Première épître de Pierre

Introduction

Une fois que je me trouvais sur l’île de la Dominique et que je me promenais sur la berge, j’ai rencontré des pêcheurs qui réparaient leurs filets et qui s’apprêtaient à prendre la mer. Ils étaient pauvrement vêtus et, à les entendre parler, ils n’avaient pas dû user beaucoup de fonds de culotte sur des bancs d’école. C’est un peu l’image qu’on se fait des pêcheurs dans les pays du tiers-monde. Or, c’est aussi ce qu’était la majorité des apôtres du Christ : de pauvre pécheurs. Après la mort et la résurrection du Seigneur, il sont totalement déroutés ; ils ont bien reçu l’ordre de l’attendre, mais ils commencent à trouver le temps long, à se sentir seuls et même abandonnés. Ils n’ont plus de sens de direction et doivent s’assumer. Comme Pierre a une famille à nourrir, il a soudainement un éclair de génie et dit aux autres disciples : « Je m’en vais pêcher » (Jean 21.3). Étant donné qu’il est leur chef, ils le suivent et se retrouvent en barque sur le lac de Galilée.

Pierre et son frère André sont des professionnels de la pêche ; ils ont monté leur affaire sur le lac de Galilée (Matthieu 4.18 ; Luc 5.1-3) et elle marche plutôt bien. À l’origine, ils sont de Bethsaïda (Jean 1.44) situé à l’extrême nord du lac de Galilée, mais au final, ils se sont installés à Capernaüm au nord-ouest du lac parce que ce village étant plus grand que Bethsaïda, il y a davantage de clients pour leurs poissons.

De profession donc, Pierre est un simple pécheur et pas un professeur érudit. Oui, mais il a quand même passé trois ans et demi avec le Maître, ce qui se voit d’emblée quand on commence à lire sa première épître dans laquelle il fait souvent référence à Jésus-Christ et à son enseignement.

Dans les cinq premiers versets, il mentionne une série de concepts théologiques comme l’élection, la prescience de Dieu, la sanctification, la Trinité, la régénération, l’espérance du croyant, la résurrection, le salut, mais aussi la valeur du sang du Christ, l’obéissance à Dieu, sa miséricorde et l’héritage des élus. La façon dont il parle de certaines doctrines chrétiennes, ainsi que son style littéraire superbe et son vocabulaire recherché montrent qu’il n’est pas resté un simple pêcheur ignorant. Cependant, c’est Sylvain, aussi appelé Silas, qui a couché le texte de l’épître sur le parchemin (5.12), ce qui est une pratique courante de l’époque. En effet, dans l’Antiquité, la plupart des rédacteurs de lettres ont recours aux services d’un secrétaire de métier, et Paul et Pierre ne font pas exception. Ces « plumes » peuvent être de simples greffiers, des copistes, ou bien jouer un rôle plus important de composition, de révision ou même de coauteurs de la lettre. Il est donc possible que Sylvain et Timothée aient participé activement à la rédaction de certaines lettres de Paul, car l’apôtre les mentionne à plusieurs reprises comme expéditeurs de ses lettres (2Corinthiens ; Philippiens ; Colossiens ; 1 et 2Thessaloniciens ; Philémon), ce qui est alors une pratique rare.

Pour ce qui est de la première épître de Pierre, il est donc possible que Sylvain ait aidé Pierre à la rédiger, peut-être en lui suggérant quelques tournures de phrases et en le guidant dans les subtilités grammaticales, Mais cela n’enlève rien aux dons d’orateur de Pierre. D’ailleurs dans le livre des Actes, on lit :

Les membres du Grand-Conseil étaient étonnés de voir l’assurance de Pierre et de Jean, car ils se rendaient compte que c’étaient des gens simples et sans instruction (Actes 4.13).

