Chapitre 2

Introduction

Vers l’an 100 de notre ère, le christianisme est implanté tout autour du bassin méditerranéen, allant de la ville antique de Cyrène aujourd’hui à l’est de la Lybie, jusqu’à Rome en passant par les deux villes d’Alexandrie et de Memphis en Égypte, la côte de la Palestine, l’Asie Mineure, c’est à dire la Turquie, où toute la moitié sud-ouest a été très évangélisée, la Grèce, les îles de Crète et de Chypre, et le sud de l’Italie, soit au minimum une cinquantaine d’églises dont on est sûr, mais il est quasi certain qu’il y en avait bien davantage. Or, une majorité d’entre elles, est directement ou indirectement liée au travail pionnier d’un homme extraordinaire : l’apôtre Paul. Tout ça pour dire que son ministère porte beaucoup de fruits. Son passage dans la ville de Thessalonique, bien que rapide, a vu la conversion à Jésus-Christ de nombreuses personnes, certaines juives, mais la plupart sont d’origine païenne. Une église dynamique s’est constituée et continue à croitre, même après le départ de l’équipe missionnaire.

Verset 1

Je commence de lire le deuxième chapitre de la première épître de Paul aux Thessaloniciens.

Vous-mêmes, frères, vous le savez aussi : l’accueil que vous nous avez réservé n’a certes pas été inutile (1 Thessaloniciens 2.1).

L’expression traduite par : « vous le savez » se retrouve encore deux fois dans ce chapitre (1 Thessaloniciens 2.5, 9). Paul répond à des critiques qui lui sont faites ou qui risquent de lui être faites, en faisant appel au souvenir qu’ont ses lecteurs de son passage parmi eux ainsi que de Sylvain aussi appelé Silas et Timothée, et de l’œuvre qu’ensemble ils ont accomplie. Effectivement, leur travail n’a pas été « inutile », un mot qui veut dire « vide, sans effet ou sans conséquence ».

L’apôtre n’a pas parlé philosophie ou apporté une nouvelle théorie fumeuse. Son message vient de Dieu et il a produit des résultats tangibles dans la vie de tous ceux qui ont accepté la Bonne Nouvelle qu’il annonce en la personne de Jésus-Christ. Les cœurs et la manière de vivre de beaucoup de personnes ont été transformés par la puissance du Saint-Esprit qui confirme le message de l’équipe apostolique.

Verset 2

Je continue le texte.

Nous venions juste d’être maltraités et insultés (dans la ville de) Philippes, comme vous le savez. Mais Dieu nous a donné toute l’assurance nécessaire pour vous annoncer, au milieu d’une grande opposition, la Bonne Nouvelle qui vient de lui (1 Thessaloniciens 2.2).

La confiance que Paul place en Dieu lui donne l’énergie, le courage, l’audace et la ténacité qui lui permettent de poursuivre son ministère envers et contre tout. Il puise sa force dans le Seigneur et dans sa grande puissance (Éphésiens 6.10). Pourtant, avec Sylvain, ils avaient été sévèrement maltraités physiquement et autrement. Je lis l’histoire telle que Luc la raconte dans le livre des Actes des Apôtres :

Un jour que nous nous rendions au lieu de prière, une esclave vint à notre rencontre. Elle avait en elle un esprit de divination, et ses prédictions procuraient de grands revenus à ses maîtres. Elle se mit à nous suivre, Paul et nous, en criant à tue-tête : — Ces hommes-là sont des serviteurs du Dieu très-haut : ils viennent vous annoncer comment être sauvés ! Elle fit cela plusieurs jours de suite. À la fin, Paul, excédé, se retourna et dit à l’esprit : — Je t’ordonne, au nom de Jésus-Christ, de sortir de cette femme ! À l’instant même, il la quitta. Lorsque les maîtres de l’esclave s’aperçurent que leurs espoirs de gains s’étaient évanouis, ils se saisirent de Paul et de Silas et les traînèrent sur la Grand-Place de la ville devant les autorités. La foule se souleva contre eux. Alors, les magistrats leur firent arracher les vêtements et ordonnèrent qu’on les batte à coups de bâton. On les roua de coups et on les jeta en prison. Le gardien reçut l’ordre de les surveiller de près. Pour se conformer à la consigne, il les enferma dans le cachot le plus reculé et leur attacha les pieds dans des blocs de bois (Actes 16.16-19 ; 22-24).

