Chapitre 5

Verset 9

J’ai rien vu, j’ai rien entendu et je n’ai rien à dire. Voilà une maxime sage qui permet à la plupart de ceux qui l’appliquent de mener une vie paisible. Mais ce n’est pas toujours évident à mettre en pratique. Si par exemple, je suis témoin d’un crime, je me trouve instantanément confronté à un problème de conscience : vais-je témoigner en faveur de la victime ou me retirer du jeu sous prétexte que je veux qu’on me laisse tranquille ? Un passage du livre des Proverbes dit :

Délivre ceux que l’on entraîne à la mort et sauve ceux qui vont, chancelants, au supplice. Car si tu dis : “ Je ne le savais pas ”, celui qui sait ce qui se passe au fond des cœurs, ne discerne-t-il pas, lui ? Oui, celui qui protège ta vie le sait, et il rendra à chacun selon ses actes (Proverbes 24.11-12).

Celui qui prend la décision de plaider en faveur d’un innocent risque de mettre sa tête sur le billot ; il enclenche un processus qui va lui causer des soucis, lui faire perdre du temps et de l’argent. Il déclenche une pompe à purin qui va l’éclabousser. Mais face au mal et à l’injustice, le devoir de tout un chacun, et en particulier d’un croyant, est de témoigner pour la vérité, le droit et pour la justice.

Je continue de lire dans le chapitre cinq de la première épître de Jean.

Nous acceptons le témoignage des hommes ; mais le témoignage de Dieu est bien supérieur, et ce témoignage, c’est celui que Dieu rend à son Fils (1Jean 5.9).

Dans les sociétés de type démocratique, quand les témoins sont dignes de foi, on écoute leurs témoignages. C’était déjà le cas sous la loi de Moïse ; dans le livre du Deutéronome on lit :

La déposition d’un seul témoin ne suffira pas pour établir la culpabilité d’un homme accusé d’un crime, d’un délit ou d’une faute, quelle qu’elle soit, on ne pourra instruire l’affaire qu’après avoir entendu les déclarations de deux ou de trois témoins (Deutéronome 19.15).

Notre système judiciaire fonctionne à peu près sur ce modèle puisque malgré l’apport d’une technologie de plus en plus pointue, il tient toujours compte du témoignage des hommes.

Nous sommes éloignés du ministère de Jésus de presque deux mille ans. Ce que nous savons de lui a été couché sur le parchemin par des témoins oculaires de sa vie et de son œuvre, ou qui reçurent une révélation de Dieu, et qui étaient inspirés par le Saint-Esprit. Étant donné qu’on ne peut pas prouver que les écrivains sacrés ont écrit la stricte vérité, chacun doit décider pour lui-même de les croire ou pas.

Au premier siècle, des gens assistent au baptême de Jésus, ils voient le Saint-Esprit descendre sur lui sous la forme d’une colombe, d’autres écoutent son enseignement, bénéficient de ses miracles, assistent à sa mort sur la croix, à sa mise au tombeau, ou l’ont vu ressuscité. Les apôtres ont consacré et risqué leur vie afin de témoigner de tous les événements qui ont entouré Jésus depuis sa naissance jusqu’à son ascension dans les cieux (1Jean 1.1-3).

Par la foi, tous les croyants authentiques acceptent le témoignage de ces hommes et l’inspiration de leurs écrits. De toute façon, les déclarer menteurs, hystériques ou victimes de phénomènes hallucinatoires pose davantage de problèmes que de croire en ce qu’ils ont dit. Voilà pourquoi, même le plus anticlérical des athées reconnaît la véracité des faits relatés dans les livres d’histoire et les encyclopédies concernant le personnage historique appelé Jésus.

Cela dit, chacun sait qu’un même événement peut être sujet à différentes interprétations. Tous ceux dont le témoignage figure dans le Nouveau Testament ont l’absolue certitude que l’homme Jésus est aussi le Christ, le Fils de Dieu, la seconde personne de la Trinité et le Messie qui doit venir pour établir son royaume. Et ils étaient prêts à donner leur vie pour défendre ce qu’ils savaient être la plus grande vérité de tous les temps, et la plupart d’entre eux sont d’ailleurs morts martyrs.

Pourtant, dit Jean, « si nous acceptons le témoignage des hommes, le témoignage de Dieu est bien supérieur   et ce témoignage c’est celui que Dieu rend à son Fils ». Or un témoignage engage son auteur et Dieu s’est engagé lui-même en Christ.

