Chapitre 1

Verset 8

J’ai toujours aimé faire des courses de montagne. À plusieurs occasions, je me suis trouvé dans des gorges où l’écho est phénoménal ; le son rebondit d’un flanc de colline à l’autre et parcourt de grandes distances. Alors quand il y a un coup de tonnerre, ça résonne dans toutes les vallées ; c’est très impressionnant.

Eh bien, c’est aussi un peu de cette façon que la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ s’est propagée à partir de la ville de Thessalonique. Je continue de lire dans le premier chapitre de l’épître de Paul aux Thessaloniciens.

Non seulement l’œuvre accomplie chez vous par la Parole du Seigneur a eu un grand retentissement jusqu’en Macédoine et en Achaïe, mais encore la nouvelle de votre foi en Dieu est parvenue en tout lieu, et nous n’avons même pas besoin d’en parler (1 Thessaloniciens 1.8).

Le verbe grec traduit par « a eu un grand retentissement » ne se trouve qu’ici dans le Nouveau Testament. Il est utilisé pour le grondement du tonnerre et pour la sonnerie d’une trompette. Paul choisit soigneusement le temps du verbe (parfait) pour indiquer que les chrétiens de Thessalonique sont audacieux et persévérants dans l’annonce de la Bonne Nouvelle. Partout où se trouvent ces croyants, ils propagent la Parole de Dieu. Ils l’ont d’abord répandue dans leur ville et ensuite dans toute la Grèce, représentée par deux provinces : la Macédoine dans le nord où se trouvent entre autres les villes de Philippes et Bérée, et d’autre part, l’Achaïe dans le sud de la Grèce où sont les grandes métropoles de Corinthe et surtout Athènes.

Mais les chrétiens de Thessalonique ne se sont pas contentés d’annoncer la bonne Parole en Grèce. En effet, leur ville étant un port, elle occupe une position stratégique car des gens de toutes les nations y font escale, ce qui donne aux croyants, l’occasion de leur annoncer la Bonne Nouvelle. En second lieu, la ville est située sur ce qu’on appelait la voie Égnatienne, l’une des grandes routes d’Est en Ouest qui traverse l’empire. Alors, tous ceux qui passent par-là ont aussi l’occasion de rencontrer un croyant qui leur annonce Jésus-Christ.

L’apôtre décrit la proclamation de l’Évangile par les Thessaloniciens comme un son permanent qui se propage et augmente en intensité, un écho qui réverbère dans toutes les directions. Cette église est tellement connue et son influence si forte que quand Paul et ses compagnons voyagent en Grèce, ils découvrent que tout le monde sait déjà ce qui s’est passé à Thessalonique depuis qu’ils ont prêché dans cette ville.

Verset 9

Je continue de lire le texte du premier chapitre.

On raconte, en effet, à notre sujet, quel accueil vous nous avez réservé et comment vous vous êtes tournés vers Dieu en vous détournant des idoles pour servir le Dieu vivant et vrai (1 Thessaloniciens 1.9).

Quand Paul est arrivé à Thessalonique, il a d’abord prêché dans la synagogue trois sabbats de suite, s’adressant aux Juifs de souche et aux prosélytes. Après s’être fait jeté, il continue à présenter la Bonne Nouvelle sans qu’on sache précisément où, mais les païens qui viennent l’écouter l’ont fort bien reçue.

Le message de Paul ne consiste pas en une démonstration fumeuse qui révèle les incohérences de l’idolâtrie et il ne tourne pas en ridicule ceux qui attribuent un statut divin aux planètes où à n’importe quelle autre déesse révérée dans l’Empire romain. L’apôtre se cantonne à présenter la personne et l’œuvre de Jésus-Christ. Or, et de manière assez étonnante, les païens font très bon accueil à Paul et à la Bonne Nouvelle qu’il prêche ; ils veulent y croire.