Dans la ville de Philippes, Paul et Sylvain sont traités comme des criminels, humiliés en public, battus, et emprisonnés illégalement. Cependant, ces persécutions n’ont absolument pas refroidi l’ardeur évangélique de l’apôtre et de ses compagnons. La preuve est que dès leur arrivée à Thessalonique, ils annoncent la Bonne Nouvelle avec la même ferveur, la même passion que dans la ville de Philippes.

Paul ne s’est pas dit : « Il faut que je change mon fusil d’épaule, que modifie mon approche, que j’agisse avec tact et que j’arrondisse les angles afin de ne pas offenser les braves cytoyens ». Il aurait été si facile pour lui de se convaincre que celui qui veut voyager loin ménage sa monture, et donc s’il veut rester en vie et servir Dieu, il a intérêt à y aller doucement sans brusquer quiconque. Mais non, il n’a peur de rien ni de personne.

Paul sait que Dieu l’a appelé à ce ministère d’annoncer la Bonne Nouvelle et personne ne peut l’arrêter. Ce n’est pourtant pas de l’arrogance de sa part ; non, Paul est au contraire un homme très humble. Sa conviction et sa motivation sont fondées sur la certitude que pour lui, la volonté de Dieu est de présenter la personne de Jésus-Christ partout où l’Esprit de Dieu le conduit parce que c’est le seul moyen par lequel l’homme accède à la vie éternelle. Dans sa première épître aux Corinthiens, Paul dit :

Si j’annonce l’Évangile, ce n’est pas pour moi un sujet de gloire, car la nécessité m’en est imposée, et malheur à moi si je n’annonce pas l’Évangile ! (1 Corinthiens 9.16 ; LSG).

Quand Paul, Sylvain et Timothée sont arrivés à Thessalonique, ils ont annoncé le message de la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ sans retenue, comme ils l’ont toujours fait, et cela, alors même qu’ils ont rencontré une grande opposition, dit Paul. Or, le mot traduit par « opposition » a donné en français « agonie », c’est tout dire. On peut pourtant supposer que comme tout le monde, l’apôtre a été tenté de mettre de l’eau dans son vin afin d’éviter de se faire canonner à boulets rouges et à bout portant, mais pas du tout car l’apôtre est un pur et un dur, et les compromis de bas étage comme c’est la règle en politique, ce n’est pas son style.

Dans son ministère d’apôtre, Paul a donné un nombre incalculable de sermons dans lesquels il annonce toujours la mort et la résurrection de Jésus-Christ, parce que ces vérités constituent la substantifique moelle de ce qui constitue la Bonne Nouvelle de l’Évangile. Mais le Nouveau Testament nous donne seulement le contenu de quelques-unes de ses prédications, depuis le sermon qu’il prêcha à Antioche de Pisidie en Asie Mineure (Actes 13.14-41), celui qu’il a donné à Athènes au milieu de l’Aréopage, c’est-à-dire la colline où siège le tribunal de la ville (Actes 17.22-31), le discours qu’il a fait aux responsables de l’église d’Éphèse (Actes 20.17-35), jusqu’au sermon devant le roi Agrippa (Actes 26.1-29), qui est un chef d’œuvre. En fait, c’est Luc qui nous raconte tout ça dans le livre des Actes.

La prédication la plus marquante que Paul ait jamais donnée n’est ni ce qu’il a dit ni ce qu’il a écrit, mais sa façon de vivre. Ce n’est pas tant sa confession de foi qui est impressionnante, mais comment il la vit dans le quotidien. Paul est la démonstration vivante de ce qu’un chrétien doit être. Sa foi est réelle et palpable, et il la met en pratique dans ses actions et sur le pavé de toutes les villes qu’il traverse. Jacques écrit :

Comme le corps sans l’esprit est mort, la foi sans les actes est morte (Jacques 2.26).

