Versets 4-9

Saül mobilisa son armée et la passa en revue ; il compta deux cents détachements de soldats des provinces du nord et dix détachements de Juda. Il les conduisit jusqu’à la ville d’Amalec et plaça une embuscade dans le ravin. Puis il fit dire aux Qéniens : — Partez, séparez-vous des Amalécites pour que je ne vous fasse pas subir le même sort qu’à eux, car vous avez été bons envers les Israélites quand ils venaient d’Égypte. Les Qéniens se retirèrent donc du milieu des Amalécites. Saül battit Amalec depuis Havila jusqu’aux abords de Shour à l’est de l’Egypte. Il captura Agag, roi d’Amalec, vivant, et extermina toute la population par l’épée. Saül et ses soldats épargnèrent Agag roi d’Amalec ainsi que les meilleurs animaux du butin : moutons, chèvres et bœufs, bêtes grasses et agneaux ; ils ne voulurent pas les vouer à l’Éternel. Par contre, ils détruisirent tout ce qui était méprisable et sans valeur (1Samuel 15.4-9).

Les Qéniens sont une tribu de Bédouins du Sinaï qui ont toujours été bien disposés envers Israël et même leurs alliés. La femme de Moïse était Qénienne et beaucoup d’entre eux avaient accompagné les Israélites jusque dans le pays de Canaan (Juges 1.16).

Les Amalécites sont des nomades qui campent en direction du golfe persique à partir de l’extrémité Nord-ouest de la mer Rouge au sud du golfe de Suez. Saül les attaque, obéissant ainsi aux ordres de l’Éternel. Mais il voit des bêtes bien grasses et se dit que c’est quand même dommage de les détruire, alors il change d’idée et décide de les garder pour lui ce qui revient bien sûr à désobéir à l’Éternel. En plus, il épargne le roi d’Amalec comme trophée de guerre afin de le parader en son honneur et augmenter ainsi son prestige.

Versets 10-12

Je continue.

L’Éternel parla à Samuel et lui dit : — Je décide d’annuler ce que j’ai fait en établissant Saül roi, car il s’est détourné de moi et il n’a pas tenu compte de mes ordres. Samuel en fut bouleversé et il implora l’Éternel toute la nuit. Le lendemain matin, il partit trouver Saül. En chemin, il apprit que celui-ci s’était rendu à Karmel pour y ériger un mémorial, puis qu’il était reparti en direction de Guilgal (1Samuel 15.10-12).

Saül s’est rebellé contre l’Éternel en transgressant le pacte conclu au moment de l’institution de la royauté. Par contre, il veille avec une attention toute particulière à soigner sa dignité personnelle. Le prophète Samuel aimait Saül et il est donc profondément affligé par la décision de l’Éternel de le rejeter. En tant qu’intercesseur, il essaie de le faire fléchir mais en vain car Saül a dépassé les limites et le vase a débordé. Après sa première faute, Dieu a écarté ses descendants du trône, maintenant c’est Saül lui-même qui est rejeté comme roi et va être remplacé. On apprend aussi qu’après sa victoire sur les Amalécites Saül est allé ériger un monument pour célébrer sa victoire. C’est une nouvelle preuve du caractère orgueilleux mégalomane de Saül; il souffre de la folie des grandeurs.

Versets 13-15

Je continue.

Finalement, Samuel le rejoignit. Saül l’aborda par ces mots : — Que l’Éternel te bénisse ! J’ai exécuté l’ordre de l’Éternel. Mais Samuel lui demanda : — D’où viennent donc ces bêlements de moutons qui résonnent à mes oreilles et ces mugissements de bœufs que j’entends ? Saül répondit : — Ils les ont ramenés de chez les Amalécites, car les soldats ont épargné les meilleures bêtes parmi les moutons et les bœufs pour les offrir en sacrifice à l’Éternel ton Dieu ; le reste nous l’avons totalement détruit (1Samuel 15.13-15).