Il faut savoir qu’à cette époque, ne pas avoir d’instruction ne veut pas dire être ignare mais simplement ne pas avoir été formé dans la tradition rabbinique. C’est le cas de Pierre, mais après avoir oeuvré pour le Seigneur pendant plus de trente ans, il a pris de la bouteille et en toute probabilité il a une excellente maîtrise de la langue grecque, ce qui se voit à son style rhétorique et à sa facilité à utiliser des métaphores. Au lieu d’être illettré, Pierre aurait facilement pu ouvrir et diriger une faculté de théologie et c’est ce qu’il a fait, du moins presque, puisqu’il est le premier chef de l’église de Jérusalem.

Au travers les siècles, certains ont désavoué Pierre comme l’auteur de l’épître qui porte son nom, mais tout bien considéré, il existe une montagne d’évidences en sa faveur ; je vais donner quelques exemples.

Entre cette lettre et les sermons de Pierre que nous rapporte le livre des Actes, on trouve des parallèles qui montrent que c’est bien le même homme qui parle. À la Pentecôte, dans son premier discours, il dit aux Israélites :

Jésus a été livré entre vos mains conformément à la décision que Dieu avait prise et au projet qu’il avait établi d’avance (Actes 2.23).

Et dans cette première épître, il complète cette affirmation en disant aux Juifs :

Dès avant la création du monde, Dieu l’avait choisi pour cela (1Pierre 1.20).

Dans le livre des Actes, Pierre dit :

Jésus nous a donné l’ordre de prêcher au peuple juif et de proclamer que c’est lui que Dieu a désigné pour juger les vivants et les morts (Actes 10.42).

Et dans cette épître, il répète la même vérité quand, parlant des païens, il dit :

Ils en rendront compte à celui qui est prêt à juger les vivants et les morts (1Pierre 4.5).

Un autre exemple encore plus convaincant est le psaume 118 (22) que Jésus cite pour faire allusion à son rejet par les chefs juifs et que Pierre mentionne aussi et deux fois dans son épître.

Alors que Jésus enseigne dans le temple, les chefs des prêtres et les responsables du peuple s’approchent pour lui lancer un défi. À cette occasion, le Seigneur leur répond :

N’avez-vous jamais lu dans les Écritures : La pierre rejetée par les constructeurs est devenue la pierre principale, à l’angle de l’édifice. C’est le Seigneur qui l’a voulu ainsi et c’est un prodige à nos yeux… Celui qui tombera sur cette pierre-là, se brisera la nuque, et si elle tombe sur quelqu’un, elle l’écrasera (Matthieu 21.42, 44).

Pierre est présent quand Jésus dit ces paroles et il ne les a pas oubliées, car plus tard quand il explique au grand conseil juif la guérison miraculeuse qu’il a réalisée sur un homme infirme (Actes 3.6), il dit :

C’est au nom de Jésus-Christ de Nazareth… que cet homme se tient là, debout, devant vous, en bonne santé. Il est la pierre rejetée par les constructeurs – par vous – et qui est devenue la pierre principale, à l’angle de l’édifice (Actes 4.10-11).

Et dans sa première épître, il enfonce le clou quand il écrit :

Pour ceux qui ne croient pas : La pierre rejetée par les constructeurs est devenue la pierre principale, à l’angle de l’édifice, une pierre qui fait tomber, un rocher qui fait trébucher. Parce qu’ils refusent de croire à la Parole, il leur arrive ce qui était prévu pour eux : ils tombent à cause de cette pierre (1Pierre 2.7-8).

Un dernier exemple qui montre que l’apôtre Pierre est bien l’auteur de cette première épître a également trait à des paroles de Jésus. Dans le dernier chapitre, Pierre s’adresse aux responsables de l’Église. Après leur avoir rappelé qu’il a été témoin des souffrances du Christ, il leur dit :

Comme des bergers, prenez soin du troupeau de Dieu qui vous a été confié (1Pierre 5.2).

Or, le seul autre endroit du Nouveau Testament où apparaît le mot traduit par « prenez soin » (poimanate), est quand Jésus confie à Pierre cette tâche spécifique en lui disant :

Prends soin (poimaine) de mes brebis (Jean 21.16 ; Autre).