Tous les croyants en Jésus-Christ sont des prédicateurs qu’ils le veuillent ou pas. Selon le principe qu’on ne peut pas ne pas communiquer, même quand on ne desserre pas les dents, je parle constamment par mes manières d’être et mon style de vie.

Dans les foyers dont les parents se disent croyants, leur vie est un livre ouvert que leurs enfants lisent tous les jours depuis leur naissance, alors il va sans dire qu’ils connaissent ce livre par cœur.

Verset 3

Je continue de lire dans le chapitre 2 aux Thessaloniciens.

En effet, si nous invitons les hommes à croire, ce n’est pas parce que nous serions dans l’erreur, ou que nous aurions des motifs malhonnêtes ou que nous voulions les tromper (1 Thessaloniciens 2.3).

Dans le monde romain du premier siècle, il y a tant de charlatans qui colportent leurs faux sons de cloche sous forme de panacées religieuses ou philosophiques, que Paul est obligé de souligner la pureté de ses motifs et de ses procédés. Il utilise trois mots différents pour dire que son ministère est authentique et se situe à l’opposé des caractéristiques des faux jetons qui le critiquent. Paul affirme au contraire que son message est authentique. D’ailleurs depuis sa conversion à Jésus-Christ et jusqu’à sa mort, l’apôtre est dévoué et un ardent défenseur de la vérité. Il recommande à plusieurs reprises à son disciple Timothée de demeurer fidèle à Dieu et de rester dans la ligne droite que trace la Bonne Nouvelle du Seigneur Jésus-Christ et la Parole de Dieu (1 Timothée 6.3-4 ; 2 Timothée 1.13-14 ; 2.15).

Paul et ses compagnons n’ont jamais eu de motifs « malhonnêtes ». Le mot ainsi traduit veut dire « impurs ». Au temps de l’apôtre Paul, les religions à mystères et certaines philosophies grecques promulguent toutes sortes de corruptions sexuelles, comme quoi il n’y a rien de nouveau sous le soleil. L’internet n’a rien inventé, car ce n’est jamais qu’un écran qui permet aux pervers de s’éclater. Ces religions ont un succès fou parce qu’elles sont centrées sur des relations sexuelles avec les prostituées sacrées des temples ou avec le dirigeant de la secte. Les gens croient que par ces pratiques, ils entrent en relation mystique avec les dieux.

Dans les années 80, à Lyon j’ai rencontré plusieurs fois des adeptes d’un certain Moïse David. Je ne m’étendrai pas sur leurs façons de racoler du monde, car ce serait de mauvais goût, mais ce n’est guère différent de ce qui a cours du temps de Paul. Soit dit en passant qu’il y a toujours pas mal de sectes qui continuent les traditions païennes du premier siècle de notre ère ; les communes où l’on partage absolument tout, ont encore de beaux jours devant elles. Répéter qu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil devient lassant.

Au premier siècle donc, il est courant pour ces charlatans religieux d’aller dans une ville et chercher des femmes pour leur satisfaction personnelle sous le prétexte d’une expérience religieuse. De telles pratiques sont mentionnées dans plusieurs passages du Nouveau Testament (2 Pierre 2.2-3, 12-15 ; Apocalypse 2.20). Aussi incroyable que cela puisse paraître, les adversaires de Paul l’accusent d’avoir de tels mobiles et de promouvoir des mœurs corrompues.

L’apôtre dit qu’il n’a pas fait usage de « tromperie », un mot qui désigne un hameçon ou un piège. Les motivations de Paul sont pures car c’est un homme d’une intégrité absolue. Il n’essaie jamais de cacher son jeu, qui il est ou ce qu’il désire de ses auditeurs. Dans sa seconde épître aux Corinthiens, il écrit :

S’il est une chose dont nous pouvons être fiers, c’est le témoignage de notre conscience ; il nous atteste que nous nous sommes conduits dans le monde, et tout spécialement envers vous, avec la sincérité et la pureté qui viennent de Dieu, en nous fondant, non sur une sagesse purement humaine, mais sur la grâce de Dieu (2 Corinthiens 1.12).

