Chapitre 11

Introduction

Tout auteur de quelque ouvrage que ce soit choisit de s’attarder sur certains de ses personnages, tandis qu’il n’accorde qu’un intérêt très réduit à d’autres. C’est ce qui différencie les livres des Rois de ceux des Chroniques qui couvrent exactement les mêmes événements historiques du peuple juif. Le chroniqueur se place selon le point de vue du sacerdoce et du culte à l’Éternel, et de toute évidence il n’a pas apprécié le règne de Saül, premier roi d’Israël, n’ayant relaté que sa généalogie et sa mort sur le champ de bataille, ainsi que la mort de trois de ses fils. L’auteur nous a aussi donné la raison de la fin tragique de Saül et de sa dynastie quand il a dit :

Saül mourut à cause de la désobéissance dont il s’était rendu coupable envers l’Éternel. Il n’avait pas respecté la parole de l’Éternel et, de plus, il avait interrogé et consulté quelqu’un qui évoque les morts au lieu de consulter l’Éternel. L’Éternel le fit mourir et transféra la royauté à David, fils d’Isaï (1Chroniques 10.13-14).

Nous arrivons maintenant au chapitre 11 qui débute la troisième et majeure section de l’ouvrage. A partir d’ici et jusqu’à la fin du premier livre des Chroniques, l’auteur se penche en détail sur le règne de David, le second roi d’Israël. Le chroniqueur va parler tour à tour des vaillants hommes de David, de l’Arche de l’alliance, le symbole de la présence de Dieu au milieu de son peuple. Il va nous faire part du désir du roi de bâtir un Temple à l’Éternel et sa prière de reconnaissance suite aux promesses que Dieu lui a faites; il va relater les guerres que David a menées durant son règne et son péché d’orgueil quand il a fait le dénombrement du peuple ; et finalement, il va parler des préparations que ce grand roi a fait en vue de la construction du Temple que son fils Salomon réalisera.

Toutes les généalogies interminables qui ont occupé les premiers chapitres de ce livre, avaient essentiellement pour but de nous conduire à David, l’ancêtre du Messie. Le second livre des Chroniques poursuivra l’histoire de ce roi, et l’auteur ne prêtera que très peu d’attention au royaume israélite des X tribus du Nord, une fois que celui-ci sera devenu indépendant après s’être séparé du royaume du sud, le porte-flambeau de la dynastie de David, et qui ne compte plus que les deux tribus de Juda et Benjamin ainsi qu’une partie de la tribu de Siméon. Il est intéressant de remarquer les choix du chroniqueur qui comme je l’ai déjà dit se place selon la perspective de Dieu et de son culte. Ainsi, il ne mentionne pas les péchés odieux d’adultère et de meurtre que David a commis, parce que d’une part ce roi fut sévèrement puni, et d’autre part, Dieu ne revient pas sur ce qui a été pardonné.

Par contre, l’auteur notera que David a péché en faisant le dénombrement du peuple, une action qui peut nous paraître insignifiante, mais qui aux yeux de l’Éternel fut une faute très grave parce qu’elle eut une conséquence désastreuse pour l’ensemble du peuple d’Israël. Cela me conduit à dire que la façon dont je catégorise les péchés dans ma tête, en véniels, mortels ou que sais-je encore, ne correspond pas forcément à la manière dont Dieu les perçoit. Ainsi, quand on entend dire que la gourmandise est un vilain défaut, ça fait sourire, mais c’est pas drôle du tout parce que les Écritures condamnent tous les excès de table. Pareillement, on  considère les rivalités entre personnes comme faisant partie des relations humaines quasi normales. Cependant, Dieu voit les comportements belliqueux d’un tout autre œil. Ils sont aussi graves que certains autres écarts que nous considérons comme sérieux, tels l’alcoolisme ou la débauche par exemple. Je lis deux passages des Écritures qui confirment mes dires :

Ne t’associe pas à des ivrognes, ni à ceux qui aiment la bonne chère. Vivons correctement, comme il convient en plein jour, sans orgies ni excès de table, sans débauche ni immoralité, sans querelle ni jalousie (Proverbes 23.20 ; Romains 13.13).

