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07 mai 2025

1 Thessaloniciens 4.11 – 13

Chapitre 4

Introduction

Jules Renard a écrit : « Si l’on bâtissait la maison du bonheur, la plus grande pièce serait la salle d’attente ».

C’est bien dit mais ça ne mène nulle part. Théophile Gautier sait ce qu’il veut quand il dit : « Le bonheur est fait de trois choses sur terre, qui sont un beau soleil, une femme, un cheval ! » (Poésies). Si on remplace le bourrin par une grosse bagnole, certains adhéreront à cette philosophie.

Florian (1755-1794), le petit-neveu de Voltaire, a exprimé l’un des aspects de l’exhortation de l’apôtre Paul aux Thessaloniciens quand il a écrit : « pour être heureux, vivons cachés » (fables).

Verset 11

Je continue de lire dans le 4e chapitre de la première épître.

(Nous vous invitons, frères, à faire toujours plus de progrès) en mettant votre point d’honneur à vivre dans la paix, à vous occuper chacun de ses propres affaires, et à gagner votre vie par votre propre travail, comme nous vous l’avons déjà recommandé (1 Thessaloniciens 4.11).

L’expression « en mettant votre point d’honneur à vivre dans la paix » est un peu paradoxale parce qu’elle se compose des deux verbes « être zélés et ne rien dire ». On trouve ce deuxième verbe dans la réponse des enseignants de la loi à Jésus quand il leur a demandé : « Est-il permis, oui ou non, de guérir quelqu’un le jour du sabbat ? » Le texte dit : « Ils ne répondirent rien » (Luc 14.4).

Paul écrit aux Thessaloniciens qu’en attendant la venue du Seigneur, les croyants doivent vivre paisiblement dans leur coin sans entretenir de conflit avec autrui et sans se faire remarquer ; en vivant ainsi, on est caché et à l’abri de toutes sortes d’ennuis, et une bonne stratégie pour y arriver est de garder la bouche cousue.

Une femme d’un certain âge se rend un jour dans une réunion charismatique où les gens s’expriment d’une façon exubérante et inhabituelle. La voyant interloquée, un des dirigeants du groupe s’approche et lui demande : « Voudriez-vous apprendre à parler en langues ? » La brave dame répond alors : « Non ! Ce que j’aimerais c’est perdre dix mètres de celle que j’ai dans la bouche ». A ce sujet, l’apôtre Jacques est très critique à l’égard de ceux qui font un mauvais usage de la langue ; il écrit :

Si quelqu’un croit être religieux, alors qu’il ne sait pas tenir sa langue en bride, il s’illusionne lui-même : sa religion ne vaut rien. – (La langue) est un petit organe, mais elle se vante de grandes choses. Ne suffit-il pas d’un petit feu pour incendier une vaste forêt ? La langue aussi est un feu ; c’est tout un monde de mal. Elle est là, parmi les autres organes de notre corps, et contamine notre être entier. Allumée au feu de l’enfer, elle enflamme toute notre existence (Jacques 1.26 ; 3.5-6).

L’apôtre Pierre aussi donne un coup de patte à ceux qui ne maîtrisent pas leur langue quand il dit :

Celui qui veut aimer la vie et voir des jours heureux doit veiller sur sa langue pour ne faire aucun mal par ses paroles, et pour qu’aucun propos menteur ne passe sur ses lèvres (1 Pierre 3.10).

Qui aurait cru que « tenir sa langue en bride » soit si difficile puisqu’il suffit de ne pas la bouger ? Mais si ne rien faire est facile, ne rien dire est une toute autre affaire ; c’est très dur et je suis sûr que comme moi vous l’avez expérimenté.

La seconde exhortation de l’apôtre Paul est pour chacun de nous de nous occuper de nos propres affaires. Ce conseil, fréquent dans la littérature grecque, n’apparaît qu’ici dans le Nouveau Testament. Paul a plus particulièrement en vue un groupe de gens auquel dans sa seconde épître il dit :

Nous apprenons que certains d’entre vous mènent une vie déréglée : ils ne travaillent pas et se mêlent des affaires des autres. Nous invitons ces personnes-là à suivre la recommandation suivante : au nom du Seigneur Jésus-Christ, travaillez dans la paix et gagnez vous-mêmes votre pain (2 Thessaloniciens 3.11-12).