Les charlatans religieux utilisaient la sorcellerie, la magie ou des tours de passe-passe afin de donner le change et faire croire qu’ils ont des pouvoirs surnaturels. Ça aussi, soit dit en passant, est une pratique, qui de nos jours n’est pas rare. Leur but est bien sûr de faire des disciples et d’abuser de leur confiance pour leur extorquer des fonds ou autre chose (comparez Actes 8.9-11 ; 2 Pierre 2.15-18 ; Jude 11). À l’opposé des faux prophètes, Paul est droit de cœur, il n’utilise pas de méthode manipulatrice et ne dit que la vérité selon Dieu. Il ne chauffe pas la salle en jouant sur les émotions de ses auditeurs mais s’adresse à eux d’une manière rationnelle en faisant appel à leur intelligence.

Tous ceux qui montent sur le podium sont tentés de paraître et de capter l’attention du public par pur égotisme ou pour d’autres mobiles qui sont encore moins nobles. Que les politiciens agissent ainsi, c’est leur métier et notre problème, mais dans un culte où l’objectif est d’honorer Dieu, un tel comportement est tout à fait inadmissible. M’en suis-je déjà rendu coupable ? En toute honnêteté, je ne peux pas répondre : « Moi ? Non jamais ! » Tous ceux qui utilisent la Parole de Dieu à des fins et pour des gains personnels devraient être jetés par-dessus bord. Heureusement, le Seigneur donne toujours des secondes chances.

En les regardant droit dans les yeux, Paul peut donc dire aux croyants de Thessalonique : « Quand je suis arrivé chez vous, je n’avais aucun mobile caché ; je ne suis pas venu pour profiter de qui que ce soit, pour tondre les brebis et empocher la laine. Je suis venu pour vous annoncer la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ et vous fortifier dans la foi. Voilà quelles étaient toutes mes motivations. »

Verset 4

Paul est souvent accusé d’adapter son message pour plaire à ses auditeurs et donc de se faire « tout à tous » dans un sens très négatif. Voilà sa réponse.

Non (si nous invitons les hommes à croire), c’est parce que Dieu nous a jugés dignes d’être chargés de la proclamation de l’Évangile et nous l’annonçons, pour plaire non aux hommes mais à Dieu qui juge nos cœurs (1 Thessaloniciens 2.4).

À lire les 12 premiers versets de ce second chapitre, il semble que l’église de Thessalonique contient une taupe, un faux prophète qui sous des apparences très spirituelles bien sûr, discrédit le ministère de l’apôtre, cherchant à le descendre en flammes. Il est pourtant évident d’après le récit de sa conversion que Paul a été choisi par le Seigneur pour le servir (comparez Actes 9.1-18 ; 1 Corinthiens 15.10 ; Éphésiens 3.8 ; 1 Timothée 1.11-12 ; Tite 1.3) ; il a reçu de Dieu la charge d’annoncer la Bonne Nouvelle à toute créature et quand il parle ou qu’il écrit, il est revêtu de l’autorité divine.

Paul dit aussi que lui et ses compagnons ont été « jugés dignes » d’avoir la charge de proclamer l’Évangile. Le verbe traduit par « jugés dignes » et le temps utilisé dénotent que ces serviteurs de Dieu ont été testés, déclarés compétents, et qu’ils ont reçu l’approbation de Dieu. Voilà pourquoi Paul n’essaie pas de plaire aux hommes mais à Celui qui l’a envoyé. Aux Galates, il écrit :

Est-ce la faveur des hommes que je recherche ou celle de Dieu ? Mon désir est-il de plaire aux hommes ? Si je cherchais encore à plaire aux hommes, je ne serais pas serviteur du Christ (Galates 1.10 ; comparez Hébreux 13.17 ; Jacques 3.1).

Le seul souci de Paul est de plaire à son Maître parce qu’il sait qu’il aura des comptes à lui rendre.

Verset 5

Je continue le texte.

