Chapitre 2

Verset 14

Une lettre morte est un texte qui n’a plus de valeur juridique ou d’autorité officielle. En d’autres mots, elle ne sert plus à rien car elle est inutile. C’est exactement ce que la majorité des gens pense des Textes sacrés et c’est bien dommage. Que dis-je ? C’est infiniment tragique, car les conséquences sont incalculables car éternelles. Heureusement, tout le monde n’est pas indifférent à la Parole de Dieu. Au premier siècle de notre ère, un grand nombre de païens et même de Juifs l’acceptent parce qu’ils découvrent que c’est une Parole vivante et agissante dans leur vie. De ce nombre font partie les Thessaloniciens. Je continue de lire dans le deuxième chapitre de la première épître que Paul leur adresse.

Vous avez montré que la Parole de Dieu agit avec efficacité en vous qui croyez. En effet, frères, vous avez suivi l’exemple des Églises de Dieu en Judée qui appartiennent à Jésus-Christ, car vous aussi, vous avez souffert, de la part de vos compatriotes, les mêmes persécutions qu’elles ont endurées de la part des Juifs (1 Thessaloniciens 2.14 ; Autre).

Au premier siècle, la Judée est une province romaine et la première région où une assemblée chrétienne est implantée, en l’occurrence l’église de Jérusalem qui fait ses débuts le jour de la Pentecôte (Actes 2). Suite à des persécutions par les Juifs, les croyants se dispersent tout en proclamant la Bonne Nouvelle de la grâce de Dieu en Jésus-Christ (Actes 8.4) et c’est grâce à eux que d’autres assemblées voient le jour. Paul les appelle : « les églises de Dieu en Judée qui appartiennent à Jésus-Christ », soulignant ainsi deux caractéristiques uniques des églises authentiques ; elles sont d’origine divine (comparez Actes 20.28) et elles appartiennent au Christ. Pour ces raisons les membres de l’Église universelle sont frères.

Tous les croyants véritables ont plusieurs points communs parce qu’ils font partie de la famille de Dieu et cela, quelle que soit leur race ou leurs conditions terrestres. Le premier est que s’étant rendus coupables devant leur Créateur, ils sont membres de la confrérie des pécheurs. En fait, tous les êtres humains appartiennent à cette catégorie, qui du point de vue de Dieu est une association de malfaiteurs. Cela veut aussi dire qu’il faut se méfier de ces pécheurs et ne pas leur tourner le dos trop longtemps, on ne sait jamais.

Le deuxième point commun des croyants authentiques est qu’ils sont véritablement et spirituellement frères parce que unis par le même Père céleste depuis qu’ils ont reçu la Parole de Dieu et accepté la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ. Voilà pourquoi les Thessaloniciens et les membres des églises de Judée sont appelés « frères ». Pourtant, dans leur majorité, les Thessaloniciens sont issus d’un paganisme pur et dur alors que les seconds sont pratiquement tous d’origine juive. Mais malgré l’abîme culturel qui les sépare, ils sont frères en Jésus-Christ et aussi frères de souffrances. En effet, les uns comme les autres subissent des exactions pour les mêmes raisons, à cause de leur foi. Ce n’est pas encore les grandes persécutions que déclenchera Rome, mais qu’on soit dans l’œil d’un petit ou d’un grand cyclone, c’est du pareil au même.

La première attaque systématique contre les chrétiens avait été dirigée par Saul de Tarse avant qu’il ne se convertisse et devienne le grand apôtre Paul. La seconde a lieu sous Hérode qui règne sur la Palestine mandaté par Rome. Cette brute épaisse fait exécuter l’apôtre Jacques tandis qu’à la même époque les responsables du grand Conseil de la nation juive font emprisonner l’apôtre Pierre (Actes 12.1-4). Les églises de la Judée sont souvent confrontées à de sévères brimades de la part des Juifs, mais malgré ces souffrances, elles persévèrent dans la foi.

