Chapitre 4

Verset 13

Quand j’étais au collège, nous avions un cours d’histoire qui n’était pas piqué des hannetons à cause des dates qu’il fallait avaler et qui concernent des événements et beaucoup de batailles qui ne me passionnaient guère. Et puis on a appris les guerres de religion, c’est-à-dire entre les catholiques et les protestants. En fait, c’est beaucoup plus compliqué qu’une simple affaire de croyances car ça sent la politique à plein nez avec des luttes pour le pouvoir qui n’en finissent jamais. Comme j’étais catholique, j’ai pris parti contre les protestants. Pourtant, ils ont bien commencé puisque Luther, Calvin et les autres ont dépoussiéré la doctrine du salut, prêchant que l’homme ne peut recevoir la vie éternelle que par grâce. Mais après, le mouvement a vite dégénéré et aujourd’hui, les grandes familles d’églises protestantes ont tourné casaque. Au début du 20e siècle par exemple, les protestants libéraux ont le vent en poupe et réfutent une à une toutes les doctrines chrétiennes de base. Dans les années 20, ils prétendent que la résurrection, si résurrection il y a, est spirituelle et donc ne concerne pas le corps. Lors d’un congrès, à Chicago, un fameux spécialiste de la langue grecque présenta une thèse qu’il avait écrite sur un passage de la première épître de Paul aux Corinthiens où l’apôtre écrit :

Semé corps naturel, on ressuscite corps spirituel. S’il y a un corps naturel, il y a aussi un corps spirituel (1 Corinthiens 15.44).

Cet homme érudit voulant prouver qu’il n’y a pas de résurrection corporelle, il met l’accent sur le mot « spirituel ». Pourtant, Paul dit bien : « on ressuscite corps spirituel ». Les protestants de conviction libérale applaudissent comme un seul homme ce fameux spécialiste, se congratulent et proclament haut et fort qu’il faut absolument publier ce manuscrit et le faire circuler partout. Mais c’est alors qu’un autre spécialiste de la langue grecque se lève et jette un énorme pavé dans la mare en faisant remarquer qu’un nom est toujours plus fort qu’un adjectif et que dans la phrase : « Semé corps naturel, on ressuscite corps spirituel », « le corps » est le mot dominant.

Selon les Écritures, la résurrection ne concerne jamais l’âme ou l’esprit, mais toujours le corps qui est transformé, métamorphosé d’un état à un autre. Il meurt parce qu’il est naturel, mais une fois ressuscité il est spirituel, et c’est bien le corps qui est le point focal de la phrase. Suite à cette intervention magistrale du second spécialiste, le manuscrit ne fut jamais publié et il est tombé dans les oubliettes de l’histoire. Je continue maintenant de lire dans le quatrième chapitre de la première épître de Paul aux Thessaloniciens.

Nous ne voulons pas, frères, que vous soyez dans l’ignorance au sujet de ceux qui dorment, afin que vous ne vous attristiez pas comme les autres qui n’ont pas d’espérance (1 Thessaloniciens 4.13 ; SER).

Déjà dans l’Ancien Testament, dans sa vision concernant la fin des temps, le prophète Daniel compare la mort au sommeil. Je lis le passage :

Beaucoup de ceux qui dorment dans la poussière de la terre se réveilleront, les uns pour la vie éternelle, les autres pour la honte et l’horreur éternelles (Daniel 12.2).

Si la mort est comparée au sommeil, c’est à cause de la similarité entre ces deux états. Peut-être avez-vous eu l’occasion de vous trouver devant une personne décédée, dans son lit ou dans un cercueil, et qui donne vraiment l’impression d’être simplement assoupie, au point où on a l’impression qu’elle va se réveiller d’un instant à l’autre. Tout comme quelqu’un qui dort même profondément ne cesse pas d’être, l’esprit d’un mort continue lui aussi à exister, mais dans une autre dimension. Et tout comme on sort du sommeil en se réveillant, les morts ressuscitent avec un nouveau corps.

