Chapitre 1

Verset 2

J’ai toujours trouvé un peu difficile d’écrire les premiers mots d’une lettre parce qu’ils donnent déjà le ton de tout l’écrit. Presque tous les auteurs de livre se présentent et commencent avec une introduction en bonne et due forme. Peut-être, mais l’apôtre Jean ne respecte aucune de ces règles et entre d’emblée dans le vif du sujet qui le préoccupe. Pourtant, bien que sa première épître ne possède pas les caractéristiques générales des écrits de l’époque, le ton et son contenu intime montrent qu’il s’agit d’une lettre pastorale personnelle.

Les paroles d’encouragement que cette épître contient sont tout à fait à propos aujourd’hui parce que nous vivons une époque où l’humanisme bat son plein, le relativisme a détrôné la vérité, l’homme se prend pour Dieu, et le plaisir est la religion du siècle. Toutes les valeurs sont faussées, inversées même, parce que notre société a évacué les notions de morale, de responsabilité personnelle et de culpabilité. Il s’ensuit que Monsieur tout le monde ne veut pas entendre parler de péché et de justice de Dieu. Notre civilisation décadente a depuis longtemps abandonné l’idée d’absolu ; elle préfère les méli-mélo et accorde une valeur égale à toute opinion et à toute rêvasserie philosophique et religieuse.

Dans le domaine de l’interprétation des Textes sacrés, beaucoup de théologiens affirment qu’on ne peut pas savoir avec certitude ce que les Écritures enseignent vraiment. Par conséquent, et sous le couvert d’une soi-disant humilité, nul ne doit offrir autre chose qu’une opinion prudente issue d’un esprit ouvert. Cette perspective s’oppose carrément à la Parole de Dieu qui affirme au contraire que les croyants peuvent et doivent connaître la vérité (Jean 8.32 ; Psaumes 19.7 ; 119.105 ; Proverbes 22.21 ; Ésaïe 29.24 ; Luc 1.4 ; 1Timothée 4.3 ; 2Pierre 1.12, 19 ; 1Jean 2.21 ; 4.6 ; 2Jean 1). Notre société est comme un bateau à la dérive qui se dirige vers des chutes mortelles. Heureusement, l’apôtre Jean arrive à la rescousse pour nous indiquer le bon chemin vers la maison du Père. Je continue de lire dans le premier chapitre de sa première épître.

Celui qui est la vie s’est manifesté : nous l’avons vu, nous en parlons en témoins et nous vous annonçons la vie éternelle qui était auprès du Père et qui s’est manifestée pour nous (1Jean 1.2).

Quand Jean veut insister sur une idée, le plus souvent, il répète ce qu’il vient de dire.

Littéralement, le texte dit : « La vie s’est manifestée ». Ce verbe (ephanerôté) signifie « révéler, rendre visible ce qui était caché ». Jésus est appelé « la vie » parce qu’il possède en lui la vie même de Dieu (1Jean 5.11 ; Jean 5.26), parce qu’il est la vie (Jean 11.25 ; 14.6) et qu’il donne la vie (Jean 6.40). Jésus est l’incarnation et la personnification de la vie, et tous ceux qui ont pu le voir quand il était sur terre ont vu l’essence de la vie ainsi que le Père (Jean 14.9). Ce que nous appelons « vivre », c’est seulement exister pendant quelque temps, mais ce n’est pas la vraie vie, autrement nous ne mourrions pas. La Vie n’est pas un état mais une personne. Pour cette raison, vers la fin de cette épître, Jean écrit :

Celui qui a le Fils a la vie (1Jean 5.12).

Soit j’ai le Fils, soit je ne l’ai pas ; soit je crois en Jésus, soit je ne crois pas. Si j’ai placé ma confiance en lui, alors je possède la vie éternelle.

La plupart des gens qui disent croire en Jésus le considèrent comme un grand homme, une sorte de prophète comme il y en a eu beaucoup ; il a traversé l’Histoire, il a établi une nouvelle religion puis est mort victime de la tyrannie romaine. Ces faits sont vrais mais celui qui croit seulement cela n’a pas la vie éternelle.