Au vu des moyens de transport du premier siècle, les 1500 km à vol d’oiseau qui séparent Jérusalem de Thessalonique est considérable puisqu’il faut plusieurs semaines par mer ou par terre pour faire ce voyage. Cependant, l’épreuve commune que subissent les membres de ces églises les rapproche, car les uns et les autres comprennent ce que leurs frères en Jésus-Christ endurent et ils compatissent. La souffrance a toujours été un ciment qui unit les hommes entre eux. Par contre, quand l’opulence règne, les croyants s’engraissent (comparez Deutéronome 32.15) et se cherchent mutuellement des poux. Quand ils sont persécutés, ils n’ont pas ce loisir car pour survivre ils ont besoin les uns des autres. C’est dans l’adversité que s’applique la fameuse devise des mousquetaires : « Tous pour un et un pour tous », et cette devise est encore plus particulièrement vraie pour les croyants parce qu’ils font partie de la famille de Dieu.

Tout comme les églises de Judée subissent les assauts répétés des Juifs, les croyants de Thessalonique le sont également. Dans le livre des Actes, Luc écrit :

Les autres Juifs, jaloux, recrutèrent quelques voyous trouvés dans les rues et provoquèrent des attroupements et du tumulte dans la ville. — Ces individus, criaient-ils, ont mis le monde entier sens dessus dessous. Et maintenant ils sont ici. Ils agissent tous contre les édits de César, car ils prétendent qu’il y a un autre roi, nommé Jésus (Actes 17.5-7).

Suite à ce brouhaha, Paul et ses compagnons quittent la ville en toute hâte, mais les persécutions continuent de plus belle. Néanmoins, les Thessaloniciens tiennent bon dans la foi comme l’atteste cette épître.

Versets 15-16

Je continue le texte.

Ce sont eux (les Juifs) qui ont fait mourir le Seigneur Jésus et les prophètes. Ils nous ont persécutés nous-mêmes, ils ne se soucient nullement de plaire à Dieu et se montrent ennemis de tous les hommes. Ils essaient, en effet, de nous empêcher d’annoncer aux non-Juifs la Parole qui leur apporte le salut et ils portent ainsi à leur comble les péchés qu’ils ont sans cesse commis. Aussi la colère de Dieu a-t-elle fini par les atteindre (1 Thessaloniciens 2.15-16).

Le simple fait de mentionner les Juifs met le feu aux poudres et déclenche contre eux un discours explosif de l’apôtre. Une telle condamnation des Juifs rebelles par Paul n’est pas rare au vu de leur opposition violente et permanente contre la Bonne Nouvelle de la grâce de Dieu et de la personne de Jésus-Christ. Cette hostilité répétée est d’ailleurs l’un des fils conducteurs du livre des Actes.

L’imprécation prononcée par l’apôtre révèle un principe qu’on trouve souvent dans l’ensemble des Écritures : Dieu permet fréquemment au mal de suivre son cours et aux hommes de mettre le comble à leurs crimes (Genèse 15.16 ; Daniel 8.23 ; Romains 2.5-6 ; Matthieu 23.32), mais ce n’est pas sans conséquence, car les coupables seront jugés et boiront la coupe de la colère divine jusqu’à la lie.

Bien que ce soient les Romains qui aient exécuté le Christ, ils ont été manipulés par les chefs juifs. En effet, ce sont ces derniers qui ont réclamé la mort de Jésus après l’avoir fait comparaître devant Ponce Pilate (Luc 23.1-24, 34-38), un misérable bougre qui s’est laissé piéger lamentablement parce que comme la plupart des politiciens, c’est un arriviste faible et sans principe moral.

Ce sont aussi des Juifs, les ancêtres des responsables de la mort du Messie, qui ont tué les prophètes de l’Éternel (comparez Matthieu 23.37 ; Actes 7.51-52 ; 2 Chroniques 24.20-22 ; Hébreux 11.37). Quant à la foule massée devant le palais de Pilate, qui crie à tue-tête : « Crucifie-le ! », ce sont des meurtriers. Il s’en suit que l’imprécation prononcée par Paul contre les Juifs est en parfait accord avec la désapprobation de Dieu à l’égard du peuple choisi qui depuis toujours est rebelle et idolâtre.

