Chapitre 2

Verset 16

Supposons qu’il existe une autre planète habitée que la terre et que l’un de ses habitants nous rende visite, eh bien je crois qu’il serait très étonné de constater combien notre monde est chaotique à cause des injustices. Les philosophes puis les scientifiques et maintenant certains religieux font des contorsions dans tous les sens pour essayer d’expliquer le mal que les hommes commettent, mais leurs explications fumeuses sont ridicules. Le problème est que nous vivons dans un système de valeurs dont Dieu est exclu.

Le péché est la réalité dominante de notre monde et il règne suprême. Bien qu’il se manifeste par des actions visibles, ses racines vont jusqu’aux profondeurs du cœur humain dépravé. Le péché pénètre l’esprit déchu, contrôle la volonté et les affections, souillant le pécheur dans toutes les dimensions de son être.

Pourtant, même si les tentations proviennent du monde, on ne peut pas attribuer nos fautes à des influences extérieures et on ne peut pas dire : « c’est à cause du diable ! », car je suis le seul responsable de mes actions coupables parce qu’elles proviennent de mes propres désirs mauvais (Jacques 1.13-16). Le péché est latent dans le cœur de chacun de nous et prêt révéler sa tête hideuse à tout moment. Marc rapporte que Jésus a dit :

C’est du dedans, c’est du cœur de l’homme que proviennent les pensées mauvaises qui mènent à l’immoralité, au vol, au meurtre, à l’adultère, l’envie, la méchanceté, la tromperie, le vice, la jalousie, le blasphème, l’orgueil, et à toutes sortes de comportements insensés. Tout ce mal sort du dedans et rend l’homme impur (Marc 7.21-23).

L’apôtre Paul ajoute son suffrage aux paroles du Christ quand il écrit aux Galates :

Tout le monde voit bien ce qui procède de l’homme livré à lui-même : l’immoralité, les pratiques dégradantes et la débauche, l’adoration des idoles et la magie, les haines, les querelles, la jalousie, les accès de colère, les rivalités, les dissensions, les divisions, l’envie, l’ivrognerie, les orgies et autres choses de ce genre. Je ne puis que répéter ce que j’ai déjà déclaré à ce sujet : ceux qui commettent de telles actions n’auront aucune part à l’héritage du royaume de Dieu (Galates 5.19-21).

Le péché provient donc de la nature déchue de chaque être humain et celle-ci est issue de la désobéissance initiale d’Adam et Ève (Genèse 3 ; Psaumes 51.5 ; 58.3 ; Éphésiens 2.3 ; 4.17-19 ; Colossiens 2.13). Depuis qu’ils se sont rebellés à l’ordre divin, le péché est universel et personne n’échappe à sa tyrannie. Aux Israélites, le prophète Ésaïe a dit :

Malheur à la nation pécheresse, au peuple chargé d’iniquités, à la race des méchants, aux enfants corrompus ! Ils ont abandonné l’Éternel, ils ont méprisé le Saint d’Israël. Ils se sont retirés en arrière… Quels châtiments nouveaux vous infliger, quand vous multipliez vos révoltes ? La tête entière est malade, et tout le cœur est souffrant. De la plante du pied jusqu’à la tête, rien n’est en bon état : Ce ne sont que blessures, contusions et plaies vives, qui n’ont été ni pansées, ni bandées, ni adoucies par l’huile (Ésaïe 1.4-6 ; LSG).

Et le roi David écrit :

Tous sont égarés, tous sont pervertis ; il n’en est aucun qui fasse le bien, pas même un seul (Psaumes 14.3 ; LSG ; comparez Romains 3.10-12).

Je continue maintenant de lire dans le second chapitre de la première épître de Jean.

[Si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est pas en lui] car tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair, la convoitise des yeux et l’orgueil de la vie, ne vient pas du Père, mais vient du monde (1Jean 2.16 ; SER).

