Introduction

On considère que les Romains furent de grands bâtisseurs, et c’est tout à fait exact car on trouve des ponts, des aqueducs, des amphithéâtres et autres vestiges partout. Et à chaque époque il y a quelqu’un qui se distingue parce qu’il n’en finit pas de construire. L’homme ayant été créé à l’image de Dieu, il a lui aussi ce besoin de créer. Le grand roi Salomon a érigé le Temple de l’Éternel ainsi qu’un immense palais luxueux. Pendant les premières années de son règne il est pieux et plutôt fidèle à l’Éternel, si on passe sous silence quelques violations de la loi ici et là. Cependant avec le temps, ses fautes vont le rattraper, surtout vers la fin de son règne quand ses écarts vont devenir de sérieuses transgressions. Mais en attendant, ça va plutôt bien pour Salomon. Je commence à lire le chapitre 9 du premier livre des Rois.

Chapitre 9

Versets 1-3

Lorsque Salomon eut achevé de bâtir le Temple de l’Éternel, le palais royal et tout ce qu’il avait désiré construire, l’Éternel lui apparut une seconde fois, de la même manière qu’il lui était apparu à Gabaon. Il lui dit : — J’ai exaucé ta prière et la supplication que tu m’as adressée : je fais de cet édifice que tu as construit un lieu saint pour y établir à jamais ma présence. Je veillerai toujours sur lui et j’y aurai mon cœur (1Rois 9.1-3).

Cela fait au moins 20 ans que Salomon est roi quand l’Éternel se révèle à lui de la même manière que précédemment. Cette seconde révélation est mise en relation avec la précédente parce que tout ce que Dieu avait promis s’est littéralement réalisé.

Versets 4-5

Je continue.

Quant à toi, si tu te conduis devant moi comme ton père David, avec un cœur intègre et droit, en faisant tout ce que je t’ai ordonné, si tu obéis aux ordonnances et aux lois que je t’ai données, je rendrai stable pour toujours ton trône royal sur Israël, comme je l’ai promis à ton père David, lorsque je lui ai dit : “ Il y aura toujours l’un de tes descendants sur le trône d’Israël ” (1Rois 9.4-5).

Dieu a été fidèle mais ce qui va arriver par la suite dépendra du comportement de Salomon. L’Éternel l’exhorte donc à marcher droit. Dieu rappelle au roi l’importance d’obéir en tout point à la Loi, rappel d’autant plus nécessaire, que parvenu au faîte de la grandeur, un relâchement moral de Salomon et du peuple se profile à l’horizon. La prospérité et la gloire de ce règne peuvent amener les Israélites à se sentir suffisants et à négliger les commandements de Dieu. David est utilisé comme étalon mesure parce que malgré ses fautes c’était un homme au coeur droit. Ici encore, c’est l’alliance conclue avec David qui est en vue; le trône est toujours considéré comme celui de David, et le roi comme le fils de David. D’ailleurs, les rois de Juda sont appelés « fils de David », et jamais « fils de Salomon ». Dans le fond, David aimait vraiment l’Éternel, mais c’était un faible devant certaines tentations associées au pouvoir que lui donnait sa position de roi. Qu’aurais-je fait à sa place ? Que celui qui se croit meilleur que David lui jette la première pierre !

Versets 6-9

Je continue avec les paroles de l’Éternel qui se font menaçantes.

Mais si vous vous détournez délibérément de moi, vous et vos descendants, si vous n’obéissez pas à mes lois et à mes ordonnances que j’ai établies pour vous, et si vous allez rendre un culte à d’autres dieux et vous prosterner devant eux, je ferai disparaître le peuple d’Israël du pays que je lui ai donné, je rejetterai loin de ma vue ce Temple que j’ai consacré pour y être présent, et tous les peuples se moqueront d’Israël et ricaneront à son sujet. Quant à ce Temple si glorieux, tous ceux qui passeront à proximité seront consternés et épouvantés. On s’exclamera : “ Pourquoi l’Éternel a-t-il traité ainsi ce pays et ce Temple ? ” Et l’on répondra : “ C’est parce qu’ils ont abandonné l’Éternel leur Dieu, qui a fait sortir leurs ancêtres d’Égypte, parce qu’ils se sont attachés à d’autres dieux, qu’ils se sont prosternés devant eux et les ont adorés. Voilà pourquoi l’Éternel leur a infligé tout ce malheur ” (1Rois 9.6-9).