Pour exprimer l’idée de résurrection, les auteurs du Nouveau Testament utilisent un mot qui veut dire « mettre debout quelque chose qu’on peut saisir de ses mains ». Il s’ensuit que la mort et la résurrection s’appliquent toujours au corps de la personne et jamais à sa partie immatérielle, à l’esprit ou à l’âme.

Les Grecs ont un mot qu’on peut traduire par « lieu où on dort » (koimeterion) et qui désigne la maison où les étrangers de passage vont dormir. Cet endroit correspond aujourd’hui à un hôtel ou à une auberge. On s’y rend pour passer la nuit et le lendemain matin on se lève et on continue son voyage ou son travail. Eh bien, les premiers chrétiens ont choisi ce mot : « lieu où on dort », pour appeler l’endroit où ils enterrent leurs morts ; la racine de ce mot a d’ailleurs donné « cimetière » en français. Pour les croyants du premier siècle, le cimetière est donc un endroit où on va dormir jusqu’à la résurrection.

Si vous avez un ami qui se rend dans un hôtel, vous ne l’avez pas perdu pour toujours, vous savez que vous le reverrez. Pour cette même raison, concernant leurs bien-aimés qui se sont endormis, c’est-à-dire qui sont morts, Paul dit aux Thessaloniciens de ne pas s’attrister comme le font les païens, car ils les reverront le jour où le Seigneur reviendra, ou dans l’Au-delà.

Quand un être cher nous quitte, on éprouve de la tristesse à cause de la séparation et de la solitude due à ce départ et c’est normal. Même Jésus a pleuré sur la tombe de son ami Lazare (Jean 11.33, 35), car il voyait combien ses proches souffraient à cause de sa mort. Dans son épître aux Romains, Paul écrit :

Partagez la joie de ceux qui sont dans la joie, les larmes de ceux qui pleurent (Romains 12.15).

Cependant, il existe une très grande différence entre l’espérance chrétienne et le désespoir des non-croyants pour qui la mort est une finalité abrupte et un mur infranchissable. Un poète latin du premier siècle de notre ère (Catullus ; 87-54 av. J-C) écrit : « Une fois que notre lumière brève s’éteint, il ne reste plus qu’une nuit perpétuelle où nous devons dormir. » Et sur les tombes antiques, on lit des épitaphes sinistres du genre : « Je n’étais pas, je devins, je ne suis pas, je n’éprouve pas ».

L’adieu des croyants est vraiment ce que ce mot veut dire ; ils confient à Dieu leurs bien-aimés sachant qu’ils les reverront. Au fond, on peut dire que : « ce n’est qu’un au revoir mes frères », car selon les paroles de Paul, il y aura un grand rassemblement auprès de Jésus-Christ lors de sa venue (2 Thessaloniciens 2.1).

Verset 14

Je continue de lire le chapitre 4 de la première épître aux Thessaloniciens.

En effet, puisque nous croyons que Jésus est mort et ressuscité, nous croyons aussi que Dieu ramènera par Jésus et avec lui ceux qui sont morts (1 Thessaloniciens 4.14).

Comme je l’ai déjà dit, selon l’enseignement des Écritures, la mort n’est pas une fin mais une séparation et il y en a trois sortes. D’abord, la mort physique qui est une scission, une déchirure entre l’esprit et le corps, la tente que la personne habitait. En second lieu, on a la mort spirituelle qui est l’état naturel de tout homme vis-à-vis de Dieu à l’égard de qui, il est étranger et éloigné. Dans son épître aux Éphésiens, Paul écrit :

Autrefois, vous étiez morts à cause de vos fautes et de vos péchés (Éphésiens 2.1).

En troisième lieu, il y a la mort éternelle aussi appelée « la seconde mort » parce que c’est la séparation d’avec Dieu pour l’éternité. Dans le livre de l’Apocalypse, on lit :

Puis la mort et le séjour des morts furent précipités dans l’étang de feu. Cet étang de feu c’est la seconde mort (Apocalypse 20.14).

