Chapitre 2

Verset 5

Dans une équipe de foot, il y a l’arrière-droit, l’avant-centre, le gardien de but et tous les autres joueurs. Et puis on a aussi l’arbitre qui suit le jeu de très près ; il siffle les coups-francs, distribue les cartons jaune ou rouge et parfois décide l’issue du match en refusant ou acceptant un but. Alors dès qu’il se manifeste, il polarise l’attention de tout le stade.

Un avocat aussi est une sorte d’arbitre, et il existe bien d’autres professions dont le rôle est d’être un intermédiaire entre deux ou plusieurs parties. Je continue à lire dans le deuxième chapitre de la première lettre de Paul à Timothée.

En effet, il y a un seul Dieu, et de même aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, un homme : Jésus-Christ (1 Timothée 2.5).

L’un des enseignements fondamentaux des Textes Sacrés est qu’il y a un seul Dieu (Deutéronome 4.35, 39 ; 6.4 ; Ésaïe 43.10 ; etc.). Tous les peuples antiques, les Grecs et les Romains honorent un panthéon de divinités. L’homme moderne, même s’il n’est pas religieux, est aussi en adoration devant beaucoup de dieux comme le divertissement, le sport ou encore les vacances. Une majorité de gens rêvent de devenir vedette de télé ou de cinéma et accepteraient n’importe quelle dégradation si cela leur ouvre la porte du septième art. Les stades sont pleins à craquer de fanatiques qui sont prêts à tout casser, que leur équipe gagne ou perde le match. Peu importe, ce qui compte est de casser. Tous ces gens sont des idolâtres qui adorent le pouvoir et le sentiment d’être important.

Le concept biblique du Dieu unique va à l’encontre du pluralisme religieux de nos sociétés occidentales qui rejettent absolument la notion d’une vérité absolue. La croyance communément répandue est que les dieux des chrétiens, Juifs, musulmans, hindous bouddhistes, et j’en passe, sont aussi valables les uns que les autres ce qui est très cohérent avec l’idée que « Tout le monde il est beau et tout le monde il est gentil ». Mais si tous ces dieux sont pareils, c’est qu’il existe différents chemins et toutes sortes de manières de trouver le salut. Dans ce cas, à quoi bon annoncer le salut en Jésus-Christ au monde ? Selon les Écritures, il n’y a qu’un seul Dieu et c’est en lui qu’on doit croire afin d’être sauvé. Aux Juifs, l’apôtre Pierre a dit :

C’est en (Jésus-Christ) lui seul que se trouve le salut. Dans le monde entier, Dieu n’a jamais donné le nom d’aucun autre homme par lequel nous devions être sauvés (Actes 4.12).

Un seul Dieu implique un seul médiateur, c’est-à-dire celui qui intervient entre deux parties adverses pour résoudre leur conflit ou pour ratifier une alliance. Le médiateur est un intermédiaire, un arbitre en somme.

Sous le régime de l’Ancien Testament, s’approcher de Dieu est un véritable parcours du combattant. Dans le temple juif, un épais rideau sépare le Saint des saints du Lieu saint. Seul le grand-prêtre peut pénétrer dans le Saint des saints où se trouve le coffre sacré, symbole de l’Éternel, et cela une seule fois par an lors de la fête des expiations appelée Yom Kippour. Quant au Lieu saint, seuls les prêtres y ont accès. L’Israélite, lui doit rester hors du sanctuaire et offrir un sacrifice par l’intermédiaire du prêtre pour avoir un contact avec Dieu. Mais aujourd’hui il n’existe plus aucun de ces obstacles. Quand Jésus est mort sur la croix, il est écrit :

Le rideau du Temple se déchira en deux, de haut en bas (Matthieu 27.51).

Depuis ce jour mémorable, il est absolument interdit de passer par des anges, des saints, un être humain, ou un rite pour accéder à Dieu, parce qu’il laisse toujours la porte de la salle du trône céleste grande ouverte, pour ainsi dire, et chacun peut en toute liberté venir à lui, à condition qu’il se présente en compagnie de Jésus-Christ, le médiateur. Car c’est Jésus et lui seul, qui est l’intermédiaire entre Dieu et les hommes. Nous ne sommes plus dans la triste situation du patriarche Job qui s’est lamenté disant :

Dieu n’est pas un homme comme moi, pour que je lui réplique ou pour que nous allions ensemble au tribunal. Il n’y a pas d’arbitre pouvant s’interposer et trancher entre nous (Job 9.32-33).