Le Temple ne constitue pas en lui-même une garantie de bénédiction. L’auteur a rappelé en long en large et en travers la fidélité et la bonté de l’Éternel. Mais en contrepartie, Dieu exige l’obéissance. Malheureusement, Salomon n’a pas pris ces avertissements très au sérieux ; comme son père est passé de l’adultère au meurtre, il va aller de la luxure à l’idolâtrie.

Versets 10-14

Je continue en compressant.

Salomon mit vingt ans pour construire les deux édifices : le Temple de l’Éternel et le palais royal. Comme Hiram, le roi de Tyr, lui avait fourni autant d’or et de bois de cèdre et de cyprès qu’il avait voulu, Salomon lui céda vingt villes dans la région de Galilée. Hiram vint de Tyr pour examiner les villes que lui donnait Salomon. Mais elles ne lui plurent pas et il s’exclama : — Qu’est-ce que ces villes que tu m’as données là, mon allié ? Et il les appela pays de Kaboul (ce qui signifie : sans valeur), nom qu’elles ont conservé jusqu’à ce jour. Hiram avait envoyé au roi 120 talents d’or (1Rois 9.10-14).

Selon le talent utilisé, 120 talents d’or équivaut à 3,5 tonnes ou 5,4 tonnes. En tout cas, il y a de l’eau dans le gaz entre ces deux rois. Salomon avait déjà donné du blé, du vin et de l’huile d’olive, pour le bois et la main-d’œuvre. Ces 20 villes peuplées dans leur majorité par des Cananéens sont une compensation pour l’or. D’après le second livre des Chroniques (8.2), Hiram a rendu ces villes à Salomon qui les peupla alors d’Israélites. Je suppose que les Cananéens ont dû plier bagages et s’en aller.

Versets 15

Je continue.

Le roi Salomon avait organisé des corvées pour la construction du Temple de l’Éternel, du palais royal, pour l’aménagement des terres pour des cultures en terrasse, ainsi que pour la construction du rempart qui entoure Jérusalem et les villes de Hatsor, Meguiddo et Guézer (1Rois 9.15).

Le texte décrit les constructions pharaoniques entreprises par Salomon. Elles furent possibles grâce à la présence dans le pays de populations cananéennes que le roi réduisit à la condition de serfs corvéables. Avant ces travaux, seule la cité de David était entourée de remparts. En comblant la dépression qui sépare la cité de David de l’esplanade du Temple au nord, Salomon a doublé les dimensions de Jérusalem qu’il a entourée d’une muraille afin de mieux pouvoir la défendre. Quant aux trois villes mentionnées, elles étaient déjà fortifiées, mais ont été renforcées afin de protéger davantage le nord, le centre et le sud-ouest du pays des invasions étrangères.

Versets 16-19

Je continue.

Le pharaon, roi d’Egypte, s’était mis en campagne pour s’emparer de Guézer, il l’avait incendiée après avoir tué les Cananéens qui l’habitaient. Plus tard, il l’avait donnée en cadeau de noces à sa fille lorsqu’elle était devenue la femme de Salomon. Salomon reconstruisit Guézer ainsi que Beth-Horôn la Basse, Baalath et Tadmor dans la contrée désertique du pays, et toutes les villes qui lui servaient d’entrepôts et celles où il tenait en réserve ses chars de guerre et ses équipages de char. Il construisit tout ce qu’il avait envie de construire à Jérusalem, au Liban et dans tout le pays soumis à son autorité (1Rois 9.16-19).

