Chapitre 2

Verset 11

Les cantiques ne sont pas de vieilles reliques d’une époque moyenâgeuse révolue ; ils portent un message à l’épreuve du temps. Celui auquel je pense exprime la reconnaissance des élus par ces mots :

Lorsque mon âme, Ô mon Sauveur, Contemple tes bienfaits, Voyant de ses péchés l’horreur, Elle chante tes hauts faits (cité par MacArthur 1Pierre 2.10).

Dans tous les pays, l’étranger est un peu comme le cheveu sur la soupe ; il ne fait pas partie de la soupe, mais y a été parachuté là par on ne sait quoi. Tout ce qui est différent ou non conformiste fait tache et l’étranger fait peur. Bien que les fidèles à Jésus-Christ vivent dans ce monde, ils s’y sentent étrangers parce que les valeurs de leur culture sont presque toujours contraires à celles de la Parole de Dieu.

Je continue de lire dans le chapitre deux de la première épître de Pierre.

Bien-aimés, vous êtes dans ce monde comme des étrangers, des voyageurs de passage ; c’est pourquoi je vous le demande : retenez-vous de céder aux convoitises de la chair et aux mauvais désirs car ils font la guerre à l’âme (1Pierre 2.11 ; Autre).

Pierre appelle ses lecteurs « bien-aimés », parce qu’ils le sont par lui et par Dieu. À cause de l’amour qu’il a pour eux, Pierre se sent tout à fait libre d’exhorter ses lecteurs à vivre d’une manière digne de leur appel.

Le mot « chair » n’est pas synonyme de « physique » mais doit être pris dans son sens éthique (comparez Galates 5.19 s.). Les « convoitises de la chair » sont les pulsions mauvaises communes à l’homme. À cause de leur ancienne nature toujours bien présente et active, les croyants sont tentés par le mal comme n’importe quel être humain (Galates 5.19-21), cependant, comme Dieu les a régénérés et leur a donné une nouvelle nature et une nouvelle disposition d’esprit, s’ils se soumettent à l’action du Saint-Esprit et s’ils choisissent d’obéir à l’enseignement des Écritures, ils ont la force nécessaire pour résister à l’attrait du monde, du péché et pour faire la volonté de Dieu.

Pierre rappelle à ses lecteurs qu’ils ne font que passer sur cette terre et donc qu’ils ne font pas partie du système de ce monde. Dans sa première épître, l’apôtre Jean écrit :

N’aimez pas le monde ni rien de ce qui fait partie de ce monde. […] En effet, tout ce qui fait partie du monde : les mauvais désirs qui animent l’homme livré à lui-même, la soif de posséder ce qui attire les regards, et l’orgueil qu’inspirent les biens matériels, tout cela ne vient pas du Père, mais du monde. Or le monde passe avec tous ses attraits, mais celui qui accomplit la volonté de Dieu demeure éternellement (1Jean 2.15-17 ; comparez Philippiens 3.20 ; Hébreux 13.14 ; 11.13-16 ; 2Corinthiens 6.16-17).

Les lecteurs de Pierre sont dits « bien-aimés » mais aussi des « étrangers » (paroikous), un mot qui veut littéralement dire : « à côté de la maison » et qui désigne les résidents temporaires.

La guerre que « les convoitises de la chair et les mauvais désirs » livrent à l’âme n’est pas une simple escarmouche mais une campagne de longue haleine, et comme elle a lieu à l’intérieur de soi, on peut dire qu’il s’agit d’une guerre civile. Le croyant doit s’abstenir des convoitises non seulement pour sa propre santé spirituelle, mais aussi pour maintenir un témoignage efficace devant les incrédules.

Verset 12

Je continue le texte.

Ayez quotidiennement au milieu des païens une conduite exemplaire. Ainsi, dans les domaines mêmes où ils vous calomnient comme si vous étiez des malfaiteurs, ils verront vos bonnes actions et loueront Dieu le jour où il interviendra dans leur vie (1Pierre 2.12 ; Autre).

Pierre va expliquer à ses lecteurs en quoi consiste un comportement différent des incrédules.

Au 1er siècle, les non-croyants collent l’étiquette de « malfaiteurs » (kakopoion) sur le dos des chrétiens et les accusent de cannibalisme, d’inceste, de mettre en péril le progrès économique et social de l’empire, et ils les accusent également d’être athées parce qu’ils refusent d’adorer César et les divinités païennes.