Jamais, vous le savez, nous n’avons eu recours à des discours flatteurs. Jamais nous n’avons tenté de vous exploiter sous le couvert de bonnes paroles : Dieu en est témoin ! (1 Thessaloniciens 2.5).

L’apôtre est très franc quand il rappelle aux Thessaloniciens la pureté de ses motivations. La prédication doucereuse n’est pas son style et il ne cherche pas à faire bonne impression afin d’exercer une quelconque influence pour son usage personnel et il ne caresse jamais personne dans le sens du poil pour l’exploiter.

Soit dit en passant, la flatterie est une attitude désarmante, car on ne sait jamais trop comment la prendre ni quoi répondre à celui qui vous jette des fleurs. Dans la comédie : « la Douzième Nuit », Shakespeare fait dire à son clown : « On me loue et on me tourne en ridicule ; mes ennemis, eux, me disent franchement que je suis une andouille ce qui fait que grâce à eux j’apprends à me connaître alors que mes amis se moquent de moi. » Il faut se méfier des compliments faciles, car c’est très connu : « tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute. »

Paul n’a jamais recours à des procédés vils comme les prédateurs religieux de son époque qui cachent bien leur jeu et font usage de flatterie à tour de bras pour gagner la sympathie de leurs auditeurs. Et une fois le poisson ferré, ils n’ont plus qu’à le découper en tranches pour leur consommation personnelle. Paul, au contraire, et comme je ne cesse de le dire, est d’une intégrité à toute épreuve. Aux responsables de l’église d’Éphèse où il avait œuvré pendant plusieurs années, il dit :

Je n’ai désiré ni l’argent, ni l’or, ni les vêtements de personne. Regardez mes mains : ce sont elles, vous le savez bien, qui ont pourvu à mes besoins et à ceux de mes compagnons (Actes 20.33-34).

Contrairement aux faux prophètes qui ont les mains douces et bien lisses, celles de l’apôtre Paul sont rugueuses parce qu’il gagne son pain à la sueur de son front. Certains ne sont pas spécialement intéressés par l’argent, cependant, comme la convoitise porte bien des couleurs, c’est la notoriété, la gloire des hommes, le statut social qu’ils recherchent. Combien ont leur nom gravé sur une plaque ou reçoivent un titre honorifique en échange d’un don en espèces sonnantes et trébuchantes ? L’être humain est passé maître dans l’art de se couvrir de ridicule tout en étant pathétique.

Verset 6

Je continue le texte.

Nous n’avons jamais cherché à être applaudis par les hommes, pas plus par vous que par d’autres (1 Thessaloniciens 2.6).

Contrairement aux prédateurs religieux, l’équipe apostolique ne cherche pas les accolades, les révérences, les récompenses et le prestige. Paul est tout à fait conscient que Dieu l’a choisi, préparé et ordonné au ministère, ce qui fait qu’il n’a que faire de la louange des hommes. Dans son épître aux Corinthiens, il dit :

Je n’ai pas à m’enorgueillir de ce que j’annonce la Bonne Nouvelle : c’est une obligation qui m’est imposée… puisque cette décision n’a pas dépendu de moi, je ne fais que m’acquitter d’une charge qui m’a été confiée (1 Corinthiens 9.16-17 ; résumé).

La seule ambition de l’apôtre est que le Seigneur soit glorifié. Aux Corinthiens puis aux Éphésiens, il écrit :

Ce n’est pas nous-mêmes que nous mettons en avant dans notre prédication, c’est le Seigneur Jésus-Christ. Nous-mêmes, nous sommes vos serviteurs à cause de Jésus (2 Corinthiens 4.5). À celui qui peut faire, par la puissance qui agit en nous, infiniment au-delà de tout ce que nous demandons ou pensons, à lui soit la gloire dans l’Église et en Jésus-Christ, dans toutes les générations, aux siècles des siècles ! Amen ! (Éphésiens 3.20-21).

La stature de l’apôtre Paul est gigantesque et sa grandeur d’âme monumentale ; c’est un homme digne d’être imité par tous les croyants.