Chapitre 12

Introduction

Une nuit de printemps. Il est 1h23 du matin en ce 26 avril 1986 lorsque le réacteur 4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl explose. 25 ans plus tard, suite au tremblement de terre et tsunami du 11 Mars 2011, le Japon subit un accident nucléaire majeur dans sa centrale de Fukushima. Dans l’histoire de toutes les nations, on trouve des catastrophes d’ampleur nationale. Elles ont parfois pour origine la stupidité ou la méchanceté des dirigeants, mais souvent on a l’impression que c’est plutôt un manque de chance, un mauvais coup du sort. Pour ce qui est d’Israël, l’explication est par contre toujours très facile à comprendre. Comme le pays fonctionne sous le régime de la théocratie, toutes les bénédictions comme les calamités sont une rétribution qui provient directement de l’Éternel. Selon un refrain maintenant bien rodé, les Israélites rejettent leur Dieu qui les punit. Ce n’est pas nouveau car déjà sous le régime des juges, le cycle infernal dans lequel les Israélites s’étaient enfermés était le suivant : Ils agissaient mal généralement en pratiquant l’idolâtrie; l’Éternel les châtiait, souvent au moyen d’un peuple qui les envahissait. Comme ils étaient malheureux, ils se repentaient, suite à quoi Dieu leur envoyait un chef militaire qui les délivrait puis les dirigeait. Mais au bout de quelques temps, le cycle recommençait.

Versets 4-9

Je continue maintenant à lire dans le chapitre 12 du second livre des Chroniques en compressant.

(Shishaq vint d’Egypte avec mille deux cents chars et soixante mille soldats sur char. Il commandait une armée innombrable de soldats égyptiens, libyens, soukkiens et éthiopiens.) Shichaq roi d’Égypte s’empara des villes fortifiées de Juda et s’avança jusqu’à Jérusalem. Alors le prophète Chemaeya alla trouver Roboam et les chefs de Juda qui s’étaient retirés à Jérusalem à l’approche de Shichaq. Il leur dit : — Voici ce que déclare l’Éternel : “ Vous m’avez abandonné. À mon tour, je vous abandonne entre les mains de Shichaq. ” Les chefs d’Israël et le roi s’humilièrent et déclarèrent : — L’Éternel est juste ! Quand l’Éternel vit qu’ils s’humiliaient, il adressa une nouvelle parole à Chemaeya : — Puisqu’ils se sont humiliés, dit-il, je ne les détruirai pas ; d’ici peu de temps, je leur accorderai la délivrance et je ne déchaînerai pas ma colère sur Jérusalem par le moyen de Shichaq. Toutefois, ils lui seront assujettis et ils pourront apprécier la différence entre me servir et servir des rois d’autres pays. Shichaq, roi d’Égypte, vint attaquer Jérusalem. Il s’empara des trésors du Temple de l’Éternel et de ceux du palais royal. Il prit absolument tout, notamment les boucliers d’or que Salomon avait fait faire (2Chroniques 12.4-9).

En rapportant les paroles du prophète, le chroniqueur confirme ici encore la théologie de la rétribution : quand Israël obéit à l’Éternel, il est béni, mais dans le cas contraire, il est jugé. Une sculpture d’un palais construit par le roi d’Égypte le représente traînant derrière lui les notables des royaumes qu’il a vaincus ; 15 villes que Roboam avait fortifiées sont mentionnées. Quelle expérience humiliante pour le roi de Juda ! Il n’avait connu que la prospérité, le luxe, la gloire de l’empire de son père Salomon, et maintenant il est le vassal de l’Égypte.

Versets 13-16

Je continue plus loin et finis ce chapitre 13.

Le roi Roboam affermit son pouvoir à Jérusalem et continua à régner. Il avait quarante et un ans à son avènement, et il régna dix-sept ans à Jérusalem, la ville que l’Éternel avait choisie parmi toutes les tribus d’Israël pour y établir sa présence. Sa mère était une Ammonite nommée Naama. Il fit ce qui est mal, parce qu’il n’appliqua pas son cœur à s’attacher à l’Éternel. Roboam et Jéroboam furent tout le temps en guerre l’un avec l’autre. Quand Roboam rejoignit ses ancêtres décédés, il fut enterré dans la cité de David. Son fils Abiya lui succéda sur le trône (2Chroniques 12.13-16).

