Chapitre 1

Verset 18

Je ne sais pas pour la seconde guerre mondiale, mais pour la première, chaque camp faisait bénir ses canons et était persuadé qu’il était dans son droit avec Dieu de son côté. C’est tellement ridicule que ça ferait sourire si ces conflits n’avaient pas entraîné des millions de morts et d’estropiés de part et d’autre. Et pourtant, il existe des guerres justes. À vous de trouver des exemples.

Dans le domaine spirituel se déroule une lutte incessante où il n’y a jamais ni armistice, ni paix de signés. Le royaume de Dieu et le royaume des ténèbres s’affrontent dans un conflit perpétuel. Le champ de bataille est ici-bas et l’enjeu est l’âme des hommes. Les combattants luttent sur le terrain de la vérité. Les croyants défendent Jésus-Christ et l’enseignement des Écritures contre les prophètes de mensonge de tout poil. Je continue de lire dans le premier chapitre de la première épître de Paul à Timothée.

La charge que je te confie, Timothée, mon enfant, selon les prophéties faites précédemment à ton sujet, c’est que, d’après elles, tu combattes le bon combat (1 Timothée 1.18 ; Autre).

L’apôtre Paul écrit une lettre très amicale à Timothée, son collaborateur, son bras droit, aide de camp et ami, mais il lui donne malgré tout des directives précises. Le mot traduit par « charge » est un ordre militaire qui doit être obéi sans discussion. Timothée doit remplir son devoir envers Dieu et son patron, l’apôtre Paul. Ce dernier ne plaisante pas parce que le contexte de cette lettre est une lutte acharnée entre Timothée et des hérétiques qui cherchent à démolir l’église d’Éphèse de l’intérieur et qui puisent leur force et leur motivation dans le royaume des ténèbres.

Paul confie une charge à Timothée. Le mot pour « confie » est utilisé en relation avec un objet de valeur comme un dépôt d’argent à la banque. Ici, il s’agit de la vérité de Dieu pour laquelle Timothée est appelé à livrer un combat nécessaire. Pour l’encourager dans cette voie, Paul lui rappelle qu’il a été appelé au ministère d’une manière surnaturelle, par le biais de prophéties. L’avenir de ce jeune homme est donc tout tracé et il ne lui reste plus qu’à foncer, mais ça ne va pas être de tout repos.

Jésus-Christ appelle tous les hommes à la communion avec lui, ce qui est à la base d’une vie abondante faite d’amour, de paix et de joie. Oui mais ici-bas, ce n’est pas encore le royaume des cieux ni même le ciel sur la terre, car la vie chrétienne est un combat, fait de luttes à la fois contre nos tendances naturelles à mal faire, et contre les esprits méchants, les démons. L’apôtre Paul aussi doit constamment faire face aux assauts de Satan (2 Corinthiens 12.7 ; Éphésiens 6.11-13).

Verset 19

Je continue le texte.

(Combats le bon combat) en gardant la foi et une bonne conscience. Cette conscience, quelques-uns l’ont abandonnée et ont ainsi fait naufrage en ce qui concerne la foi (1 Timothée 1.19 ; SER).

Le croyant n’habite pas une tour d’ivoire qui s’élève au-dessus du brouillard dense qui enveloppe la plaine. Il vit en compagnie de gens qui ne partagent ni sa vision spirituelle du monde ni ses convictions. De plus, il n’est pas un saint dans le sens de parfait ; il a des problèmes, des faiblesses et des tentations comme tout le monde. Alors, il lui est malheureusement facile de tomber dans le piège de la mondanité et de compromettre sa foi en excusant la façon d’agir de ses semblables ainsi que ses échecs personnels.

À plusieurs reprises dans cette épître, Paul associe « la foi et une bonne conscience » (1 Timothée 1.5 ; 3.9). Il s’agit de la vérité de Dieu telle qu’elle est révélée dans les Écritures, et de l’état moral de quelqu’un qui mène une vie droite. Une doctrine saine va de pair avec une vie saine car la vérité et la moralité sont inséparables. La croyance et le comportement doivent tous deux être conformes à la Parole de Dieu.