L’enseignement de Paul aux Thessaloniciens ne repose pas sur les sables mouvants d’une philosophie humaine ; ce ne sont pas non plus des souhaits pieux ou une mythologie religieuse destinée à réconforter ceux qui sont en deuil. Ce que l’apôtre dit est fondé sur la réalité historique de la crucifixion et de la résurrection du Christ. La mort de Jésus a pleinement satisfait les exigences de la justice et de la sainteté de Dieu, et sa résurrection est la preuve que le Père a accepté son sacrifice, car il lui permet d’être juste tout en déclarant juste celui qui croit en Jésus (Romains 3.26). Pour ceux qui lui font confiance, Jésus a payé dans sa totalité le salaire de leurs péchés, le prix de leur rachat, et Dieu les traitera comme il a traité son Fils, en les ressuscitant des morts pour la vie éternelle.

Quand il parle de la mort de Jésus, Paul n’utilise pas la métaphore du sommeil mais le mot ordinaire pour la mort, signifiant par là que le Christ en a subi toute la furie et qu’il en a bu l’amertume jusqu’à la lie. C’est sa mort qui a transformé la mort des croyants en sommeil. De même que Jésus est mort et revenu à la vie, les fidèles décédés dont l’esprit est dans les cieux recevront un corps de résurrection. Quand le Seigneur reviendra pour chercher les siens, ils seront rassemblés, puis tous ensemble, ils l’accompagneront dans les cieux. C’est cet événement qu’on appelle l’Enlèvement de l’Église.

Oui, dit Paul aux Thessaloniciens, vos bien-aimés décédés assisteront au retour glorieux de Jésus et ils seront même aux premières loges.

Verset 15

Je continue le texte.

Car voici ce que nous vous déclarons d’après une parole du Seigneur : nous qui serons restés en vie au moment où le Seigneur viendra, nous ne précéderons pas ceux qui sont morts (1 Thessaloniciens 4.15).

Littéralement, les vivants « n’auront aucun avantage sur » les morts.

Ce que Paul écrit aux croyants de Thessalonique ne vient pas de lui, de ses élucubrations personnelles mais du Seigneur lui-même. Il parle avec l’autorité d’un écrivain sacré inspiré par Dieu qui a reçu une révélation divine. De plus, dans sa première épître aux Corinthiens, Paul précise que l’Enlèvement de l’Église est un mystère (1 Corinthiens 15.51), c’est-à-dire une vérité qui dans l’Ancien Testament est cachée mais maintenant est révélée.

Quand Jésus était sur terre, il a bien dit qu’il reviendrait pour établir son royaume, mais il n’a parlé de l’Enlèvement de l’Église que d’une manière très vague. Dans l’évangile selon Jean, on lit qu’il a dit :

Dans la maison de mon Père, il y a beaucoup de demeures… Lorsque je vous aurai préparé une place, je reviendrai et je vous prendrai avec moi (Jean 14.1-3).

Paul espère ardemment que l’enlèvement aura lieu de son vivant, ce qui apparaît clairement quand il dit : « nous qui serons restés en vie au moment où le Seigneur viendra ». Et au début de cette première épître, il parle des Thessaloniciens qui attendent que « revienne du ciel le Fils que Dieu a ressuscité des morts, Jésus, qui nous délivre de la colère qui vient » (comparez 1 Thessaloniciens 1.10 ; 3.13 ; 5.23 ; Tite 2.13). L’apôtre termine même sa première épître aux Corinthiens (16.22) par « Maranatha ! », ce qui veut dire : « Seigneur, viens ! » Cependant, Paul n’a jamais essayé de prédire quand l’Enlèvement aurait lieu contrairement à une foule de charlatans au travers les siècles. De plus, il envisage aussi sa mort (Philippiens 1.20 ; 2 Timothée 4.6-7) et sa résurrection corporelle comme de réelles possibilités. Aux Corinthiens, il écrit :

Comme Dieu a ressuscité le Seigneur d’entre les morts, il nous ressuscitera, nous aussi, par sa puissance (1 Corinthiens 6.14).

Paul accepte simplement les paroles de Jésus qui a dit à ses disciples que hormis son Père, personne, pas même lui, ne connaît le jour et l’heure des événements qui font partie des temps de la fin (comparez Matthieu 24.36). Dans le livre des Actes, Luc rapporte qu’une fois, les disciples ont demandé au Christ : « Seigneur, est-ce à ce moment-là que tu rendras le royaume à Israël ? » Mais il leur a répondu :

Il ne vous appartient pas de connaître les temps et les moments que le Père a fixés de sa propre autorité (Actes 1.6-7).