Les Thessaloniciens, dit l’apôtre, « se sont tournés vers Dieu en se détournant des idoles pour servir le Dieu vivant et vrai ». Dans le texte grec, cette phrase n’a qu’un seul verbe conjugué qui est : « se sont tournés ». Il n’est donc pas dit qu’ils se sont d’abord détournés des idoles pour ensuite se tourner vers Dieu. On va peut-être me reprocher de couper les cheveux en quatre et c’est vrai, mais parfois, le jeu en vaut la chandelle. En grec, « en se détournant de » est un adverbe qui exprime l’idée de prendre ses distances. En anglais, c’est rendu par « from », en allemand par « von » et en français par « de ». Mais dans notre langue, « de » est très imprécis parce qu’il s’utilise à toutes les sauces, alors dans cette phrase on est obligé de le remplacer par autre chose. Un traducteur (Ostervald) écrit : « On raconte… comment vous vous êtes convertis des idoles à Dieu ». Ce n’est pas mal, mais ce n’est pas ça. Il faudrait dire : « Comment vous vous êtes tournés vers Dieu des idoles ». Mais cette phrase est maladroite à cause de ce « de » qui prête à confusion.

Ce qui est important à noter dans ce verset est qu’il y a un seul verbe conjugué qui est : « vous vous êtes tournés vers Dieu », alors que : « En vous détournant des idoles » est une information annexe. L’apôtre insiste donc sur la démarche positive des Thessaloniciens, celle qui consiste à croire au Dieu unique et vrai.

Ce découpage des cheveux en quatre est important parce qu’on entend tout et n’importe quoi sur le verbe « se repentir ». Parfois, le salut est présenté comme un processus à deux étapes, la première étant la repentance et la seconde la foi. En réalité, ils font tous les deux parties du même emballage, du même colis, car le salut est un forfait, un contrat global. Quand ces braves païens de Thessalonique se sont tournés vers Dieu ; ils ont manifesté une foi agissante dont j’ai déjà amplement parlé.

L’évangile selon Jean rapporte que Jésus a dit : « L’œuvre de Dieu est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé » (Jean 6.29), ou en d’autres mots, l’œuvre que Dieu vous demande d’accomplir est que vous vous tourniez vers moi Jésus-Christ. Les Thessaloniciens ont fait cela et la conséquence logique a été qu’ils ont mis leurs idoles au remblais ce qui correspond à la repentance. La démarche globale de ces braves païens est une conversion. Ils se sont d’abord tournés vers le Dieu vivant et vrai pour le servir, et du même coup, en même temps, ils se sont détournés des idoles. On constate donc que la repentance ne précède pas la foi, mais l’accompagne. On pourrait comparer le salut à un train dans lequel la foi est en tête et la repentance en queue, ou bien un attelage où on a les animaux d’abord et la carriole ensuite et où bien sûr, il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs.

Maintenant, tenez votre main de sorte que la paume soit face à vous. Si vous tournez votre main de 180 degrés, en faisant ce geste, le dos de la main vous fait face et la paume s’est détournée de vous. Pareillement, quand les Thessaloniciens se sont tournés vers Dieu par la foi, ils se sont automatiquement détournés de quelque chose d’autre, en l’occurrence de leurs idoles ; ça, c’est la repentance. Il est donc important d’annoncer que l’homme doit se tourner vers Jésus le Sauveur ; c’est le centre du message de la Bonne Nouvelle. Mais notez bien qu’il n’est pas possible aux Thessaloniciens de se tourner vers Dieu sans se détourner des idoles ainsi que de toute la manière de vivre qui est associée à l’idolâtrie.

La démarche des Thessaloniciens est beaucoup plus qu’un changement d’opinion concernant la personne du Christ, c’est une reconversion radicale, un chamboulement, un renversement d’allégeance, une volte-face à 180 degrés. Les Thessaloniciens qui étaient des idolâtres purs et durs sont devenus des adorateurs du seul vrai Dieu ce qui fait que leur vie a subi une métamorphose, une révolution.