Notre culture contemporaine et celle du premier siècle se rejoignent au moins sur un point : d’une façon générale les incrédules s’opposent à la foi chrétienne et ce n’est pas aujourd’hui ni demain que ça va changer. Il est important pour un croyant de mener une vie irréprochable, car alors ses ennemis ne trouvant aucun endroit où planter leurs crocs, ne peuvent que mordre leurs propres langues médisantes. C’est le meilleur moyen de faire taire la bouche mensongère des incroyants. Matthieu rapporte que dans le Sermon sur la montagne, Jésus dit :

Que votre lumière brille ainsi devant les hommes, afin qu’ils voient vos œuvres bonnes, et glorifient votre Père qui est dans les cieux (Matthieu 5.16 ; SER).

Quand les incrédules voient la conduite noble des croyants, certains sont attirés par les valeurs et les vertus du christianisme biblique ; Dieu interviendra alors peut-être dans leur vie et ils accepteront Jésus comme leur Sauveur.

Versets 13-14

Je continue le texte.

Pour l’amour du Seigneur, soumettez-vous à toute institution humaine : au roi en tant que souverain, comme à ses gouverneurs chargés de punir les malfaiteurs et d’approuver les gens honnêtes (1Pierre 2.13-14 ; Autre).

En tant que citoyens des cieux, les croyants sont assujettis à Dieu. Mais cela ne veut pas dire qu’ils peuvent mépriser les instances civiles et vivre en marge des lois du pays dans lequel ils vivent. Tant que les lois ne vont pas à l’encontre des commandements divins, le croyant est tenu de les respecter, car c’est honorer Dieu puisque c’est lui qui est à l’origine des institutions terrestres. Pierre reconnaît donc la légitimité de ceux qui occupent une position d’autorité (comparez Deutéronome 17.14-15 ; 1Samuel 10.24 ; 2Rois 11.12 ; 1Chroniques 29.24 ; Proverbes 24.21-22 ; Romains 13.1-4). Mais en insinuant que les dirigeants font partie d’une « institution humaine », l’apôtre donne un coup de patte à la pratique romaine du culte de l’empereur.

L’Empire romain offrait une image de décadence, gangrené par l’homosexualité, l’infanticide, la corruption politique, le mépris des femmes, la débauche et la violence. Pourtant, aucun des apôtres n’a jamais suggéré qu’il était admissible de s’opposer aux autorités humaines. D’ailleurs Matthieu rapporte que Jésus a dit :

Rendez donc à César ce qui revient à César (Matthieu 22.21).

Et puis de toute façon, quelle que soit la forme de gouvernement, de la dictature à la démocratie, elle est comme du gruyère, toujours trouée par le vice et la corruption.

Tout au long de l’Histoire, les pouvoirs en place ont été mis à mal par des insurrections, des révolutions, des subversions au nom d’un certain christianisme. Cela n’aurait jamais dû arriver car en aucun cas les Écritures n’approuvent de telles actions (comparez Philippiens 2.14-15). Pensez-y, si les États-Unis étaient restés dans la Couronne britannique, il n’y aurait probablement pas eu de guerre de Crimée, de guerres mondiales, de guerre de Corée et j’en oublie, parce que l’Angleterre aurait été bien trop puissante pour être attaquée.

Le commandement biblique est clair : « soumettez-vous à toute institution humaine ». En mentionnant le roi, Pierre reconnaît la royauté comme une forme de gouvernement légitime. En effet, la démocratie n’est pas plus conforme à l’enseignement de la Parole de Dieu que la monarchie ou le despotisme le plus vulgaire. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, Dieu n’a pas de préférence pour un régime politique particulier, parce que de toute façon, toute autorité humaine vient de lui (Romains 13.1) et c’est un instrument entre ses mains. Un proverbe dit :

Le cœur du roi est comme un cours d’eau entre les mains de l’Éternel : il le dirige à son gré (Proverbes 21.1).

Les Écritures reconnaissent l’existence de dictateurs tyranniques (Daniel 9.11-12 ; Michée 7.2-3) mais réservent à Dieu seul le droit de les juger. En dépit du mal ambiant, les croyants sont appelés à faire confiance à Dieu et à croire qu’il règne au-dessus des despotes. Si comme je le dis parfois, Satan est dans les coulisses qui tire les ficelles, eh bien Dieu est derrière lui qui en tire des plus grosses encore.