Aujourd’hui nous avons un arbitre en Jésus-Christ, car il est à la fois Dieu et homme et il a payé avec son sang le prix de la rançon pour nous racheter. Il nous comprend, il connaît nos faiblesses et nos fautes, mais en lui Dieu nous pardonne et ses bras sont toujours grand ouverts pour nous accueillir. Un des attributs qui est aussi l’une des merveilleuses caractéristiques du Seigneur de l’univers est sa compassion. Concernant les Israélites dans le désert, Ésaïe écrit :

Dans toutes leurs détresses, il a été lui-même dans la détresse, et l’ange qui se tient en sa présence les a sauvés. Dans son amour et dans sa compassion, il les a libérés, il les a soutenus et il les a portés tous les jours d’autrefois (Ésaïe 63.9).

Voyez-vous, Dieu nous tend la perche, mais elle s’appelle Jésus-Christ et il n’y en a pas d’autre.

Verset 6

Je continue le texte.

Il (Jésus-Christ) a offert sa vie en rançon pour tous. Tel est le témoignage qui a été rendu au moment voulu (1 Timothée 2.6).

Une rançon est souvent un sac de billets de banque qu’on donne au preneur d’otage en échange de sa victime. Pareillement, Jésus a donné sa vie en échange de la votre et de la mienne. Il a subi le jugement de Dieu à notre place afin que nous ne soyons pas condamnés. L’évangile selon Matthieu rapporte que Jésus a dit qu’il donnait sa vie en rançon pour nous. Je lis le passage :

Le Fils de l’homme n’est pas venu pour se faire servir, mais pour servir lui-même et donner sa vie en rançon pour beaucoup (Matthieu 20.28).

Les phrases « il a offert sa vie en rançon et donner sa vie en rançon » affirment que son sacrifice est suffisant pour le salut de tous les êtres humains depuis Adam jusqu’à la fin du monde. L’expiation accomplie par le Christ est une source de salut inépuisable. Sa valeur est infinie et peut couvrir tous les péchés jamais commis par tous les hommes, malheureusement, seul un petit nombre s’approprie ce salut.

Supposons que vous soyez en plein désert en train de mourir de soif. Vous arrivez devant une cabane à côté de laquelle se trouve un tuyau muni d’un robinet. Si vous buvez l’eau vous vivrez, mais si vous vous dites : « ce n’est qu’un mirage » et continuez votre chemin, on retrouvera peut-être un jour votre carcasse momifiée. La grâce de Dieu est comme la pression d’eau qui arrive au robinet ; elle ne se voit pas mais vous croyez qu’elle existe et quand vous tournez le robinet pour obtenir de l’eau, vous faites un acte de foi.

Verset 7

Je continue le texte.

C’est pour publier ce témoignage que j’ai été institué prédicateur et apôtre (je dis la vérité, je ne mens pas), pour enseigner aux non-Juifs ce qui concerne la foi et la vérité (1 Timothée 2.7).

Paul a été choisi par Dieu pour annoncer la Bonne Nouvelle de Jésus, c’est-à-dire : Dieu est Sauveur, il n’y a qu’un seul médiateur entre Dieu et les hommes et il a offert sa vie en rançon pour tous. Paul est un prédicateur, c’est-à-dire un héraut, quelqu’un qui donne un message au public. Dans le monde antique, le héraut fait les annonces sur la place centrale de la ville. Paul est donc un héraut de la Bonne Nouvelle qu’il proclame partout, et en particulier aux païens de l’empire romain(Galates 2.7).

Dans ce passage, Paul mentionne aussi son autorité apostolique et son intégrité. Tout ce qu’il dit concernant la foi chrétienne est la vérité. Timothée le sait très bien mais ce rappel n’est pas superflu parce que cette lettre sera lue à toute l’église d’Éphèse  et parmi ses membres, certains ne sont pas convaincus.

