Chapitre 21

Introduction

Dans l’œuvre monumentale que sont ses « Mémoires », l’historien Saint-Simon dresse un tableau extrêmement vivant des 20 dernières années du règne de Louis XIV. C’est cet auteur qui a écrit : « L’histoire est, dit-on, le bréviaire des rois ; à la manière dont les rois gouvernent, on voit bien que leur bréviaire ne vaut rien ». Cette réflexion sarcastique s’applique à la lettre aux monarques qui ont régné sur les deux royaumes d’Israël et en particulier ceux de Juda. En effet, ils auraient pu s’ils avaient voulu bénéficier de l’expérience des rois qui les avaient précédés, mais pas du tout, ils ont préféré en faire à leur tête. Pourtant, ils savaient très bien que leur royaume étant une théocratie, ils sont soumis à la théologie de la rétribution. Selon les clauses de l’alliance entre l’Éternel et Israël, si le peuple de Dieu est fidèle à la loi de Moïse, il est immensément béni, mais dans le cas contraire, s’il est désobéissant, sa rébellion amène immanquablement des calamités à n’en plus finir. Bien qu’on dise qu’un homme averti en vaut deux, tous les rois d’Israël-Nord et la plupart de ceux de Juda, n’ont pas tenu compte de ce qui est arrivé à leurs prédécesseurs et au royaume infidèle.

Yoram, par exemple, a commencé par régner cinq années en régence avec son père Josaphat de 853 à 848 av. J-C. Eh bien, au lieu de suivre l’exemple de son père qui globalement est un homme pieux et droit béni de l’Éternel, Yoram choisit délibérément de marcher sur les traces d’Achab, son beau-père, qui a régné sur Israël-Nord et que Dieu a déjà jugé à cause du mal qu’il a commis.

Verset 11

Je continue à lire dans le chapitre 21 du second livre des Chroniques.

Yoram construisit même des hauts-lieux sur les montagnes de Juda : il incita les habitants de Jérusalem à la prostitution religieuse et entraîna les Judéens au mal (2Chroniques 21.11).

L’idolâtrie pratiquée par Israël est considérée comme une prostitution ou un adultère par les auteurs des Textes Sacrés parce que s’attacher à de faux dieux implique l’abandon de l’Éternel avec qui Israël a conclu une alliance; c’est donc une trahison. De surcroît, les cultes voués aux divinités de fécondité étaient célébrés avec des prostitués aussi bien hommes que femmes.

Versets 12-15

Je continue.

C’est alors qu’une lettre du prophète Élie lui parvint. Elle disait : — Voici ce que déclare l’Éternel, le Dieu de David, ton ancêtre : “ Tu n’as pas suivi l’exemple de ton père Josaphat, et celui d’Asa, roi de Juda. Au contraire, tu as imité la conduite des rois d’Israël ; tu as incité les Judéens et les habitants de Jérusalem à l’idolâtrie, suivant l’exemple d’idolâtrie de la maison d’Achab. Tu es même allé jusqu’à assassiner tes frères, membres de ta famille, qui étaient meilleurs que toi. C’est pourquoi l’Éternel frappera d’un terrible fléau ton peuple, tes fils, tes femmes et tous tes biens. Quant à toi, tu seras atteint de maladies graves, et en particulier d’une maladie au ventre qui empirera de jour en jour au point de faire sortir tes intestins hors de ton ventre ” (2Chroniques 21.12-15).

Aïe ! Aïe ! Aïe ! Lire ce passage me donne froid dans le dos. Le prophète Élie avait un ministère essentiellement centré dans le royaume du Nord. C’est la seule fois qu’il intervient auprès d’un roi de Juda, sans doute parce que Yoram est le gendre du roi apostat Achab qui régna sur Israël-Nord, et qu’il est aussi idolâtre que lui. Un texte parallèle raconte comment Élie fut enlevé au ciel (2 Rois 2.11), mais ne nous dit pas quand cet événement a eu lieu. Si c’est bien Élie qui a écrit cette lettre, il était évidemment encore sur terre, et il l’aura rédigée soit durant le règne de Yoram soit avant même que ce dernier ne vienne au pouvoir; dans ce dernier cas, ce message est prophétique. Il se peut aussi qu’une erreur de copiste ait remplacée Élisée par Élie car cette erreur est facile à faire.

