Chapitre 3

Verset 11

Je me suis trouvé plusieurs fois dans des situations où je ne pouvais absolument et strictement rien faire ; j’étais dans une impasse, et aucune issue en vue. Il ne s’agit pas forcément d’une circonstance grave, mais d’un mur qui m’empêche d’avancer et de réaliser mes projets. En de telles situations, celui qui a confiance en Dieu peut et doit s’adresser à lui, car lui n’est jamais pris de court, jamais sans solution. Mais bien entendu, il faut que la requête soit conforme à sa volonté.

Je continue de lire dans le troisième chapitre de la première épître de Paul aux Thessaloniciens.

Que Dieu notre Père lui-même et notre Seigneur Jésus aplanissent notre chemin jusqu’à vous (1 Thessaloniciens 3.11).

Il faut remarquer que d’une part, Jésus est associé à l’action du Père, et d’autre part, en grec le verbe « aplanir » est au singulier comme si le sujet du verbe était unique alors qu’il s’agit du Père et du Fils.

Paul a déjà prié disant : « nuit et jour, nous demandons à Dieu avec instance de nous accorder de vous revoir et de compléter ce qui manque à votre foi » (1 Thessaloniciens 3.10). Il veut absolument retourner à Thessalonique afin de poursuivre l’enseignement qu’il a commencé et qu’il a dû interrompre brusquement suite à une persécution. Il a à cœur de compléter la connaissance des croyants sur la personne de Dieu, afin qu’ils aient davantage confiance en lui et obéissent à toute sa volonté. Dans sa première épître, Pierre écrit :

Comme des enfants nouveau-nés, désirez ardemment le lait pur de la Parole, afin qu’il vous fasse grandir en vue du salut, puisque, comme dit l’Écriture, vous avez goûté combien le Seigneur est bon (1 Pierre 2.2-3).

Paul prie donc Dieu d’aplanir son chemin afin qu’il puisse réaliser son projet, mais jusqu’à présent Satan lui met les bâtons dans les roues, l’empêchant de satisfaire son désir. Il a donc besoin d’une l’intervention divine.

Les préceptes et les promesses des Écritures sont les fenêtres par lesquelles les croyants peuvent voir Dieu et sa gloire, et comprendre sa volonté, que Paul définit dans son épître aux Romains comme : « ce qui est bon, ce qui lui plaît, ce qui est parfait » (Romains 12.2). Dans la mesure où je conforme mon comportement à l’enseignement de la Parole de Dieu, je progresse dans ma vie spirituelle.

À notre connaissance, Paul n’est jamais retourné à Thessalonique, néanmoins son désir de voir ces croyants croître dans la foi s’est réalisé puisqu’au tout début de sa seconde épître aux Thessaloniciens, il écrit :

Nous devons toujours remercier Dieu à votre sujet, frères, et il est juste que nous le fassions. En effet, votre foi fait de magnifiques progrès et, en chacun de vous, l’amour que vous vous portez les uns aux autres ne cesse d’augmenter (2 Thessaloniciens 1.3).

Verset 12

Je continue le texte.

Que le Seigneur vous remplisse, jusqu’à en déborder, d’amour les uns pour les autres et envers tous les hommes, à l’exemple de l’amour que nous vous portons (1 Thessaloniciens 3.12).

En premier lieu, Paul demande à Dieu que l’amour des Thessaloniciens augmente et abonde envers les croyants. Dans le Nouveau Testament, on trouve plus de 30 fois l’expression « les uns pour les autres » ou une formule similaire, et elle est généralement utilisée avec le commandement d’aimer autrui.

Deuxièmement, l’apôtre prie pour que les Thessaloniciens aiment davantage tous les hommes. Puisque Dieu a aimé le monde et envoyé son Fils mourir pour les péchés de tous les hommes (Jean 3.16), les croyants, qui ont été ainsi aimés alors qu’ils n’en sont pas dignes (Romains 5.8), sont tenus d’aimer à leur tour les non-croyants, ce qui inclut leurs ennemis. Jésus a dit :

Aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent (Matthieu 5.44 ; comparez Deutéronome 10.19 ; Romains 12.14, 20 ; 1 Timothée 2.1-4).