La plupart du temps, les enseignements doctrinaux erronés ont leur racine non pas dans un raisonnement intellectuel biscornu mais dans une vie corrompue. Les théologiens véreux enseignent une doctrine boiteuse parce qu’elle s’accorde avec leurs péchés. Les prédicateurs de mensonge qui sévissent dans l’église d’Éphèse ont sans doute bien commencé dans leur foi chrétienne, puis par orgueil ou convoitise, leur vie morale s’est dégradée. Alors, pour accommoder leur comportement déviant, ils ont compromis leur foi en modifiant leurs croyances. C’est ainsi qu’ils ont fait naufrage en ce qui concerne la foi, c’est-à-dire la vérité doctrinale, et qu’ils sont devenus des hérétiques qui enseignent des mensonges tout en se présentant comme des prophètes de Dieu.

Verset 20

Je finis de lire le premier chapitre de Paul à Timothée.

Parmi eux se trouvent Hyménée et Alexandre que j’ai livrés à Satan pour qu’ils apprennent à ne plus blasphémer (1 Timothée 1.20).

Le verbe « apprendre » signifie « former, dresser, punir au travers de souffrances physiques » (comparez Luc 23.16, 22 ; 1 Corinthiens 11.32). Quant à « blasphémer », cet acte vil consiste bien sûr à dire du mal de Dieu mais aussi à prétendre parler en son nom dans le but de tromper.

Hyménée est à nouveau mentionné dans la seconde lettre de Paul à Timothée (2.17) et Alexandre aussi, mais comme ce nom est répandu, rien ne prouve qu’il s’agit du même homme. L’expression « livrés à Satan » se trouve aussi dans la première épître de Paul aux Corinthiens au sujet d’un homme dont le péché n’est pas d’enseigner de fausses doctrines mais l’inceste puisqu’il cohabite avec la femme de son père. Dès qu’il apprend cette sombre histoire, Paul saute sur sa plume et écrit :

Pour moi, qui suis absent de corps, mais présent en pensée parmi vous, j’ai déjà, comme si j’étais présent, prononcé la sentence au nom du Seigneur Jésus contre celui qui a commis cette faute. Lorsque vous serez réunis, et que je serai présent parmi vous en pensée, appliquez cette sentence dans la puissance de notre Seigneur Jésus : qu’un tel homme soit livré à Satan en vue de la destruction du mal qui est en lui afin qu’il soit sauvé au jour du Seigneur (1 Corinthiens 5.3-5).

« Livré à Satan » est une formule d’excommunication qui est en usage chez les Juifs. Elle implique, d’une part l’exclusion du fautif de la communauté et donc son renvoi dans la sphère d’influence de Satan, et d’autre part, ne plus le considérer comme un croyant (comparez Matthieu 18.15-20). Le but recherché est d’amener cette personne à la repentance afin qu’elle mette de l’ordre dans sa vie de manière à pouvoir réintégrer l’assemblée dès que possible. Dans sa seconde épître aux Corinthiens (2.5-11), Paul décrit une situation où cette démarche a effectivement réussi.

Chapitre 2

Verset 1

Nous arrivons maintenant au chapitre deux de la lettre de Paul à Timothée. Je commence à le lire.

Je recommande en tout premier lieu que l’on adresse à Dieu des demandes, des prières, des supplications et des remerciements pour tous les hommes (1 Timothée 2.1).

L’apôtre Paul a laissé Timothée à Éphèse pour régler les problèmes qui se posent à l’église. Il lui donne maintenant les détails de son ordre de mission, ce qu’il va devoir faire en tant que pasteur. Au lieu de commander son disciple, Paul l’exhorte, mais avec passion. « Je recommande » est la forme verbale d’un des titres (paraclétos) que Jésus donne au Saint-Esprit appelé au côté du croyant et qui est souvent rendu par « consolateur » et qui veut dire « encourager et motiver » (Jean 14.16, 26 ; 16.7).

Paul commence sa liste de consignes avec la plus importante. En tout premier lieu, l’église doit comprendre l’importance de sa mission auprès des hommes en priant pour eux. L’apôtre utilise trois mots : « demandes, prières, supplications » qui sont très voisins bien qu’il y ait quand même des différences subtiles entre eux. La racine du mot « demandes » veut dire « être en manque » ; c’est donc une prière relative aux besoins des hommes tant dans le domaine physique que spirituel.