Quoi qu’il en soit, le chroniqueur relate cette malédiction prononcée contre Yoram pour illustrer le principe de la rétribution divine qui s’applique au royaume théocratique de Juda. À cause de ses fautes, ce roi va être sévèrement puni et j’ajouterais : il l’aura bien mérité.

Versets 16-20

Je finis le chapitre 21.

L’Éternel excita contre Yoram l’hostilité des Philistins et des Arabes voisins des Éthiopiens. Ils attaquèrent Juda, envahirent le pays, emportèrent toutes les richesses accumulées dans le palais du roi et emmenèrent ses fils et ses femmes en captivité, de sorte qu’il ne lui resta plus qu’un fils, Yoahaz, le cadet. Après tout cela, l’Éternel frappa Yoram d’une maladie intestinale incurable. Elle empira de jour en jour, et vers la fin de la seconde année, le mal fit sortir ses intestins de son ventre, de sorte qu’il mourut dans d’atroces souffrances. Le peuple n’alluma pas de brasier en son honneur comme il l’avait fait pour ses ancêtres. Yoram avait trente-deux ans à son avènement et il régna huit ans à Jérusalem. Il partit sans être regretté par personne. On l’enterra dans la cité de David, mais pas dans les tombeaux des rois (2Chroniques 21.16-20).

Quelle tragique et terrible fin ! S’il s’était repenti, il y a tout à parier que l’Éternel aurait retiré son châtiment comme il l’a fait avec bon nombre de personnes. Le prophète Ézéchiel écrit :

« Aussi vrai que je suis vivant, le Seigneur, l’Eternel, le déclare, je ne prends aucun plaisir à la mort du méchant, je désire qu’il abandonne sa conduite et qu’il vive. Détournez-vous, détournez-vous donc de votre mauvaise conduite (Ezéchiel 33.11)! »

Les Arabes dont il est ici question sont des tribus d’Arabie méridionale qui se tiennent tranquilles depuis l’époque de Salomon. L’auteur décrit tous ces événements comme étant ordonnés par l’Éternel afin de bien montrer qu’ils surviennent à cause des fautes graves commises par le roi qui ne reçoit même pas de funérailles dignes de son rang. Lui et sa femme Athalie forment un couple maudit apparemment malaimé.

Chapitre 22

Versets 1-2

Nous voici arrivés au chapitre 22 qui raconte le règne du fils de Yoram puis celui de la reine Athalie. Je commence à lire en compressant tout au long.

Les habitants de Jérusalem proclamèrent roi son plus jeune fils Ahazia pour lui succéder, car la horde qui avait pénétré dans le camp des Judéens avec les Arabes avait assassiné tous les aînés. Ahazia, était âgé de vingt-deux ans à son avènement et il régna un an à Jérusalem. Sa mère s’appelait Athalie (2Chroniques 22.1-2).

Ahazia régna durant l’année 841 av. J-C. Yoram qui avait éliminé tous ses frères a reçu la monnaie de sa pièce. Conformément au jugement de Dieu prononcé précédemment par le prophète Élie, tous les fils de Yoram ont été assassinés, à l’exception du cadet car il faut qu’il ait toujours un descendant de David qui reste vivant.

Versets 3-5

Je continue.

Lui aussi suivit l’exemple de la dynastie d’Achab, car sa mère l’incitait au mal par ses conseils. Il fit ce que l’Éternel considère comme mal, comme la maison d’Achab, car, après la mort de son père, ces gens furent ses conseillers et l’entraînèrent vers sa perte. Sur leur conseil, il partit avec Yoram, fils d’Achab, roi d’Israël, pour une expédition militaire contre Hazaël, roi de Syrie, à Ramoth en Galaad (2Chroniques 22.3-5).