Au lieu de se rendre utile, certains passent leur temps à mettre leur nez dans ce qui ne les regarde pas.

La troisième exhortation de Paul est justement l’antidote au problème qu’il vient de traiter : « travailler ». Apparemment, l’église de Thessalonique comprend un certain nombre de gens oisifs. Or, comme dit le proverbe : « l’oisiveté est la mère de tous les vices ». L’exhortation de l’apôtre va à contre-courant de la pensée grecque selon laquelle il est humiliant pour un homme libre de s’abaisser à travailler de ses mains, car c’est le rôle des esclaves.

Mais les Israélites comme les chrétiens ont toujours eu de l’estime pour le travail manuel. D’ailleurs, tout Juif doit apprendre un métier et Paul sait fabriquer des tentes. De toute façon, la plupart des croyants du Nouveau Testament sont de condition très humble. L’apôtre exhorte donc les désœuvrés à se mettre au boulot. Dans sa seconde épître aux Thessaloniciens, il enfonce le clou en répétant ce qu’il leur avait dit quand il était parmi eux, en l’occurrence :

“ Que celui qui refuse de travailler renonce aussi à manger ” ! (2 Thessaloniciens 3.10).

Verset 12

Je continue le texte.

Une telle conduite vous gagnera le respect de ceux qui vivent en dehors de la famille de Dieu, et vous ne dépendrez de personne (1 Thessaloniciens 4.12).

L’apôtre Paul a exhorté le croyant à s’abstenir de toute forme d’immoralité, à aimer son prochain et surtout ses frères en Jésus-Christ, à vivre paisiblement, à s’occuper de ses propres affaires et à travailler pour gagner son pain. L’objectif d’une telle conduite est d’être sans reproche et de se suffire à soi-même. Mais ce style de vie est également le meilleur moyen d’avoir un bon témoignage envers les non-croyants.

Pour Paul, la première façon de prêcher l’Évangile est par le comportement. Il veut donc que tous ceux qu’il mène au Seigneur vivent avec intégrité et soient au-dessus de toute critique afin de rendre la Bonne Nouvelle crédible aux yeux des non-croyants. Il précise cette pensée dans l’épître aux Philippiens où il dit :

Mes chers amis… faites donc fructifier votre salut… Faites tout sans vous plaindre et sans discuter, pour être irréprochables et purs, des enfants de Dieu sans tache au sein d’une humanité corrompue et perverse. Dans cette humanité, vous brillez comme des flambeaux dans le monde, en portant la Parole de vie (Philippiens 2.14-15 ; comparez 12-16 ; Matthieu 5.16 ; 1 Pierre 2.12).

Verset 13

Nous arrivons maintenant à une nouvelle section de l’épître qui est considérée comme l’un des principaux passages prophétiques des Écritures. Il enseigne le retour imminent de Jésus-Christ pour son Église, ce qui ne veut pas dire immédiat. Entre le moment présent et la venue du Christ pour chercher son Église, la durée d’attente se situe quelque part entre l’épaisseur d’une feuille de papier à cigarette, c’est-à-dire à peu près rien, et des milliers d’années. Paul espère voir de ses yeux le retour du Christ mais ne veut pas que ses lecteurs croient qu’elle aura forcément lieu de leur vivant. Presque deux mille ans se sont écoulés depuis cette épître et nous attendons toujours.

Le retour de Jésus est « imminent », c’est-à-dire que l’Enlèvement de l’Église est le prochain grand événement inscrit sur le calendrier divin, la prochaine phase de son programme pour notre monde. On peut illustrer cette imminence de la façon suivante. Supposons que l’humanité tout entière voyage dans un train et que de temps en temps il s’arrête dans une gare. Une voix sort des haut-parleurs et annonce le nom du prochain arrêt qui est le retour du Christ pour son Église. Cependant nous roulons toujours et nous ne savons pas exactement quand le train atteindra cette gare, mais ça peut-être à n’importe quel moment. Quand on prend un mode de transport en commun, on sait à peu près à quelle heure on arrivera à destination encore que ce n’est jamais sûr surtout en avion. Une fois, j’ai fait un vol long-courrier et j’étais certain d’arriver à Lyon à 10 h 30 du matin parce que j’avais plus de deux heures de battement pour prendre ma correspondance. En réalité, je suis arrivé à 19 heures à cause d’une part, du trafic aérien qui nous a fait décoller une heure en retard, et d’autre part, un orage violent qui a obligé le pilote à faire un détour.