Le mot utilisé pour « prières » signifie toujours « louanges et adoration de Dieu ». Le troisième mot est « supplications » ; elles-ci sont faites en faveur de ceux qu’on affectionne, qui nous sont chers, ou pour qui on éprouve de la compassion. C’est aussi le mot qui est utilisé pour les intercessions de Jésus et du Saint-Esprit en faveur des croyants (comparez Romains 8.26 ; Hébreux 7.25).

Ensuite, l’apôtre exhorte Timothée à communiquer aux Éphésiens qu’ils doivent adjoindre à leurs prières des « remerciements ». Le croyant doit manifester à Dieu un esprit de gratitude et lui rendre grâces pour le privilège qui lui est accordé de participer à son œuvre sur terre.

Ces prières « s’adressent à Dieu pour tous les hommes », c’est à dire pour leur salut. Dans le discours de Paul aux Athéniens que nous rapporte le livre des Actes, l’apôtre dit : « Dieu annonce maintenant à tous les hommes, en tous lieux, qu’ils ont à se repentir » (Actes 17.30), ce qui veut dire que le devoir des croyants est de prier pour eux. Dans la pratique, il s’agit surtout de ceux qu’on rencontre ou côtoie, ou de ceux pour qui quelqu’un vous demande d’intercéder.

Verset 2

Je continue le texte.

Que l’on prie pour les rois et pour tous ceux qui sont au pouvoir, afin que nous puissions mener, à l’abri de toute violence et dans la paix, une vie qui exprime, dans tous ses aspects, notre attachement à Dieu et qui commande le respect (1 Timothée 2.2).

Un grand nombre de gouvernants et de politiciens puissants et influents sont véreux, hostiles envers Jésus-Christ et la cible des citoyens mécontents. Peu importe la politique, Paul exhorte les croyants à prier pour ceux qui occupent une position d’autorité afin qu’ils se repentent et placent leur foi en Jésus-Christ.

Or à l’époque où l’apôtre écrit, l’empereur est Néron, un fou dingue sanguinaire dépravé et blasphémateur qui persécute l’Église. À côté de ce despote, ceux qui nous gouvernent, aussi filous qu’ils puissent être, sont des enfants de chœur. De toute façon, il vaut mieux être gouverné que l’anarchie, même si les politiciens au pouvoir profitent de leur position pour leur avancement personnel. Comme c’est Dieu qui établit les gouvernements civils, il faut des personnes aux leviers de la nation et les croyants ont la responsabilité de prier pour eux.

Paul demande donc aux Éphésiens d’intercéder pour Néron et le sénat romain afin que Dieu intervienne et permette aux croyants de mener une vie paisible. Les disciples de Jésus-Christ sont appelés à manifester l’amour et la bonté de Dieu envers tous les hommes, même les plus pervers, et s’ils sont persécutés, il faut que ce soit à cause de leur fidélité à Dieu et non suite à des désordres qu’ils auraient produits. Car il va de soi que les croyants ne doivent pas perturber l’ordre social et national, mais être les premiers à respecter les lois. Par contre, ils doivent désobéir s’il leur est demandé de violer les enseignements des Écritures, car leur allégeance est d’abord à Jésus-Christ et à la défense de la vérité.

Nulle part dans ses écrits, Paul suggère de prier contre un politicien abject ou avec qui on n’est pas d’accord afin qu’il soit remplacé. Les croyants doivent au contraire être loyaux et se soumettre à ceux qui les gouvernent (comparez Romains 13.1-5 ; Tite 3.1-2 ; 1 Pierre 2.17). Notre combat ne se situe pas dans le domaine physique mais spirituel. Dans son épître aux Éphésiens, Paul écrit :

Nous n’avons pas à lutter contre des êtres de chair et de sang, mais contre les Puissances, contre les Autorités, contre les Pouvoirs de ce monde des ténèbres, et contre les esprits du mal dans le monde céleste. – Les armes avec lesquelles nous combattons ne sont pas simplement humaines ; elles tiennent leur puissance de Dieu qui les rend capables de renverser des forteresses (Éphésiens 6.12 ; 2 Corinthiens 10.4).