L’auteur ouvre une parenthèse pour expliquer comment Guézer est devenu propriété de Salomon. Cette ville était peuplée par des Cananéens sur le territoire même de la tribu d’Éphraïm (Josué 16:10). Nous ne savons pourquoi ce Pharaon l’attaqua et la détruisit.

Beth-Horôn commande l’entrée d’un col par lequel on accède à Juda et Jérusalem à partir de la plaine côtière. Tadmor est très loin dans le nord et à l’est de la Syrie; aujourd’hui, c’est la grande oasis de Palmyre située entre Damas et l’Euphrate. Salomon s’est appliqué à entourer son royaume d’une ceinture de forteresses; il a fortifié beaucoup d’autres villes qui devaient servir d’entrepôts de provisions pour les temps de guerre et de famine.

Versets 20-25

Je continue en compressant.

Il y avait une population qui n’était pas israélite : des Amoréens, Hittites, Phéréziens, Héviens et des Yebousiens. Salomon les employa comme esclaves de corvée. Mais Salomon n’astreignit à l’esclavage aucun des Israélites ; il les enrôla dans l’armée comme soldats, fonctionnaires, officiers, écuyers, chefs de ses chars et de ses soldats sur char. Trois fois dans l’année, Salomon offrait des holocaustes et des sacrifices de communion sur l’autel qu’il avait fait construire à l’Éternel et il brûlait des parfums sur celui qui était dressé devant l’Éternel. C’est ainsi que le Temple fut mis en fonction (1Rois 9.20-25).

Pour ce qui est d’une pratique religieuse, le roi est fidèle à l’Éternel. Il observe les trois grandes fêtes de l’année, c’est-à-dire la Pâque suivie des Pains sans levain, les Semaines ou Pentecôte et la fête des Cabanes ou Tabernacles. Il offre des sacrifices à tour de bras, au Temple et non plus sur les haut-lieux au sommet des collines. Les 30 000 ouvriers hébreux travaillent un mois puis retournent chez eux afin de vaquer à leurs propres affaires (1 Rois 5.13). Par contre et c’est un peu choquant pour nous, il exploite un maximum les Cananéens qui sont encore dans le pays, mais à cette époque, Dieu tolère cette pratique.

Versets 26-28

Je finis ce chapitre 9.

Le roi Salomon arma aussi une flotte à Etsyôn-Guéber, près d’Eilath, sur les bords de la mer Rouge, dans le pays d’Édom. Hiram envoya à bord des navires des marins phéniciens expérimentés pour aider les gens de Salomon. Ils parvinrent à Ophir, d’où ils rapportèrent plus de douze tonnes d’or qu’ils remirent au roi Salomon (1Rois 9.26-28).

Sur une carte, on constate que loin au sud d’Israël, dans le pays d’Édom conquis par David, se trouve le bras nord-est de la mer Rouge aussi appelé golfe d’Aqaba. Etsyôn-Guéber est situé au sommet de ce bras. Ce port s’appelle aujourd’hui Eilat. Il permet à Salomon d’avoir accès à l’océan Indien. La région aurifère d’Ophir est probablement dans le Yémen actuel. Les navires de Salomon y font escale en revenant de l’Inde, une tournée qui dure 3 ans, mais on ne sait pas trop ce que font les marins pendant tout ce temps.

Chapitre 10

Verset 1

Nous arrivons au chapitre 10 où il est question de l’influence exercée par Salomon sur son époque. Les pèlerins juifs et prosélytes qui viennent à Jérusalem pour adorer Dieu et les voyageurs de commerce parlent de Salomon, colportant ainsi ses immenses richesses et sa grande sagesse. Avec le temps, elle devient légendaire et universellement connue. Je commence à lire ce chapitre 10.

La reine de Saba entendit parler de la réputation que Salomon avait acquise grâce à l’Éternel. Elle vint donc pour éprouver sa sagesse en lui posant des questions difficiles (1Rois 10.1).