En décrivant tout « ce qui est dans le monde », l’apôtre en spécifie le contenu par trois expressions qui soulignent bien les apparences trompeuses du monde. Il y a d’abord « la convoitise de la chair ». Le mot « convoitise »  (epithymia) est utilisé deux fois dans ce verset et une fois dans le suivant. Dans le Nouveau Testament, ce mot dénote la plupart du temps mais pas toujours des mauvais désirs. Ici, l’expression se rapporte à des pulsions et des appétits corporels illicites. Dans le livre de la Genèse on lit que dans le jardin d’Eden

L’Éternel Dieu ordonna à l’homme : Mange librement des fruits de tous les arbres du jardin, sauf du fruit de l’arbre du choix entre le bien et le mal. De celui-là, n’en mange pas, car le jour où tu en mangeras, tu mourras (Genèse 2.16-17).

Mais suite à la tentation du diable, le texte dit :

La femme vit que le fruit de l’arbre était bon à manger, agréable aux yeux, et qu’il était précieux pour ouvrir l’intelligence. Elle prit donc de son fruit et en mangea. Elle en donna aussi à son mari qui était avec elle, et il en mangea (Genèse 3.6).

Ève et Adam constatent on ne sait pas trop comment, que ce fruit est bon à manger, agréable aux yeux et précieux pour ouvrir l’intelligence. Nous avons ici les trois catégories de convoitises mentionnées par Jean : « la chair, les yeux et l’orgueil de la vie ». Quand Ève et Adam décident de désobéir à l’Éternel en mangeant du fruit du seul arbre qui leur est interdit, ils plongent tous leurs descendants, et donc la race humaine dans la mort.

Jésus s’est trouvé dans une situation quelque peu analogue à Ève et Adam, car il a également été tenté par le diable sous les trois aspects mentionnés par Jean : « la chair, les yeux et l’orgueil ». En effet, Matthieu rapporte que quand après avoir jeûné pendant 40 jours, Jésus eut faim, Satan lui suggéra :

Puisque tu es le Fils de Dieu, ordonne que ces pierres se changent en pains (Matthieu 4.3 ; auteur).

Il ne fait aucun doute que Jésus est affamé et qu’il a un besoin pressant de manger, et il aurait évidemment pu transformer des pierres en pains ou en croissants. Le diable cherche donc à pousser Jésus à prouver qui il est et à en tirer profit en dehors de la volonté de son Père ; la tentation réside dans la suggestion subtile d’agir indépendamment de Dieu le Père pour satisfaire des besoins physiques légitimes. Satan n’incite pas Jésus à transgresser un commandement de la loi de Moïse car il sait très bien que le Christ ne peut pas être tenté directement par le mal. Par contre, ce n’est pas une faute que de manger pour apaiser sa faim. Oui mais le moyen d’obtenir la nourriture peut être une transgression des préceptes divins. Si j’ai faim et que je vole à l’étalage, je commets une infraction. Le diable incite donc Jésus à créer une belle miche de pain par son propre pouvoir. Mais le Seigneur résiste à cette tentation parce que le moment pour lui de satisfaire sa faim n’est pas encore venu. Sa réponse au tentateur montre sa parfaite soumission à la volonté du Père et à son plan pour lui. Jésus répond au diable :

Il est écrit : L’homme n’a pas seulement besoin de pain pour vivre, mais aussi de toute parole que Dieu prononce ((Matthieu 4.4).

En d’autres mots : « Dieu ne m’a pas encore donné la permission de manger et en attendant, c’est sa volonté qui est ma subsistance ».

La deuxième convoitise que mentionne Jean est celle des yeux. Bien que ce soient des dons de Dieu (Proverbes 20.12 ; Ecclésiaste 11.7) qui nous permettent de voir la splendeur de sa création (Psaumes 8.3, 4 ; 19.1 ; 33.6 ; 104.24 ; Ésaïe 40.26 ; Romains 1.20), les yeux sont aussi des fenêtres grandes ouvertes par lesquelles les tentations qui sont tout autour de nous peuvent entrer, pénétrer dans le tréfonds de mon âme et attiser ma nature pécheresse. Certaines tenues vestimentaires suggestives, les publicités et les photos osées, la luxure qui est étalée par la télé et les films nous incitent à nous laisser aller à des pensées et actions qui sont contraires aux lois morales de Dieu. Je peux alors facilement devenir envieux, avide comme une éponge et je convoite (Proverbes 27.20 ; Ecclésiaste 1.8 ; 4.8).