Étant donné que tout le monde sait que Jean a suivi Jésus en tant qu’apôtre, il est un témoin oculaire véritable et crédible (Jean 19.35). D’autres livres du Nouveau Testament écrits par des apôtres ou leurs compagnons d’œuvre présentent également des récits crédibles concernant Jésus et la Bonne Nouvelle. Dans sa seconde épître, l’apôtre Pierre écrit :

Nous ne nous sommes pas appuyés sur des histoires habilement inventées, lorsque nous vous avons fait connaître la venue de notre Seigneur Jésus-Christ dans toute sa puissance, mais nous avons vu sa grandeur de nos propres yeux. Car Dieu le Père lui a donné honneur et gloire lorsque, dans sa gloire immense, il lui a fait entendre sa voix, qui disait : Voici mon Fils bien-aimé, qui fait toute ma joie. Or cette voix, qui était venue du ciel, nous l’avons entendue nous-mêmes, puisque nous étions avec lui sur la sainte montagne (2Pierre 1.16-18).

Ceux qui ont reçu le titre de « apôtre » ont été personnellement mandatés par le Seigneur lui-même pour faire connaître la Bonne Nouvelle de sa mort et de sa résurrection. Dans son épître, Jean ne parle pas d’hypothèse philosophique et n’apporte pas sa pierre à un nouvel édifice religieux. Tout comme les autres témoins oculaires, il se sent responsable d’annoncer ce qu’il a vécu en compagnie du Christ, ce qu’il a vu, entendu et touché concernant sa personne, et il proclame ces vérités haut et fort afin que d’autres croient et qu’en croyant, ils obtiennent la vie éternelle.

Verset 3

Je continue le texte.

Oui, ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons, à vous aussi, afin que vous aussi vous soyez en communion avec nous. Or, la communion dont nous jouissons est avec le Père et avec son Fils Jésus-Christ (1Jean 1.3).

C’est la troisième fois en trois versets que Jean parle de ce que lui et les autres apôtres ont vu ou vécu en présence de Jésus-Christ. Il le rappelle à ses lecteurs croyants, afin qu’ils soient eux aussi en communion avec lui et les autres disciples, et avec le Père et le Fils.

Le mot pour « communion » (koinônian), est très courant. Il s’emploie souvent dans le langage d’affaires ; il exprime la participation mutuelle à une cause commune ou à une vie partagée genre club d’échec ou fédération des chasseurs d’autruches. Mais la communion des croyants est beaucoup plus qu’une simple association de ceux qui entretiennent les mêmes intérêts ou les mêmes croyances. Ils partagent ensemble la vie spirituelle et l’amour qui viennent du Père céleste ; tous les croyants sont ainsi unis entre eux et avec Dieu par le Saint-Esprit (1Corinthiens 6.17), et cette unité d’esprit transcende les distances géographiques, l’espace et le temps.

On constate aussi que dès les premiers versets de l’épître, Jésus-Christ est lié au Père parce que Jean veut insister sur la position de Jésus. Au commencement, c’est à dire de toute éternité, le Fils est en communion avec le Père. Puis le Fils a partagé cette communion avec ses apôtres et ses disciples. Cette communion s’est étendue à tous les croyants du monde romain puis au-delà. Ensuite, elle s’est propagée aux générations suivantes. À la base de cette communion est le salut, l’acquisition de la vie éternelle et la réconciliation avec Dieu en Jésus-Christ.

Cependant, quand Jean écrit cette épître, tout n’est pas pour le mieux dans le meilleur des mondes, car ses lecteurs courent le danger de se laisser emporter par les belles paroles des faux prophètes, des antichrists et donc de perdre non pas le salut (Jean 5.24), mais la communion avec Dieu et avec ceux qui restent fermes, fidèles à « la foi qui a été transmise une fois pour toutes à ceux qui appartiennent à Dieu » (Jude 3). Jean veut donc réaffirmer à ses destinataires les bases et les vérités fondamentales de leur foi afin qu’ils maintiennent leur communion avec tous les croyants et avec Dieu.