Verset 8

Je continue.

C’est pourquoi je veux qu’en tout lieu les hommes prient en élevant vers le ciel des mains pures, sans colère ni esprit de dispute (1 Timothée 2.8).

Dans les assemblées publiques, c’est à dire les cultes, tous les hommes peuvent prier. La pratique du prêtre seul qui prie n’est pas en enseignement des Écritures. Élever les mains vers Dieu est un acte de foi, un geste d’adoration, et une façon d’implorer Celui qui répond à tous nos besoins. On priait souvent de cette manière dans l’Ancien Testament, mais ce qui compte n’est pas tant le geste que l’attitude du cœur.

Le mot « pur » signifie « non souillé par le mal ». Ces mains représentent une vie sainte, un esprit de paix et l’absence de conflit.

Il est important de souligner que celui qui s’adresse à Dieu doit croire qu’il va agir. L’auteur de l’épître aux Hébreux écrit :

Sans la foi, il est impossible d’être agréable à Dieu. Car celui qui s’approche de lui doit croire qu’il existe et qu’il récompense ceux qui le cherchent (Hébreux 11.6).

Dans les assemblées chrétiennes, les réunions de prières sont peu fréquentées parce que les gens pensent que Dieu ne va ni les écouter ni leur répondre. En réalité, le Seigneur écoute toujours ceux qui l’implorent, et qui sont en règle avec lui et les autres. Seulement sa réponse n’est pas toujours immédiate ou conforme à ce qu’on veut. Moi je suis convaincu que mes prières servent à quelque chose, même si je ne sais pas comment.

Après avoir parlé des hommes qui prient, Paul va définir le rôle des femmes dans l’Église. Jusqu’au XXe siècle, elles ne pouvaient pas devenir prêtres dans l’Église catholique ou orthodoxe et dans les familles d’Églises protestantes les femmes n’occupaient pas non plus de position d’autorité. Mais avec la montée en puissance des mouvements féministes, elles ont vu leur rôle évoluer jusqu’à devenir égal ou presque à celui des hommes, du moins chez les Méthodistes, Presbytériens et surtout les Épiscopaliens.

Dans l’Ancien Testament, beaucoup de femmes vertueuses furent de grandes et célèbres servantes de l’Éternel. Déborah, par exemple, est prophétesse et juge en Israël (Juges 4.4). À cette époque, le peuple de Dieu est opprimé et Dieu décide de le libérer. Il ordonne à un certain Baraq de recruter 10 000 hommes. Cette histoire se trouve dans le livre des Juges. Je la lis en compressant :

Mais Baraq a répondu à la prophétesse : Si tu m’accompagnes, j’irai ; mais si tu ne viens pas avec moi, je n’irai pas. Alors Débora dit à Baraq : En avant ! C’est aujourd’hui que l’Éternel te donnera la victoire. En ce même jour, Débora chanta ce cantique avec Baraq : Les villes d’Israël étaient abandonnées, la vie avait cessé. Alors, moi, Débora, je suis intervenue comme une mère pour Israël. Debout ! Éveille-toi, Débora, interviens ! Debout, éveille-toi, entonne un chant de guerre ! Toi, Baraq, lève-toi, ramène tes captifs (Juges 4.8, 14 ; 5.1, 7, 12).

Alors qu’aucun homme ne veut ni administrer Israël, ni le délivrer de ses ennemis, Dieu choisit une femme ; quant à Baraq, il n’est qu’un intermédiaire.

Il y a aussi la reine Esther et Ruth la Moabite qui ont chacune donné leur nom à l’un des livres de l’Ancien Testament ; et encore la vierge Marie, Anne la prophétesse qui est presque toujours au Temple où elle sert Dieu, nuit et jour, par le jeûne et la prière (Luc 2.36) et bien d’autres femmes encore.

Au premier siècle, la femme a une place importante dans les cultes païens et surtout dans les rites de fertilité où elle est considérée comme un objet sexuel religieux. Toutes les religions à mystères comptent des prêtresses. À Corinthe, le temple dédié à la déesse Aphrodite occupe mille prostituées sacrées.