C’est le moment de faire une pause examen de conscience, et de me poser la question : « Si j’étais traduit en justice parce que je crois en Jésus-Christ », le procureur de la République trouverait-il assez de preuves pour me faire condamner ? Est-ce que j’aime mes ennemis ? » Ce scénario hypothétique n’arrivera jamais, me direz-vous. Grossière erreur, car tous les croyants comparaîtront devant le tribunal de Christ qui évaluera alors ma vie et en fouillera les moindres recoins. Mes motivations et mes actions seront passées au crible ; mon obéissance et ma fidélité à sa Parole seront jugées. Cet examen minutieux déterminera mes récompenses ou si je serai tout penaud et les mains vides (comparez 1 Corinthiens 3.11-14 ; 4.5).

L’amour n’est pas le seul trait distinctif du croyant. D’autres commandements du Nouveau Testament dictent l’attitude que je dois adopter vis-à-vis de tous les hommes. Par exemple, « je dois rechercher la paix avec eux (Romains 12.18), leur faire du bien (Galates 6.10), prier pour eux (1 Timothée 2.1), faire preuve de patience (Philippiens 4.5), de douceur (Tite 3.2), et de respect envers eux (1 Pierre 2.17). »

Finalement, Paul dirige l’attention des Thessaloniciens vers lui et ses collaborateurs et il dit : « à l’exemple de l’amour que nous vous portons ». L’équipe missionnaire les a aimés alors que ce sont des étrangers d’une culture et avec des croyances très différentes des leurs. Ils ont considéré le besoin spirituel de ces païens et sont allés leur annoncer la Bonne Nouvelle au risque de leurs vies. Puis Paul et ses compagnons ont aimé ces jeunes croyants au point où ils sont prêts à faire n’importe quoi pour les aider dans leur marche spirituelle parce qu’ils désirent pour eux leur bien ultime.

Verset 13

Je finis de lire le chapitre trois de la première épître de Paul aux Thessaloniciens.

Qu’il (Dieu) affermisse vos cœurs pour qu’ils soient sans reproche dans la sainteté devant Dieu notre Père, à l’avènement de notre Seigneur Jésus avec tous ses saints ! (1 Thessaloniciens 3.13 ; SER).

L’objectif final de la prière de Paul pour les Thessaloniciens est qu’ils gardent toujours en vue la gloire à venir parce qu’elle produit une espérance purificatrice. Dans sa lettre à Tite, Paul écrit :

La grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, a été manifestée. Elle nous enseigne à renoncer à l’impiété, aux désirs de ce monde, et à vivre dans le siècle présent d’une manière sensée, juste et pieuse, en attendant la bienheureuse espérance et la manifestation de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur, le Christ-Jésus (Tite 2.11-13).

Remarquons en passant que toute action de Dieu en faveur de l’homme puise sa source dans sa grâce. Le croyant est appelé à vivre en conformité aux préceptes de la Parole de Dieu alors qu’il attend la venue du Christ. Sa foi en Dieu et son amour pour les autres sont motivés par son espérance qui lui permet déjà de voir la réalisation de toutes les promesses que Dieu lui a faites. Cette espérance est comme un diamant aux multiples facettes, mais c’est l’apôtre Jean qui en précise l’aspect principal quand il écrit :

Mes chers amis, dès à présent nous sommes enfants de Dieu et ce que nous serons un jour n’a pas encore été rendu manifeste. Nous savons que lorsque le Christ paraîtra, nous serons semblables à lui, car nous le verrons tel qu’il est. Tous ceux qui fondent sur le Christ une telle espérance se rendent eux-mêmes purs, tout comme le Christ est pur (1 Jean 3.2-3).

L’espérance et la future gloire des enfants de Dieu sont d’être semblable à Jésus en sainteté afin d’avoir avec lui une relation incomparable et sublime. Certes, les croyants auront un corps de ressuscité parfait et incassable ; ils connaîtront un bonheur ineffable qui durera éternellement, mais le but ultime de l’espérance chrétienne est d’être semblable à Jésus.