Verset 4

Je continue le texte.

Si nous vous écrivons ces choses, c’est pour que notre joie soit complète (1Jean 1.4).

Le dictionnaire définit « la joie » comme une émotion que suscite le bien-être, la réussite, la bonne fortune ou la perspective de posséder ce que l’on souhaite avoir. Mais dans les Écritures, la joie n’a pas ce sens car ce n’est pas une émotion passagère qui dépend des circonstances. La joie du Seigneur est une qualité inhérente à la vie chrétienne que le croyant expérimente dans sa communion avec Dieu et avec ceux qui ont la même foi que lui.

Premièrement donc, la joie vient de la connaissance et de la contemplation du Seigneur Jésus. Dans le livre des Actes, Luc raconte comment le diacre Philippe explique la Bonne Nouvelle de Jésus à un haut fonctionnaire éthiopien qui rentre chez lui après être venu adorer l’Éternel à Jérusalem. Cet homme ayant alors compris qui est Jésus et la raison de sa mort sur la croix, il demande à être baptisé. Ensuite Luc écrit :

Quand ils furent sortis de l’eau, l’Esprit du Seigneur enleva Philippe, et l’eunuque ne le vit plus. Tandis que, joyeux, il poursuivait sa route (Actes 8.39 ; NEG).

Dans le psaume 16, le psalmiste écrit :

Tu me feras connaître le chemin de la vie : plénitude de joie en ta présence, et bonheur éternel auprès de toi (Psaumes 16.11).

En second lieu, la joie vient de la communion fraternelle avec les autres croyants. La veille de sa mort, dans la chambre haute, Jésus déclare à ses apôtres :

Tout cela, je vous le dis pour que la joie qui est la mienne vous remplisse vous aussi, et qu’ainsi votre joie soit complète (Jean 15.11).

C’est à cette même joie que Jean fait allusion quand il déclare :

Si nous vous écrivons ces choses, c’est pour que notre joie soit complète (1Jean 1.4).

L’apôtre termine donc le prologue de cette lettre par une petite touche personnelle. S’il arrive à convaincre ses lecteurs de rester en communion avec le Père et avec les autres croyants fidèles, lui et ses compagnons d’œuvre seront remplis de joie. Il fera la même déclaration dans sa troisième lettre où il écrit :

Je n’ai pas de plus grande joie que d’apprendre que mes enfants vivent selon la vérité (3Jean 4).

Comme les apôtres et leurs disciples ont le même amour que le Christ pour son peuple, leur joie est liée au bien-être spirituel de ceux envers qui ils exercent leur ministère. L’apôtre Paul dit souvent que la fidélité de ses lecteurs à Jésus-Christ est pour lui une grande source de joie (2Corinthiens 7.4, 7, 13 ; Philippiens 1.4 ; 2.2 ; 4.1, 10 ; Colossiens 2.5 ; 1Thessaloniciens 2.19-20 ; 3.9 ; 2Timothée 1.4 ; Philémon 7).

Verset 5

Je continue de lire dans le premier chapitre.

Voici le message que nous avons entendu de Jésus-Christ et que nous vous annonçons : Dieu est lumière et il n’y a aucune trace de ténèbres en lui (1Jean 1.5).

Dans son évangile aussi, Jean établit souvent un contraste en juxtaposant une affirmation et une négation.

Puisque la communion est l’un des objectifs de cette lettre, Jean commence par énoncer certains principes fondamentaux qui sont à la base de la relation de l’homme avec Dieu. Comme tous les croyants savent pertinemment bien que Dieu est lumière, on aurait pu penser que Jean s’adresse à des non-croyants, mais comme il dit « nous », cela veut dire qu’il s’inclut lui-même et parle donc plutôt à des croyants. Cependant, il est inquiet parce qu’il sait que certains de ses lecteurs tendent l’oreille en direction des hérétiques qui ont infiltré leur assemblée.

