Chapitre 9

Introduction

Avez-vous déjà entendu les déclarations suivantes : « Je crois ce que je vois ; je vois ce que je regarde, et je regarde ce que je veux ». Vous ai-je perdu en route avec cette suite de phrases pourtant très logiques ? Contrairement à ce qu’on voudrait croire, ni vous ni moi n’avons la capacité d’évaluer un événement d’une façon absolument objective. C’est tout simplement impossible. L’être humain est sujet à lui-même ; il est subjectif jusqu’au bout des ongles parce qu’il est constamment sous l’influence de son passé, de son présent, ses soucis, son humeur du moment, etc. Je regarde inconsciemment et donc je privilégie ce que je choisis de voir. Il s’en suit que je vois et j’apprécie ce que je regarde, et ce que j’ai vu devient important et ma vérité.

Tout ça, c’est compliqué, mais c’est aussi pour dire que l’histoire d’un pays peut-être vue et considérée selon divers points de vue. C’est le cas des livres de Samuel, des Rois et ceux des Chroniques, qui commentent les mêmes événements, mais selon une perspective différente.

Versets 1-3

Je vous ai fait grâce de toutes les généalogies des 12 tribus d’Israël et maintenant, je commence à lire le chapitre 9 du 1er livre des Chroniques.

La population de Juda fut déportée à Babylone, à cause de ses infidélités. Les premiers à s’établir de nouveau dans leurs propriétés et dans leurs villes respectives, furent des Israélites, des prêtres, des lévites, et des descendants d’étrangers effectuant des tâches subalternes au Temple. De plus, des gens des tribus de Juda, de Benjamin, d’Éphraïm et de Manassé s’établirent à Jérusalem (1Chroniques 9.1-3).

Parmi les premiers exilés à retourner en Palestine se trouvent des membres de la tribu de Lévi, ceux qui forment la classe des prêtres et des officiants et qui assurent le fonctionnement et l’entretien du Temple. Le chroniqueur est surtout intéressé par ceux qui se sont installés à Jérusalem. Il mentionne la présence de membres des tribus du Nord déportés en Assyrie aux 8e ou 7e siècles av. J-C. Mais cet empire tomba sous la domination de Babylone qui fit la conquête du royaume de Juda que l’Éternel avait abandonné à cause de sa révolte contre lui.

Pendant leur exil, la plupart des Israélites, qu’ils soient du nord ou de Juda, conservèrent leur identité juive et tribale, et s’associèrent alors qu’ils sont en terre étrangère. Voilà pourquoi, une fois que le peuple élu est de retour en Palestine, on y trouve des membres des 12 tribus comme de celles d’Éphraïm et de Manassé, les deux fils de Joseph. Plusieurs passages du second livre des Chroniques (11.16 ; 15.9 ; 30.11, 18 ; 34.9) nous apprennent qu’à un moment ou à un autre, un nombre considérable d’Israélites du Nord se sont joints à Juda, reconnaissant par là que c’est la tribu royale. Soit dit en passant que ces rapatriés nordistes n’ont jamais essayé de rétablir leur ancien royaume détruit par les Assyriens.

Ensuite, le texte donne toute une série de noms de personnes et de groupes familiaux qui sont revenus de Babylone pour s’installer à Jérusalem. En ce qui concerne les descendants de Lévi, l’auteur précise leurs fonctions au Temple. Il veut ainsi souligner la légitimité des institutions de son temps en montrant qu’elles reproduisent celles qui avaient été mises en place à l’époque du roi David. Le chroniqueur veut mettre en évidence qu’après son retour d’exil, la communauté juive a surtout un caractère religieux.

Verset 33-34

Je continue plus loin et finis le chapitre 9.

Les chefs de groupe familial des lévites affectés au chant avaient leurs chambres ; ils étaient dispensés de toute autre tâche, parce qu’ils étaient de service jour et nuit. Ce sont là des chefs de groupe familial des lévites chacun dans sa génération. Ils habitaient à Jérusalem. (1Chroniques 9.33,34).