L’anticipation de sa venue a un effet purificateur sur le croyant, et s’il marche droit, il désire sa présence ; ces deux dynamiques jouent l’une sur l’autre et forment une boucle. Le retour de Jésus qui viendra chercher son Église est l’événement et la raison qui doit produire en tout croyant une espérance purificatrice.

Quand Paul parle de l’avènement de notre Seigneur Jésus avec tous ses saints, il s’agit des croyants morts mais ressuscités qui l’accompagnent. Mais de quel avènement s’agit-il ?

En grec, plusieurs termes expriment l’idée d’un avènement. Tout d’abord, « epiphaneia », qui a donné « épiphanie » en français et qui veut dire « éclairer ou apparaître, devenir visible ». La première venue de Jésus en tant qu’homme était une apparition de Dieu qui s’est rendu visible. Dans sa lettre à Tite, Paul écrit que « en Jésus-Christ, la grâce de Dieu s’est révélée comme une source de salut pour tous les hommes » (Tite 2.11). Le mot « épiphanie » peut décrire la première venue du Seigneur, le jour de Noël, mais aussi sa seconde venue quand il reviendra dans sa gloire pour établir son royaume de 1 000 ans sur terre.

Le second mot qui exprime l’idée d’un avènement est « apokalupsis » qui veut dire « révélation ou dévoilement, inauguration ». Il a donné en français : « apocalypse » qui est le nom du dernier livre du Nouveau Testament et de toutes les Écritures. Ce terme n’est pas approprié pour décrire la première venue du Christ. En effet, quand il est né bébé à Bethléhem, il est un peu comme l’Éternel de l’Ancienne Alliance qui se trouve dans le Saint des Saints du tabernacle et du temple, mais dont le coffre sacré est caché derrière un rideau. Seul le grand-prêtre y a accès une fois l’an, lors du Yom Kippour, le Grand Jour des expiations.

En d’autres mots, la première fois, Jésus est venu incognito parce que sa divinité était invisible, voilée par un corps humain. Mais la seconde fois, il viendra dans toute sa gloire en tant que Roi des rois et Seigneur des seigneurs, et ce sera une « apocalypse » au sens premier du mot.

Le troisième terme grec qui exprime l’idée d’un avènement est « parousia ». Il signifie à la fois « arrivée et présence ». Même aujourd’hui on utilise quelquefois ces deux mots de manière interchangeable. Par exemple, j’ai déjà été introduit devant des auditeurs de la manière suivante : « Nous sommes heureux de la venue de Jacques parmi nous », ou encore : « nous sommes heureux de la présence de Jacques parmi nous ». En grec, on dirait simplement : « Nous sommes heureux de la parousia de Jacques », c’est-à-dire de sa venue et de sa présence (Philippiens 2.12). Paul utilise « parousia » quand il parle de l’AVÈNEMENT de notre Seigneur Jésus, ici et dans le chapitre 2 où « parousia » est traduit par « venue ». Je rappelle le verset :

N’êtes-vous pas, en effet, vous aussi, notre espérance, notre joie et le prix de notre victoire dont nous serons fiers en présence de notre Seigneur Jésus au jour de sa VENUE ? (1 Thessaloniciens 2.19).

Il s’ensuit que quand Paul parle de la « parousia », traduit par « venue ou avènement », il fait allusion au retour du Christ au moment où il viendra chercher son Église. Lors de cet événement extraordinaire, qui est le prochain sur le calendrier de Dieu, tous les croyants seront ôtés de ce monde par Jésus qui les emmènera avec lui dans les cieux où ils seront toujours en sa présence. C’est aussi à partir de cet enlèvement que tous ceux qui ont fait confiance à Jésus seront présentés sans reproche dans la sainteté devant Dieu notre Père.