Les écrivains chrétiens des premiers siècles, comme Polycarpe, Clément d’Alexandrie, Tertullien, Irénée, et l’historien Eusèbe de Césarée (4e siècle ; Histoire ecclésiastique 3.3), par exemple, considèrent tous cette épître inspirée de Dieu, son auteur étant le Pierre des évangiles et du livre des Actes. Son contenu ainsi que le témoignage de l’histoire de l’Église soutiennent ce point de vue au-delà de tout doute raisonnable.

Les deux épîtres de Pierre révèlent que son auteur est un homme qui a beaucoup changé. Alors que de nature, il a pour habitude de parler avant de penser à ce qu’il va dire, maintenant il est posé et réfléchi ; au lieu d’être impétueux, il est devenu patient.

À l’origine, Pierre s’appelle Simon, un nom qui désigne huit autres personnes dans le Nouveau Testament. Mais la première fois que Jésus le rencontre (Jean 1.42), il change son nom et l’appelle Céphas, un mot araméen qui en grec est petros. Dans les deux langues, il signifie « caillou, bout de rocher » et c’est ce que Pierre est devenu. Son nouveau nom décrit la force de caractère qu’au fil des années le Seigneur a façonné en lui. Dans les évangiles, Pierre est parfois appelé Simon, dans des situations mondaines (Marc 1.29, 30 ; Luc 4.38 ; 5.3, 4, 5, 10), mais surtout quand Jésus le réprimande (Matthieu 17.24-25 ; Marc 14.37). Quand Simon adopte la bonne attitude, il devient Pierre (Luc 5.8) et après la Pentecôte, il est toujours Pierre le roc.

Dans le Nouveau Testament, Pierre est le seul personnage à s’appeler de ce nom, ce qui me fait dire que le Seigneur l’a voulu ainsi afin qu’on ne le confonde pas avec quelqu’un d’autre. Tout comme Jésus est unique, Simon Pierre l’est aussi. C’est lui l’apôtre qui a ouvert le royaume de Dieu aux Juifs, aux Samaritains et aux païens, mais il semble surtout avoir consacré son temps à l’annonce de la Bonne Nouvelle aux Juifs. En effet, dans son épître aux Galates, l’apôtre Paul déclare :

Jacques, Pierre et Jean… nous ont serré la main, à Barnabas et à moi, en signe d’accord et de communion ; et nous avons convenu ensemble que nous irions, nous, vers les peuples païens tandis qu’eux se consacreraient aux Juifs (Galates 2.9).

Pierre débute son ministère comme dirigeant de l’église de Jérusalem. Il est emprisonné mais délivré miraculeusement. Suite à cet incident, il passe le bâton de commandement à Jacques et commence un ministère itinérant (Actes 12.2) probablement en Asie Mineure, la Turquie actuelle.

Après le concile de Jérusalem (Actes 15), Pierre disparaît des pages du livre des Actes qui raconte les débuts de l’Église, et il ne réapparaît que dans les deux épîtres qui portent son nom. D’après les épîtres de Paul aux Galates (2.11-21) et aux Corinthiens (1.12), Pierre a fait une halte dans les villes d’Antioche et de Corinthe.

Pierre adresse cette épître à des croyants dispersés dans cinq provinces romaines de la péninsule d’Asie Mineure, et qui sont énumérées dans l’ordre qui correspond à l’itinéraire emprunté par Sylvain, le porteur de la lettre. Il s’agit du Pont, de la Galatie, la Cappadoce, l’Asie et la Bithynie.

Les églises de ces provinces sont mixtes ; il s’y trouve autant de Juifs que de païens. On sait que Paul a visité la Galatie et l’Asie, mais on ne sait pas comment la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ est parvenue au Pont, en Cappadoce et en Bithynie. On suppose cependant, que ce sont des Juifs convertis à la Pentecôte ou par le ministère de Paul qui ont évangélisé ces provinces.