Dans ce prologue, Jean a parlé de son expérience personnelle avec le Christ qu’il a vu, entendu et touché. Il commence par parler de ce qu’il a entendu. C’est probablement Jésus qui a dit à ses disciples : « Dieu est lumière et il n’y a aucune trace de ténèbres en lui ». Il est vrai qu’on ne retrouve pas cette déclaration exacte dans les paroles de Jésus mais cela n’a rien d’étonnant puisque les évangiles ne nous rapportent qu’une toute petite partie de l’enseignement qu’il a donné pendant les trois ans qu’ont duré son ministère (Jean 21.25).

L’apôtre Jean n’est pas un homme érudit ; il utilise un grec rudimentaire et des phrases courtes sans nuances, ce qui donne à ses affirmations la force d’un coup de massue. Dans son évangile, il dit que « Dieu est esprit » (4.24), ici, il dit que « Dieu est lumière » et un peu plus loin que « Dieu est amour » (1Jean 4.8).

En décrivant Dieu comme « lumière », ce qu’il fait souvent dans son évangile (Jean 1.4, 5, 7-9 ; 3.19-21 ; 8.12 ; 9.5 ; 12.35-36, 46 ; comparez Apocalypse 21.23), Jean exprime l’essence de la nature divine qui lui servira de fondement sur lequel il va construire son épître.

Dans les Écritures, « la lumière » sert souvent à décrire Dieu dans sa gloire, dans sa beauté radieuse et dans sa sainteté. Quand les Hébreux sortis d’Égypte arpentaient le désert, le texte dit :

L’Éternel marchait à leur tête, le jour dans une colonne de nuée pour leur montrer le chemin, et la nuit dans une colonne de feu pour les éclairer, afin qu’ils puissent marcher de jour et de nuit (Exode 13.21).

Et dans le psaume 104, le psalmiste écrit : « Il s’enveloppe de lumière comme d’un manteau » (Psaumes 104.2 ; NEG), ce qui se voit par une nuit étoilée, lorsque le soleil couchant transforme le ciel en une voûte multicolore, ou quand le soleil se lève et que Dieu crée un jour nouveau.

Dans son évangile, Jean déclare que « Jésus est la véritable lumière qui […] éclaire tout homme » (Jean 1.9), et lui-même a déclaré :

Je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres : il aura la lumière de la vie (Jean 8.12).

Au moment de la transfiguration, le Seigneur a manifesté sa gloire sous forme de lumière. Matthieu écrit :

Son visage se mit à resplendir comme le soleil ; ses vêtements prirent une blancheur éclatante, aussi éblouissante que la lumière (Matthieu 17.2).

L’une des caractéristiques de la lumière est de révéler ce qui est présent bien que caché. Qu’un rayon de soleil pénètre par la fenêtre et on voit toutes les poussières illuminées danser sur son passage. Tout comme les rayons du soleil éclairent les poussières, la lumière de la Parole de Dieu débusque et révèle le péché et le mal (Psaumes 119.105, 130 ; Proverbes 6.23 ; 2Pierre 1.19). En tant que lumière, le Dieu trois fois saint dénonce et juge le péché de l’homme. Dans son évangile, Jean écrit :

Et voici en quoi consiste la condamnation de l’homme : c’est que la lumière est venue dans le monde, mais les hommes lui ont préféré les ténèbres, parce que leurs actes sont mauvais. En effet, celui qui fait le mal déteste la lumière, et il se garde bien de venir à la lumière de peur que ses mauvaises actions ne soient révélées (Jean 3.19-20).

Jésus, la lumière, est venu apporter en lui-même la connaissance de Dieu et de la vérité. Dans sa seconde épître aux Corinthiens, l’apôtre Paul écrit :

Le même Dieu qui, un jour, a dit : Que la lumière brille du sein des ténèbres, a lui-même brillé dans notre cœur pour y faire resplendir la connaissance de la gloire de Dieu qui rayonne du visage de Jésus-Christ (2Corinthiens 4.6).