De plus, Jésus dans son enseignement est allé encore bien plus loin dans sa définition du péché puisqu’il a dit qu’il commence déjà au niveau de la pensée, comme pour l’adultère et le meurtre par exemple.

Versets 1-2

Je commence maintenant à lire le chapitre 11 du premier livre des Chroniques en compressant tout au long.

Tout Israël se rassembla auprès de David à Hébron pour lui dire : — Voici, nous sommes de ta race et de ton sang. Autrefois déjà, même du temps où Saül était roi, c’est toi qui dirigeais les expéditions militaires d’Israël. Or, l’Éternel, ton Dieu, t’a promis que tu serais le berger d’Israël, son peuple, et que tu en deviendrais le chef (1Chroniques 11.1-2).

Hébron est une ville qui s’appelle Al Khalil aujourd’hui. Elle est située à 35 km au sud-ouest de Jérusalem. David y a régné pendant 7 ans et demi et seulement sur la tribu de Juda. Le Chroniqueur suit le même ordre que Samuel, mais ses suppressions d’événements rendent la chronologie encore plus difficile à suivre qu’elle ne l’est dans les livres précédents. Il passe sous silence le règne de David à Hébron parce que les autres tribus n’acceptaient pas alors David pour leur roi. Il ne mentionne pas non plus la royauté très limitée mais parallèle à celle de David, d’Isch-Boscheth, un fils de Saül, sur les tribus du Nord, ni la longue guerre qui les opposa à Juda pendant toute cette période de schisme. Tout ça fait désordre, alors il n’en parle pas. Le chroniqueur n’ignore cependant pas ces faits historiques puisqu’il y fera allusion au dernier chapitre de ce livre. Il s’intéresse donc uniquement à la période pendant laquelle David a régné sur tout Israël. Ses choix ont toujours pour but de mettre en valeur le roi choisi par l’Éternel et donc le soutien enthousiaste qu’il a reçu de la part de « tout Israël ».

Versets 4-6

Je continue le texte.

David marcha avec tout Israël sur Jérusalem, qui s’appelait alors Yebous. David avait déclaré à ses hommes : — Le premier qui battra les Yebousiens, je le nommerai commandant en chef de l’armée. Ce fut Joab, qui monta le premier à l’assaut et il devint chef de l’armée (1Chroniques 11.4-6).

Jérusalem sous la forme « Urusalim » se trouve dans les tablettes d’El Amarna qui datent d’environ 1390 avant Jésus-Christ et dans certains textes imprécatoires égyptiens des XIXe et XVIIIe siècle avant Jésus-Christ. Mais les Yebousiens dont cette ville était le centre, utilisaient le nom de Yebous.

Joab est le fils de la sœur du roi, donc son neveu. Il devint le conseiller principal de son oncle et faisait partie des vaillants hommes de David qui le nomma commandant en chef de l’armée.

Versets 7-9

Je continue.

David s’installa dans la forteresse, c’est pourquoi on l’a appelée la cité de David. Il agrandit la ville par des constructions tout autour, depuis les terrasses aménagées pour les cultures, jusqu’au mur d’enceinte, tandis que Joab restaurait le reste de la ville. David devint de plus en plus puissant, et l’Éternel, le Seigneur des armées célestes, était avec lui (1Chroniques 11.7-9).

Sous le règne de David, Israël est un royaume qui ne fait que croître en puissance et en richesses aux dépens de tous ses voisins qu’il parvient à conquérir ou assujettir à un tribut. C’est David qui posa les fondements de la grandeur qu’Israël connut sous le règne de son fils et successeur, le roi Salomon. La « cité de David » proprement dit est située en contrebas de la Jérusalem actuelle. Le Temple fut construit sur l’élévation qui aujourd’hui traverse la ville de part en part, tandis que le mont Golgotha, un mot qui signifie « lieu du crâne », où Jésus fut crucifié, se trouve à l’extérieur des murs de la vieille ville.

Verset 10

Je continue le texte.

Voici les noms des chefs des guerriers de David qui, avec tout Israël, lui apportèrent un puissant soutien pendant son règne selon la parole de l’Éternel au sujet d’Israël (1Chroniques 11.10).