Au moment de la rédaction de sa première épître, Pierre dit être à Babylone (1Pierre 5.13). On pense tout de suite à l’ancienne capitale du vaste empire de Nabuchodonosor en Mésopotamie. Cependant, même s’il existe à Babylone une communauté juive bien établie, toute cette région est très peu habitée et il est peu vraisemblable que Sylvain et Marc, mentionnés comme étant présents avec Pierre, se soient trouvés dans cette ville en même temps que l’apôtre. A cette époque, il existe bien une Babylone égyptienne, mais ce n’est guère plus qu’une garnison romaine, et aujourd’hui c’est le vieux Caire.

Par contre, dans le livre de l’Apocalypse, la capitale de l’Empire romain reconstitué a pour nom « Babylone » (Apocalypse 17–18) parce que c’est le haut lieu de l’idolâtrie et de la débauche, tout comme la Babylone antique et Rome au premier siècle. De plus, quand Pierre écrit, la haine envers les chrétiens est en croissance exponentielle ; ils sont victimes de violence verbale et psychologique. Pierre ne veut donc pas révéler sa présence dans la capitale impériale et devenir la cible des autorités au cas où on découvrirait sa lettre. Au moment où il écrit cette épître, il est libre et comme il tient à le rester, il ne veut pas révéler l’endroit où il se trouve. Pour cette raison, il utilise un nom de code et dit être à Babylone alors qu’en réalité il est à Rome. Babylone est donc une référence déguisée à Rome.

Pierre n’est pas mentionné ni dans la lettre de Paul aux Romains, ni pendant le séjour de l’apôtre Paul en résidence surveillée. Il semble donc qu’il soit arrivé à Rome après la libération de l’apôtre Paul de son premier emprisonnement et qu’il y soit mort martyr quelques années plus tard (en l’an 67).

La première épître de Pierre contient de nombreuses citations de l’Ancien Testament, des allusions à des faits et des personnages de l’Ancien Testament comme Abraham, Sara, Noé et le déluge, par exemple. Il utilise aussi le mot « diasporas » traduit par « dispersés » dans la salutation, ce qui montre que Pierre s’adresse à ses compatriotes juifs. Cependant, plusieurs passages sont également écrits spécifiquement pour des non-Juifs. En effet, Pierre parle du « temps de leur ignorance » (1Pierre 1.14) puis les encourage disant :

Vous avez été libérés de cette manière futile de vivre que vous ont transmise vos ancêtres (1Pierre 1.18).

Il écrit aussi :

Autrefois vous n’étiez pas son peuple, vous êtes maintenant le peuple de Dieu. Vous qui n’étiez pas au bénéfice de la grâce de Dieu, vous êtes à présent l’objet de sa grâce (1Pierre 2.10).

Il est évident que dans sa lettre d’encouragement aux églises d’Asie Mineure, Pierre s’adresse autant aux chrétiens d’origine juive qu’à ceux qui sont issus du paganisme.

Pierre écrit que le gouvernement romain joue encore son rôle qui est de « punir les malfaiteurs et d’approuver les gens honnêtes » (1Pierre 2.13-14), ce qui sous-entend que l’Église n’a pas encore à subir les exactions d’une campagne meurtrière organisée par l’État ; aucune loi répressive n’a encore été décrétée contre les chrétiens. Cette épître a donc été écrite juste avant le début de la grande persécution lancée par l’empereur fou-dingue Néron après l’incendie qui ravage Rome pendant l’été 64. Suite à ce désastre orchestré par Néron lui-même, les chrétiens qui sont déjà calomniés de mille et une manières sont désormais accusés de rébellion contre l’empire parce qu’ils refusent de participer aux actes religieux officiels.