Supposez que quelqu’un pleure sur ses fautes, on peut dire que c’est un premier pas prometteur. Mais s’il ne fait que continuer à verser des larmes de crocodile jour et nuit jusqu’au jugement dernier, il n’entrera pas dans le royaume de Dieu. Il y a des criminels, des grands et des petits qui regrettent leurs actions ; ils sont contrits, ils se font des reproches ; ils se repentent, ils se frappent la poitrine, ils ont le cœur forgé d’attritions (Péguy). D’autres, comme aux Philippines, se flagellent ; mais les uns et les autres font du sur-place, car ils sont toujours sous la condamnation de Dieu. Prenez le cas de Judas. Il a trahi le Seigneur, ce qui fut peut-être bien la faute la plus grave qu’un homme n’ait jamais commise. Cependant, comme pour tout péché, il aurait pu obtenir le pardon. Mais au lieu de cela, dans l’évangile selon Matthieu, on lit :

En voyant que Jésus était condamné, Judas, qui l’avait trahi, fut pris de remords : il alla rapporter aux chefs des prêtres et aux responsables du peuple les trente pièces d’argent et leur dit : — J’ai péché en livrant un innocent à la mort ! Mais ils lui répliquèrent : — Que nous importe ? Cela te regarde ! Judas jeta les pièces d’argent dans le Temple, partit, et alla se pendre (Matthieu 27.3-5).

Le début du comportement de Judas est excellent car il a du remords et reconnaît même sa faute devant les prêtres qui l’ont reçu comme un chien dans un jeu de quilles. Ensuite, il jette l’argent qu’on lui a donné pour trahir le Seigneur. Ça aussi c’est très bien. Mais toute cette démarche n’a servi à rien puisqu’au lieu d’aller implorer la miséricorde du Christ qui la lui aurait sans aucun doute accordée, il est allé se pendre par dépit essayant peut-être ainsi d’expier sa faute en se punissant un peu comme les flagellants. Mais nul ne peut effacer ses péchés, seul le sang de Jésus possède ce pouvoir. Bien qu’il se soit repenti, Judas est mort dans ses péchés parce qu’il ne s’est pas tourné vers le Sauveur.

Au début du siècle dernier, c’est la belle époque et l’économie américaine est en pleine expansion. Mais la construction navale laisse à désirer. Le fleuve Mississippi est alors parcouru par des bateaux à vapeur qui ont souvent une chaudière trop petite. Quand ils remontent le courant avec du fret, le capitaine ne peut pas trop jouer avec la sirène parce que chaque fois qu’il l’actionne, le bateau se laisse emporter par le courant.

Beaucoup de gens sont comme ça, ils ont une petite chaudière et une grande sirène. Ils peuvent regretter leurs actions et même pleurer comme une madeleine, mais ça ne les avance à rien. Ce n’est pas en pleurant que j’obtiens le pardon mais en l’acceptant comme mon sauveur. Et si quelqu’un ne se détourne pas de ses péchés, c’est qu’il n’a pas vraiment cru en Jésus. Quand les Thessaloniciens se sont tournés vers Dieu, ils ont abandonné leurs idoles. Mais leur premier mouvement a été d’accepter la Bonne Nouvelle, et ensuite seulement, et pour certains en même temps, ils ont abandonné leurs idoles. Je me souviens très bien le jour où on m’a présenté la personne de Jésus et son œuvre sur la croix. J’ai réfléchi puis j’ai décidé de l’accepter, et ensuite j’ai commencé à changer ma façon de vivre.

Les gens ont besoin d’entendre qu’ils sont coupables devant Dieu et que Jésus-Christ est le Sauveur dont ils ont besoin. Au début du livre de l’Apocalypse, Jésus s’adresse aux 7 églises qui se trouvent dans la province romaine d’Asie. Il parle à des croyants ou à des personnes qui prétendent l’être, et son message est qu’ils ont besoin de se repentir de leurs mauvaises actions. Ce sont ceux qui se disent croyants qui doivent changer de vie, pas les non-chrétiens. Ces derniers doivent d’abord reconnaître en Jésus le Sauveur et l’accepter, ensuite on parlera de leur façon de vivre.