Chapitre 4

Verset 1

Nous arrivons maintenant au chapitre 4 de cette première épître dans lequel, et cela, jusqu’à la fin de cette lettre, Paul exhorte les Thessaloniciens à marcher d’une façon digne de Dieu tandis qu’ils attendent l’avènement de Jésus-Christ quand il viendra chercher tous les membres de son Église.

Je commence de lire ce chapitre.

Enfin, frères, vous avez appris de nous comment vous devez vous conduire pour plaire à Dieu, et vous vous conduisez déjà ainsi. Mais, nous vous le demandons, et nous vous y invitons à cause de votre union avec le Seigneur Jésus : faites toujours plus de progrès dans ce domaine (1 Thessaloniciens 4.1).

Ici, Paul n’est pas autoritaire mais doux ; il ne commande pas, il exhorte et encourage ; il pousse gentiment les Thessaloniciens un peu comme une maman dirige tendrement son bambin qui avance d’un pas hésitant. L’apôtre se montre humble et chaleureux envers ces croyants qu’il n’a d’ailleurs pas besoin de bousculer puisqu’ils se comportent déjà d’une manière digne de leur appel ; ils sont donc agréables à Dieu.

Le mot important de ce passage est le verbe « se conduire », aussi rendu par « marcher » dans d’autres versions. On le retrouve encore plus loin quand Paul dit :

Une telle conduite (de votre part) vous gagnera le respect de ceux qui vivent en dehors de la famille de Dieu, et vous ne dépendrez de personne (1 Thessaloniciens 4.12).

Cette conduite est l’aspect pratique de l’espérance de l’avènement du Seigneur. En attendant qu’il revienne chercher les croyants, ceux-ci sont ici-bas, les pieds sur terre et ils ont besoin de marcher droit dans les domaines moral et spirituel. Le croyant ne fait pas ce qui lui plaît, mais ce qui est agréable à son Maître. Cependant, ce qui est bien aujourd’hui ne conviendra plus dans quelques années, car le Seigneur désire que ceux qui lui appartiennent marchent de progrès en progrès dans la foi. La finalité de la vie chrétienne est de connaître Dieu de façon intime.

L’apôtre Jean décrit les trois degrés de la maturité du croyant qu’il appelle successivement : « les enfants, les jeunes gens et les pères » (1 Jean 2.12-14). La première étape consiste à savoir que ses péchés sont pardonnés et à considérer Dieu comme son Père céleste. La seconde, c’est connaître et mettre en pratique les vérités essentielles des Écritures ainsi que discerner les ruses et les pièges de Satan. La troisième étape est un état de maturité chrétienne qui consiste à pouvoir enseigner la Parole mais surtout à entretenir une relation toujours plus intime avec son Père céleste.

Grâce à l’enseignement et à l’exemple de l’apôtre et de ses collaborateurs, l’église de Thessalonique a atteint un haut niveau de spiritualité qui fait qu’elle est montrée en exemple aux autres assemblées grecques des provinces de la Macédoine et de l’Achaïe. Selon la terminologie employée par l’apôtre Jean, ce sont déjà des jeunes gens spirituels en voie de devenir des pères. La tentation est donc pour eux de se reposer sur leurs lauriers en se contentant du statu quo. Or, même Paul n’était jamais satisfait de ses progrès dans la foi. Aux Philippiens, il écrit :

Non, certes, je ne suis pas encore parvenu au but, je n’ai pas atteint la perfection, mais je continue à courir pour tâcher de saisir le prix. Car Jésus-Christ s’est saisi de moi. Non, frères, pour moi je n’estime pas avoir saisi le prix. Mais je fais une seule chose : oubliant ce qui est derrière moi, et tendant toute mon énergie vers ce qui est devant moi, je poursuis ma course vers le but pour remporter le prix attaché à l’appel que Dieu nous a adressé du haut du ciel dans l’union avec Jésus-Christ (Philippiens 3.12-14).

L’apôtre n’est pas du genre : « Faites ce que je vous dis, mais ne faites pas ce que je fais « ! Les vérités qu’il enseigne, il commence d’abord par les appliquer dans sa vie. Paul n’a aucun goût pour la médiocrité et ne se contente pas non plus d’avoir la moyenne ; il recherche et aspire à obtenir la mention excellente dans tous les domaines de sa vie.