Paul écrit aussi à Timothée que l’idéal pour les croyants est de pouvoir vivre « à l’abri de toute violence et dans la paix ». Les deux mots traduits par « à l’abri de toute violence et paix » sont très rares. Le premier n’apparaît qu’ici et signifie « absence de perturbation extérieure ». Le second, est aussi utilisé par l’apôtre Pierre dans sa première épître (3.4), et veut dire « absence de crise interne ».

Quand les croyants manifestent amour, bonté et compassion envers tous les hommes, qu’ils soient dans l’Église ou en dehors, leur comportement atténue l’hostilité dont ils peuvent être l’objet et ils ont moins de problèmes aussi bien à l’intérieur de l’église que suscités de l’extérieur.

Le second idéal exprimé par Paul pour une assemblée chrétienne est de pouvoir mener une vie qui exprime, dans tous ses aspects : « notre attachement à Dieu et qui commande le respect ». Le mot pour « attachement à Dieu » (Eusebeia) revient huit fois dans cette lettre et a donné le prénom « Eusèbe ». Il peut être rendu par « pieux », une attitude qui révère Dieu. Le mot pour « respect » n’est utilisé que deux fois dans cette lettre et une fois dans celle adressée à Tite (1 Timothée 3.4 ; Tite 2.7). Il exprime un comportement « juste et droit ». En d’autres mots, Paul exhorte les croyants à adopter une attitude pieuse et un comportement droit.

Verset 3

Je continue le texte.

Voilà ce qui est bien devant Dieu, notre Sauveur, ce qu’il approuve (1 Timothée 2.3).

On trouve l’expression « Dieu notre Sauveur » à six reprises dans les épîtres pastorales (1 Timothée 1.1 ; 4.10 ; Tite 1.3 ; 2.10 ; 3.4 ; comparez Jude 25). La prière pour que tous les hommes se repentent et fassent confiance à Jésus-Christ, est une activité que Dieu approuve pleinement parce qu’elle est noble, spirituelle et moralement droite.

Le mot pour « approuve » signifie « recevoir avec joie et satisfaction ». Dieu accepte, on pourrait dire, avec empressement, les prières pour les non-croyants parce qu’il désire que tous les hommes soient sauvés. L’intercession est approuvée de Dieu parce que la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ est pour tout le monde, même pour le pire des malfrats, qu’ils soient au sommet de l’échelle sociale ou tout en bas. Une telle prière est en accord avec Dieu parce que de nature, il est Sauveur. Dans le livre d’Ésaïe, on lit :

Tournez-vous donc vers moi, et vous serez sauvés, vous tous qui habitez les confins de la terre ! Car moi seul je suis Dieu, il n’y en a pas d’autre (Ésaïe 45.22).

Cependant, c’est Jésus-Christ, Dieu fait homme, qui a pleinement révélé le Dieu Sauveur.

Verset 4

Je continue le texte.

Car Dieu désire que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité (1 Timothée 2.4 ; Autre).

Dieu désire que tous les hommes soient sauvés, mais il a choisi par décret et selon le conseil de sa volonté, ceux qui le seront effectivement. Cependant, comme ce décret est un mystère tenu secret, il n’est absolument pas possible de connaître ceux qui font partie des élus avant qu’ils ne répondent favorablement à la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ. Il faut aussi savoir que l’appel de Dieu aux hommes pécheurs est une invitation « bona fide » sincère et de bonne foi. Dans le livre d’Ézéchiel, on lit :

Aussi vrai que je suis vivant, le Seigneur, l’Éternel, le déclare, je ne prends aucun plaisir à la mort du méchant, je désire qu’il abandonne sa conduite et qu’il vive. Détournez-vous, détournez-vous donc de votre mauvaise conduite ! Pourquoi devriez-vous mourir, gens d’Israël ? (Ézéchiel 33.11).