Le livre de la Genèse rapporte que la femme de Lot a les yeux chargés de regrets à cause de toutes ses possessions qui partent en fumée. Alors, elle ne peut s’empêcher de jeter un coup d’œil coupable qui lui vaut d’être pétrifiée sur place (Genèse 19.17, 26).

Lors de la conquête de Jéricho par les Israélites, un dénommé Akân voit des richesses qui attisent sa convoitise et il s’en empare alors que l’Éternel avait strictement interdit de prendre quoi que ce soit. Comme une partie de sa famille est de mèche avec lui, ils ont tous été lapidés (Josué 7.18-26 ; 22.20).

De sa résidence royale, David voit et contemple une très belle jeune femme (Bath-Chéba) toute nue qui prend son bain. Peut-être l’a t-elle fait exprès mais la question n’est pas là. En tout cas, le roi ordonne aussitôt qu’on lui amène cette créature de rêve. Vous devinez la suite, mais le pire est que ce premier péché conduit le roi à une ignominie sans nom puisqu’il fait assassiner le mari gênant. Cependant, David a chèrement payé ses fautes pendant le reste de ses jours (2Samuel 11.1-5 ; 12.1-20 ; Psaumes 51.1-17). Quel malheur qu’il n’ait pas observé le pacte que Job dit avoir conclu avec ses yeux et qui est de ne jamais porter un regard chargé de désir sur une jeune fille (Job 31.1).

Il est encore plus important d’observer strictement cette règle de nos jours que du temps de Job, car aujourd’hui dans les pays industrialisés, les femmes portent souvent des vêtements qui moulent le corps ou des jupes courtes flottantes avec des corsages plongeants ; la mode est faite pour séduire et aguicher la convoitise. Matthieu rapporte que Jésus a dit :

Vous avez appris qu’il a été dit : “ Tu ne commettras pas d’adultère. ” Eh bien, moi je vous dis : Si quelqu’un jette sur une femme un regard chargé de désir, il a déjà commis adultère avec elle dans son cœur (Matthieu 5.27-38).

Jésus aussi a été tenté par les yeux mais d’une toute autre manière. Le texte de Matthieu (4.8-10) dit que « le diable le transporta encore sur une très haute montagne. Là, il lui montra tous les royaumes du monde et leur magnificence. Puis il lui dit : Tout cela, je te le donnerai si tu te prosternes devant moi pour m’adorer ». Si le Seigneur avait possédé une nature de péché comme moi, il aurait facilement pu accepter la proposition de Satan et se laisser séduire par la convoitise des yeux et il serait alors devenu le maître du monde sans passer par la croix. Mais Jésus répond au tentateur : « Va-t’en, Satan ! Car il est écrit : Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et c’est à lui seul que tu rendras un culte ».

La troisième catégorie de convoitise qui permet à la tentation d’avoir accès à notre âme est « l’orgueil de la vie ». Cette expression est littéralement « la prétention de la vie humaine ». Le mot grec pour « prétention » n’est utilisé qu’ici dans le Nouveau Testament. Cette forme d’orgueil est une attitude arrogante, une sorte d’exaltation de soi qui est à l’origine de tous les autres péchés, y compris la convoitise de la chair et celle des yeux. Les croyants ne doivent jamais se laisser aller à une telle mondanité.

Jésus aussi a été confronté à cette tentation. Toujours selon Matthieu (4.5-7), « le diable le transporta dans la cité sainte, le plaça sur le haut du Temple et lui dit : Si tu es le Fils de Dieu, lance-toi dans le vide, car il est écrit : Il donnera des ordres à ses anges à ton sujet. Ils te porteront sur leurs mains, pour que ton pied ne heurte aucune pierre ». Si Jésus avait suivi cette suggestion, son geste aurait révélé la protection de Dieu ce qui aurait d’emblée acquis à Jésus un très grand prestige. Il aurait impressionné d’un coup d’un seul tout Israël parce qu’il y avait beaucoup de monde à Jérusalem étant donné qu’on y célébrait l’une des trois fêtes où tous les hommes valides doivent se rendre. Mais au lieu de mordre à l’hameçon, le Seigneur répond au diable : « il est aussi écrit : Tu ne forceras pas la main du Seigneur, ton Dieu ».