Avec le plus grand aplomb, Saül salue bien bas le prophète Samuel comme si tout allait bien dans le meilleur des mondes. Au lieu de détruire toutes les possessions des Amalécites comme l’Éternel le lui a ordonné, le roi a gardé ce qu’il y a de meilleur et supprimé ce qui n’avait pas de valeur, et il a le culot d’essayer de se justifier sous un masque pieux en disant que ces bêtes sont pour des sacrifices à l’Éternel et en rejetant la responsabilité de son action sur ses soldats. Quand on offrait un sacrifice autre qu’un holocauste, une partie de l’animal revenait au fidèle et c’est comme ça que Saül envisage de récupérer son butin, mais il veut ignorer que les animaux qui sont sous l’interdit de Dieu ne peuvent pas lui être offerts et doivent être détruits. Saül essaie de jeter de la poudre aux yeux de Samuel et de Dieu en usant de ces subterfuges et ainsi masquer sa désobéissance flagrante. Son hypocrisie ne connaît pas de limites. Que Saül pense pouvoir tromper Samuel, passe encore, mais l’Éternel ? Cependant, sa conscience le travaille, car il fait référence à l’Éternel comme le Dieu de Samuel et non pas le sien. Sa façon de parler révèle l’éloignement qu’il ressent vis à vis de Dieu.

Versets 18-21

Je continue en compressant.

Samuel lui déclara : L’Éternel t’a envoyé en campagne avec cet ordre précis : « Va et détruis les Amalécites pour me les vouer, ce peuple de pécheurs, en les combattant jusqu’à leur totale extermination. »Alors pourquoi n’as-tu pas obéi à l’ordre de l’Éternel ? Pourquoi as-tu fait ce qu’il considère comme mal en te précipitant sur le butin ? Saül répliqua : — Mais si, j’ai obéi à l’ordre de l’Éternel et j’ai accompli la mission qu’il m’avait confiée : j’ai ramené Agag, roi d’Amalec, et j’ai exterminé les Amalécites. Mais les soldats ont prélevé sur le butin les meilleurs moutons et les meilleurs bœufs qui devaient être voués à l’Éternel par destruction, pour les offrir en sacrifice à l’Éternel ton Dieu à Guilgal (1Samuel 15.18-21).

Saül persiste et signe. Son insolence est difficile à comprendre, sinon qu’elle prouve qu’il ne prend pas Dieu au sérieux.

Verset 22

Je continue.

Samuel lui dit alors : Les holocaustes et les sacrifices font-ils autant plaisir à l’Éternel que l’obéissance à ses ordres ? Non ! Car l’obéissance est préférable aux sacrifices, la soumission vaut mieux que la graisse des béliers (1Samuel 15.22).

Samuel répond à Saül en énonçant une vérité fondamentale, un principe qui transcende l’espace et le temps. L’obéissance et la soumission à Dieu valent mieux que les rites, les actes religieux et les cérémonies. Sous le régime de l’Ancienne Alliance, le reproche unanime des prophètes aux Israélites est de pratiquer un culte cérémonial dénué de spiritualité. La victime offerte à Dieu est un symbole qui doit rappeler à l’homme qu’il doit s’offrir lui-même. Samuel ne veut donc pas dire que les sacrifices ne servent à rien, mais qu’ils n’ont de valeur aux yeux de Dieu que s’ils découlent d’une attitude générale d’obéissance à son égard. N’importe qui peut offrir à une divinité la chair d’un animal tout en restant distant, sans y participer de coeur, par contre un culte spirituel, le seul agréable à l’Éternel, engage toute la personne du fidèle.  Quelqu’un peut être bouddhiste sans connaître la personne du Bouddha ; quelqu’un d’autre sera disciple de Confucius en ignorant qui il était et il en est de même pour un hindou ou pour tout adhérent à n’importe quel système religieux. Cependant, il n’est pas possible d’être croyant tel que le Nouveau Testament le définit, sans avoir une connaissance personnelle du Seigneur Jésus-Christ car le connaître c’est aussi posséder la vie éternelle. D’ailleurs lui-même a dit :

La vie éternelle consiste à te connaître, toi le Dieu unique et véritable, et celui que tu as envoyé : Jésus-Christ (Jean 17.3).