Athalie la reine mère avait persuadé son mari Yoram, fils de Josaphat, d’abandonner l’Éternel. Maintenant, elle fait de même avec son fils Ahazia. Ramoth se trouve à l’est du lac de Galilée à l’est du Jourdain, et proche de la frontière syrienne. Une dizaine d’années auparavant, les rois Josaphat et Achab avaient déjà essayé de reconquérir cette localité mais Achab y avait laissé la vie. On aurait pu penser que cette tragédie servirait de leçon aux futurs conquistadors, mais pas du tout. Yoram, roi d’Israël-Nord, et Ahazia roi de Juda, croient pouvoir mieux faire que leurs aînés, mais eux aussi s’engagent dans une opération armée fâcheuse qui indirectement va leur coûter la vie.

Versets 6-9

Je continue.

Yoram fut blessé par les Syriens. Alors, il retourna à Jizréel pour se faire soigner des blessures qui lui avaient été infligées pendant le combat. Ahazia, roi de Juda, y alla pour lui rendre visite pendant sa maladie. Dieu fit en sorte qu’ait lieu cette visite qui fut fatale pour Ahazia. En effet, dès son arrivée, il sortit avec Yoram pour aller à la rencontre de Jéhu, à qui l’Éternel avait conféré l’onction pour exterminer la famille d’Achab. Comme Jéhu exécutait le jugement sur la famille d’Achab, il surprit les dirigeants de Juda et les neveux d’Ahazia attachés au service de leur oncle et il les tua. Puis il se mit à la recherche d’Ahazia. On le captura dans Samarie où il s’était caché et on l’amena auprès de Jéhu qui le fit mourir (2Chroniques 22.6-9).

Selon le second livre des Rois (9.27,28), Ahazia, blessé par les hommes de Jéhu, se réfugie à Méguiddo. Il semble qu’ensuite il soit allé à Samarie mais Jéhu le fait chercher et amener auprès de lui à Méguiddo et le tue. Ce qui est sûr par contre est que le roi de Juda est mort à cause de ses fautes contre l’Éternel.

Versets 10-12

Je finis le chapitre 22.

Lorsqu’Athalie, mère d’Ahazia, vit que son fils était mort, elle entreprit de faire mourir toute la descendance royale de Juda. Mais au moment du massacre, Yehochabeath, une fille de roi, parvint à soustraire Joas, un fils d’Ahazia, du milieu de ses frères, pour l’installer avec sa nourrice dans le dortoir du Temple. Yehochabeath, qui était une fille du roi Yoram, la femme du prêtre Yehoyada, et la sœur d’Ahazia, cacha ainsi Joas d’Athalie, dans le dortoir du Temple, et on ne le fit pas mourir. Pendant six ans, il resta caché avec les deux femmes dans le Temple, tandis qu’Athalie régnait sur le pays (2Chroniques 22.10-12).

Joas est à peine âgé d’un an et il n’est pas encore sevré quand ce massacre a lieu. Le règne féroce d’Athalie marque la seule discontinuité de la dynastie de David jusqu’à l’exil en 586 av. J-C. Si le dessein funeste de la reine avait réussi, Juda serait passé sous la coupe de la dynastie du royaume du Nord dont faisait partie la sanguinaire Athalie. De plus, la promesse d’un Messie issu de la descendance de David n’aurait pas pu se réaliser.

À plusieurs reprises dans l’histoire de l’humanité et plus particulièrement celle des Juifs puisqu’ils sont le peuple choisi, Satan a essayé de supprimer la lignée qui mène au Christ. Avant Moïse, un pharaon a voulu mettre à mort tous les garçons nouveaux nés hébreux. Puis dans l’histoire de la reine Esther, un sinistre individu tente d’exterminer tous les Israélites exilés en Perse. Ce projet aurait réussi si l’Éternel n’était pas intervenu pour contrecarrer ce massacre organisé. Plus tard, au moment de la naissance de Jésus, c’est Hérode, le roi de la Judée, qui ordonner la mise à mort de tous les garçons de moins de 2 ans dans la région de Bethléem. Cette histoire est racontée dans l’Évangile selon Matthieu.

Chapitre 23

Versets 1-3

Nous arrivons au chapitre 23 qui raconte la fin de la reine Athalie puis le règne du bon roi Joas qui fut l’instigateur d’un réveil spirituel en Juda. Je commence à lire en compressant.