La musique était importante en Israël, car les chants faisaient partie du culte d’adoration à l’Éternel. David fut d’ailleurs appelé « le doux chantre d’Israël » car c’est lui qui a composé la plus grande partie des psaumes de l’Ancien Testament, des psaumes qui étaient chantés. Le texte continue avec la lignée détaillée de Saül de la tribu de Benjamin, parce qu’il est le premier roi d’Israël. Cette filiation est la dernière qui nous est donnée par l’auteur.

Malgré ses imperfections, la généalogie des 9 premiers chapitres du livre des Chroniques est la plus complète qui existe, et n’a pas sa pareille dans la littérature mondiale. Elle commence par Adam, le premier homme et se termine avec le nouvel homme, Jésus-Christ.

Aujourd’hui, personne ne peut remonter jusqu’à Adam car toutes les archives et généalogies israélites furent détruites lors de la prise de Jérusalem par les Romains en l’an 70 de notre ère. Cependant, nous savons que nous descendons tous à la fois d’Adam et du bon vieux Noé, puisque hormis lui et sa famille, toute la race humaine fut anéantie et une nouvelle humanité débuta avec ses trois fils Cham, Sem et Japhet, ce dernier étant l’ancêtre des Européens.

Pour en revenir aux généalogies du 1er livre des Chroniques, il est notable de remarquer des omissions flagrantes. Ainsi Caïn qui tua son frère Abel, n’est même pas mentionné, sans doute parce que toute sa lignée fut rayée de la carte par le déluge. En outre, il existe pas mal de lacunes dans toutes les généalogies, ce qui fait qu’on ne peut pas déterminer avec exactitude depuis combien de temps l’homme est sur terre. Ce qu’il y a de sûr par contre, est que selon les Écritures, Adam fut créé d’un coup d’un seul sans aucune évolution progressive dans le temps au fil des millions ou des milliards d’années. Tous les Textes Sacrés enseignent cette vérité qui demande certes de la foi, mais qui me semble aussi beaucoup plus rationnelle que de croire que tout s’est fait tout seul comme ça et sans baguette magique. Le Nouveau Testament affirme plusieurs fois que l’univers a eu un commencement et fut créé. Je lis un passage :

C’est par la foi que nous comprenons que le monde a été formé par la parole de Dieu, de sorte que ce qu’on voit ne provient pas de ce qui est visible (Hébreux 11.3).

Ce qu’on voit aujourd’hui, c’est l’homme dit moderne. Or, il ne provient pas d’un primate anthropoïde qui aurait évolué, mais il fut tiré de la parole créatrice de l’Éternel. J’ai vu un dessin humoristique qui peignait le monde entièrement dévasté par une guerre totale. Il n’y avait plus rien sinon deux singes assis sur la seule branche qui restait d’un arbre effeuillé. L’un disait à l’autre : « Et dire que maintenant il va nous falloir tout recommencer ! »

La psychologie moderne établit une classification très arbitraire de l’homme en fonction de paramètres discutables comme son niveau d’intelligence ou ses racines sociales. En d’autres mots, il y les chanceux, les surdoués, les inférieurs et les normaux. C’est dans cette dernière catégorie qu’on m’a rangé, tout juste d’ailleurs. Dieu fait lui aussi des distinctions entre les êtres humains, mais en fonction de ses critères, et d’après lui, personne n’est normal, car selon l’enseignement des Écritures, « tous sont coupables et tous sont privés de la glorieuse présence de Dieu » (Romains 3.23).

Il existe trois faits universels et incontestables concernant la race humaine.

Premièrement, Adam et tous ses descendants doivent mourir. Un très grand nombre de textes des Écritures l’affirment. J’en choisis deux :

Par un seul homme, Adam, le péché est entré dans le monde et par le péché, la mort, et ainsi la mort a atteint tous les hommes parce que tous ont péché. Et comme il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement (Romains 5.12 ; Hébreux 9.27).