Quand, parlant des Juifs Paul écrit : « Ils nous ont persécutés nous-mêmes », littéralement il dit : « Ils nous ont chassés comme des animaux avec l’intention de nous tuer ». Pas sympa du tout ces vilains bougres. La position religieuse des Juifs non-croyants est résumée d’une manière très objective par Paul, quand il écrit aux Romains :

Car je leur rends ce témoignage : ils ont un zèle ardent pour Dieu, mais il leur manque le discernement. En méconnaissant la manière dont Dieu déclare les hommes justes et en cherchant à être déclarés justes par leurs propres moyens, ils ne se sont pas soumis à Dieu en acceptant le moyen par lequel il nous déclare justes (Romains 10.2-3 ; comparez Matthieu 23.13-30).

Aujourd’hui, ces paroles ne s’appliquent plus guère qu’à une petite minorité de Juifs comme ceux qu’on appelle « les pieux » (Hassidisme) et qui se remarquent par leur tenue vestimentaire très particulière et de couleur noire. Par contre, les paroles de Paul que je viens de lire me font penser à plusieurs religions dont les adeptes très zélés croient devenir justes devant leur dieu par leurs propres moyens et quelques fois par une violence gratuite.

Quand Paul dit : « Aussi la colère de Dieu a-t-elle fini par les atteindre », il utilise le temps « aoriste » qui n’existe pas en français. Il a valeur de passé mais inclut aussi le présent et l’avenir ; c’est une façon d’exprimer un état continuel, et donc ici dans le texte, la certitude du jugement.

L’apôtre Paul reproche aux Juifs de mettre le comble à leurs péchés à l’image des Cananéens, ce qui justifia le châtiment de Dieu contre eux quand ils furent détruits ou chassés par les Israélites sous la conduite de Josué. Depuis leur sortie d’Égypte et par leur comportement, les Hébreux, remplissent la coupe de la colère de Dieu et quand elle est pleine, il la déverse sur eux dans sa totalité, sans se retenir, jusqu’à la dernière goutte pour ainsi dire.

Cette manifestation de la colère de Dieu correspond à plusieurs événements dans le temps. D’un point de vue historique, il y a eu l’anéantissement des 10 tribus israélites du nord par les Assyriens (732 av. J-C) et l’exil de Juda à Babylone (586 av. J-C). Puis en l’an 70 de notre ère, Jérusalem est détruite et le peuple d’Israël exterminé ou vendu comme esclaves. Et selon les prophéties, à la fin des temps, Israël sera à nouveau en grande partie détruit par l’Antéchrist.

D’un point de vue spirituel, il existe un jugement qui concerne tous les hommes tant juifs que païens. Il s’agit de la colère éternelle de Dieu contre tous les êtres humains qui n’ont pas accepté Jésus-Christ comme leur sauveur. Ce châtiment est déjà arrêté et donc absolument certain, si bien qu’on peut en parler comme d’un fait déjà accompli. C’est d’ailleurs ce qu’écrit l’apôtre Jean dans l’évangile ; je lis le passage :

Celui qui met sa confiance au Fils de Dieu (en lui) n’est pas condamné, mais celui qui n’a pas foi en lui est déjà condamné, car il n’a pas mis sa confiance en la personne du Fils unique de Dieu. – Qui place sa confiance dans le Fils possède la vie éternelle. Qui ne met pas sa confiance dans le Fils ne connaît pas la vie ; il reste sous le coup de la colère de Dieu (Jean 3.18, 36).

Verset 17

Je continue de lire dans le chapitre deux de la première épître aux Thessaloniciens.

En ce qui nous concerne, chers frères, étant séparés de vous pour un temps de corps mais non de cœur nous avons fait beaucoup d’efforts pour vous revoir, car nous en avions le vif désir (1 Thessaloniciens 2.17).

Ayant dû fuir Thessalonique, l’apôtre est brutalement séparé de ses enfants spirituels (Actes 17.5-9), ce qui blesse douloureusement son instinct maternel et paternel (1 Thessaloniciens 2.7, 11). Non seulement ce sont ses enfants spirituels mais aussi ses frères et sœurs en Jésus-Christ. Paul a une grande affection pour ces croyants, mais des circonstances fâcheuses les ont séparés de lui. Le verbe traduit par « séparés » exprime le déchirement ressenti par des parents lors de la perte d’un enfant, ou vice versa.