Les Égyptiens ont fait une immense razzia en Israël, histoire de s’emparer des richesses de Salomon. Mais cette campagne de pillage n’aboutit pas à l’occupation du royaume et à la destitution de Roboam. Le chroniqueur donne une évaluation globale sur le règne de ce roi, disant que « il fit ce qui est mal », un refrain qui va souvent revenir. De toute évidence, la repentance du roi au moment de l’attaque égyptienne fut de courte durée, car elle n’amena aucun changement en profondeur ni dans sa conduite ni dans celle des grands du royaume. Ce n’est guère étonnant puisque sa mère est ammonite, un peuple voisin idolâtre au possible.

Chapitre 13

Versets 1-4

Nous arrivons au chapitre 13 qui continue l’histoire du royaume de Juda. Je commence à lire.

La dix-huitième année du règne de Jéroboam, Abiya devint roi de Juda. Il régna trois ans à Jérusalem. Bientôt, il y eut guerre entre Abiya et Jéroboam. Abiya engagea le combat avec une armée de quatre cent mille vaillants guerriers, des soldats d’élite. Jéroboam lui opposa une armée de huit cent mille vaillants guerriers, des soldats d’élite. Abiya se tint debout sur le mont Tsemaraïm, situé dans la région montagneuse d’Éphraïm (2Chroniques 13.1-4).

Le mont Tsemaraïm est inconnu, par contre, dans le livre de Josué (18.22), il existe une ville qui porte ce nom et qui se trouve dans la partie sud de la tribu de Benjamin. On l’identifie ordinairement avec Es-Samra, sur la route de Jérusalem à Jéricho. Dès que le nouveau roi de Juda est au pouvoir, il hérite du conflit permanent qui règne entre les deux royaumes israélites. Le nombre de soldats engagés semble particulièrement élevé, cependant il concorde avec le recensement effectué par Joab sur l’ordre de David (2 Samuel 24:9 ; 1 Chroniques 21:5).) ainsi qu’avec des documents datant de cette époque. Tous ces hommes ne sont pas sur le champ de bataille mais font partie des réservistes prêts à aller au casse-pipe si besoin est.

Versets 5-12

Je continue en compressant.

Abiya se mit à crier : — Jéroboam et tout Israël, écoutez-moi ! Ne devriez-vous pas reconnaître que l’Éternel, le Dieu d’Israël, a donné pour toujours la royauté sur Israël à David et à ses descendants en vertu d’une alliance irrévocable ? Mais Jéroboam s’est révolté contre son maître. Et maintenant, croyez-vous que vous allez résister au pouvoir royal de l’Éternel qu’il a confié aux descendants de David ? Vous êtes une multitude nombreuse et vous avez avec vous les veaux d’or que Jéroboam a fabriqués pour vous servir de dieux. Mais vous avez chassé les prêtres de l’Éternel, et vous vous êtes pris des prêtres comme le font les autres peuples, au service de dieux qui n’en sont pas. Quant à nous, c’est l’Éternel qui est notre Dieu : nous ne l’avons pas abandonné ; Chaque matin et chaque soir, nous offrons des holocaustes à l’Éternel, nous faisons fumer des parfums aromatiques, nous disposons sur la table rituellement pure les pains qui doivent être exposés devant l’Éternel, et chaque soir nous allumons les lampes du chandelier d’or. Nous suivons le rituel prescrit par l’Éternel notre Dieu, alors que vous, vous l’avez abandonné. Réfléchissez : Dieu est avec nous, il est notre chef, ses prêtres sont munis des trompettes retentissantes, prêts à en sonner contre vous. Israélites ! Ne combattez pas contre l’Éternel, le Dieu de vos ancêtres, car vous ne réussirez pas dans cette entreprise ! (2Chroniques 13.5-12).

Le roi Abija commence bien son règne. Il se fait passer pour pieux et fidèle à l’Alliance, mais seulement tant qu’il se sent menacé par son puissant voisin du Nord. En effet, il fut globalement un mauvais roi, très loin de conformer ses actes à ses paroles (1 Rois 15:3). Cela dit, la religion idolâtre pratiquée dans le Nord du pays est tellement une aberration pour lui et pour son peuple qu’à cette occasion, il se sent pousser des ailes de grande piété et prétend faire une guerre sainte. Le chroniqueur, quant à lui, confirme ici et à nouveau la légitimité du royaume de Juda qui est une théocratie, ce qui veut dire que l’Éternel en est le vrai souverain et qu’il bénit son peuple quand il lui est fidèle.