Alors, comment le Père a-t-il rendu témoignage à son Fils ? Eh bien, il y a tout d’abord eu la voix audible au moment de son baptême, puis durant tout son ministère, Jésus manifeste une sagesse et donne un enseignement (Jean 17.8) qui est tellement extraordinaire que même ses ennemis sont interloqués. À ce sujet, Jean nous rapporte un incident étonnant. Après avoir entendu que Jésus a clairement attesté qu’il a été envoyé par le Père (Jean 7.28-29), le texte nous informe que les chefs des prêtres et les pharisiens envoient des gardes du Temple pour procéder à son arrestation (Jean 7.32). Mais après l’avoir écouté, il est écrit :

Les gardes du Temple retournèrent auprès des chefs des prêtres et des pharisiens. Ceux-ci leur demandèrent : –Pourquoi ne l’avez-vous pas amené ? Ils répondirent : –Personne n’a jamais parlé comme cet homme (Jean 7.45-46).

La mort de Jésus est entourée d’événements surnaturels qui sont évidemment d’origine divine : des ténèbres qui surgissent en plein après-midi, un tremblement de terre qui ouvre des caveaux d’où sortent des morts ressuscités, et l’énorme rideau du temple qui se déchire tout seul de haut en bas.

Cependant, la plus grande preuve de l’origine divine du Christ ne réside pas tant dans ses paroles que dans les œuvres que le Père lui a permis de faire. L’apôtre Jean rapporte que Jésus a lui-même dit :

Oui, Jean (baptiste) était vraiment comme un flambeau que l’on allume pour qu’il répande sa clarté. […] Quant à moi, j’ai en ma faveur un témoignage qui a plus de poids que celui de Jean : c’est celui des œuvres que le Père m’a donné d’accomplir. Oui, ces œuvres que j’accomplis attestent clairement que le Père m’a envoyé. De plus, le Père lui-même, qui m’a envoyé, a témoigné en ma faveur. Mais vous n’avez jamais entendu sa voix, ni vu sa face (Jean 5.35-37).

Jésus n’est pas le seul rabbin itinérant qui parcourt la Galilée, qui est entouré de disciples et qui enseigne la bonne Parole. Par contre, il est le seul à faire des miracles extraordinaires dans le but de manifester la compassion du Père et d’authentifier sa mission : l’offre de salut et l’instauration du royaume de Dieu en sa personne.

Verset 10

Je continue le texte de 1Jean.

Celui qui croit au Fils de Dieu possède ce témoignage en lui-même. Celui qui ne croit pas Dieu fait de lui un menteur, puisqu’il ne croit pas le témoignage que Dieu rend à son Fils (1Jean 5.10).

« Celui qui croit au Fils de Dieu » et « celui qui ne croit pas Dieu » sont deux attitudes opposées, ce qui signifie que Jean ne fait pas de différence entre la foi au Fils de Dieu et la foi en Dieu. Comme Jésus-Christ est Dieu incarné, croire en Christ, c’est croire en Dieu. Mais refuser de croire, c’est le faire menteur. Ma prise de position devant le témoignage que le Père rend à Jésus-Christ détermine ma destinée éternelle. C’est très simple car il n’y a que deux réponses possibles ; soit je crois ce que les Écritures enseignent et j’agis en conséquence, soit je n’y crois pas ou je m’en fiche, mais alors il faut savoir que tergiverser ou hésiter équivaut à un rejet. Face à Jésus il n’y a pas d’entre-deux, la neutralité n’existe pas car Matthieu rapporte qu’il a lui-même dit :

Celui qui n’est pas avec moi, est contre moi, et celui qui ne se joint pas à moi pour rassembler, disperse (Matthieu 12.30).

Pour celui qui croit au témoignage que la Parole de Dieu rend à Jésus, « croit au Fils de Dieu (et) possède ce témoignage en lui-même ». En d’autres mots, il est convaincu en son âme et conscience que Jésus homme est la seconde personne de la Trinité et que ses paroles sont la vérité.

Par contre, nier que Jésus est celui qu’il dit être, c’est refuser de croire au témoignage que le Père rend à son Fils et c’est donc faire Dieu menteur, ce qui est un crime de lèse majesté, un affront à la nature sainte de Dieu et donc un blasphème, car Dieu est la vérité parfaite et ne peut mentir (Nombres 23.19 ; 1Samuel 15.29 ; Tite 1.2 ; Hébreux 6.18).

Verset 11

Je continue le texte.

Et qu’affirme ce témoignage ? (le témoignage que Dieu rend à son Fils) Il dit que Dieu nous a donné la vie éternelle et que cette vie est en son Fils (1Jean 5.11).

En rendant témoignage à son Fils Jésus, Dieu poursuit l’objectif suprême de permettre aux pécheurs de recevoir la vie éternelle. Jean rapporte que dans la prière dite « sacerdotale », Jésus a dit :

La vie éternelle consiste à te connaître, toi le Dieu unique et véritable, et celui que tu as envoyé : Jésus-Christ (Jean 17.3).