Verset 16

Je continue maintenant de lire le texte avec la description de l’Enlèvement de l’Église.

En effet, au signal donné, sitôt que la voix de l’archange et le son de la trompette divine retentiront, le Seigneur lui-même descendra du ciel, et ceux qui sont morts unis au Christ ressusciteront les premiers (1 Thessaloniciens 4.16).

« Le Seigneur lui-même descendra du ciel. » Il n’enverra pas ses anges à sa place comme lorsqu’il reviendra pour régner sur cette terre. À ce moment-là, les anges rassembleront les élus afin qu’ils entrent dans son royaume. Dans l’évangile selon Marc, on lit :

Alors on verra le Fils de l’homme venir sur les nuées, avec beaucoup de puissance et de gloire. Il enverra ses anges rassembler ses élus des quatre coins de l’horizon, d’un bout à l’autre de l’univers (Marc 13.26-27).

Les anges ont annoncé la naissance du Christ comme Fils de David, c’est-à-dire comme roi (Matthieu 2.2). Par contraste, aucun être angélique n’apparaît à la Pentecôte lors de la création de l’Église puisque c’est le Saint-Esprit qui est lui-même descendu. Et au moment de l’Enlèvement, c’est Jésus en personne qui se déplacera. Il se lèvera de son trône et descendra du ciel où il se trouve depuis son ascension. L’auteur de l’épître aux Hébreux écrit :

Ce Fils est le rayonnement de la gloire de Dieu et l’expression parfaite de son être. Il soutient toutes choses par sa parole puissante et, après avoir accompli la purification des péchés, il siège dans les cieux à la droite du Dieu suprême (Hébreux 1.3 comparez Actes 7.56).

C’est aussi du ciel que les Thessaloniciens attendent la venue du Seigneur (1 Thessaloniciens 1.10).

« Il viendra au signal donné. » Ce « signal » est un ordre militaire et c’est Jésus qui le donnera, un peu comme quand il a crié à Lazare dans sa tombe :

Lazare, sors de là ! (Jean 11.43).

La voix du Fils de Dieu donne la vie. Jean rapporte dans son évangile qu’une fois, Jésus a dit aux Juifs :

Oui, vraiment, je vous l’assure : l’heure vient, et elle est déjà là, où les morts entendront la voix du Fils de Dieu, et tous ceux qui l’auront entendue vivront (Jean 5.25).

Quelque part sur cette scène grandiose de l’Enlèvement de l’Église retentit aussi « la voix d’un archange », or les Écritures en mentionnent un seul : Michaël, mais selon la tradition juive, il y en aurait sept. En fait, on connaît très peu de choses sur l’organisation hiérarchique des anges. Ce qui est sûr est que l’Enlèvement de l’Église sera très remarqué surtout qu’en plus, elle se fera aussi « au son de la trompette de Dieu ». Il semble cependant que l’ordre du Christ, la voix de l’archange et le coup de trompette auront lieu simultanément.

Enfin, ou plutôt en même temps parce que tout cela se fera en l’espace d’un clin d’œil, tous les croyants qui sont morts depuis la Pentecôte et qui font donc partie de l’Église du Christ, ressusciteront, c’est-à-dire que leurs esprits qui ont accompagné Jésus quand il est descendu du ciel, réintégreront leurs corps ressuscités, recomposés et glorifiés.

Verset 17

Je continue le texte.

Ensuite, nous qui serons restés en vie à ce moment-là, nous serons enlevés ensemble avec eux, dans les nuées, pour rencontrer le Seigneur dans les airs. Ainsi nous serons pour toujours avec le Seigneur (1 Thessaloniciens 4.17).