Versets 9-10

Je continue de lire dans le second chapitre de Paul à Timothée.

Je veux que les femmes agissent de même, en s’habillant décemment, avec discrétion et simplicité. Qu’elles ne se parent pas d’une coiffure recherchée, d’or, de perles ou de toilettes somptueuses, mais plutôt d’œuvres bonnes, comme il convient à des femmes qui déclarent vivre pour Dieu (1 Timothée 2.9-10).

Le mot pour « discrétion », qui n’apparaît qu’ici dans le Nouveau Testament, veut dire « modeste et humble », le contraire d’aguichant. En d’autres mots, les habits qui moulent, les jupes courtes et les décolletés plongeants n’ont pas leur place dans l’église parce que les hommes normalement constitués ne peuvent pas ne pas être affectés ; vous voyez ce que je veux dire.

Le mot pour « simplicité » signifie « réservé, retenu, maître de soi ». Pour les Grecs, c’était l’une des plus grandes vertus. Le poète tragique grec Euripide (480-406 av. J-C) la nomme le meilleur don des dieux et Platon l’appelle une des quatre vertus capitales. Pour Paul donc, la modestie, l’humilité et la maîtrise de soi font partie des œuvres bonnes qui honorent Dieu.

Selon les mœurs orientales de l’époque, pour une femme, faire partie d’une assemblée publique c’est déjà faire preuve d’une grande liberté. Paul a donc raison de lui demander d’éviter tout ce qui peut susciter la calomnie des adversaires de la foi chrétienne (Comparez 1 Pierre 3.3).

À l’époque, les femmes riches et les prostituées portent des toilettes qui valent entre 500 et 800 deniers soit l’équivalent de 400 à 700 journées de travail. Mais dans une réunion chrétienne, porter des vêtements somptueux et coûteux tels que Paul les décrit, aurait été scandaleux parce qu’un ouvrier ne gagne qu’un denier par jour, soit environ 12 centimes d’euro. Une belle plante bien en chair qui entre au culte superbement habillée fait sensation, ça, c’est sûr, mais elle est malvenue.

Il n’y a aucun mal à ce qu’une femme mette en valeur sa grâce en portant une belle toilette de fin lin et de pourpre (Proverbes 31.22) ainsi qu’une coiffure recherchée ornée d’un assortiment collier-boucles d’oreilles, si elle se rend à un gala ou à un grand mariage (Cantique des cantiques 1.10-11 ; 4.9), mais dans une réunion chrétienne, un tel apparat attire l’attention, d’une part, des hommes qui reluqueront cette beauté, et d’autre part, des autres femmes qui seront envieuses. Il est scandaleux de voir une femme faisant profession de foi, chercher à attirer sur elle les regards soit par le luxe de ses bijoux soit par un accoutrement sexy car elle montre par là qu’elle est esclave de la mode et des fausses valeurs de notre temps. Une telle tenue n’est pas convenable pour adorer le Seigneur et Paul ordonne donc aux femmes croyantes de se vêtir avec pudeur, discrétion, modestie et simplicité, de manière à ne pas être aguichantes et de ne pas attirer les regards.

Les écrits tant juifs que grecs associent l’intérêt exagéré pour les toilettes à un comportement immoral et Paul n’exprime pas son opinion personnelle ou un conseil mais un ordre ; il parle avec l’autorité de Dieu.

Versets 11-12

Je continue le texte.

Que la femme reçoive l’instruction dans un esprit de paix et de parfaite soumission. Je ne permets pas à une femme d’enseigner en prenant autorité sur l’homme. Qu’elle garde plutôt une attitude paisible (1 Timothée 2.11-12).

Au premier siècle, les femmes sont mal considérées aussi bien dans le judaïsme que dans la culture grecque. La tournure de cette phrase qui est à l’impératif signifie que les responsables du culte ont pour obligation d’instruire les femmes, un concept révolutionnaire pour l’époque. En effet, la plupart des rabbins refusent carrément de les enseigner, car pour eux, c’est jeter des perles aux cochons.