Cependant, même s’il est absent de corps, Paul reste présent avec eux de cœur et en esprit. Soucieux de leur bien-être physique et spirituel, il les porte constamment dans ses pensées et ses prières, tout en ayant un vif désir de les revoir. L’expression « vif désir » est très forte car habituellement utilisée pour exprimer une passion sexuelle. Au travers de toutes ses épîtres, l’apôtre Paul exprime souvent son amour profond pour les croyants qu’il connaît personnellement. Dans son épître aux Philippiens et dans le livre des Actes, on lit :

Oui, Dieu m’en est témoin : je vous aime tous de l’affection que vous porte Jésus-Christ (Philippiens 1.8). Tous, alors, éclatèrent en sanglots et ils se jetaient au cou de Paul pour l’embrasser. Ce qui les affligeait surtout, c’était de l’avoir entendu dire qu’ils ne le reverraient plus. Puis ils l’accompagnèrent jusqu’au bateau (Actes 20.37-38).

Même quand l’apôtre Paul doit adresser de sévères reproches aux Corinthiens et aux Galates, il le fait en manifestant de l’affection. Je lis les passages :

Aussi est-ce dans une profonde détresse, le cœur serré et avec bien des larmes que je vous ai écrit cette lettre, non pour vous attrister, mais pour que vous sachiez combien je vous aime (2 Corinthiens 2.4). Vous êtes mes enfants, et j’endure pour vous une fois encore les douleurs de l’enfantement jusqu’à ce que le Christ soit formé en vous. Je voudrais tellement être au milieu de vous en ce moment et vous parler sur un autre ton. Car je suis inquiet à votre sujet (Galates 4.19-20).

Verset 18

Je continue le texte aux Thessaloniciens.

C’est pourquoi nous avons voulu aller chez vous moi, Paul, je l’ai tenté à une et même deux reprises mais Satan nous en a empêchés (1 Thessaloniciens 2.18).

Alors que jusqu’ici l’apôtre s’exprime au nom de l’équipe missionnaire, ici il passe brusquement à la première personne du singulier en se désignant lui-même. Ce changement exprime sa passion pour les Thessaloniciens et son désir ardent de les revoir au point où il a tout essayé, mais, dit-il, Satan les en a empêchés. Voilà qu’arrive sur scène ce sinistre personnage. Le mot pour « empêchés » est un terme militaire qui veut dire « creuser une tranchée » ou « détruire une route ». Paul reconnaît la griffe du diable derrière l’action des magistrats qui l’ont empêché de retourner à Thessalonique (Actes 17).

Soit dit en passant que certains événements qui font la une des journaux sont liés à la lutte que le diable livre et mène contre Dieu et son royaume. Satan, dont le nom signifie « adversaire », est entré dans le cœur de Judas afin qu’il trahisse le Seigneur (Luc 22.3). Plus récemment, c’est lui qui est derrière les théories fumeuses qui relèguent Dieu au même niveau que le Père Noël. Le diable tente sans relâche et par tous les moyens qui lui sont permis, de mettre à mal l’Église que Christ a promis d’établir sur terre (Matthieu 16.18). D’après plusieurs textes, il est présent dans plusieurs églises du premier siècle (Actes 5.1-10 ; Apocalypse 2.9-10, 13, 24 ; 3.9 ; 1 Timothée 3.6-7 ; 2 Corinthiens 2.1-11) et fait tout son possible pour contrarier les projets de l’apôtre Paul comme le ferait un ennemi qui cherche à ralentir l’avancée d’une armée opposée. Cela dit, il faut bien garder à l’esprit que le diable ne peut strictement rien faire sans l’aval du Tout-Puissant.

Versets 19-20

Je finis maintenant de lire le chapitre deux de la première épître de Paul aux Thessaloniciens.

N’êtes-vous pas, en effet, vous aussi, notre espérance, notre joie et le prix de notre victoire, dont nous serons fiers en présence de notre Seigneur Jésus au jour de sa venue ? Oui, c’est vous qui êtes notre fierté et notre joie ! (1 Thessaloniciens 2.19-20).