Le désir de Dieu est que tous les êtres humains du monde entier soient sauvés, cependant et dans un sens qui nous échappe complètement, ce désir n’est pas équivalent à ses décrets, au moyen desquels il atteint les objectifs qu’il a fixés selon le conseil de sa volonté ; il existe d’ailleurs deux mots différents pour exprimer la volonté de Dieu. L’un (boulomai) signifie plutôt sa « volonté-décret » et l’autre (Thelo), sa « volonté-désir ». On peut expliquer la différence entre les deux au niveau humain.

Par exemple, je désire passer mon prochain samedi à la pêche, seulement, j’ai un objectif plus important dans ma vie que d’attraper du poisson, alors je serai devant mon écran à travailler le plus clair de la journée. Pareillement, les objectifs suprêmes de Dieu transcendent et prennent le pas sur ses désirs.

En ce qui me concerne, des circonstances que je ne peux pas contrôler peuvent me forcer à choisir ce que je ne désire pas. Une fois, je suis tombé d’assez haut et me suis cassé un des os du poignet. Ce jour-là, j’ai passé beaucoup de temps dans différents services hospitaliers ce qui n’était évidemment pas la façon dont j’avais envisagé cette journée. Par contre, les décisions de Dieu ne sont jamais frustrées par les circonstances ou par qui que ce soit. Elles sont fixées par rien d’autre que les objectifs éternels que Dieu a souverainement déterminés à l’avance.

Dieu désire bien des choses que selon le conseil impénétrable de sa volonté, il n’a pas décrétées. En d’autres mots, Dieu n’a pas décrété tous ses désirs mais seulement ceux qui sont en accord avec ses objectifs. L’opposé est également vrai : certains événements qui ne sont pas ce que Dieu désire, il les a décrétés parce qu’ils sont conformes à ses objectifs. Par exemple, Dieu n’a pas voulu le péché, cependant, et bien qu’il n’en soit pas l’auteur (Jacques 1.13), la rébellion de Lucifer puis la désobéissance d’Adam et Ève contribuent aux objectifs éternels de Dieu (comparez Ésaïe 46.10).

Paul dit à Timothée : « Dieu veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité ». Être sauvé, posséder la vie éternelle, c’est aussi connaître la vérité. Le mot pour « connaissance » apparaît quatre fois dans les lettres pastorales (2 Timothée 2.25 ; 3.7 ; Tite 1.1). Et dans la longue prière à son Père que nous rapporte l’évangile selon Jean, Jésus a dit :

La vie éternelle consiste à te connaître, toi le Dieu unique et véritable, et celui que tu as envoyé : Jésus-Christ. — Je t’ai fait connaître aux hommes que tu as pris du monde pour me les donner. Ils t’appartenaient, et tu me les as donnés (Jean 17.3, 6).

Seuls les élus que Dieu a choisis d’avance, de toute éternité et avant la création, obtiennent la vie éternelle. Les autres, ceux qui ne connaissent pas le Dieu de Jésus-Christ sont laissés de côté, c’est-à-dire dans leurs péchés, confrontés à l’absurdité de l’existence et dans l’au-delà, ils seront jugés. Cependant, ils sont entièrement responsables de leur condamnation à cause de leurs péchés et surtout parce qu’ils rejettent le Dieu de Jésus-Christ en toute connaissance de cause. C’est en effet l’enseignement que donne Paul dans son épître aux Romains quand il écrit :

Du haut du ciel, Dieu manifeste sa colère contre les hommes qui ne l’honorent pas et ne respectent pas sa volonté. Ils étouffent ainsi malhonnêtement la vérité. En effet, ce qu’on peut connaître de Dieu est clair pour eux, Dieu lui-même le leur ayant fait connaître. Car, depuis la création du monde, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité se voient dans ses œuvres quand on y réfléchit. Ils n’ont donc aucune excuse, car alors qu’ils connaissent Dieu, ils ont refusé de lui rendre l’honneur que l’on doit à Dieu et de lui exprimer leur reconnaissance. Ils se sont égarés dans des raisonnements absurdes et leur pensée dépourvue d’intelligence s’est trouvée obscurcie (Romains 1.18-21).

Je suis très conscient que tout ce discours que je viens de faire sur la souveraineté de Dieu et la doctrine de l’élection, est un enseignement très corsé particulièrement lourd à digérer, pour vous, mais aussi pour moi.