Dans le cadre de l’église, les femmes ne doivent pas avoir la fonction officielle d’enseignante parce que ce rôle et celui de diriger appartiennent aux anciens (1 Timothée 5.17) qui sont des hommes (1 Timothée 3.2, 5). Littéralement, Paul dit : « Je ne permets pas à une femme d’occuper le rôle officiel d’enseignante car elle occuperait alors une position d’autorité sur l’homme ». Il faut comprendre cet ordre dans le contexte du premier siècle où les femmes restent à la maison, ne travaillent pas à l’extérieur comme c’est le cas aujourd’hui et ne jouissent d’aucune autorité. Par contre, Paul autorise une femme à instruire d’autres femmes ainsi que des enfants (2 Timothée 1.5 ; 3.14,15 ; Tite 2.3-4). Et dans le livre des Actes, on voit un couple, Priscilla et Aquilla, enseigner Apollos, un homme (Actes 18.26), mais en privé.

La position du Nouveau Testament à l’égard de la femme ne veut évidemment pas dire que la femme est inférieure à l’homme, mais dans l’église elle doit être soumise aux responsables. Subordination et égalité ne sont pas des termes mutuellement exclusifs. Jésus est égal au Père, mais sur terre, il avait un rôle subalterne par rapport à Dieu. Et dans sa première épître aux Corinthiens, l’apôtre écrit :

Le Christ est le chef de tout homme, l’homme est le chef de la femme, le chef du Christ, c’est Dieu (1 Corinthiens 11.3).

Versets 13-14

Je continue le texte.

En effet, Adam fut créé le premier, Ève ensuite. Ce n’est pas Adam qui a été détourné de la vérité, c’est la femme, et elle a désobéi au commandement de Dieu (1 Timothée 2.13-14).

Le rôle subordonné de la femme a été établi par Dieu dès le début de la création. Il s’agit d’un principe ayant une portée universelle et permanente. Selon le plan divin, la femme a été créée pour aider l’homme. Par nature, Ève n’est donc pas destinée à assumer de hautes responsabilités dans une communauté chrétienne. En s’écartant de la protection d’Adam, elle s’est rendue vulnérable à Satan, confirmant ainsi l’importance de sa soumission à son mari. Cependant, dans cette affaire, Adam s’est rendu coupable en n’assumant pas son rôle de chef du couple puisqu’il a suivi Ève dans sa faute et plongé la race humaine dans le péché. La femme a été séduite, c’est vrai, mais Adam a sciemment désobéi à Dieu. En dernier ressort, la responsabilité de la chute de l’humanité revient à Adam.

Verset 15

Je finis de lire le chapitre deux de la lettre de Paul à Timothée.

Mais elle (la femme) sera sauvée par la maternité si elles (les femmes) demeurent dans la foi, l’amour et la sainteté avec modestie (1 Timothée 2.15 ; SEM, note).

Ce verset est peut-être bien le plus difficile du Nouveau Testament à interpréter. Tout d’abord, il faut savoir que le verbe « sauvé » signifie aussi « préservé, mis en sécurité, préservé de tout danger ». Ce verbe apparaît plusieurs fois avec ce sens dans l’évangile selon Matthieu (Matthieu 8.25 ; 9.21-22 ; 24.22 ; 27.40-42, 49 ; comparez 2 Timothée 4.18).

De plus, tout le Nouveau Testament enseigne que le salut s’obtient par pure grâce au moyen de la foi seule. L’apôtre ne peut donc pas vouloir dire ici que les femmes sont sauvées en ayant des enfants ; ça n’a pas de sens et contredirait tout ce qu’il enseigne ailleurs concernant le salut. La difficulté du passage provient du fait qu’au lieu de développer sa pensée pas à pas, il saute des étapes ; il écrit une phrase au lieu d’un paragraphe. Paul parle en termes généraux. Du fait de son rôle, la femme est préservée et sécurisée par la maternité. Elles trouvent la plus grande satisfaction et le plus grand sens à leur vie, non pas en voulant s’approprier le rôle de l’homme dans l’Église ou dans la société, mais en accomplissant humblement le dessein de Dieu pour elles, en tant qu’épouses, mères ou simplement en tant que disciples de Jésus-Christ pour celles qui ne sont pas mariées.