Pour ce qui est de la venue du Seigneur, au travers des siècles, certains fantaisistes prétendaient discerner dans les événements terrestres des signes de son retour immédiat. Les Témoins de Jéhovah, pour ne citer qu’eux, ont déjà prédit la fin du monde plusieurs fois en donnant une date précise. Il ne s’est jamais rien passé évidemment, ce qui les a embarrassés et forcés à donner des explications fumeuses incohérentes.

Même Jésus ne connaissait pas la date de son retour, car il a dit :

Quant au jour et à l’heure où cela se produira, personne ne les connaît, ni les anges du ciel, ni même le Fils ; personne, sauf le Père, et lui seul (Matthieu 24.36).

L’apôtre Paul espère que Jésus reviendra de son vivant mais il n’a jamais dit qu’il en était sûr. Il a exprimé cette espérance dans sa lettre à Tite à qui il écrit :

La grâce de Dieu nous enseigne à vivre dans le siècle présent d’une manière juste et pieuse, en attendant la bienheureuse espérance et la manifestation de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur, le Christ-Jésus (Tite 2.12-13 ; SER).

Dans les dernières années de sa vie, Paul continue à regarder vers le ciel, pour ainsi dire, guettant le retour du Christ en espérant toujours sa venue. Aux Philippiens, il écrit :

Pour nous, notre cité est dans les cieux ; de là nous attendons comme Sauveur le Seigneur Jésus Christ qui transformera notre corps humilié, en le rendant semblable à son corps glorieux (Philippiens 3.20-21 ; SER).

Ce retour du Seigneur qu’on appelle « l’Enlèvement de l’Église » verra tous les croyants soudainement ôtés de ce monde. Un peu plus loin, Paul dit aux Thessaloniciens :

Nous les vivants, nous serons tous ensemble enlevés sur des nuées à la rencontre du Seigneur dans les airs (1 Thessaloniciens 4.17 ; LSG).

D’un point de vue eschatologique et comme je l’ai dit, cette nouvelle section de l’épître est très importante. Cependant, et contrairement à ce qu’on aurait pu penser, l’objectif de Paul n’est pas de donner un enseignement sur l’Enlèvement de l’Église, et s’il en parle, c’est simplement pour calmer l’inquiétude des Thessaloniciens concernant ceux d’entre eux qui sont morts avant le retour du Seigneur. Le désespoir du monde païen face à la mort est prouvé par de nombreux textes littéraires et inscriptions de l’époque.

Le simple fait que les Thessaloniciens posent une question pareille prouve qu’ils ont reçu un enseignement théologique pointu, et pourtant l’apôtre n’est resté parmi eux que peu de temps. Il a d’abord prêché trois sabbats de suite dans la synagogue, puis après s’être fait jeté comme un malpropre, il a continué dans un autre endroit son enseignement aux nouveaux convertis et à ceux qui avaient un intérêt spirituel et qui cherchaient la vérité, la raison d’être de la vie.

Bien que tout jeunes dans la foi, ces croyants connaissent la séquence des événements du calendrier divin, depuis l’Enlèvement de l’Église jusqu’à la Grande Tribulation et la venue de l’Antichrist, dont Paul parle dans la seconde épître pour répondre là encore à une question des Thessaloniciens. En effet, à cause des persécutions qu’ils subissent, ces croyants pensent avoir manqué l’Enlèvement de l’Église et être en pleine « Tribulation », une période de châtiments terribles que de toute évidence, ils ne s’attendaient pas à traverser parce que l’apôtre leur avait enseigné qu’ils seraient enlevés avant que ne viennent ces jugements.