Saba est au Yémen. Cette région était riche en or, en aromates et en pierres précieuses dont la reine fait le commerce (Jérémie 6:20; Esaïe 60:6; Psaumes 72:10). Dans son encyclopédie du 1er siècle de notre ère, l’écrivain latin Pline l’Ancien, et d’autres auteurs, citent souvent le royaume de Saba et ses richesses, ce que les fouilles archéologiques ont confirmé. Ce long et périlleux voyage entrepris par la reine témoigne de la splendeur du règne de Salomon. Elle vient pour écouter et tester le roi, mais aussi pour parler affaires et alliance parce que Israël contrôle la route des caravanes qui va de l’Arabie à l’Égypte. Jésus a mentionné cette visite de la reine (reine du midi; Matthieu 12.42), et dans les Psaumes et prophètes, elle est le prototype des hommages que les païens rendront un jour au Roi suprême d’Israël, le Messie (Comparez  Psaumes 72:8-11; Esaïe 60:6).

Versets 2-5

Je continue le texte.

Elle arriva à Jérusalem avec une suite importante et des chameaux chargés d’épices, de parfums, d’or en très grande quantité et de pierres précieuses. Elle se présenta devant Salomon et lui parla de tout ce qu’elle avait sur le cœur. Salomon lui expliqua tout ce qu’elle demandait ; [..], il n’y avait aucun sujet sur lequel il ne pouvait lui donner de réponse. La reine de Saba constata combien Salomon était rempli de sagesse, elle vit le palais qu’il avait construit, les mets de sa table, le logement de ses serviteurs, l’organisation de leur service, leur tenue, [..], et les holocaustes qu’il offrait dans le Temple de l’Éternel. Elle en perdit le souffle (1Rois 10.2-5).

La caravane imposante de la reine reflète sa grandeur et sa richesse, mais elle est quand même fortement impressionnée par le savoir et la magnificence de la cour bien organisée de Salomon.

Versets 6-9

Je continue en compressant.

Et elle dit au roi : — C’était donc bien vrai ce que j’avais entendu dire dans mon pays au sujet de tes propos et de ta sagesse ! [..]. Et voici qu’on ne m’avait pas raconté la moitié de ce qui est. Ta sagesse et ta prospérité surpassent tout ce que j’avais entendu dire. Qu’ils ont de la chance, tous ceux qui t’entourent et qui sont toujours en ta présence, de pouvoir profiter sans cesse de ta sagesse ! Loué soit l’Éternel, ton Dieu, qui t’a témoigné sa faveur en te plaçant sur le trône d’Israël ! C’est à cause de son amour éternel pour Israël que l’Éternel t’a établi roi pour que tu gouvernes avec justice et équité (1Rois 10.6-9).

Voilà une belle confession de la part d’une reine païenne qui était d’abord très sceptique vis-à-vis de ce qu’on disait de Salomon. L’important est que derrière tout ce qu’elle voit, elle discerne la faveur de l’Éternel envers Israël. La soif de sagesse de la reine est la différence que soulève Jésus, entre elle et ses contemporains, qui ont devant eux Celui en qui sont renfermés tous les trésors de la sagesse et de la science (Luc 11:31; Colossiens 2:3).

Versets 10-13

Je continue.

Ensuite, la reine fit cadeau au roi de 120 talents d’or (3,5 ou 5.4 tonnes), d’une très grande quantité de parfums et d’épices, et de pierres précieuses. En fait, il n’arriva plus jamais une aussi grande quantité de parfums et d’épices que celle que la reine de Saba offrit au roi Salomon. De plus, les navires de Hiram, qui rapportaient de l’or d’Ophir, ramenèrent aussi de là-bas une grande quantité de bois de santal, et des pierres précieuses. Le roi utilisa le bois de santal pour faire une balustrade pour le Temple de l’Éternel et pour le palais royal ainsi que des lyres et des luths pour les musiciens. Plus jamais, pareil bois de santal ne fut importé et l’on n’en a plus vu jusqu’à aujourd’hui. Le roi Salomon donna à la reine de Saba tout ce qu’elle désirait et ce qu’elle demanda ; de plus, il lui fit des présents dignes d’un roi tel que Salomon (1Rois 10.10-13).