Verset 17

Je continue maintenant le texte de 1Jean.

Or le monde passe avec tous ses attraits, mais celui qui accomplit la volonté de Dieu demeure éternellement (1Jean 2.17).

Le verbe « passe » (paragetai) est au présent de l’indicatif. Le monde en tant que système d’idéologies opposé à Dieu est en train de « passer » parce qu’il est engagé dans un processus d’autodestruction (1Corinthiens 7.31 ; 1Pierre 4.7) tout comme chaque personne d’ailleurs (Jacques 1.10 ; 4.14 ; 1Pierre 1.24).

La vanité est le lot quotidien de la grande majorité des êtres humains qu’ils soient riches ou pauvres. Bien sûr, on remarque surtout les hommes politiques parce qu’ils cherchent le pouvoir par tous les moyens et les masses média les suivent à la trace. Mais il y a aussi la haute finance et son armée de traders dont le seul but est d’engranger un maximum de fric.

Pendant des siècles, les courtisans et les courtisanes des cours royales européennes passent le plus clair de leur temps à soigner leurs tenues physiques et vestimentaires, et leur parler pédant uniquement pour paraître. Mais que reste-t-il de leurs prétentions ridicules ? Des pages d’histoire et des films où l’on se moque d’eux.

Par contraste, Jean a déjà dit que le croyant ne doit pas aimer le système de ce monde parce qu’il est incompatible avec l’amour pour Dieu. Maintenant il dit que cette création disparaîtra. Les morts vivants du monde sont destinés au jugement alors que ceux qui vivent et marchent avec Dieu n’auront pas de fin puisqu’ils ont l’éternité devant eux.

Verset 18

Je continue le texte.

Mes enfants, la dernière heure a commencé. Vous avez appris qu’un “ anti-Christ ” doit venir. Or, dès à présent, beaucoup d’antichrists sont là. Voilà pourquoi nous savons que nous sommes entrés dans la dernière heure (1Jean 2.18).

Le mot pour « enfants » (paidia ; 1Jean 2.13) se rapporte à de jeunes enfants immatures et donc vulnérables, qu’il faut mettre en garde contre les dangers qui les guettent.

« La dernière heure » correspond à ce que d’autres auteurs du Nouveau Testament appellent « les derniers temps » ou « les derniers jours ». Il s’agit de cette parenthèse historique que nous vivons actuellement et qui a débuté avec la venue de Jésus et s’achèvera par son retour glorieux. Cette période est caractérisée par une superposition du monde à venir qui est déjà présent, et du monde dans lequel on vit et qui n’a pas encore disparu. Aujourd’hui, ceux qui croient en Jésus-Christ reçoivent le pardon de leurs fautes et la vie éternelle mais la manifestation pleine et entière de leur salut reste limitée parce que le péché et la mort règnent toujours. Cependant, le compte à rebours de la fin des temps est déjà enclenché et la scène est prête pour le dernier acte, le drame final de l’histoire qui verra l’instauration du règne de mille ans de Jésus.

Le mot « anti-Christ » n’apparaît que dans les épîtres de Jean, cependant on retrouve cette idée dans toutes les Écritures (Daniel 7.7 ; 9.26, 27 ; 11.36-39 ; Matthieu 24.15 ; Marc 13.6 ; 2Thessaloniciens 2.3, 8 ; Apocalypse 11.7 ; 13.1-10, 18 ; 17.1-18).