Un des thèmes importants de cette première épître de Pierre est « la souffrance dans l’épreuve ». Il s’agit principalement de l’opposition de ceux qui rejettent la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ (1.6-7 ; 2.19-20 ; 3.13-17 ; 4.12-19 ; 5.8-9). Pierre mentionne la calomnie (2.12 ; 3.16), l’injure (3.9 ; 4.14), la violence physique (2.20), le rejet social (4.4) qu’entraînent l’obéissance à Dieu (4.19), l’imitation du Christ (2.21 ; 3.18 ; 4.1) et le témoignage chrétien (2.19 ; 4.16). Il faut savoir que tous les croyants de cette époque sont plus ou moins confrontés à l’une ou à l’autre de ces souffrances (5.9) qui ne revêtent donc pas un caractère extraordinaire. De plus, Jésus a averti ceux qui le suivent qu’ils doivent s’attendre à de telles exactions. Matthieu rapporte qu’il a dit :

Le disciple n’est pas plus grand que celui qui l’enseigne, ni le serviteur supérieur à son maître. Il suffit au disciple d’être comme celui qui l’enseigne et au serviteur comme son maître. S’ils ont qualifié le maître de la maison de Béelzébul, que diront-ils de ceux qui font partie de cette maison ? (Matthieu 10.24-25).

Cela dit, en filigrane, on sent déjà que dans cette lettre, Pierre voit de gros nuages noirs s’amonceler à l’horizon et qu’ils annoncent une violente tempête ; il pressent que de sévères persécutions ne sauraient tarder. Peut-être a-t-il eu vent de ce qui se trame dans les couloirs du palais impérial, car d’après l’épître de Paul aux Philippiens (4.22), on sait qu’il s’y trouve un certain nombre de croyants. Or, comme chacun sait, « les murs ont des oreilles ». En fait, il est probable que certaines persécutions ont déjà cours à Rome, un peu comme ce qui s’est passé en Allemagne nazie à partir de janvier 1933 quand les Juifs sont considérés comme des « Untermenschen », des sous-humains. Après 1935 une fois que les lois de Nuremberg sont votées, la violence empire et c’est alors qu’a lieu la « Krystalnacht », la nuit du cristal en novembre 1938. On connaît la suite.

L’épître de Pierre est une lettre de type classique avec une salutation en introduction et en conclusion. Comme dans les épîtres aux Éphésiens et aux Colossiens de l’apôtre Paul, elle débute par une louange à Dieu (1.3-12) qui remplace la prière aux divinités qu’on trouve dans certaines lettres de l’époque, comme par exemple : « Je remercie les dieux et patati et patata », les dieux (Actes 17.22-23) parce qu’il ne faut vexer personne.

L’un des principaux objectifs de Pierre est d’encourager les croyants qui passent par la souffrance due à la pression sociale et religieuse de leur entourage. Ce thème est présent dans les cinq chapitres (1.6-7 ; 2.11-4.6 ; 4.12-19 ; 5.7-11) de l’épître.

Pour fortifier la foi des croyants, Pierre leur rappelle leur situation face à Dieu et dans le monde. Ce ne sont que des voyageurs, des hôtes de passage (1.1, 17 ; 2.11) dans un monde mauvais. La patrie des membres de l’Église de Jésus-Christ est dans les cieux (1.4) et sera révélée le jour où, le Jésus qui est ressuscité, instaurera son royaume ici-bas (1.3, 5). Ce salut futur (1.5) annoncé dans le passé (1.10) est déjà une réalité partielle présente (1.9) et cela malgré les souffrances que les croyants doivent encore endurer (1.6). Cette perspective spirituelle doit les encourager à vivre les six impératifs qui résument le projet qu’ils ont en commun. Ce sont : l’espérance, une vie sainte, un profond respect pour Dieu, l’amour, la croissance spirituelle, et l’édification de l’Église qui est un temple spirituel constitué de pierres vivantes aussi bien juives que païennes, Jésus étant la pierre d’angle de cet édifice (1.13–2.10). Les croyants doivent également adopter des comportements nouveaux, dans le monde où ils vivent et dans leur famille (2.11-37), tout en se préparant à subir des persécutions sous forme d’injustices (3.8-22) et de souffrances diverses (chap. 4). Enfin, chacun doit assumer les responsabilités particulières qui lui incombent (5.1-11). Voilà en quelques mots ce que Pierre veut partager avec ses lecteurs. C’est un emploi de vie plutôt exigeant, mais la vie chrétienne n’est pas pour les pieds tendres, pour les mauviettes. La vie chrétienne est pour les braves.