Peu de temps après avoir accepté Jésus-Christ comme mon Sauveur, je suis parti à Nancy pour faire des études universitaires. Je me suis joint au Groupe Biblique Universitaire, et un jour j’ai rencontré un homme qui m’a fortement impressionné. Il m’a raconté qu’il avait abandonné sa famille et mené une vie de bâton de chaise. Mais depuis qu’il est mormon, sa vie est transformée ; il s’est repenti, il a regagné le domicile conjugal et il fréquente assidûment l’Église des Saints des Derniers Jours. Cet homme a effectivement réformé sa vie ; il est devenu religieux, moral et tout. Mais quand je lui ai demandé s’il avait accepté Jésus comme Sauveur, il n’a pas compris ma question parce qu’il m’a répondu : « Évidemment, puisque je fais ceci et je ne fais plus cela ». Alors que j’essaie de lui dire qu’il est nécessaire d’accepter Jésus-Christ comme Sauveur, il m’explique combien sa vie est maintenant droite ; un vrai dialogue de sourds.

Quand les croyants de Thessalonique se sont tournés vers Dieu tout en se détournant des idoles, c’était pour servir le Dieu vivant et vrai. L’apôtre Paul a choisi un mot qui littéralement veut dire « être esclave ». Servir Dieu en lui obéissant est une manifestation de l’amour qu’ils ont pour lui. Jésus a dit à ses disciples :

Si vous m’aimez, vous garderez mes commandements (Jean 14.15 ; JER).

Pour servir le Seigneur sans retenue, comme il le désire, il faut l’aimer. Ceux qui ne l’aiment pas ne sont pas concernés par ses commandements et il est préférable qu’ils mènent leur vie comme ils l’entendent plutôt que de jouer aux religieux hypocrites. Quand Jésus a eu son entretien musclé avec l’apôtre Pierre (Jean 21), il ne lui a pas dit : « Mais enfin Pierre, qu’est-ce qui t’a pris, pourquoi m’as-tu renié ? » Et il ne lui a pas dit non plus : « Promets-moi de ne plus recommencer et je te laisserai prêcher le jour de la Pentecôte ». Non ! Il lui a simplement demandé : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu plus que ne le font ceux-ci ? » Sur quoi Pierre a répondu : « Seigneur tu sais que j’ai de l’affection pour toi » (Jean 21.15 ; Autre). Si Pierre avait répondu non, Jésus lui aurait probablement dit : « Retourne pécher, je n’ai pas besoin de toi ». Ça peut sembler brutal, mais on ne se moque pas du Seigneur.

Verset 10

Les Thessaloniciens se sont tournés vers Dieu pour le servir, mais aussi

pour attendre que revienne du ciel son Fils qu’il a ressuscité des morts, Jésus, qui nous délivre de la colère qui vient (1 Thessaloniciens 1.10).

Le thème de l’attente du Messie revient fréquemment dans les deux lettres de Paul aux Thessaloniciens (1 Thessaloniciens 3.13 ; 4.15-17 ; 5.8, 23 ; 2 Thessaloniciens 3.6-13). Les croyants du premier siècle croient leur délivrance imminente ; même Paul pense que les temps de la fin peuvent se produire de son vivant. Ceux qui aiment le Seigneur Jésus désirent son retour et l’attendent avec anticipation. Ici, Paul enseigne que la résurrection du Christ d’entre les morts est la preuve qu’il reviendra.

Le prochain grand événement sur le calendrier divin est l’Enlèvement de l’Église qui sera suivi d’une série de jugements apocalyptiques qui durera sept ans et qui culminera par l’établissement du royaume du Christ sur cette terre pendant mille ans. Notre pauvre planète sera alors transfigurée car elle aura un tout autre visage ; au lieu de la loi de la jungle, ce sera la justice de Dieu qui régnera d’un horizon à l’autre.