On peut donc douter que Saül ait eu une foi personnelle en l’Éternel ; c’est pour cela qu’il s’est montré indifférent, voire même arrogant à son égard.

Verset 23

Je continue à lire le reproche de Samuel à Saül.

Car l’insoumission est aussi coupable que le péché de divination et la désobéissance aussi grave que le péché d’idolâtrie. Puisque tu as rejeté les ordres de l’Éternel, lui aussi te rejette et te retire la royauté (1Samuel 15.23).

La divination est une pratique païenne considérée comme une offense grave contre Dieu. On sait que Saül avait fait disparaître de son royaume ceux qui la pratiquaient (1 Samuel 28.3) mais à la fin de sa vie et en désespoir de cause, le roi déchu y aura recours. En comparant la désobéissance aux péchés de divination et à l’idolâtrie, Samuel souligne la gravité de la faute commise par Saül. Par l’entremise de Samuel, l’Éternel vient de déposer officiellement le roi; sa lignée et lui-même sont rejetés. Dieu en a fini avec Saül, et bien qu’il va encore régner pendant 15 ans, le prophète Samuel ne lui rendra plus jamais visite.

Versets 24-30

Je continue.

Alors Saül répondit à Samuel : — J’ai péché, car j’ai transgressé l’ordre de l’Éternel et tes instructions, parce que j’ai eu peur de mécontenter mes soldats, et j’ai cédé à leurs demandes. À présent, je t’en prie, pardonne ma faute ; et reviens avec moi pour que je me prosterne devant l’Éternel. — Non, répliqua Samuel. Je n’irai pas avec toi, car tu as rejeté les ordres de l’Éternel, c’est pourquoi l’Éternel te rejette aussi et te retire la royauté sur Israël. Sois-en certain : Celui qui est la gloire d’Israël ne ment pas et ne se rétractera pas, car il n’est pas comme un être humain pour se rétracter. Saül répéta : — J’ai péché ! Toutefois, en ce moment, je t’en supplie, continue à m’honorer devant les responsables de mon peuple et devant Israël. Reviens avec moi et je me prosternerai devant l’Éternel ton Dieu ! (1Samuel 15.24-30).

Les confessions de Saül sonnent fausses; le pardon de Dieu ne l’intéresse pas outre mesure, ce qu’il veut avant tout c’est sauver les apparences, et puis ici encore, il tente de se justifier en faisant porter le chapeau à ses soldats; ce n’est pas moi, c’est eux. Ce qu’il regrette, ce sont les conséquences fâcheuses de son action. Il me fait penser à Judas qui a éprouvé du remords mais ne s’est pas vraiment repenti et ce n’est pas du tout pareil. Ce que Saül redoute plus que tout, c’est une rupture publique avec Samuel car elle affaiblirait inévitablement son autorité royale. Il veut avant tout nourrir son orgueil en observant un comportement pieux en public au côté de Samuel que tout le peuple respecte et reconnaît comme le prophète de l’Éternel. Samuel accepte alors de l’accompagner encore cette fois-ci, mais ce sera la dernière.

Versets 31-35

Je finis le chapitre 15.

À la fin, Samuel l’accompagna et Saül se prosterna devant l’Éternel. Samuel ordonna : — Amenez-moi Agag, roi d’Amalec ! Celui-ci arriva d’un air content, car il se disait : “ Certainement l’amertume de la mort s’est éloignée. ” Mais Samuel lui déclara : — Ton épée a privé bien des femmes de leurs enfants, à présent c’est ta mère qui sera privée de son fils ! Et Samuel exécuta Agag devant l’Éternel à Guilgal. Puis il retourna à Rama, et Saül rentra chez lui. Samuel n’alla plus voir Saül jusqu’au jour de sa mort ; mais il était dans l’affliction à son sujet parce que l’Éternel avait décidé d’annuler ce qu’il avait fait en l’établissant roi sur Israël (1Samuel 15.31-35).

