendants d’Aaron, qui ont été consacrés pour cela. Sors du sanctuaire, car tu commets un acte de rébellion et, de par l’Éternel Dieu, cet acte ne sera pas à ta gloire (2Chroniques 26.16-18).

Un tel incident revient régulièrement dans la vie de tous les rois pourtant qualifiés de « bons » avec peu d’exceptions. Regardons les soi-disant bons rois : David s’est crû tout permis et a pris la femme de son voisin, puis le fait assassiner; Salomon se met à plat ventre devant les fausses divinités de ses femmes. Roboam, une fois bien assis sur le trône et devenu puissant : « il cessa d’obéir à la Loi de l’Eternel, et tout Israël avec lui (1 Chroniques 12.1). » Son fils Abiya c’est mi-figue mi-raisin. Asa fait de grandes réformes religieuses enseigne la Loi au peuple et est fortement attaché à l’Éternel. Mais attaqué par Israël-Nord, il s’allie aux Syriens puis fait emprisonner un prophète qui lui fait des reproches et persécute les hommes pieux du royaume. Il est puni. Le texte dit : « Asa tomba gravement malade et il souffrit grandement des pieds ; toutefois, même pendant sa maladie, il ne s’adressa pas à l’Eternel mais seulement aux guérisseurs (2 Chroniques 16.12) ». Il a souffert deux ans mais ne s’est pas repenti. Josaphat marche très fort avec l’Éternel, puis s’allie par mariage avec l’infâme Achab du royaume du Nord et se lance avec lui dans une opération militaire catastrophique. Mais Josaphat au moins revient à de meilleurs sentiments et finit bien. Joas commence très bien mais il finit son règne par faire exécuter le fils du grand-prêtre qui lui avait sauvé la vie (2 Chroniques 24.22). Amatsia commence assez bien puis s’allonge à plat ventre devant les faux dieux des Édomites, un peuple qu’il a vaincu, et menace de tuer un prophète qui vient lui faire des reproches. Nous en sommes maintenant à Ozias qui après avoir été béni un maximum et expérimenté un succès sans précédent dans tout ce qu’il a entrepris, perd la tête, ne se contrôle plus et devient arrogant. Selon la Loi, seuls les prêtres sont autorisés à pénétrer dans le lieu saint du sanctuaire. Mais Ozias qui se croit désormais tout permis parce qu’il est le grand roi puissant fait une forte poussée de fièvre orgueilleuse et dit : « Écartez-vous, c’est moi, laissez passer ! » Il s’est pris pour un roi divin, imitant les monarques païens du Proche-Orient qui cumulent les titres et fonctions de roi et de prêtre. La conduite d’Ozias comme celle de ses prédécesseurs est à faire pleurer.

Versets 19-23

Je finis de lire le chapitre 26.

Alors Ozias, qui tenait un encensoir à la main, se mit en colère contre les prêtres. Au même moment, alors qu’il était là, dans le Temple de l’Éternel, près de l’autel des parfums, la lèpre apparut sur son front. Le grand-prêtre et tous les prêtres le regardèrent et aperçurent des taches de lèpre sur son front. Ils l’expulsèrent immédiatement du Temple, tandis que lui-même se dépêchait de sortir parce que l’Éternel l’avait frappé. Le roi Ozias resta lépreux jusqu’au jour de sa mort et vécut dans une maison d’isolement comme lépreux, tenu à l’écart du Temple de l’Éternel. Son fils Yotam avait la charge du palais royal et gouvernait le peuple du pays. Ozias rejoignit ses ancêtres décédés et fut enterré auprès d’eux sur un terrain de sépultures, car on disait : “ Il est lépreux. ” Son fils Yotam lui succéda sur le trône (2Chroniques 26.19-23).

Selon la loi de Moïse, la maladie de peau rend rituellement impur quiconque en est affecté ce qui entraîne automatiquement son exclusion de la communauté. Dorénavant, le roi Ozias est banni et va souffrir l’humiliation pendant les 10 années qui lui restent à vivre. De plus, il n’a pas eu des funérailles dignes de son rang, mais a été enterré à l’écart des autres tombes royales. Son orgueil lui a gagné le gros lot. Cependant, mis à part cet acte de flagrante rébellion contre l’Éternel pour lequel il fut sévèrement châtié, Ozias fut quand même un bon roi. Pour lui, la mort est donc une grâce car il est délivré de sa maladie, de son humiliation et peut entrer dans le sein d’Abraham, l’équivalent du paradis pour les croyants de l’Ancien Testament.