Jésus a vécu sous la botte de Rome, mais il n’a jamais contesté son autorité ou organisé une action contre l’empire. Il ne s’est pas impliqué dans des réformes politiques ou sociales et ne s’est occupé que des affaires de son Père et du royaume de Dieu. Quant à l’apôtre Paul, il menait un seul combat : gagner ou faire croître des âmes pour Dieu (2Corinthiens 10.3-5).

Pierre mentionne aussi que le rôle de l’autorité est de « punir les malfaiteurs et d’approuver les gens honnêtes ». Quand Jésus dit à Pierre : « tous ceux qui se serviront de l’épée mourront par l’épée », ce que nous rapporte Matthieu (26.52), il attribue à Rome le droit d’utiliser la force contre ceux qui font usage de violence pour leur propre compte. Quel que soit le modèle politique, le gouvernement en place est la seule autorité légitime à détenir le droit de porter l’épée pour punir ceux qui enfreignent la loi.

Verset 15

Je continue le texte.

Car voici ce que Dieu veut : c’est qu’en pratiquant le bien, vous réduisiez au silence toutes les calomnies portées contre vous par les hommes insensés, ignorants (1Pierre 2.15 ; Autre).

Le mot pour « ignorants » n’indique pas un simple manque de connaissances, mais un refus délibéré d’accepter la vérité. Ici, les trois mots « hommes, insensés, ignorants » commencent par alpha, la première lettre de l’alphabet grec. Pierre doit aimer jongler avec les lettres parce que c’est la deuxième fois qu’il le fait (1.4).

Afin de ne pas donner prise aux critiques, les croyants doivent « pratiquer le bien » (comparez Tite 3.1) et se conformer à l’ordre social, pour autant qu’il ne s’oppose pas à la volonté de Dieu, c’est à dire à l’enseignement des Écritures. Ce passage tend à prouver qu’aucune persécution n’a encore été déclenchée par Rome contre les chrétiens et que l’État joue toujours son rôle qui est de se faire craindre en réprimant le mal, en punissant les malfaiteurs et en protégeant les honnêtes gens.

Verset 16

Je continue.

(En pratiquant le bien) vous agirez (ainsi) en hommes libres, sans faire pour autant de votre liberté un voile pour couvrir une mauvaise conduite, car vous êtes des serviteurs de Dieu (1Pierre 2.16).

Beaucoup de fonctionnaires étrangers qui bénéficient de l’immunité diplomatique profitent de ce privilège pour allègrement violer les lois du pays d’accueil où ils vivent, y compris la participation à des crimes de sang. Cet abus de pouvoir n’est jamais qu’une magouille parmi tant d’autres et fait partie des fausses valeurs de ce monde. Le croyant ne doit jamais se conduire ainsi car il est affranchi des liens qui l’obligent à servir le péché, et il est devenu esclave de la justice, ce qui veut dire qu’il est désormais libre non de mal faire mais d’agir en conformité avec son statut « diplomatique » de « serviteur de Dieu ». Le fait qu’il ne soit qu’un hôte de passage sur terre ne lui donne pas le droit d’enfreindre ou de s’opposer aux lois de son pays de naissance ou d’accueil, ou de refuser de se soumettre aux autorités en place.

Verset 17

Je continue.

Témoignez à tout homme le respect auquel il a droit, aimez vos frères en la foi, “ révérez Dieu, respectez le roi ” ! (1Pierre 2.17).

Pierre résume les devoirs du citoyen chrétien (comparez Romains 13.7). Premièrement, il doit « respecter » chaque être humain parce que ceux-ci sont créés à l’image de Dieu. Même les esclaves, qui sous l’Empire romain ont autant de droit que le bétail, méritent le respect. Il n’existe pas de raison valable pour exploiter son prochain (Romains 2.11 ; Éphésiens 6.8, 9 ; Jacques 2.1-9), une pratique pourtant encore très répandue de nos jours. En second lieu, dit Pierre, le devoir du croyant est de « aimer ses frères (et sœurs) », les membres de la famille de Dieu (comparez Jean 13.34, 35 ; 15.12 ; 1Jean 3.23 ; 4.7, 21). Troisièmement, il doit « révérer Dieu », car il est « le Seigneur du ciel et de la terre » (comparez Deutéronome 13.14 ; Psaumes 111.10 ; Proverbes 9.10 ; Ecclésiaste 12.13 ; Hébreux 12.9, 28 ; Apocalypse 15.4). Cette crainte respectueuse vouée à Dieu se manifeste par l’obéissance aux directives de sa Parole. Finalement, dit Pierre, le croyant doit « respecter le roi », et cela même si c’est un despote de première catégorie du genre l’affreux Néron, parce qu’il faut se souvenir que nul ne prend le pouvoir sans l’aval du maître de l’univers.