La vie éternelle ne consiste pas seulement en une durée de temps qui ne finit jamais mais en une qualité de vie extraordinaire. Posséder la vie éternelle est bien plus que de ne pas être condamné, c’est connaître Dieu dans le sens fort du terme, c’est prendre part à qui il est, à sa gloire, sa sainteté et à la joie céleste et parfaite, pour l’éternité.

La vie éternelle n’est accordée qu’à ceux qui croient au témoignage de Dieu le Père et qui placent leur foi dans son Fils. Le message du salut est exclusif et absolument intolérant parce qu’il affirme qu’il n’existe pas plusieurs chemins qui mènent à Dieu, mais un seul et c’est Jésus-Christ (Jean 14.6). On ne peut pas envisager la vie éternelle en-dehors du Fils Jésus. Dans le livre des Actes, on lit que l’apôtre Pierre déclare :

C’est en lui seul que se trouve le salut. Dans le monde entier, Dieu n’a jamais donné le nom d’aucun autre homme par lequel nous devions être sauvés (Actes 4.12 ; comparez Jean 6.68 ; 17.2 ; Romains 6.23 ; 1Timothée 1.16 ; Jude 21).

Selon les normes actuelles de notre société humaniste où tout le monde il est pareil, ce que nous considérons comme la Bonne Nouvelle de Jésus est anachronique et intolérable aux oreilles de nos contemporains. Il ne faut donc pas s’étonner si la plupart d’entre eux nous rejettent ainsi que notre message.

Verset 12

Je continue le texte.

Celui qui a le Fils a la vie. Celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie (1Jean 5.12).

Il n’est guère possible de donner une définition plus simple et plus brève de la vie éternelle. Certaines personnes disent : « J’aimerais bien savoir si oui ou non j’ai la vie éternelle », mais c’est prendre le problème à l’envers. La question n’est pas de savoir ce que je crois ou pas mais en qui je crois.

La vie éternelle ne s’obtient pas en faisant quelque chose, par des rites et des bonnes œuvres, par des accomplissements humains aussi nobles soient-ils. La vie éternelle est indépendante de ma naissance ou de la couleur de ma peau, de mon éducation ou de mon rang social, de mon intelligence ou de mon occupation professionnelle, de mon affiliation religieuse ou de ma participation à un culte, de mes prières ou de mes souffrances, contrairement à ce que les grands mystiques béatifiés veulent nous faire croire.

La souffrance est une conséquence de la malédiction de Dieu sur l’homme et il n’y a aucun mérite à souffrir. À ce sujet, la parabole du mauvais riche et de Lazare que nous raconte Luc (16.19-31) nous met mal à l’aise parce qu’elle semble dire que si la vie n’est pas juste, dans l’au-delà tout sera rééquilibré. Lazare a souffert ici-bas et il est consolé dans le royaume des cieux. Le mauvais riche a mené une vie de rêve et donc il est automatiquement dans la souffrance après sa mort. Cette histoire nous dérange parce qu’on dirait qu’elle enseigne qui si tout va bien pour vous ici-bas, vous avez une réservation en enfer, mais si vous êtes un S.D.F qui traîne dans les rues, une place au ciel vous attend.

Mais là n’est évidemment pas l’enseignement de cette parabole qui est d’abord dirigée contre la secte des sadducéens parce qu’ils sont énormément riches, ils ne croient pas en la résurrection ou en la vie après la mort, et ce n’est pas la compassion qui les étouffe. Quant à Lazare, si des anges sont venus le chercher, ce n’est pas parce que c’est un nécessiteux misérable, mais parce que malgré sa situation épouvantable, il s’attendait à Dieu.

L’apôtre Jean est absolument clair : « Celui qui a le Fils a la vie. Celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie ». Point barre. La discussion est terminée. Le Jésus des évangiles est un personnage merveilleux parce qu’il est unique ; il est Dieu manifesté en homme. Personne n’est comme lui ; il est le Fils unique de Dieu et le seul qui puisse me sauver. Il est mort sur la croix parce que seul son sacrifice parfait peut effacer mes péchés ; il est ressuscité et il est assis à la droite de la majesté divine dans les cieux. Il est mon refuge et le garant de ma vie éternelle.

« Celui qui a le fils a la vie » et celui qui croit cette déclaration honore Dieu parce qu’il le prend au mot. En plaçant ma confiance en Jésus, j’affirme que Dieu le Père dit la vérité.

La foi au Fils de Dieu est la seule ancre qui résiste à toutes les tempêtes et chacun sait qu’elles sont nombreuses et inévitables, car la vie est remplie d’incertitudes avec peu de garanties et peu de ressources sur lesquelles compter. Job résume bien la fragilité humaine quand il dit :

L’homme naît pour souffrir, comme l’étincelle pour voler. – […] né de la femme ! sa vie est courte, sans cesse agitée (Job 5.7 ; 14.1 ; LSG).