Ainsi se termine cette section du livre qui relate les premières années du règne de Saül. Le récit s’attache à souligner tout particulièrement l’échec et le rejet du premier roi d’Israël. En effet, même si le texte fait quelques remarques positives sur ce premier roi telles que ses combats courageux et victorieux, le narrateur met surtout en avant le fait que Saül ne se montre pas du tout à la hauteur d’un roi serviteur exemplaire de Dieu. Son action s’avère souvent hâtive, inadaptée et marquée par l’orgueil. Le pire est qu’à plusieurs reprises Saül fait preuve de désobéissance envers l’Éternel, rompant ainsi le pacte régissant l’exercice de la royauté conclu avec le Dieu d’Israël. En le faisant roi, l’Éternel a accédé aux désirs du peuple, ce qui rend déjà son pouvoir problématique. Cependant, Saül a été averti que s’il se soumettait à Dieu, sa royauté serait affermie pour toujours. Malheureusement, il a voulu utiliser sa position pour son profit personnel. Alors, il a été rejeté.

Les chapitres suivants vont préciser cette condamnation, et décrire l’ascension de David, le troisième personnage important du livre. Depuis la fin de la conquête sous Josué, Israël en tant que théocratie est en faillite à tous les niveaux. La période des chefs juges, celle du sacerdoce d’Éli et enfin la royauté de Saül sont des fiascos. C’est sur ce fond d’échecs successifs, qu’entre en scène le plus grand roi d’Israël.

Chapitre 16

Introduction

Maintenant que Saül est rejeté de manière totale et définitive, le chapitre 16 introduit David, le personnage principal des livres de Samuel. Le prophète reçoit l’ordre de partir à la recherche du futur roi d’Israël qui est un homme conforme aux désirs de Dieu.

La faillite morale et spirituelle de Saül n’a pas pris l’Éternel à défaut et par surprise et ne l’a pas forcé à passer à un plan de rechange. La désobéissance de Saül lui donne simplement l’occasion d’appliquer ce qu’il avait de toute façon décidé de toute éternité. Jusque-là, il a permis que le peuple choisisse le roi de son choix. Maintenant que cette grossière erreur est manifeste pour tous, Dieu va prouver sa sagesse en choisissant un roi qui accomplira sa volonté.

Verset 1

Je commence à lire le chapitre 16.

L’Éternel dit à Samuel : — Combien de temps encore vas-tu pleurer sur Saül, alors que moi, je l’ai rejeté pour lui retirer la royauté sur Israël ? Remplis ta corne d’huile et va à Bethléhem, je t’envoie chez Isaï, car je me suis choisi pour moi un roi parmi ses fils (1Samuel 16.1).

Bethléhem est une ville de Juda à environ 9 km au sud de Jérusalem, connue aussi sous le nom d’Éphrata; elle sera appelée plus tard « la ville de David » et c’est là bien sûr que naîtra le Christ. Isaï, le père de David, est aussi appelé Jessé afin de ne pas le confondre avec le prophète Ésaïe, lui aussi appelé Isaïe. Il est facile de confondre tous ces noms propres, c’est pourquoi une bonne compréhension des Écritures demande du soin et de l’attention. Jessé, le père de David, est le petit-fils de Ruth et Boaz et l’accomplissement de la prière des responsables de Bethléhem lorsque Boaz accepta de prendre Ruth la Moabite pour épouse. Je lis ce passage :

Que l’Éternel rende la femme qui entre dans ta famille semblable à Rachel et à Léa qui, à elles deux, ont donné naissance à tout le peuple d’Israël ! Puisses-tu toi-même prospérer à Éphrata et devenir célèbre à Bethléhem ! (Ruth 4.11).

Effectivement, c’est avec un des fils de Jessé que va commencer la dynastie de David qui descendra jusqu’à Jésus-Christ, le Roi des rois et le Seigneur des Seigneurs.

Versets 2-3

Je continue le texte.