La septième année, le prêtre Yehoyada s’arma de courage et fit venir les chefs des “ centaines ” et il fit un pacte avec eux. Les officiers parcoururent le royaume de Juda et rassemblèrent les lévites de toutes les villes de Juda et les chefs des groupes familiaux d’Israël, puis ils revinrent avec eux à Jérusalem, et toute cette assemblée conclut une alliance avec le jeune roi dans le Temple. Yehoyada leur dit : — Voici le fils du roi, il régnera conformément à la promesse que l’Éternel a faite au sujet des descendants de David (2Chroniques 23.1-3).

Le grand-prêtre a attendu patiemment que le temps passe et que le petit Joas grandisse. Maintenant, l’heure est venue de passer à l’action. Selon le second livre des Rois (11:4-12), la révolution semble s’être faite grâce à la garde royale et aux officiers supérieurs tandis que dans les Chroniques, ce sont les prêtres et Lévites qui jouent le rôle prépondérant. C’est le même événement mais selon deux points de vue différents.

Yehoyada prend donc l’initiative de rassembler les officiers de l’armée, les chefs du peuple et les responsables du culte. S’il dispose de leur soutien, il va pouvoir fomenter un coup d’État et renverser Athalie. Il faut se rappeler que si cette reine sanguinaire règne sur Juda, c’est à cause de Josaphat pourtant un roi qui fut globalement très bon. En effet, à des fins politiques, il a magouillé en mariant son fils Yoram à cette Athalie de malheur, fille du couple royal maudit Achab et Jézabel qui régnait sur Israël-Nord. Josaphat, son fils Yoram et son petit-fils Ahazia qui lui succédèrent et qui furent idolâtres sont morts depuis belle lurette, mais Athalie, elle, est toujours sur le trône. Josaphat a semé le vent et même après avoir quitté ce monde, ses descendants récoltent la tempête.

Versets 4-7

Je continue.

Le grand-prêtre Yehoyada leur dit : Voici ce que vous allez faire : Ce prochain jour de repos, l’une de vos compagnies sera de service ; en qualité de prêtres et de lévites, un tiers d’entre eux gardera les entrées, un autre tiers surveillera le palais royal, la troisième section se tiendra en faction. Tout le peuple occupera le parvis du Temple de l’Éternel. Les lévites entoureront le roi de tous les côtés, chacun les armes à la main. Quiconque voudra forcer l’accès au Temple sera mis à mort. Vous accompagnerez le roi dans toutes ses allées et venues (2Chroniques 23.4-7).

Les prêtres et les Lévites sont répartis en différentes classes qui assurent un service en alternance. C’est David qui les avait organisés de cette manière. Une fois leur rotation terminée, ils sont en congé et rentrent chez eux. Ceux qui s’occupent de l’entretien et de la garde du Temple fonctionnent comme eux en alternance. Après le retour d’exil d’Israël et la reconstruction du Temple, les Lévites fonctionneront comme leurs aïeux. Au 1er siècle de notre ère, avant la venue de Jean-Baptiste et du Christ, les Juifs sont toujours sous le régime de la Loi de Moïse et le service du Temple de Jérusalem est assuré de cette même manière.

Versets 8-11

Je continue.

Les lévites et tous les Judéens exécutèrent ponctuellement tous les ordres que le prêtre Yehoyada leur avait donnés. Il posta tous les hommes en demi-cercle, chacun son javelot à la main, de manière à entourer le roi. Alors on fit sortir le fils du roi, on plaça la couronne sur sa tête et on lui remit l’acte de l’alliance. On le sacra roi : Yehoyada et ses fils l’oignirent d’huile et ils crièrent : — Vive le roi ! (2Chroniques 23.8-11).

Le coup est bien préparé. Au moins deux classes de Lévites sont présentes et armées jusqu’aux dents, car la reine Athalie dispos non seulement de sa garde personnelle, mais aussi du soutien d’une partie des habitants de Jérusalem, ceux qu’elle a soudoyés en tout cas. En réalité, il faut assez peu de gens, s’ils sont vraiment dévoués à la cause quelle qu’elle soit, pour contrôler les masses généralement indécises et timorées. C’est de cette manière que les bolcheviks ont usurpé un soulèvement populaire contre le Czar russe et qu’à travers l’histoire, un grand nombre de despotes sanguinaires et décidés ont réussi à prendre le pouvoir.