L’expression « prix de notre victoire » est littéralement : « couronne de gloire ». Au premier siècle, c’est le prix qui récompense les vainqueurs des compétitions sportives, qui, comme chacun sait, sont très prisées par les Grecs puisque ce sont eux qui, au VIII ème siècle avant Jésus-Christ inventent les Jeux olympiques (776-200 av. J-C). Ce sont alors des épreuves d’été qui, comme de nos jours (depuis 1894), ont lieu tous les 4 ans.

Paul dit aussi aux Thessaloniciens qu’il sera fier d’eux quand ils seront dans la présence du Seigneur. Le mot traduit par « fiers » est à prendre dans un sens positif, car il décrit le sentiment incomparable de triomphe qu’éprouve celui qui est le premier à franchir la ligne d’arrivée d’une course. Dans l’Antiquité, le vainqueur reçoit une couronne de laurier.

Dans le Nouveau Testament aussi, il est question de couronnes qui sont de plusieurs sortes : « la couronne de gloire » (1 Thessaloniciens 2.19 ; 1 Pierre 5.4), « la couronne de vie » (Jacques 1.12 ; Apocalypse 2.10), « la couronne de justice » (2 Timothée 4.8), et « la couronne incorruptible » (1 Corinthiens 9.25). Nous connaissons tous, au moins de noms et pour les avoir vus à la télé, des gens qui ont un statut social élevé, qui sont très honorés ou qui gagnent de l’argent à la pelle. Mais un jour, ils laisseront tout derrière eux car on n’a encore jamais vu un linceul avec des poches, ou un coffre ou des médailles suivre un corbillard.

Avant qu’il ne devienne l’apôtre Paul, Saul de Tarse aurait pu devenir un chef du conseil suprême d’Israël, un rabbin renommé et il aurait croulé sous l’or, mais il a rejeté toutes ces récompenses. Aux Philippiens il écrit :

Ce qui était pour moi un gain, je l’ai considéré comme une perte à cause du Christ. Et même je considère tout comme une perte à cause de l’excellence de la connaissance du Christ-Jésus, mon Seigneur. À cause de lui, j’ai accepté de tout perdre, et je considère tout comme des ordures, afin de gagner Christ (Philippiens 3.7-8 ; SER).

Un sage a dit : « N’est pas sot celui qui délaisse ce qu’il ne peut pas garder pour gagner ce qu’il ne peut pas perdre ». Jésus a exprimé la même pensée dans une parabole assez étrange où il a dit :

Et moi, je vous dis : Faites-vous des amis avec les richesses injustes, pour qu’ils vous reçoivent dans les tabernacles éternels, quand elles vous feront défaut (Luc 16.9).

Dans cette histoire, l’intendant malhonnête profite de sa position d’autorité pour s’acheter des amis ici-bas tout en lésant son patron. Pareillement, les croyants doivent utiliser toutes les ressources à leur disposition pour contribuer à l’accroissement de l’Église. Leur participation à l’avancement du royaume de Dieu portera des fruits éternels qui seront pour eux une source de joie qui ne tarira jamais pendant toute l’éternité.

L’apôtre anticipe déjà et avec la plus grande joie, le retour du Seigneur quand il reviendra pour chercher son Église, parce qu’à ce moment-là, il sera récompensé pour tout son travail. Dans le dernier chapitre du livre de l’Apocalypse, Jésus dit :

Oui, je viens bientôt. J’apporte avec moi mes récompenses pour rendre à chacun selon ce qu’il aura fait (Apocalypse 22.12).

Cependant, ici, aux Thessaloniciens, Paul mentionne le bonheur immense qu’il éprouvera quand il embrassera du regard les multitudes que par la grâce de Dieu il a menées à la foi en Jésus-Christ (comparez 2 Corinthiens 1.14 ; Philippiens 2.16). Bien sûr, les Thessaloniciens en feront partie et c’est pour cette raison que d’ores et déjà il leur dit qu’il se réjouit d’avance à leur sujet, qu’il est fier d’eux et qu’ils sont sa gloire et sa couronne.