Cette terre sur laquelle nous habitons est en réalité un gigantesque cimetière. Il y a la mort physique bien sûr, qui est la séparation de l’âme de son enveloppe charnelle, mais aussi la mort spirituelle qui a causé l’éloignement de l’homme de Dieu et enfin la mort éternelle qui sépare l’homme de son Créateur à tout jamais pour l’éternité; c’est ce que les Textes Sacrés appellent l’étang de feu, un état de désespoir perpétuel où il n’y a plus ni grâce ni pardon, ni miséricorde. Imaginez un lieu où vous êtes absolument seul, dans une obscurité totale et où il n’existe absolument pas le moindre son, mais où le remord vous ronge. Quand Adam et Ève ont désobéi à l’Éternel, ils sont morts spirituellement sur-le-champ et ont été chassés du paradis terrestre, mais ce n’est que 9 siècles plus tard qu’Adam mourut physiquement.

Le deuxième fait universel concernant l’homme est que depuis nos premiers parents, toute la race humaine sans exception, tous ceux qui descendent d’Adam ont le cœur tortueux; ils commettent des fautes et se rendent coupables devant Dieu. Les Écritures sont intransigeantes quand elles déclarent que « tous ont péché (Romains 3.23)». Le prophète Ésaïe écrit :

Ce sont vos fautes qui vous séparent de votre Dieu. C’est à cause de vos péchés qu’il s’est détourné loin de vous pour ne plus vous entendre. Car vos mains sont tachées de sang et vos doigts de péchés, vos lèvres disent des mensonges, votre langue susurre des paroles perfides. Personne n’invoque le droit, et nul ne plaide selon la vérité. On s’appuie sur des faussetés et l’on allègue des mensonges. Ils conçoivent le mal et enfantent le crime (Ésaïe 59.2-4).

Peut-être pensez-vous que vos mains ne sont pas entachées de sang, mais en êtes-vous sûr ? Jésus a dit que celui qui haïssait son prochain était coupable de meurtre. Pour ce qui est de médire et de mentir, je pense que vous et moi n’avons rien à apprendre car ce sont des tares que nous maîtrisons bien. Nous sommes bel et bien des descendants d’Adam. Le meilleur des hommes et la femme la plus vertueuse sont coupables sans appel devant leur créateur. Abraham avait foi en Dieu, mais sa conduite était tordue. Moïse était un homme droit et patient, mais il se laissait aussi aller à de fortes colères. David aimait l’Éternel de tout son cœur, mais il a commis un adultère qu’il a essayé de masquer par un meurtre. Par contre, il y a beaucoup de personnages bibliques dont aucune faute ne nous est rapportée, comme la plupart des prophètes, Marie la mère de Jésus, Joseph son père, ou encore Jean-Baptiste. Mais tous sont morts, ce qui prouve qu’ils étaient des pécheurs comme vous et moi. On pense souvent à la mère Thérésa comme une sainte. En effet, elle a œuvré sans relâche parmi les parias, les plus déshérités de Calcutta. Cependant, elle était de la race d’Adam et donc coupable devant Dieu. A-t-elle accepté le pardon de Jésus-Christ pour ses fautes ? Je ne saurais le dire. Le péché est un fléau et une malédiction qui a infecté toute la race humaine. Alors que beaucoup sont affligés d’une maladie de cœur ou d’un cancer, ils ne représentent qu’une minorité des gens, tandis que tout le monde est pécheur et coupable d’avoir offensé Dieu.

De tous les hommes qui ont vécu, la seule exception est Jésus-Christ; il a mis au défi qui que ce soit de sa génération de montrer et prouver qu’il avait désobéi à un seul commandement de la Loi de Moïse; il a dit :

Qui d’entre vous peut m’accuser d’avoir commis une seule faute ? (Jean 8.46).

Le Christ ne pouvait pas mourir parce qu’il n’avait jamais commis une seule faute. Même les Romains n’auraient pas pu le mettre à mort s’il n’y avait consenti volontairement. C’est ce que signifient ses paroles quand il a dit :

Personne ne peut m’ôter la vie : je la donne de mon propre gré. J’ai le pouvoir de la donner et de la reprendre. Tel est l’ordre que j’ai reçu de mon Père (Jean 10.18).