Chapitre 27

Versets 1-2

Nous arrivons au chapitre 27 qui raconte le règne de Yotam, lui aussi un bon roi, ce qui en fait trois l’un à la suite de l’autre, un record ; encore qu’ils ont tous eu des écarts de conduites, surtout Amatsia, qui laisse beaucoup à désirer puisqu’il a plutôt mal tourné pendant la seconde partie de son mandat, entraîné lui aussi par un orgueil démesuré. Je commence à lire en compressant tout au long.

Yotam avait vingt-cinq ans à son avènement et il régna seize ans à Jérusalem. Il fit ce que l’Éternel considère comme juste et suivit en tout l’exemple de son père Ozias. Toutefois, il n’entra pas dans le Temple de l’Éternel. Mais le peuple continuait à se corrompre (2Chroniques 27.1-2).

Yotam régna de 750 à 732 av. J-C ce qui inclut deux régences, une avec son père Ozias, rendu incapable d’exercer le pouvoir royal à cause de la maladie de peau dont l’Éternel l’avait frappé, et l’autre avec son fils Ahaz. Yotam a vite compris qu’il était prudent de ne pas usurper la prérogative des prêtres. Par contre, il n’a pas mis fin à l’idolâtrie dont le peuple se rend régulièrement coupable en vouant un culte à des faux dieux sur les hauts lieux.

Versets 3-9

Je finis ce chapitre 27.

Yotam rebâtit la porte supérieure du Temple de l’Éternel et réalisa de grands travaux dans le rempart du côté du quartier de l’Ophel. Il construisit aussi des villes dans les monts de Juda, ainsi que des fortins et des tours dans les forêts. Il fit la guerre au roi des Ammonites et remporta la victoire sur eux, de sorte que, cette année-là et les deux suivantes, les Ammonites lui payèrent un tribut de trois tonnes et demi d’argent, quatre tonnes et demi de blé et autant d’orge par an. Yotam devint très puissant parce qu’il vivait dans la droiture devant l’Éternel son Dieu. Les autres faits et gestes de Yotam, toutes ses guerres et toute sa conduite, sont cités dans le livre des rois d’Israël et de Juda. Yotam rejoignit ses ancêtres décédés et on l’enterra dans la cité de David. Son fils Ahaz lui succéda sur le trône (2Chroniques 27.3-9).

Selon le principe de la rétribution divine qui revient constamment sous la plume du chroniqueur, Yotam est récompensé à cause de sa fidélité à l’Éternel. C’est ainsi qu’il connaît la victoire dans ses expéditions militaires et la possibilité d’entreprendre des rénovations et de nouvelles constructions. Il n’a pas fait de poussée d’orgueil comme ses prédécesseurs et pourtant il meurt relativement jeune à 41 ans sans que la raison nous soit donnée.

Le quartier de l’Ophel est situé au sud du Temple et du palais royal et constitue le centre de la ville de Jérusalem au temps des rois de Juda, un peu comme le Palais royal pourrait être considéré comme le centre de Paris.

A cette époque, les monts de Juda ont une végétation luxuriante mais au cours des siècles ils furent entièrement déboisés. Cependant, depuis la renaissance de leur pays, et à cause de sa petitesse, les Israéliens très soucieux de leur environnement, ont replanté des milliers d’arbres.

Chapitre 28

Versets 1-2

Nous voici au chapitre 28 qui voit malheureusement l’apparition d’un très mauvais roi sur le trône de Juda. À cette même époque, les Assyriens menacent sérieusement le royaume d’Israël-Nord, au point même où ils sont sur le point de le ravager et d’emmener la population en captivité. Je commence à lire.

Ahaz était âgé de vingt ans à son avènement et il régna seize ans à Jérusalem. Il ne fit pas ce que l’Éternel considère comme juste, contrairement à son ancêtre David. Mais il suivit l’exemple des rois d’Israël et ordonna même de fondre des statues en l’honneur des Baals (2Chroniques 28.1-2).

Ahaz régna de 732 à 715 av. J-C après une régence avec son père Yotam. On peut se demander ce qui a bien pu pousser Ahaz à devenir idolâtre. C’est un mystère, car aucun texte ne nous le dit. Le fait qu’il soit comparé aux rois d’Israël sous-entend que le sort de Juda va finir par suivre celui de son voisin du nord. Effectivement, le royaume du Sud sera effacé de la carte par les Babyloniens en 586 avant J-C.

Versets 3-4

Je continue.