Quand Paul dit : « pour attendre que revienne du ciel son Fils qu’il a ressuscité des morts », il utilise un verbe qui n’apparaît qu’ici dans le Nouveau Testament et qui exprime une attente expectative. Dans sa lettre à Tite, Paul appelle cette attente : « notre bienheureuse espérance, la révélation de la gloire de Jésus-Christ, notre grand Dieu et Sauveur. » (Tite 2.13). Et quand il écrit à son disciple Timothée comment il envisage personnellement sa rencontre avec le Seigneur, il dit :

J’ai combattu le bon combat. J’ai achevé ma course. J’ai gardé la foi. Le prix de la victoire, c’est-à-dire une justice éternelle, est déjà préparé pour moi. Le Seigneur, le juste Juge, me le remettra au jour du jugement, et pas seulement à moi, mais à tous ceux qui, avec amour, attendent sa venue (2 Timothée 4.7-8).

Aujourd’hui, les croyants anticipent le retour du Seigneur quand il viendra chercher les membres de son Église. Ils seront délivrés de la colère de Dieu qui jugera alors l’humanité. Dans le monde antique, les gens acceptent l’idée d’un jugement divin, mais ne possèdent pas l’espérance d’y échapper. Dans notre civilisation décadente, l’idée d’un Dieu qui va se manifester et punir les hommes suscite des sourires en coin, mais rira bien qui rira le dernier. En attendant que Jésus revienne, les croyants ne restent pas le nez collé contre la vitre et les yeux levés au ciel ; mais ils s’activent et travaillent pour leur Seigneur afin de hâter son retour.

Chapitre 2

Introduction

Nous arrivons maintenant au chapitre deux de la première épître aux Thessaloniciens où Paul se défend contre les accusations portées contre lui par des trouble-fêtes comme il en existe partout et dans tous les domaines de la vie. La stratégie de ces êtres malfaisants et machiavéliques est de détruire la confiance que les croyants ont en celui qui a fondé leur église. Ils s’opposent au ministère de Paul et cassent du sucre sur son dos. Ils attaquent son caractère et mettent en doute sa sincérité, son intégrité et son autorité pastorale. Ces mauvais bougres se composent de Juifs et de païens, deux groupes qui pour différentes raisons sont fortement opposés à Jésus-Christ.

Au premier siècle de notre ère, des faux prophètes de tout poil, et de toutes croyances confondues, circulent dans l’empire, profitant de l’indifférence de Rome à leur égard. Ils exploitent la crédulité des gens cherchant pouvoir, richesses et prestige. Les mystères de l’Orient, la philosophie grecque et les divinités locales se font concurrence et on trouve indifféremment une piété ascétique, toutes les superstitions possibles et inimaginables, une moralité rigide et les perversions sexuelles les plus grotesques.

Dans cette culture décadente, il est relativement facile aux ennemis de Paul de le mettre dans le même sac que tous les autres charlatans et ainsi tromper les croyants. Alors comme il est plus facile de prévenir que guérir, Paul prend les devants et défend son ministère en rappelant aux Thessaloniciens, entre autre, la vie impeccable que lui et ses compagnons ont menée et la puissance transformatrice qu’ils ont expérimentée.

Cela m’amène à dire qu’on peut établir la règle universelle suivante : chaque fois que quelqu’un fait quelque chose de bien, il peut être certain qu’il sera critiqué. Alors, et bien que cela lui déplaise, Paul est obligé de se défendre et de répondre à ses accusateurs. Il lui est arrivé ce que Jésus avait annoncé à ses disciples :

Souvenez-vous de ce que je vous ai déjà dit : le serviteur n’est jamais supérieur à son maître. S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront vous aussi ; s’ils ont gardé mes paroles, ils garderont aussi les vôtres (Jean 15.20).