Versets 12-13

Je continue.

Athalie entendit le bruit du peuple qui accourait et acclamait le roi. Elle vint au milieu de la foule au Temple de l’Éternel, regarda et vit le roi qui se tenait debout sur son estrade à l’entrée du sanctuaire. Il était entouré des capitaines de la garde et des joueurs de trompette. Toute la population exultait de joie tandis qu’on sonnait des trompettes et que les musiciens, accompagnés de leurs instruments, dirigeaient les chants de louanges. À ce spectacle, Athalie déchira ses vêtements et dit : — C’est un complot ! C’est un complot ! (2Chroniques 23.12-13).

Devant toute la population en liesse et face aux chefs militaires et à la garde du Temple, Athalie ne peut rien faire car ceux qui la soutiennent sont bien trop peu nombreux ; les dés sont jetés et son règne est terminé.

Versets 14-15

Je continue.

Alors le prêtre Yehoyada fit avancer les chefs de “ centaines ” qui commandaient l’armée et leur ordonna : — Faites-la sortir de l’enceinte du Temple entre les rangs ! Et si quelqu’un la suit, qu’il soit mis à mort. Car, dit le prêtre, ne la mettez pas à mort dans l’enceinte du Temple de l’Éternel. Ils s’emparèrent donc d’Athalie et la menèrent vers le palais royal par l’entrée de la porte des chevaux : c’est là qu’ils la mirent à mort (2Chroniques 23.14-15).

Afin que le Temple ne soit pas souillé, Athalie est exécutée à l’entrée des écuries royales, un endroit tout à fait approprié pour la mise à mort d’un fauve.

Versets 16-17

Je continue.

Yehoyada conclut entre lui, tout le peuple et le roi une alliance qui les engageait à être le peuple de l’Éternel. Toute la population se rendit au temple de Baal et le démolit. On mit en pièces ses autels et ses statues, et l’on tua devant les autels Mattân, le prêtre de Baal (2Chroniques 23.16-17).

Le renouvellement de l’alliance est rendu nécessaire parce que le peuple a été infidèle sous le règne d’Athalie, une reine particulièrement idolâtre et cruelle. Dans la foulée et conformément à la loi de Moïse, les autels dédiés aux faux dieux sont détruits et leur prêtre exécuté.

Versets 18-19

Je continue.

Yehoyada confia la surveillance du Temple de l’Éternel aux prêtres-lévites que David avait répartis pour le service du Temple de l’Éternel, afin d’offrir des holocaustes à l’Éternel, conformément aux prescriptions de la Loi de Moïse, dans la joie, et en chantant les cantiques composés par David. Il installa les portiers aux entrées du Temple de l’Éternel pour en interdire l’entrée à toute personne rituellement impure, pour quelque raison que ce soit (2Chroniques 23.18-19).

Le chroniqueur, toujours soucieux des aspects religieux, précise que le culte à l’Éternel est rétabli comme il se doit, selon la loi de Moïse.

Versets 20-21

Je finis le chapitre 23.

Il rassembla les chefs de “ centaines ”, les notables, les dirigeants du peuple, ainsi que toute la population du pays, et il fit descendre le roi du Temple au palais royal par la porte supérieure. On installa le roi sur le trône du royaume. Tout le peuple du pays était dans la joie, et le calme régnait dans la ville maintenant qu’on avait fait mourir Athalie (2Chroniques 23.20-21).

L’auteur illustre une nouvelle fois le principe de la rétribution divine. Le mal personnifié par Athalie a attiré la malédiction sur le royaume, tandis que maintenant qu’elle a disparu, c’est la paix et la tranquillité dans le pays. Toutes les formes du mal sont comme une gangrène, on ne peut pas jouer avec elles et il n’y a pas d’autre solution que de les extirper, les couper et les détruire.