Il faut rappeler qu’après avoir quitté Thessalonique en catastrophe, l’apôtre Paul est allé à Bérée, Athènes puis à Corinthe. C’est là que Timothée le rejoint, lui donne des bonnes nouvelles des Thessaloniciens et en même temps lui fait part de leurs questions. Celles-ci sont pertinentes et nous concernent aussi dans la mesure où depuis l’établissement de l’Église, il y a presque deux mille ans, des millions de croyants ont passé le seuil de l’éternité. Mais nous ne nous posons pas les mêmes questions que les Thessaloniciens, parce que contrairement à eux, nous possédons la totalité des Écritures. Or la réponse qu’ils cherchaient se trouve dans les deux épîtres aux Corinthiens (1 Corinthiens 15.51-58 ; 2 Corinthiens 5.1-8), et aussi bien sûr, plus loin dans cette épître aux Thessaloniciens où l’apôtre enseigne que les morts ne seront pas à la traîne des vivants, et où il explique comment le retour du Seigneur va se passer. Je continue maintenant de lire dans le quatrième chapitre aux Thessaloniciens.

Nous ne voulons pas, frères, que vous soyez dans l’ignorance au sujet de ceux qui dorment, afin que vous ne vous attristiez pas comme les autres qui n’ont pas d’espérance (1 Thessaloniciens 4.13 ; SER).

L’expression : « Nous ne voulons pas », ou : « Je ne veux pas, frères, que vous soyez dans l’ignorance » sert souvent à introduire un nouveau sujet dans les épîtres de Paul (Romains 1.13 ; 1 Corinthiens 10.1 ; 11.3 ; 12.1 ; 2 Corinthiens 1.8 ; Philippiens 1.12 ; Colossiens 2.1). Chaque fois que l’apôtre dit cela, on peut être sûr que justement, les croyants auxquels il écrit sont dans l’ignorance. Seulement, il ne le leur lance pas en pleine figure, il ne veut pas les froisser ; il les ménage, il est diplomate. Comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire, Paul n’est pas une brute ; il n’est généralement pas brusque mais plutôt doux.

Puisque le souci premier des Thessaloniciens concerne ceux d’entre eux qui sont morts, l’apôtre traite cette question en priorité. Le mot grec traduit par « dorment » signifie « être couché ». Il est habituellement utilisé pour dormir, évidemment. Je donne quelques exemples tirés du Nouveau Testament :

Vous raconterez que ses disciples sont venus pendant la nuit et qu’ils ont volé son cadavre pendant que vous dormiez (Matthieu 28.13). Jésus s’approcha de ses disciples. Il les trouva endormis (Luc 22.45). Pierre, attaché par deux chaînes, dormait entre deux soldats (Actes 12.6).

Pierre est un exemple pour nous Français qui détenons le record de consommation de tranquillisants, car lui ne souffre pas d’insomnie même dans des situations de crise extrême. En effet, à la veille de l’exécution de son Maître, avec qui il a passé trois ans de sa vie, et alors que tout est confus dans sa tête, Pierre dort à poings fermés. Plus tard, arrêté par le roi Hérode qui avait déjà fait exécuter l’apôtre Jacques (Actes 12.2), Pierre est en prison et sait que le lendemain il passera à l’échafaud, mais ça ne l’empêche nullement de dormir comme un nouveau-né. Moi, je trouve ça remarquable.

Dans le Nouveau Testament, le sommeil est fréquemment un euphémisme pour décrire l’état des croyants décédés. Ceci est encore plus évident dans le verset suivant où il est parlé de ceux qui se sont endormis en Jésus. Le Nouveau Testament enseigne que le croyant qui meurt entre immédiatement dans la présence du Seigneur et qu’il est conscient. Dans la seconde épître aux Corinthiens et celle aux Philippiens, Paul écrit :

Car nous sommes pleins de confiance, et nous aimons mieux quitter ce corps et demeurer auprès du Seigneur (2 Corinthiens 5.8). Je suis tiraillé de deux côtés : j’ai le désir de quitter cette vie pour être avec le Christ, car c’est, de loin, le meilleur (Philippiens 1.23).

Cependant, il est important de signaler que ce sommeil ne concerne que le corps et jamais l’esprit ou l’âme. Dans le livre « L’Ecclésiaste », le roi Salomon dit :

Souviens-toi de ton créateur pendant les jours de ta jeunesse… avant que la poussière retourne à la terre, comme elle y était, et que l’esprit retourne à Dieu qui l’a donné (Ecclésiaste 12.1, 7 ; LSG).