Versets 13-17

Je continue.

Jéroboam fit exécuter un mouvement tournant à une partie de ses troupes pour prendre les Judéens à revers ; le gros de ses troupes faisait face à celles de Juda, alors que les hommes embusqués se trouvaient derrière eux. Les troupes de Juda se virent donc attaquées à la fois par devant et par derrière. Alors les Judéens poussèrent des cris pour implorer l’Éternel et les prêtres sonnèrent des trompettes. En même temps, ils poussèrent le cri de guerre. Au bruit de la clameur des hommes de Juda, l’Éternel battit Jéroboam et toute l’armée d’Israël et les fit succomber devant Abiya et les Judéens. Les hommes d’Israël s’enfuirent devant Juda, et Dieu donna aux Judéens la victoire sur eux. Abiya et son armée leur infligèrent une grande défaite : cinq cents milles de leurs soldats d’élite tombèrent transpercés (2Chroniques 13.13-17).

Bien que pris en étau, les Judéens ont remporté une grande victoire parce qu’ils ont crié à Dieu qui est miraculeusement intervenu en leur faveur. Dans les Écritures, l’Éternel est fréquemment décrit comme un roi partant au combat à la tête de son peuple pour lui assurer la victoire. Cette guerre dura certainement plusieurs semaines mais le chiffre de 500.000 morts est grossièrement exagéré, ayant été gonflé par quelque copiste zélé. En réalité, la victoire de Juda se borne à la prise de quelques villes frontières qu’il ne conservera pas longtemps (1 Rois 15.16-22).

Versets 18-23

Je finis le chapitre 13.

Ce fut un jour d’humiliation pour ceux d’Israël, tandis que les Judéens remportèrent la victoire parce qu’ils s’étaient appuyés sur l’Éternel, le Dieu de leurs ancêtres. Abiya poursuivit Jéroboam et lui enleva plusieurs villes : Bethel, Yechana et Ephrôn, avec toutes les localités qui en dépendaient. Pendant tout le règne d’Abiya, Jéroboam ne retrouva pas sa puissance ; finalement l’Éternel le frappa et il mourut. Au contraire, Abiya vit s’accroître sa puissance. Il épousa quatorze femmes et eut vingt-deux fils et seize filles. Quand Abiya rejoignit ses ancêtres décédés, on l’enterra dans la cité de David, et son fils Asa lui succéda sur le trône. Sous le règne de ce dernier, le pays connut dix ans de paix (2Chroniques 13.18-23).

Il est évident que l’Éternel a puni Jéroboam parce qu’il a fabriqué des veaux d’or et incité les Israélites du Nord à l’idolâtrie. Cependant, il ne mourut pas immédiatement pour des raisons qui ne nous sont pas données. En fait il a survécu au roi de Juda. Il n’est pas rare que l’Éternel passe une sentence de mort sur un personnage vil puis attend, lui donnant ainsi l’occasion de se repentir. Mais cela ne s’est pas produit dans le cas de Jéroboam dont le sort est mis en opposition à celui du roi de Juda qui lui est récompensé quoique sa fidélité à Dieu fut passablement boiteuse.

Chapitre 14

Versets 1-4

Nous arrivons au chapitre 14 qui continue l’histoire du royaume de Juda et en particulier du nouvel homme fort, Asa, qui fut l’un des 5 rois les plus fidèles à l’Éternel. Tandis que les 19 monarques qui ont régné sur le royaume du Nord sont tous sans exception, spirituellement décadents, 10 des 20 successeurs de David sur le royaume de Juda sont globalement soit bons soit excellents. Je commence à lire ce chapitre en compressant.

Asa fit ce que l’Éternel son Dieu considère comme bien et juste. Il fit disparaître les autels des divinités étrangères et les hauts-lieux, il brisa les stèles sacrées et abattit les poteaux d’Achéra. Il demanda aux Judéens de s’attacher à l’Éternel, le Dieu de leurs ancêtres, et d’obéir aux commandements de la Loi. Il fit détruire les hauts-lieux et les statues consacrées au soleil dans toutes les villes de Juda, et le royaume fut tranquille sous son règne (2Chroniques 14.1-4).