Verset 18

Je continue le texte.

Serviteurs, soumettez-vous à votre maître avec tout le respect qui lui est dû, non seulement s’il est bon et bienveillant, mais aussi s’il est dur (1Pierre 2.18 ; Autre).

Le mot pour « serviteurs » (oiketai) signifie « domestiques ». Au premier siècle, avec les esclaves, ils constituent un gros pourcentage des membres des églises.

Certains maîtres sont doux, équitables, généreux, et aimables ; ils prennent leurs serviteurs en affection et les traitent comme des membres de leur famille. Mais dans leur majorité, les serviteurs subissent des sévices de tous ordres et n’ont aucun recours légal. Le philosophe grec Aristote (384-322 av. J-C) écrit :

Un esclave est un outil vivant alors qu’un outil est un esclave inanimé (Éthique, 1161 b).

Et dans un traité sur l’agriculture, on lit :

La seule différence entre l’esclave, la bête ou la carriole, est que le premier peut parler (Marcus Terentius Varron).

Pourtant, et malgré leur situation extrêmement difficile, Pierre ordonne aux serviteurs chrétiens de se soumettre sans amertume à leurs maîtres même s’ils sont « durs » (skollios), un mot qui signifie « tordu, pervers » et qui a donné scoliose en français, c’est tout dire.

Quand on considère de près la société occidentale, il semble que sa seule obligation morale est d’offrir les mêmes droits à tous les individus ; il n’est jamais question de sacrifices, mais seulement de droits : droits au travail, droits à la retraite, à rien faire, droits ethniques, des immigrés, des sans-papiers, des homosexuels et j’en passe. Et lorsque les gens n’obtiennent pas ce qu’ils considèrent leur dû, ils protestent haut et fort, ils manifestent, font la grève, boycottent, se révoltent, brûlent des voitures, et cassent même leur outil de travail. La fausse croyance qui sous-tend cette vision du monde est que nous sommes tous égaux et donc nous avons tous les mêmes droits. Mais cette idée est étrangère à l’enseignement des Écritures.

Versets 19-20

Je continue le texte.

En effet, c’est un privilège que de supporter des souffrances imméritées, par motif de conscience envers Dieu. Quelle gloire y a-t-il, en effet, à endurer un châtiment pour avoir commis une faute ? Mais si vous endurez la souffrance tout en ayant fait le bien, c’est là un privilège devant Dieu (1Pierre 2.19-20).

Voilà un concept révolutionnaire ! Certains esclaves du premier siècle subissent des traitements inhumains et c’est le cas des croyants qui à cause de leur foi refusent certaines demandes de leurs maîtres. Je laisse le soin à votre imagination de penser à des exemples. Matthieu rapporte que Jésus a dit :

Heureux serez-vous quand les hommes vous insulteront et vous persécuteront, lorsqu’ils répandront toutes sortes de calomnies sur votre compte à cause de moi. Oui, réjouissez-vous alors et soyez heureux, car une magnifique récompense vous attend dans les cieux. Car vous serez ainsi comme les prophètes d’autrefois : eux aussi ont été persécutés avant vous de la même manière (Matthieu 5.11-12).

Mis à part ces paroles du Seigneur, ce qui peut consoler et encourager un croyant à subir patiemment des souffrances injustes est la prise de conscience de la présence de Dieu à ses côtés et son espérance céleste. Dieu en effet ne nous épargne pas les épreuves de la vie et elles peuvent être rudes. Par contre, il promet que sa grâce sera suffisante pour y faire face (2Corinthiens 12.9). Un théologien de renom (Pink) écrit :

Lorsque nous constatons la défaite apparente du bien et le triomphe de la force et du mal… nous pourrions penser que Satan prend l’avantage. Mais si nous portons nos regards en haut, et non alentour, alors, bien visible au regard de la Foi, se dresse un Trône… Voilà donc le motif de notre confiance : Dieu est sur le Trône (cité par MacArthur ; commentaires sur 1Pierre 2.19-21).

Il n’y a aucun mérite à être magnanime face au châtiment s’il est la conséquence de mes propres fautes ou de ma stupidité. Je pourrais vous en dire long et donner des exemples personnels, mais vous comprendrez que j’ai pas trop envie.

Verset 21

Je continue le texte.