Ahaz offrit des parfums dans la vallée de Ben-Hinnom et fit brûler ses propres fils pour les offrir en sacrifice aux idoles, commettant ainsi la même abomination que les nations païennes que l’Éternel avait dépossédées en faveur des Israélites. Il offrait des sacrifices et brûlait des parfums sur les hauts-lieux, sur les collines et sous chaque arbre verdoyant (2Chroniques 28.3-4).

Le roi et tout le peuple à sa suite ont fait un pas décisif dans l’horreur. Les Israélites du sud suivent les traces de leurs congénères, leurs frères du nord, en sombrant eux aussi dans la grande décadence religieuse cananéenne. On offrait son fils en sacrifice quand on était dans une détresse extrême; c’était un appel d’aide désespéré aux idoles.

Versets 5-8

Je continue.

L’Éternel son Dieu provoqua sa défaite devant le roi de Syrie. Les Syriens le battirent et lui prirent un grand nombre de prisonniers qu’ils emmenèrent à Damas. La victoire sur Ahaz fut aussi accordée au roi d’Israël qui lui infligea une lourde défaite. En un seul jour, Péqah, roi d’Israël, massacra en Juda cent vingt mille hommes, tous de vaillants guerriers, parce qu’ils avaient abandonné l’Éternel, le Dieu de leurs ancêtres. Zikri, un guerrier d’Éphraïm, tua un fils du roi, l’intendant du palais royal, et le bras droit du roi. Les Israélites prirent aux Judéens, leurs compatriotes, 200 000 personnes, femmes, garçons et filles, ainsi qu’un butin considérable qu’ils emportèrent à Samarie (2Chroniques 28.5-8).

Les rois d’Israël-Nord et de la Syrie, qui jusque-là étaient fréquemment en guerre l’un contre l’autre, ont cette fois-ci formé une coalition contre Juda. Un certain nombre de ces campagnes militaires sont des guerres civiles entre Israélites. C’est déjà la troisième fois que Juda est attaqué par les Syriens. Selon la perspective du chroniqueur, la défaite d’Ahaz et de Juda est la rétribution immédiate à cause de leur idolâtrie. Cependant, la coalition du nord n’a pas pu s’emparer de Jérusalem grâce à une intervention de l’Éternel qui continue à protéger la lignée de David à cause des promesses qu’il lui a faites, ce que le prophète Ésaïe explique; je résume le passage :

Sous le règne d’Ahaz, Retsîn, roi de Syrie, se mit en campagne avec Péqah, roi d’Israël, contre Jérusalem pour l’attaquer. Mais ils ne purent la vaincre. Quand on apprit, à la cour du royaume de David, que les Syriens avaient pris position, le roi et tous ses sujets en furent secoués comme le feuillage des arbres de la forêt quand ils sont agités par le vent. Alors l’Éternel dit à Ésaïe : — Va à la rencontre d’Ahaz. Tu lui diras : Écoute-moi, garde ton calme. N’aie donc pas peur et ne perds pas courage devant ces deux bouts de tisons fumants. La Syrie, il est vrai, projette un malheur contre toi de concert avec le roi d’Israël, et ils ont dit : Marchons contre Juda, jetons-y l’épouvante, conquérons-le, établissons-y comme roi le fils de Tabeél. Mais ainsi parle le Seigneur, l’Éternel : Cela ne tiendra pas, cela ne sera pas (Ésaïe 7.1-7).

La protection de Dieu de Jérusalem n’empêche pas qu’au passage le royaume de Juda soit ravagé et que les pertes soient très lourdes : 120 000 soldats tués et 200 000 non-combattants capturés et destinés à devenir esclaves. La rébellion contre l’Éternel du roi Ahaz et du peuple qui l’a suivi est particulièrement onéreuse sur le plan humain. Les habitants de Juda ont joué avec le feu et se sont brûlés. Ils se sont moqués de l’alliance que l’Éternel avait conclue avec eux et les conséquences sont dramatiques. Il leur faudra payer les pots cassés. Cet épisode est un avertissement pour quiconque rejette Dieu et surtout la Nouvelle Alliance qu’il a conclue avec toute l’humanité en la personne du Christ. Le Nouveau Testament met souvent le lecteur en garde avec sévérité. Je lis un passage :

Combien pire sera le châtiment mérité par celui qui aura foulé aux pieds le Fils de Dieu et tenu pour profane le sang de l’alliance, et qui aura outragé l’Esprit de la grâce ! (Hébreux 10.29).

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

févr. 07 2023

Émission du jour | Jean 3.14-36

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