Jésus-Christ, l’Homme-Dieu est la seule exception ; tous les autres, vous et moi sommes pécheurs et coupables devant notre Créateur.

Le troisième fait universel concernant l’humanité est qu’Adam et sa descendance ont obtenu miséricorde et Dieu veut bien effacer mon ardoise et la votre. Abraham était un vulgaire païen idolâtre comme tous ceux de son époque. Cependant, l’Éternel décide de lui rendre visite et de lui faire des promesses. Le patriarche se trouve alors confronté à un choix, et quand il prend la décision de mettre sa totale confiance en Dieu, son ardoise fut effacé. Je lis un passage :

Abraham, étant absolument persuadé que Dieu est capable d’accomplir ce qu’il a promis, Dieu l’a déclaré juste en portant sa foi à son crédit (Romains 4.21-22).

C’est par la foi en Jésus-Christ qu’un être humain, n’importe lequel, peut devenir juste devant Dieu, recevant du même coup le pardon de ses fautes et la vie éternelle. Dans le Nouveau Testament, on lit :

Car le salaire du péché, c’est la mort ; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Christ-Jésus notre Seigneur. Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Cela ne vient pas de vous, c’est un don de Dieu ; ce n’est pas le fruit d’œuvres que vous auriez accomplies. Personne n’a donc de raison de se vanter (Romains 6.23 ; Éphésiens 2.8-9).

Mon nom et le vôtre font partie de la généalogie d’Adam. Nous appartenons à la même race au cœur tordu et méchant. En ce sens, nous sommes tous égaux. Le résultat est que la condamnation de Dieu telle l’épée de Damoclès est suspendue au-dessus de nos têtes. Cependant, la grâce de Dieu est disponible pour quiconque veut bien la recevoir, pour chacun de ceux qui acceptent Jésus-Christ comme son Sauveur.

Dans les 9 premiers chapitres du premier livre des Chroniques, l’auteur rappelle aux rescapés israélites revenus d’exil leurs racines et le lien indestructible qui les rattache à leurs ancêtres, afin de souligner leur identité de peuple de Dieu. Il finit ce chapitre en donnant la généalogie de Saül, premier roi d’Israël.

Chapitre 10

Introduction

Après cette généalogie, nous arrivons au chapitre 10 qui brosse très rapidement la fin du roi Saül sur le champ de bataille. Le chroniqueur ne lui accorde guère d’importance et ne dit rien sur ce qu’il a accompli durant son règne. Cependant, comme Saül a été désigné comme premier roi d’Israël par Dieu, l’auteur ne pouvait pas ne pas le mentionner. Mais comme il a ensuite été rejeté, le seul rappel de sa mort, dernière preuve de son rejet, suffit. David a été le nouveau roi choisi par Dieu dès son onction par Samuel. Le chroniqueur passe sous silence son long rejet par les hommes parce que c’était contraire à la volonté de Dieu. Pour la même raison que pour Saül, l’auteur ne fait aucune allusion au court règne de son fils Ish-Bosheth. Lui et son père ne sont que des personnages intermédiaires, des parenthèses dans le plan de Dieu.

Le premier livre de Samuel a déjà raconté les circonstances qui ont entouré la fin du roi et le chroniqueur dit à peu près la même chose. Les deux histoires s’accordent pour dire que Saül fut grièvement blessé, qu’il demanda à son écuyer de l’achever, que celui-ci refusa, et qu’alors, Saül se laissa tomber sur son épée, puis l’écuyer fit de même. Cependant, selon le second livre de Samuel (chapitre 1), un rôdeur prétend avoir achevé Saül, et pour le prouver il amène son diadème à David, croyant qu’il serait honoré pour son geste. Mal lui en prit, car qu’il ait menti ou dit la vérité, David l’a fait exécuter sur le champ pour son crime de lèse-majesté.

Versets 1-6

Je commence maintenant à lire le chapitre 10 tout en compressant tout au long.