C’est à cela que Dieu vous a appelés, car le Christ aussi a souffert pour vous, vous laissant un exemple, pour que vous suiviez ses traces (1Pierre 2.21).

On pourrait penser que Pierre pousse un peu quand il affirme que l’appel des croyants est de souffrir en faisant ce qui est droit et juste devant Dieu, mais il n’est pas le seul. Dans sa seconde lettre à Timothée, l’apôtre Paul écrit :

Oui, tous ceux qui veulent vivre dans le Christ avec piété seront persécutés (2Timothée 3.12 ; SER ; comparez Jean 15.20).

Ce n’est pas être vertueux que de supporter patiemment une punition méritée, mais le chrétien est appelé à accepter de bonne grâce le traitement dur d’un mauvais maître et à gagner ainsi l’approbation de Dieu. Bien plus, cette persévérance à faire le bien et cette patience à endurer les souffrances sont même la vocation du chrétien, car elles font partie de « la communion aux souffrances de Jésus-Christ », qu’enseigne l’apôtre Paul dans son épître aux Philippiens (3:10 ; LSG).

Pierre dit que Jésus nous a laissé « un exemple » (hypogrammon), un mot qui n’apparaît qu’ici dans le Nouveau Testament et qui désigne une ébauche de dessin ou de lettres qu’un élève doit imiter.

Jésus est l’exemple suprême à suivre dans la façon dont il s’est comporté face aux souffrances injustes qu’il a subies. Jésus est le modèle à imiter par les croyants qui veulent marcher sur ses traces.

Versets 22-23

Je continue le texte.

Il n’a commis aucun péché, ses lèvres n’ont jamais prononcé de mensonge. Injurié, il ne ripostait pas par l’injure. Quand on le faisait souffrir, il ne formulait aucune menace, mais remettait sa cause entre les mains du juste Juge (1Pierre 2.22-23).

Pierre cite une prophétie d’Ésaïe (53.9). Jésus fut crucifié comme un vulgaire criminel au mépris de toute justice alors qu’il était tout à fait innocent et sans péché (comparez Ésaïe 53.9 ; Jean 8.46 ; 2Corinthiens 5.21 ; Hébreux 7.26) et pourtant il n’a rien dit. Son silence face aux accusations et à la souffrance prouve qu’il avait pleine confiance en Dieu qui prononcera le verdict final et qui lui rendra justice. En tant que Fils de Dieu, Jésus aurait pu d’un seul mot ou même d’une seule pensée, projeter ses bourreaux dans l’enfer éternel, mais au lieu de ça, il a choisi d’accepter de souffrir, et il a même demander au Père de pardonner à ses tortionnaires (Luc 23.34). En acceptant de porter toute la peine du péché, Jésus reconnaît que la sentence divine est juste. Mais il savait aussi que Dieu le déclarerait juste, le ressusciterait et le récompenserait pour son sacrifice en lui octroyant le droit de sauver tous les pécheurs qui viennent à lui.

Verset 24

Je continue le texte.

Il a pris nos péchés sur lui et les a portés dans son corps, sur la croix, afin que cessant d’exister pour le péché, nous menions une vie juste. Oui, c’est par ses blessures que vous avez été guéris une fois pour toutes (1Pierre 2.24 ; Autre).

Pierre cite à nouveau une prophétie d’Ésaïe (53.4, 5, 6, 11). Jésus a subi le châtiment de tous les péchés de tous les hommes qui lui font confiance. Il a pleinement satisfait la justice divine, ce qui permet à Dieu d’exercer sa grâce envers ceux qui croient et de leur accorder le pardon ; ils sont comme guéris du péché puisqu’ils n’en mourront pas (comparez Jean 11.25). La facture des péchés étant réglée, le croyant reçoit la vie éternelle.

Verset 25

Je finis maintenant de lire le chapitre deux de la première épître de Pierre.

Car vous étiez comme des brebis errantes mais, à présent, vous avez fait demi-tour vers le berger qui veille sur vous (1Pierre 2.25 ; Autre).

Pierre cite à nouveau une prophétie d’Ésaïe (53.6). Le mot pour « faire demi-tour » porte en lui l’idée de repentance, de tourner le dos au péché et donc de refaire sa vie avec Jésus.

Si vous n’avez pas accepté la mort du Christ à votre place, vous êtes toujours un pécheur perdu et condamné dans le bloc des accusés. Si Jésus n’a pas porté votre châtiment, celui-ci, telle l’épée légendaire de Damoclès, reste suspendu au-dessus de votre tête.