À l’époque où David menait une vie d’exilé, poursuivi par le roi Saül qui voulait lui faire la peau à tout prix, un certain nombre d’hommes se joignirent à lui et devinrent ses fidèles compagnons et futurs chefs de guerre. Cette vie errante qu’a menée David pendant de nombreuses années fait penser au Christ qui lui aussi parcourait la Palestine en tout sens. Aujourd’hui, à l’heure où je vous parle, Jésus n’est pas encore monté sur le trône de David pour régner sur toute la terre en tant que Roi des rois et Seigneur des seigneurs; il n’est toujours pas reconnu pour qui il est vraiment, le Fils de Dieu, la seconde personne de la Trinité, par l’immense majorité de la population mondiale. Cependant, il appelle à son service des hommes et des femmes de toutes les nations, un ici, deux là. Ceux-ci régneront un jour avec lui lorsqu’il prendra enfin la place qui lui revient de droit et établira le millénium, son règne de 1 000 ans sur terre. Après quoi viendra l’éternité avec de nouveaux cieux et une nouvelle terre selon ce qu’enseigne le livre de l’Apocalypse à la fin du Nouveau Testament.

Versets 15-19

Je continue le texte un peu plus loin.

Un jour, trois des trente chefs vinrent sur le rocher, auprès de David, dans la caverne d’Adoullam, tandis qu’une troupe de Philistins campait dans la vallée des Rephaïm, au sud-ouest de Jérusalem. David se trouvait alors dans son refuge fortifié, et des Philistins avaient pris position à Bethléhem. David fut soudain pris d’un brûlant désir et s’écria : — Qui me fera boire de l’eau du puits qui se trouve à la porte de Bethléhem ? Alors les trois pénétrèrent dans le camp des Philistins et puisèrent de l’eau au puits qui est à la porte de Bethléhem. Ils l’apportèrent et la présentèrent à David ; mais celui-ci ne voulut pas en boire et la répandit en libation pour l’Éternel. Il s’exclama : — Que mon Dieu me garde de faire pareille chose ! Ce serait comme si je buvais le sang de ces hommes qui sont allés chercher cette eau au péril de leur vie. Car c’est bien au péril de leur vie qu’ils ont apporté cette eau. Il refusa donc de la boire. Tel fut l’exploit de ces trois guerriers (1Chroniques 11.15-19).

Bethléhem est la ville natale de David. À son entrée se trouve un puits d’où il avait maintes fois puisé afin d’étancher sa soif et abreuver ses troupeaux. À la pensée de cette source qui faisait tellement partie de son enfance, David a un point au cœur et exprime ce désir de boire de son eau. Ce souhait est à l’origine de l’exploit courageux de ces trois hommes. Mais une fois cette prouesse réalisée, David refuse de boire de cette eau. Par cet acte symbolique de la répandre à terre, il rend hommage à la bravoure de ses trois soldats, mais reconnaît aussi qu’il n’est pas digne d’un tel acte de dévouement qui a failli leur coûter la vie. Il fait donc offrande de cette eau à l’Éternel.

Cette histoire n’est pas sans parallèle avec Jésus qui lui aussi naquit à Bethléhem et qui se qualifie « d’eau vive ». Dans les Écritures, l’eau représente également la Parole de Dieu. Tout au long des siècles de christianisme, des hommes et des femmes, le cœur vaillant et dévoués au Christ, ont désiré apporter cette eau vive à un monde spirituellement desséché, et beaucoup y ont laissé leur vie. Le premier martyr mentionné dans le Nouveau Testament s’appelle Étienne. L’acte symbolique de David fait penser à une parole d’un Psaume de David qui prophétise la façon dont Jésus doit mourir. Il dit : Je suis comme une eau qui s’écoule et tous mes os sont disloqués (Psaumes 22.15).