Les Philistins attaquèrent Israël. Ils s’acharnèrent à poursuivre Saül et ses fils et ils tuèrent Jonathan, Abinadab et Malkichoua, fils de Saül. Dès lors, tout le combat se concentra sur Saül. Les archers le découvrirent, et il en fut terrifié. Alors il ordonna à celui qui portait ses armes : — Dégaine ton épée et tue-moi. Mais celui-ci refusa car il tremblait de peur. Alors Saül prit lui-même l’épée et se jeta dessus. Ainsi périrent ensemble, le même jour, Saül, ses trois fils et toute sa famille (1Chroniques 10.1-6).

La façon dont ce désastre est décrit suggère que la mort de ces quatre hommes est un jugement de Dieu qui sonne le glas de la dynastie de Saül même si l’agonie de celle-ci se prolongea quelque peu. Par sa façon de parler, l’auteur montre que l’Éternel a fait place nette pour le futur roi David.

Versets 7-12

Je continue le texte.

Le lendemain, les Philistins vinrent sur le champ de bataille pour détrousser les cadavres. Alors ils dépouillèrent Saül de son armure, emportèrent sa tête et ses armes. Ils suspendirent son crâne dans le temple de Dagôn. Lorsque tous les habitants de Yabèch apprirent tout ce que les Philistins avaient fait à Saül, les hommes les plus vaillants se mirent en route, ils enlevèrent le corps de Saül et celui de ses fils et les ramenèrent à Yabèch. Ils enterrèrent leurs ossements, puis ils jeûnèrent pendant sept jours (1Chroniques 10.8-12).

Dagôn était la divinité principale des Philistins. Le premier livre de Samuel précise que le corps de Saül fut suspendu sur un rempart. Les habitants de Yabèch étaient liés à la famille de Saül par une dette de reconnaissance particulière. En effet, au début de son règne, le roi avait délivré cette ville assiégée par une nation voisine qui réservait un sort particulièrement cruel à sa population. Par reconnaissance donc, les habitants de Yabèch ont risqué leur vie pour chercher le cadavre de leur roi et de ses fils tués au combat. Le livre de Samuel précise qu’ils ont d’abord brûlé les corps sans doute parce qu’ils avaient été mutilés. Soit dit en passant que c’est le seul cas d’incinération rapporté par les Écritures.

Le premier livre des Chroniques a écarté la responsabilité du rôdeur dans la mort de Saül et a confirmé que le roi s’est donné la mort après avoir été grièvement blessé par les Philistins. Mais ce drame ne fut pas simplement un malencontreux accident de parcours. Sa véritable raison va nous être donnée.

Versets 13-14

Je lis jusqu’à la fin du chapitre 10.

Saül mourut à cause de la désobéissance dont il s’était rendu coupable envers l’Éternel. Il n’avait pas respecté la parole de l’Éternel et, de plus, il avait interrogé et consulté quelqu’un qui évoque les morts au lieu de consulter l’Éternel. L’Éternel le fit mourir et transféra la royauté à David, fils d’Isaï (1Chroniques 10.13-14).

C’est donc Dieu qui décida la fin tragique du premier roi d’Israël et de ses héritiers; les Philistins ne furent que l’instrument de son jugement. Ça paraît sévère, mais il faut savoir que Saül s’était rendu coupable de fautes particulièrement graves. Il avait utilisé sa position de roi pour faire assassiner bon nombre de gens innocents. De plus, il tenta pendant des années de supprimer David, car il savait que ce dernier avait été choisi par l’Éternel comme son successeur. Aveuglé par son orgueil démesuré, Saül avait persévéré dans son arrogance en bravant Dieu, se croyant capable de lui forcer la main. Finalement, il mit le comble à ses fautes en se rendant coupable d’une pratique divinatoire qui encourait la peine de mort sous le régime de la Loi de Moïse.

Dans le Nouveau Testament aussi, un texte raconte l’histoire d’un couple où les deux furent terrassés par Dieu pour avoir menti aux apôtres concernant une histoire d’argent. L’Éternel intervient quelques fois de façon spectaculaire dans la vie des hommes et exerce ses jugements avec sévérité afin qu’on le respecte et lui rende tout l’honneur dû à son rang en tant que Créateur et seul Dieu du ciel et de la terre.