Dès le début de son règne, Asa fait le grand ménage de printemps en détruisant les divinités cananéennes et les lieux de culte idolâtres que son père a permis ou même encouragés et qui semblent avoir poussé comme des champignons un peu partout sur le territoire de Juda.

On découvre ici que l’adoration du soleil n’est pas spécifique aux Égyptiens ou aux Aztèques d’Amérique centrale, mais que ce faux dieu fait partie du panthéon des fausses divinités de la plupart des peuples, y compris des Israélites tant du nord que du sud. Honte à eux !

L’idolâtrie était tellement ancrée dans le cœur des Hébreux, que même pendant le règne du roi Asa, pourtant fidèle à l’Éternel, les temples dédiés aux faux dieux ne disparaîtront pas entièrement (15.17; 1 Rois 15.14). Le décret du roi ordonnant à son peuple d’obéir à la Loi de Moïse a certes eu un effet spirituel bienfaisant, mais il fut limité dans le temps.

Versets 5-6

Je continue.

Le roi profita de cette période de paix pour bâtir des villes fortifiées en Juda et, pendant toutes ces années-là, il n’eut à soutenir aucune guerre, car l’Éternel lui assurait la paix. Il déclara donc aux Judéens : — Bâtissons ces villes et entourons-les de murailles jalonnées de tours et de portes à verrous pendant que nous sommes maîtres du pays, puisque nous avons cherché à faire la volonté de l’Éternel, notre Dieu (2Chroniques 14.5-6).

Ces mesures défensives ne nous sont pas rapportées dans les livres des Rois. Le temps et les moyens de fortifier les villes frontalières du royaume sont des signes de la bénédiction divine suite à la fidélité du roi Asa.

Versets 7- 8

Je continue.

Asa avait une armée de trois cent mille hommes de Juda équipés de lances et de grands boucliers et de deux cent quatre-vingt mille de Benjamin portant le petit bouclier et maniant l’arc ; tous étaient de vaillants guerriers. Le Kouchite Zérah se mit en campagne contre eux avec une armée d’un million d’hommes et de trois cents chars, il s’avança jusqu’à Marécha (2Chroniques 14.7-8).

300 chars est très plausible, mais un million d’hommes est une figure de style qui veut dire : une grande armée. Marécha se trouve à une quarantaine de kilomètres à l’ouest de Jérusalem et avait été fortifiée par Roboam, le grand-père d’Asa. La majorité des hommes de cette marée humaine ne sont pas des soldats mais des opportunistes enrôlés à la va-vite et qui en cas de victoire seront payés par le butin de guerre. C’est d’ailleurs un peu comme ça que bien plus tard se constituera le gros des troupes qui partiront aux croisades. Zérah le Kouchite est probablement Osorchon I, le successeur de Shichaq qui avait ravagé Israël 30 ans auparavant.

Versets 9-14

Je finis ce chapitre 14.

Asa marcha au-devant de lui, et les deux armées se rangèrent en ordre de bataille. Asa invoqua l’Éternel, son Dieu. Il pria : — Éternel, personne d’autre que toi ne peut venir en aide à un faible contre un fort. Viens donc à notre secours, Éternel notre Dieu ! Car c’est sur toi que nous nous appuyons, et c’est en ton nom que nous marchons contre cette multitude. Éternel, tu es notre Dieu, ne permets pas qu’un homme l’emporte sur toi ! Alors l’Éternel battit les Éthiopiens devant Asa et les Judéens, et ils prirent la fuite. Asa et son armée les poursuivirent jusqu’à Guérar. Les Ethiopiens tombèrent en si grand nombre qu’il n’en subsista pas âme qui vive, car ils furent brisés par l’Eternel et par son armée. Comme, à cause de l’Eternel, la terreur s’était emparée de toutes les villes situées dans les environs de Guérar, ils les attaquèrent, les battirent, et en emportèrent de grandes richesses. Ils s’attaquèrent aussi aux parcs des troupeaux et ils capturèrent une grande quantité de moutons et de chèvres, ainsi que des chameaux. Après quoi, ils regagnèrent Jérusalem (2Chroniques 14.9-14).

Bien qu’Asa soit un homme pieux, ça ne l’a pas empêché de se trouver nez à nez avec un mur de masse humaine menaçant son royaume. Mais dans les difficultés, ce bon roi trouve sa force en l’Éternel qu’il invoque avec intensité et foi. Comme Juda est une théocratie, Dieu est son véritable souverain, alors quand le peuple est fidèle, il intervient directement pour le secourir. C’est ce qui s’est produit ici et les Égyptiens ont mordu la poussière.