En d’autres termes, comme de l’eau versée à terre, Jésus a répandu sa vie pour le salut de tous ceux qui dans un acte de foi font appel à lui. Il est venu sur terre comme un simple homme pour mourir. Je résume un passage tiré de l’épître de Paul aux Philippiens :

Lui dont la condition était celle de Dieu, il s’est dépouillé lui-même, en prenant la condition d’esclave, en devenant semblable aux hommes ; il s’est humilié lui-même en devenant obéissant jusqu’à la mort, la mort sur la croix (Philippiens 2.6-8).

Versets 22-25

Je continue à lire un peu plus loin et finis le chapitre 11 des Chroniques.

Benayahou, petit-fils d’un vaillant guerrier qui avait accompli de nombreux exploits, tua deux puissants héros moabites. C’est lui aussi qui, un jour de neige, descendit au fond d’une citerne pour y tuer un lion. C’est encore lui qui tua cet Égyptien mesurant près de deux mètres cinquante et qui maniait un javelot aussi gros qu’un cylindre de métier à tisser. Il bondit sur lui, armé d’un simple bâton, et lui arracha son javelot avec lequel il le tua. David lui confia le commandement de sa garde personnelle. Et voici d’autres vaillants héros : Asaël, frère de Joab ; Elhanân, fils de Dodo, de Bethléhem ; [..]Urie, le Hittite ; (1Chroniques 11.22-26, 41).

A cette époque, les lions sont fréquents en Palestine, alors passe encore qu’on en tue quelques-uns. Cependant, je suis prêt à reconnaître comme vous que toutes ces actions guerrières et sanglantes sont quelque peu choquantes aux yeux de notre monde moderne douillet. Les temps ont évolué, mais à chaque époque ses valeurs.

Benyahou est le chef des Kérétiens et des Pélétiens, des mercenaires étrangers souvent mentionnés comme gardes royaux. Il commandait aussi la division des troupes qui était en service actif le 3e mois de l’année. Il soutiendra Salomon lors de son accès au trône et remplacera éventuellement Joab à la tête de l’armée. Comme les Écritures rendent hommage aux vaillants hommes de l’Ancien Testament, il est certain que Dieu remarque ceux qui aujourd’hui se dévouent à sa cause, à la gloire de son nom.

L’auteur du second livre de Samuel termine la liste des valeureux guerriers de David avec Urie le Hittite (chapitre 23) pour souligner le terrible péché de David qui l’a fait assassiner. Mais le chroniqueur qui ne veut pas attirer l’attention sur cet événement fâcheux rajoute à cette liste 16 guerriers qui n’apparaissent nulle part ailleurs.

Chapitre 12

Versets 1-19

Nous arrivons maintenant au chapitre 12 que je commence à lire tout en le compressant.

Voici ensuite les hommes qui rejoignirent David quand il était encore obligé de se tenir loin de Saül, fils de Qich. C’étaient des guerriers qui lui prêtèrent main forte dans les combats. Ils étaient armés d’arcs et savaient se servir indifféremment de la main droite ou de la main gauche pour lancer des pierres, ou tirer des flèches de leur arc. Ils appartenaient à la même tribu que Saül : celle de Benjamin. Des membres de la tribu de Gad quittèrent Saül pour rejoindre David dans son fortin du désert. C’étaient de vaillants guerriers, des soldats exercés au combat, sachant manier le bouclier et la lance. Ils étaient aussi braves que des lions et aussi rapides que des gazelles sur la montagne. Ces membres de la tribu de Gad étaient tous des chefs militaires. Le moindre d’entre eux était capable de se battre contre cent hommes et le meilleur contre mille. Ce sont eux qui traversèrent le Jourdain le premier mois de l’année, à l’époque où il déborde sur toutes ses rives. Des hommes des tribus de Benjamin et de Juda rejoignirent aussi David dans son refuge fortifié. David sortit au devant d’eux. Il prit la parole et leur dit : — Si vous venez me trouver dans des intentions pacifiques, pour m’aider, nous serons alliés, vous et moi. Mais si c’est pour me trahir et me livrer à mes ennemis, alors que je n’ai commis aucun acte de violence, que le Dieu de nos ancêtres en soit témoin et qu’il juge. Alors l’Esprit de Dieu s’empara d’Amasaï, le chef du groupe des trente, qui s’écria : Nous sommes avec toi, David, fils d’Isaï, oui, nous sommes de ton côté. Que la paix te soit assurée, une parfaite paix, ainsi qu’à ceux qui te soutiennent car ton Dieu te soutient ! David les accueillit et en fit des chefs de ses troupes (1Chroniques 12.1-19).