Le Dieu de lumière a non seulement pour fonction de condamner mais aussi de purifier. Il est très connu que le soleil tue les microbes et j’ai toujours vu ma mère mettre au soleil du linge blanc fraîchement lavé pour le désinfecter. Pareillement, quand les incroyants blasphémateurs sont en présence de quelqu’un qu’ils savent être pur dans ses paroles, ils font un effort pour tenir leur méchante langue en bride.

Finalement, la lumière représente une vie pure qui se traduit par la pratique de la justice et une conduite morale droite. Dans son épître aux Éphésiens, l’apôtre Paul écrit :

Autrefois, […] vous apparteniez aux ténèbres, mais à présent, par votre union avec le Seigneur, vous appartenez à la lumière. Comportez-vous donc comme des enfants de la lumière car ce que produit la lumière c’est tout ce qui est bon, juste et vrai. Comme des enfants de la lumière, efforcez-vous de discerner ce qui plaît au Seigneur (Éphésiens 5.8-10 ; comparez Ésaïe 5.20 ; Romains 13.12).

Si l’amour pour la vérité et la justice sont absents de la vie d’une personne, en toute probabilité, elle ne connaît pas Dieu puisque « il n’y a aucune trace de ténèbres en lui » et il est parfait en vérité et en sainteté (Exode 15.11 ; 1Samuel 2.2 ; Psaumes 22.3 ; 48.10 ; 71.19 ; 98.2 ; Ésaïe 6.3 ; Apocalypse 4.8 ; 15.4). Les croyants sont peut-être loin de cette perfection, mais ils aspirent sincèrement à la connaître et aussi à la vivre.

La lumière et la sainteté de Dieu sont en conflit direct avec les ténèbres du mal et le chaos de ce monde, et mon problème est que je fais partie de ce monde méchant parce que mon cœur est tortueux. À me regarder, j’ai l’air très bien, si, si, je vous l’assure, mais au fond de moi je suis totalement corrompu. Ce qui me console, enfin pas vraiment, est que je ne manque pas de compagnie. Aux Romains l’apôtre Paul déclare :

Il n’y a pas de juste, pas même un seul. – Car les tendances de la chair sont ennemies de Dieu, parce que la chair ne se soumet pas à la loi de Dieu, elle en est même incapable. Or ceux qui sont sous l’emprise de la chair ne peuvent plaire à Dieu (Romains 3.10 ; 8.7 ; SER).

Sans la grâce de Dieu, je ne serais rien d’autre qu’une créature rebelle.

Verset 6

Je continue le texte de 1Jean.

Si nous prétendons être en communion avec lui, tout en vivant dans les ténèbres, nous sommes des menteurs et nous ne nous comportons pas selon la vérité (1Jean 1.6, Autre).

Littéralement : « nous ne faisons pas la vérité. » Parce que Jean parle beaucoup d’amour, au Moyen Âge, un artiste l’a peint avec des cheveux bouclés qui lui donnent un petit air efféminé. Mais dans la réalité, Jean est plutôt du genre fruste et rude, et comme je l’ai déjà dit, il n’a pas le sens des nuances. Il n’essaie pas de plaire mais dit les choses comme elles sont sans prendre de gants.

Entre l’évangile et cette épître, Jean utilise dix fois le mot « ténèbres » comme synonyme de péché (Jean 1.5 ; 3.19 ; 12.35 ; 1Jean 1.5, 6 ; 2.8, 9, 11).

Aujourd’hui, les gens minimisent et redéfinissent le péché car la culture populaire se veut rassurante en disant que l’homme est foncièrement bon et que ce qui semble être mauvais constitue simplement une préférence personnelle. En opposition à ce délire, Jésus et tous les Textes Sacrés enseignent que l’être humain est perverti jusqu’à la moelle des os (Marc 7.20-23 ; Jérémie 17.9).

Puisque Dieu est lumière, nul ne peut prétendre être en communion avec lui tout en vivant dans le péché. Le véritable croyant ne se contente pas d’une simple profession de foi mais il manifeste sa foi par des actes et si ce qu’il fait contredit ce qu’il dit, c’est un menteur. Or, ceux qui pratiquent le mensonge montrent par là qu’ils n’appartiennent pas à Dieu.