Chapitre 15

Versets 1-3

Nous arrivons au chapitre 15 qui continue l’histoire d’Asa. Je commence à le lire.

L’Esprit de Dieu saisit Azariahou, qui s’avança à la rencontre d’Asa et lui dit : Écoutez-moi, Asa, vous, tous les Judéens et les Benjaminites ! L’Éternel sera avec vous tant que vous serez avec lui ; si vous vous attachez à lui, il interviendra en votre faveur ; si vous l’abandonnez, lui, il vous abandonnera. (2Chroniques 15.1-2).

Le chroniqueur réitère le principe de la rétribution divine qui gouverne Juda, un royaume théocratique ; la fidélité à l’Éternel conduit à la bénédiction tandis que la désobéissance mène à la catastrophe.

Versets 3-6

Je continue.

Pendant de nombreux jours, Israël a vécu sans avoir ni vrai Dieu, ni prêtres qui l’enseignent, et sans avoir de Loi. Au sein de la détresse, les hommes d’Israël se sont tournés vers l’Éternel, Dieu d’Israël, ils se sont adressés à lui, il est intervenu pour eux. En ces temps-là, il n’y avait ni paix ni sécurité pour tous ceux qui allaient et venaient, car les temps étaient bien troublés pour tous les habitants de ces contrées. Partout, on se battait, nation contre nation, et ville contre ville, car Dieu leur infligeait des malheurs en tous genres (2Chroniques 15.3-6).

Il semble que ces paroles sont un avertissement du prophète Obed aux Israélites, qui leur rappelle l’époque de grande instabilité des chefs juges. Elle a commencé dès la deuxième génération après Moïse, donc très tôt dans l’histoire d’Israël. Cette période sombre de plus de 3 siècles a vu les Hébreux sombrer dans l’idolâtrie la plus grossière, le délabrement moral et l’anarchie. Les Israélites n’obéissaient pas à la loi de Moïse parce qu’ils ne la connaissaient pas du fait que les prêtres ne remplissaient pas l’un de leurs rôles qui est d’enseigner les commandements de Dieu au peuple.

Versets 7-9

Je continue.

Quant à vous, soyez fermes, et ne faiblissez pas, parce que vos efforts auront leur récompense. Après avoir entendu ce message du prophète fils d’Oded, Asa en fut encouragé et il fit disparaître les idoles abominables de tout le pays de Juda et de Benjamin, ainsi que des villes dont il s’était emparé dans la région montagneuse d’Éphraïm. Il restaura l’autel de l’Éternel qui se trouvait devant le portique du Temple de l’Éternel. Puis il rassembla toute la population de Juda et de Benjamin, ainsi que les émigrés des tribus d’Éphraïm, de Manassé et de Siméon, car beaucoup de gens du royaume d’Israël s’étaient ralliés à lui lorsqu’ils avaient vu que l’Éternel son Dieu était avec lui (2Chroniques 15.7-9).

Le prophète Obed a fait mouche. Le roi qui avait commencé à faire le ménage est gonflé à bloc et il balaie les moindres recoins de son royaume en virant toutes les idoles. Le ralliement d’Israélites des autres tribus à Asa vient récompenser sa fidélité. On découvre ici que des membres de la tribu de Siméon, qui est enclavée dans celle de Juda, avaient élu domicile dans le Nord du pays. En proclamant leur allégeance à Juda, ces nouveaux venus déclarent aussi leur attachement à l’Éternel et aux promesses qu’il a faites concernant la descendance de David. Ce n’est pas la forte personnalité d’Asa, ni son génie militaire sur le champ de bataille qui a fait que beaucoup d’Israélites du Nord se sont joints à lui. Le texte dit qu’ils ont constaté que l’Éternel était avec lui. Tout est là.

Dans mon expérience personnelle, quand je rencontre des gens qui sont attachés à Dieu, ils sont comme des aimants et je suis naturellement attiré par eux. Je ne les fréquent pas parce que je crois que leur rayonnement spirituel va déteindre sur moi comme par osmose, pas du tout; j’aimais simplement leur compagnie parce qu’elle m’apporte une sorte de bénédiction que je ne saurais vraiment pas expliquer.