La mention d’Ophir montre que cet endroit fait partie du royaume de la reine ou en est proche. A cette époque, les traités commerciaux étaient accompagnés d’un échange de présents. Le santal vient de l’Inde. C’est un bois magnifique noir à l’extérieur et rouge à l’intérieur, qui se conserve. Il est utilisé en ébénisterie et comme encens à cause de son odeur aromatique quand il brûle.

Versets 14-15

Je continue le texte qui énumère les richesses de Salomon.

Chaque année, Salomon recevait vingt tonnes d’or, sans compter le produit des taxes payées par les importateurs et les marchands, ainsi que les tributs versés par tous les rois occidentaux et les impôts perçus par les gouverneurs du pays (1Rois 10.14-15).

Salomon taxe tout ce qu’il peut. Ceux qui se présentent à la frontière doivent payer à la fois un droit de passage et un droit de douane sur les marchandises. Le train de vie de Salomon engloutit des sommes colossales, mais il désobéit à un article de la loi de Moïse qui ordonne au roi de ne pas amasser des grandes quantités d’or (Deutéronome 17.17).

Versets 16-20

Je continue en compressant.

Le roi Salomon fit fabriquer deux cents grands boucliers d’or battu, pour lesquels on employa six kilos d’or par pièce, et trois cents petits boucliers d’or battu pour chacun desquels on employa un kilo et demi d’or. Le roi les fit placer dans le palais de la Forêt-du-Liban. Il fit aussi fabriquer un grand trône d’ivoire plaqué d’or fin. Six marches y conduisaient, le dossier était arrondi, et il y avait des accoudoirs de part et d’autre du siège, avec, à côté d’eux, deux lions sculptés. Douze lions se tenaient debout de part et d’autre des six marches. Rien de semblable n’existait dans aucun royaume (1Rois 10.16-20).

Ces boucliers d’apparat sont en bois plaqué or. Ils sont utilisés lors des cérémonies religieuses et militaires. Ils seront emmenés en Égypte par un pharaon après qu’il aura vaincu le fils régnant de Salomon. L’ivoire sert à la fabrication des meubles de luxe.

Versets 21-25

Je continue.

Tout le service à boissons du roi Salomon était en or, et toute la vaisselle du palais de la Forêt-du-Liban en or fin. Rien n’était en argent, car, du temps du roi Salomon, l’argent était considéré comme un métal sans grande valeur. En effet, le roi disposait d’une flotte de navires de Tarsis au long cours qui naviguaient avec ceux de Hiram et qui, tous les trois ans, revenaient chargés d’or, d’argent, d’ivoire, de singes et de paons. Le roi Salomon surpassa tous les rois de la terre par sa richesse et sa sagesse. Tous les gens de la terre cherchaient à le rencontrer pour se mettre à l’écoute de la sagesse que Dieu lui avait donnée. Et chaque année, ces visiteurs lui apportaient leurs présents : des objets d’argent et d’or, des vêtements, des armes, des épices et des parfums, des chevaux et des mulets (1Rois 10.21-25).

L’extrême richesse de Salomon se mesue par l’abondance de l’or qui est partout. Il était de bon ton pour les courtisans et les membres de la haute société de posséder un singe ou un paon comme animal domestique. La flotte de navires au long cours allait jusqu’à Tarsis (Cadix), une colonie phénicienne au sud de l’Espagne proche du détroit de Gibraltar.

Plus on avance dans le livre et plus la grandeur de Salomon défie toute imagination. Sa sagesse et son intelligence n’ont d’égal que l’or, les pierres précieuses, et la splendeur de son règne. Sa fidélité au culte de l’Éternel est rappelée plusieurs fois. Hélas ! Les choses vont se gâter car l’or, les chevaux et les femmes vont avoir raison de la fidélité de Salomon à l’Éternel. Ce Roi-Soleil avant l’heure va faire la démonstration que l’abondance et la vie facile qui permettent la satisfaction de tous ses désirs sont des ennemis de l’âme.