La mort physique n’est pas une fin mais la séparation entre le corps et l’esprit. Dieu a dit à Adam :

Oui, tu tireras (du sol) ton pain à la sueur de ton front jusqu’à ce que tu retournes au sol dont tu as été tiré, car tu es poussière et tu retourneras à la poussière (Genèse 3.19).

Le corps seul retourne à la poussière et ressuscitera, mais l’esprit est immortel parce que c’est le souffle de Dieu. Dans le livre de la Genèse, on lit :

L’Éternel Dieu forma l’homme de la poussière du sol ; il insuffla dans ses narines un souffle vital, et l’homme devint un être vivant (Genèse 2.7).

Ce corps que je porte comme une tortue sa carapace n’est qu’une boîte, une tente provisoire qui me permet de naviguer dans le monde matériel. Mais je vis en situation très précaire avec, peut-on dire, l’épée de Damoclès suspendue au-dessus de ma tête. Nous sommes en effet extrêmement fragiles et vulnérables : un accident, la maladie et pouf, le corps retourne à la poussière. Les cheveux qui grisonnent, la démarche hésitante, les jambes qui titubent, un appareil dentaire et auditif, le souffle qui manque, le sommeil qui s’enfuit, les sons qui ne sont plus distincts, la vue qui faiblit, les aliments qui perdent leur goût, les objets qui deviennent difficiles à saisir et toujours trop lourds, sont des signes, des présages, qui annoncent qu’on se rapproche de sa demeure éternelle. Salomon a décrit la vieillesse sous forme d’images très vivantes. À vous d’en découvrir leur sens. Je lis le passage :

Tiens compte de ton Créateur au temps de ta jeunesse, avant que ne t’adviennent les jours mauvais et avant que ne viennent les années dont tu te diras : “ Je n’y prends pas plaisir ! ” ; avant que s’obscurcissent le soleil, la lumière, et que la lune et les étoiles ne perdent leur éclat, et que les nuées reparaissent sitôt après la pluie. C’est l’époque où titubent les gardes du palais et où fléchissent les hommes vigoureux, où les servantes du moulin cessent de moudre, étant trop peu nombreuses, où les guetteurs derrière les treillis se voilent ; où les deux battants de la porte se ferment sur la rue, où le bruit de la meule baisse et s’éteint. C’est le temps où le cri d’un oisillon suffit pour chasser le sommeil, où la voix des chanteurs s’éteint ; le temps où l’on redoute la moindre pente, et où l’on a peur en chemin : l’amandier a fleuri, la sauterelle devient pesante, la câpre même demeure sans effet. Car l’homme va rejoindre sa demeure éternelle et, déjà, les pleureuses s’assemblent dans les rues (Ecclésiaste 12.1-5).

Cependant, l’espérance du croyant est un nouveau corps, de résurrection celui-là, incassable, incorruptible et immortel. Dans sa seconde épître aux Corinthiens, l’apôtre Paul écrit :

Nous le savons, en effet : si notre corps, cette tente que nous habitons sur la terre, vient à être détruit, nous avons au ciel une maison que Dieu nous a préparée, une habitation éternelle qui n’est pas l’œuvre de l’homme (2 Corinthiens 5.1). Car tandis que nous sommes dans cette tente, nous gémissons, accablés, parce que nous voulons, non pas nous dévêtir, mais nous revêtir, afin que ce qui est mortel soit absorbé par la vie (2 Corinthiens 5.4 ; SER).

Et Jésus a dit à ses disciples :

Il y a beaucoup de demeures dans la maison de mon Père. Sinon, je vous l’aurais dit ; car je vais vous préparer une place (Jean 14.2 ; SER).

Les croyants recevront un corps spirituel et habiteront pour l’éternité dans la maison du Père, mille fois mieux qu’un hôtel cinq étoiles, avec vue paradisiaque et où la table sera infiniment meilleure qu’à la Tour rose ou Chez Baucuse à Lyon. Quel avenir !

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

févr. 08 2023

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