La maladie, un accident, la violence ou la vieillesse nous surprennent tous un jour, car comme le dit si bien Jacques (4.14 ; SER), nous sommes « une vapeur qui paraît pour un peu de temps, et qui ensuite disparaît ». Dans le psaume 90, Moïse dit :

Le temps de notre vie ? C’est soixante-dix ans, au mieux : quatre-vingts ans pour les plus vigoureux ; et leur agitation n’est que peine et misère. Car le temps passe vite et nous nous envolons (Psaumes 90.10).

Entre-temps, notre pèlerinage ici-bas est parsemé de doutes, de questions et d’incertitudes. Les emplois disparaissent parce que pour rester compétitives ou pour engranger un maximum de profit, les entreprises s’implantent dans les pays où la main d’œuvre est le moins cher possible. Il nous faut constamment faire face à l’instabilité des marchés boursiers et aux fluctuations de l’économie et nous voguons de crise en crise. Au niveau des relations humaines, c’est pas la joie non plus car celles-ci se font et se défont au gré des caprices personnels.

Nul n’est à l’abri non seulement d’un accident mais aussi d’une catastrophe naturelle qui peut gommer en un instant les richesses accumulées d’une vie quand ce n’est pas la vie elle-même. Dans le livre de l’Ecclésiaste, Salomon écrit :

J’ai vu sous le soleil une calamité affligeante : il arrive que les richesses conservées par un homme fassent son malheur. Qu’elles viennent à se perdre à cause de quelque mauvaise affaire, et il ne lui en reste rien lorsqu’il met un fils au monde. Il est sorti nu du sein de sa mère, et il partira comme il est venu, sans emporter dans ses mains une miette du fruit de son labeur (Ecclésiaste 5.12-14).

Pour se prémunir contre les impondérables de la vie, les gens s’entourent de toutes sortes d’assurances. Toutefois, l’incertitude la plus grande aux conséquences les plus désastreuses n’est pas liée à notre vie sur terre, mais à l’après-tombe ou au monde à venir. Comme la plupart des gens rejettent la Bonne Nouvelle de Jésus, ils n’ont aucune espérance pour l’éternité et sont sous la colère de Dieu. Dans son évangile, Jean déclare :

Celui qui met sa confiance en lui (Jésus) n’est pas condamné, mais celui qui n’a pas foi en lui est déjà condamné, car il n’a pas mis sa confiance en la personne du Fils unique de Dieu (Jean 3.18).

Verset 13

Je continue le texte de 1Jean.

Je vous ai écrit ces choses, pour que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au Fils de Dieu (1Jean 5.13 ; auteur).

« Ces choses » est une expression que Jean a déjà utilisée deux fois (1Jean 2.1, 26) et qui se rapporte à ce qu’il vient de dire à propos du témoignage de Dieu qui nous a donné la vie éternelle (1Jean 5.9-12). Devant le triste tableau que présente la nature humaine et dans un monde d’incertitudes, sur la base du témoignage de Dieu, l’apôtre Jean déclare : « Je vous ai écrit… pour que vous sachiez ». Deux des objectifs que l’apôtre s’est fixés dans cette épître sont de s’assurer, d’une part, que ses lecteurs ont placé leur entière confiance en Jésus-Christ, et d’autre part, qu’ils savent qu’ils possèdent dès maintenant la vie éternelle.

Tout au long de la lettre, Jean mentionne des tests qui sont destinés à identifier les vrais chrétiens. Les croyances et les comportements qu’il mentionne ont d’abord un but polémique ; ils sont provocateurs afin d’exposer les imposteurs spirituels et les hérétiques que Jean appelle « les antichrists ». Cependant, ces tests ont également un but pastoral parce qu’ils procurent une confiance et une assurance plus profonde aux croyants authentiques.

« Je vous ai écrit ces choses pour que vous sachiez que vous avez la vie éternelle » est une déclaration de l’apôtre qui est très proche d’une autre au tout début de cette lettre quand il dit :

Si nous vous écrivons ces choses, c’est pour que notre joie soit complète (1Jean 1.4).

Prises ensemble, ces deux déclarations constituent l’un des buts que Jean s’est fixés en écrivant cette épître. Il veut que ses lecteurs aient la certitude de posséder la vie éternelle car une telle assurance est source d’une joie pleine et entière.

Il existe également un autre parallèle très marqué entre ce que Jean exprime ici et la fin de son évangile où il dit :

Ce qui se trouve dans ce livre a été écrit pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant, vous possédiez la vie en son nom (Jean 20.31 ; auteur).

L’apôtre écrit l’évangile qui porte son nom afin que les gens puissent croire et être sauvés ; il écrit sa première épître afin que ceux qui croient sachent qu’ils sont sauvés.