Finalement, le projecteur de la révélation divine se braque sur les croyants qui sont encore en vie sur terre. Ils ne ressuscitent pas puisqu’ils ne sont pas morts, mais ils seront changés, transfigurés, métamorphosés. Dans la première épître aux Corinthiens, l’apôtre écrit :

Voici, je vais vous révéler un mystère : nous ne passerons pas tous par la mort, mais nous serons tous transformés, en un instant, en un clin d’œil, au son de la trompette dernière. Car, lorsque cette trompette retentira, les morts ressusciteront pour être désormais incorruptibles, tandis que nous, nous serons changés. En effet, ce corps corruptible doit se revêtir d’incorruptibilité et ce corps mortel doit se revêtir d’immortalité (1 Corinthiens 15.51-53 ; comparez Philippiens 3.21).

Les vivants transformés sont enlevés ensemble avec les morts ressuscités. Le verbe (arpazo) traduit par « enlevés » exprime une action brusque et irrésistible. Quand Paul écrit qu’il a été « enlevé au troisième ciel », il utilise ce mot (2 Corinthiens 12.2, 4). « Enlevés » peut aussi avoir une signification violente comme « une prise d’assaut ». Dans l’évangile selon Jean (10.12), il décrit le loup qui s’empare des brebis et disperse le troupeau. Sur une note positive, ce mot est traduit par « arracher » quand Jésus dit :

Mes brebis écoutent ma voix, je les connais et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront et personne ne pourra les arracher de ma main. Mon Père qui me les a données est plus grand que tous, et personne ne peut arracher qui que ce soit de la main de mon Père (Jean 10.27-29).

Finalement là-haut dans les nuées, c’est le grand rassemblement de tous les croyants de la Nouvelle Alliance, c’est-à-dire les morts ressuscités, et les vivants transfigurés. Ils seront tous rayonnants de lumière comme le Christ lui-même. En effet, dans sa première épître, l’apôtre Jean écrit :

Nous savons que lorsque le Christ paraîtra, nous serons semblables à lui, car nous le verrons tel qu’il est (1 Jean 3.2).

Alors, toutes les phases du salut de ceux que Dieu a choisis, seront accomplies. Dans l’épître aux Romains, Paul écrit :

Ceux que Dieu a connus d’avance, il les a aussi destinés d’avance à devenir conformes à l’image de son Fils, afin que celui-ci soit l’aîné de nombreux frères. Ceux qu’il a ainsi destinés, il les a aussi appelés à lui ; ceux qu’il a ainsi appelés, il les a aussi déclarés justes, et ceux qu’il a déclarés justes, il les a aussi conduits à la gloire (Romains 8.29-30).

Comme je l’ai déjà dit, on ne peut pas savoir quand l’Enlèvement de l’Église aura lieu. Par contre, on sait qu’il se déroulera avant les jugements de l’humanité parce que cet événement extraordinaire ne concerne que des croyants, or ils ont déjà été jugés sur la croix quand Jésus-Christ fut crucifié à leur place.

Après l’Enlèvement de l’Église, tous les croyants de tous les siècles, depuis la Pentecôte, le jour où le Saint-Esprit est descendu sur les apôtres, seront au ciel dans un corps de résurrection, glorifiés et dans la présence de leur Sauveur. Pour eux commencera alors véritablement l’éternité. Mais ils seront très occupés par les événements de la fin des temps qui se dérouleront sur terre.

Verset 18

Je finis de lire le chapitre quatre de la première épître aux Thessaloniciens.

Encouragez-vous donc mutuellement par ces paroles (1 Thessaloniciens 4.18).

Ces paroles de réconfort de l’apôtre Paul ont dû mettre du baume au cœur des Thessaloniciens qui étaient inquiets au sujet de leurs bien-aimés endormis dans la mort.

Un jour, Jésus reviendra sur terre pour chercher toutes les brebis qui lui appartiennent et il n’en oubliera aucune. Celles qui sont mortes ressusciteront, et ensemble avec les vivantes, elles seront transformées à son image. Dans sa lettre à Tite, Paul appelle le jour glorieux de l’Enlèvement de l’Église : « notre bienheureuse espérance la révélation de la gloire de Jésus-Christ, notre grand Dieu et Sauveur » (Tite 2.13). C’est la grande espérance chrétienne.