Anti-Christ est la translittération du mot grec « antichristos », qui veut dire « contre ou à la place de Christ ». Ce mot désigne quiconque s’oppose au Seigneur, cherche à le supplanter (Matthieu 24.24 ; Marc 13.21, 22) ou le contrefait en le représentant d’une manière mensongère. C’est bien sûr ce que font toutes les sectes qui créent un autre Christ à leur propre vouloir. Un antichrist est dangereux parce que c’est un assemblage d’hypocrisie et d’hérésie doctrinale, un loup déguisé en brebis qui s’infiltre dans l’Église pour tromper les personnes mal affermies. Mais si celles-ci sont de véritables croyants, elles finiront par s’apercevoir de la supercherie et reviendront dans le troupeau de Dieu.

Les Écritures enseignent que pendant les sept années de tribulations à venir, un homme apparaîtra et sera l’ultime Antichrist. Au fil des siècles, on a beaucoup spéculé au sujet de l’identité de ce sinistre individu et on a proposé de nombreux personnages, surtout des conquérants cruels et assoiffés de sang, mais en vain. Cet Antichrist à venir sera un homme imposant, intimidant, d’une intelligence et d’une éloquence faramineuses. Il possédera de grandes connaissances dans tous les domaines et deviendra le chef politique du monde. Cet homme impie appelé « fils de la perdition » sera voué à la violence et à la destruction (Matthieu 24.15-25 ; 2Thessaloniciens 2.1-12). Il sera si convaincant comme allié et libérateur qu’Israël signera un pacte avec lui pour qu’il devienne son protecteur.

Mais ensuite, il retournera sa veste, se dressera contre la nation juive et montera sur le trône du sanctuaire du temple reconstruit, et il blasphémera Dieu en se faisant passer pour lui aux yeux du monde. La venue de cet homme maudit sera précédée par de nombreux hérétiques, et les antichrists dont parle Jean en font partie. Matthieu rapporte que Jésus a mis ses disciples en garde quand il leur a dit :

Prenez garde que personne ne vous séduise. Car plusieurs viendront sous mon nom, en disant : C’est moi qui suis le Christ. Et ils séduiront beaucoup de gens (Matthieu 24.4-5 ; SER). De faux christs surgiront, ainsi que de faux prophètes. Ils produiront des signes extraordinaires et des prodiges au point de tromper, si c’était possible, ceux que Dieu a choisis (Matthieu 24.24).

Verset 19

Je continue le texte de 1Jean.

Ces adversaires du Christ sont sortis de chez nous mais, en réalité, ils n’étaient pas des nôtres. Car, s’ils avaient été des nôtres, ils seraient restés avec nous. Mais ils nous ont quittés pour qu’il soit parfaitement clair que tous ne sont pas des nôtres (1Jean 2.19).

Dieu a toujours permis à des imposteurs d’exercer leur influence nuisible et corruptrice dans les assemblées de croyants afin de les épurer en attirant à eux les faux frères. Ceux qui abandonnent ainsi la foi véritable prouvent leur vraie nature. Au final, ces sinistres individus servent la cause de Dieu en purifiant son peuple.

Vers la fin du premier siècle, certains rejettent déjà l’incarnation et prônent un autre Christ, un être surnaturel et sublime, qui serait descendu en esprit sur un homme du nom de Jésus lors de son baptême pour l’habiter temporairement. Il aurait alors manifesté une puissance et une sagesse extraordinaires mais l’aurait quitté juste avant sa mort. Quelques décennies plus tard, cette perception hérétique de Jésus devient l’une des principales doctrines du gnosticisme. Dans sa deuxième épître, Jean écrit :

Un grand nombre de personnes qui entraînent les autres dans l’erreur se sont répandues à travers le monde. Ils ne reconnaissent pas que Jésus-Christ est devenu véritablement un homme. Celui qui parle ainsi est trompeur, c’est l’anti-Christ (2Jean 7).

Aujourd’hui, quand on pousse les gens dans leur retranchement, on s’aperçoit que la majorité d’entre eux considère Jésus comme un être extraordinaire, un prophète et tout ce que vous voudrez sauf Dieu fait homme. Et ceux qui disent croire en la divinité de Jésus la diluent en lui adjoignant d’innombrables autres intercesseurs. Les hérésies du premier siècle survivront tant que Satan sera le Prince de ce monde.