Samuel répondit : — Comment puis-je faire cela ? Saül l’apprendra et il me fera mourir ! L’Éternel lui dit : — Tu emmèneras une génisse et tu diras que tu vas m’offrir un sacrifice. Tu inviteras Isaï à y assister et je t’indiquerai alors ce que tu devras faire. Tu conféreras de ma part l’onction à celui que je te désignerai (1Samuel 16.2-3).

Pour aller de Rama à Bethléhem, il faut passer par Guibéa où réside Saül. Or le roi déchu sait que Dieu a choisi quelqu’un d’autre pour le remplacer mais il ne sait pas qui. La suite montre que Samuel a de bonnes raisons de craindre la jalousie et les foudres de Saül. Comme l’une des activités cultuelles habituelles de Samuel est d’offrir des sacrifices, c’est ce que l’Éternel lui demande de faire pour le moment, un point c’est tout. Il ne lui précise pas qui sera le prochain roi ; de cette manière, Samuel pourra dire à Saül que Dieu lui a dit d’immoler une génisse et c’est la vérité. Ne sachant pas quelle sera la suite exacte des événements, Samuel n’a pas besoin d’ajouter quoique ce soit d’autre. Cette absence de connaissance de ce que Dieu va faire protège le prophète de la fureur de Saül.

Versets 4-7

Je continue.

Samuel fit ce que l’Eternel lui avait ordonné. Lorsqu’il arriva à Bethléhem, les responsables de la ville, inquiets, vinrent au-devant de lui et lui demandèrent : – Ta venue annonce-t-elle quelque chose de bon ? – Oui, répondit-il, c’est quelque chose de bon : je suis venu offrir un sacrifice à l’Eternel. Purifiez-vous et venez ensuite avec moi au sacrifice. Il demanda également à Isaï et ses fils de se purifier en les invitant à prendre part au repas du sacrifice. Samuel remarqua Éliab (un des fils de Jessé) et se dit : — Certainement, c’est celui qui se tient maintenant devant l’Éternel qu’il a choisi pour lui donner l’onction. Mais l’Éternel lui dit : — Ne te laisse pas impressionner par son apparence physique et sa taille imposante, car ce n’est pas lui que j’ai choisi. Je ne juge pas de la même manière que les hommes. L’homme ne voit que ce qui frappe les yeux, mais l’Éternel regarde au cœur (1Samuel 16.6-7).

Les responsables de la ville sont inquiets car ils craignent qu’un crime a été commis et qu’il nécessite un sacrifice de réparation que Samuel vient offrir. Mais rien de cela, par contre, le nouveau roi ne ressemblera pas au précédent ; il ne dépassera pas tout le monde d’une tête.

Dans cette section du livre de Samuel, nous trouvons d’excellents principes de vie comme :

L’obéissance vaut mieux que les sacrifices, et l’observation de sa Parole vaut mieux que la graisse des béliers (1Samuel 15.22).

En d’autres mots, ce ne sont pas les formes extérieures de la religion qui comptent pour Dieu, mais l’attitude de cœur envers lui. Dans le cas présent, les 7 fils de Jessé qui sont tous mieux les uns que les autres, sont un à un disqualifiés par l’Éternel. Dieu dit alors à son prophète qu’il ne faut pas se fier aux apparences ou comme va le dicton : « l’habit ne fait pas le moine ».

Nous avons, en effet, la fâcheuse tendance à évaluer les gens en fonction de leur apparence physique, la façon dont ils sont habillés, leur profession, rang social, leur logement, leurs biens, la voiture qu’ils conduisent, ou que sais-je encore. Faire son trou et son chemin dans la vie, et avoir sa place au soleil, sont certes importants et appréciables. Néanmoins, tous ces acquis temporels s’évanouissent en fumée dès que je suis frappé par le malheur ou que la dame à la faux vient me prendre; ça me rappelle la parole que Jésus a dite :

Si un homme parvient à posséder le monde entier, à quoi cela lui sert-il s’il perd sa vie ? (Matthieu 16.26).