Verset 2

Je continue le texte aux Thessaloniciens.

Car vous connaissez les instructions que nous vous avons données de la part du Seigneur Jésus (1 Thessaloniciens 4.2).

Les instructions morales du Nouveau Testament viennent de l’enseignement du Christ et de son exemple.

Le mot pour « instructions » signifie « ordre donné par un officier supérieur à des subordonnés ». Paul demande aux croyants de se remémorer l’enseignement qu’il leur a donné, et aussi de se rappeler qu’il n’est pas d’origine humaine mais qu’il provient du Seigneur lui-même. Or, le croyant lui doit une obéissance absolue. Jésus a dit :

Si vous m’aimez, vous suivrez mes enseignements (Jean 14.15). Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande (Jean 15.14).

Et dans sa première épître, l’apôtre Jean écrit :

Voici comment nous savons que nous connaissons le Christ : c’est parce que nous obéissons à ses commandements. Si quelqu’un dit : “ Je le connais ” sans obéir à ses commandements, c’est un menteur et la vérité n’est pas en lui. Celui qui observe sa Parole montre par là qu’il aime vraiment Dieu de façon parfaite. C’est ainsi que nous savons que nous sommes unis à lui (1 Jean 2.3-5).

Pour mieux connaître Dieu et pour l’aimer davantage, il est nécessaire de vivre conformément aux enseignements des Écritures, car c’est la seule façon de progresser dans la vie spirituelle et de se rapprocher de la perfection de Dieu. Cela dit, il faut rappeler que ce n’est pas en obéissant aux X commandements qu’on obtient la vie éternelle. La Loi a été donnée aux Israélites mais ils furent totalement incapables de lui obéir, ce que l’apôtre Pierre a rappelé lors du concile de Jérusalem. Dans le livre des Actes, on lit :

Pierre se leva et leur dit : — Mes frères, comme vous le savez, il y a déjà longtemps que Dieu m’a choisi parmi vous pour que j’annonce la Bonne Nouvelle aux non-Juifs, pour qu’ils l’entendent et deviennent croyants. – Pourquoi donc maintenant vouloir provoquer Dieu en imposant à ces disciples un joug que ni nos ancêtres ni nous n’avons jamais eu la force de porter ? Non ! Voici au contraire ce que nous croyons : c’est par la grâce du Seigneur Jésus que nous sommes sauvés, nous Juifs, de la même manière qu’eux (Actes 15.7, 10-11).

La loi de Moïse et les préceptes que Jésus a donnés dans le Sermon sur la Montagne ont pour objectif de me prendre par la main, de me conduire à la croix et de me dire : « Tu vois bien que tu es incapable d’obéir à Dieu et donc, que tu as besoin d’un sauveur. Les commandements jouent le rôle d’un pédagogue ou d’un miroir qui nous montrent que nous sommes des pécheurs coupables devant notre Créateur.

Pourtant, le Nouveau Testament est rempli de directives qui sont d’un niveau encore plus élevé que ceux contenus dans la Loi de Moïse ; alors comment quelqu’un qui est incapable d’obéir aux 10 commandements peut-il mettre en pratique tous les préceptes que Jésus a donnés ou que l’apôtre Paul écrit dans ses épîtres ? C’est impossible à l’homme qui dépend de lui-même, car sa bonne volonté est tout à fait inadéquate.

Seule l’action du Saint-Esprit dans le cœur du croyant peut opérer ce miracle. Supposons que quelqu’un vous ait fait une crasse et que vous l’avez dans le nez. Vous êtes croyant et décidez de lui pardonner et de l’aimer. Comment allez-vous faire ? Ce projet, au reste fort louable, va être difficile à réaliser de vous-même ; j’en ai fait l’expérience. La meilleure ou plutôt la seule solution, car je n’en connais pas d’autres, est de prier pour cette personne et de permettre ainsi au Saint-Esprit de l’aimer à travers moi. Faites-en donc l’expérience !