Ce passage est particulier au livre des Chroniques et tous les noms, à une exception près, nous sont inconnus. C’est la preuve que l’auteur ne les a pas inventés et que ces personnages ont bel et bien existé même s’ils n’apparaissent nulle part ailleurs. Même si on réunit tous les noms de tous les vaillants hommes de David qui sont dans tous les livres de l’Ancien Testament, la liste reste incomplète. Quant à leurs exploits au combat, il faut garder à l’esprit que les chiffres élevés sont une façon de parler, des hyperboles qui servent à souligner leur vaillance.

On voit ici que David se méfie de ceux qui appartiennent à la tribu de Benjamin et qui veulent se joindre à lui, parce que c’est la tribu dont Saül est issu. Bien que déchu, ce roi représentait encore une grande menace pour David, car au Proche-Orient ancien, et encore de nos jours, le lien du sang est plus fort que toute autre attache. C’est ce qui explique cette intervention surnaturelle de l’Esprit de Dieu qui s’empare littéralement d’Amasaï, le chef du groupe. Cette action prouve bien sûr que ces hommes sont de bonne foi, mais aussi que l’Éternel soutient la cause de David. Quant aux hommes de la tribu de Gad, il nous est dit qu’ils traversèrent le Jourdain à la nage le premier mois de l’année qui s’appelle Nisan et qui chevauche mars-avril. L’auteur rapporte ce détail pour montrer la bravoure de ces guerriers. En effet, à cette époque de l’année, à cause de la fonte des neiges de la montagne Hermon, le fleuve est en crue et donc extrêmement dangereux. L’action de tous ces hommes est d’autant plus remarquable qu’elle exposait leurs familles à la vengeance de Saül, et qu’ils ne pouvaient pas s’y opposer.

Versets 20-23

Je continue le texte.

Des hommes de la tribu de Manassé se rallièrent à David, lorsqu’il vint avec les Philistins au combat contre Saül. Chacun d’eux était chef de “ milliers ” dans la tribu de Manassé. Ce fut un sérieux renfort pour David et ses troupes, car c’étaient tous de vaillants guerriers et ils devinrent des chefs dans l’armée. Journellement, des hommes venaient se joindre à David pour le soutenir, si bien que son armée devint bientôt immense ; c’était comme l’armée de Dieu (1Chroniques 12.20-23).

Pendant tout le temps qu’il régnait à Hébron, la puissance de David n’a fait que s’accroître. « Comme l’armée de Dieu » est une expression hébraïque fréquente qui évoque la taille et non la qualité d’un camp militaire.

Le chroniqueur veut montrer que tous les Israélites, en particulier les vaillants guerriers de toutes les tribus, ont finalement désiré et reconnu David comme le roi légitime.

Versets 24-40

Je continue en compressant jusqu’à la fin du chapitre 12.

Tous ces hommes de guerre vinrent à Hébron en ordre de bataille, d’un cœur sans partage, pour proclamer David roi de tout Israël. Tous les autres Israélites étaient également unanimes pour conférer la royauté à David. Ils passèrent là trois jours avec David, mangeant et buvant ce que leurs compatriotes leur avaient préparé. Les gens de tous les environs, jusqu’à ceux des tribus d’Issacar, de Zabulon et de Nephtali, apportaient des vivres sur des ânes, des chameaux, des mulets et des bœufs : de la farine, des paquets de figues sèches et de raisins secs, du vin, de l’huile, des bœufs et des moutons en quantités, car la joie régnait en Israël (1Chroniques 12.39-41).

Ce récit est particulier aux Chroniques mais incomplet parce que si l’auteur indique bien  l’importance des troupes de chaque tribu, il ne le dit pas pour celle d’Issacar. Pourtant, elle devait être importante puisque le texte dit quand même que 200 chefs sont venus. Comme pour bien d’autres endroits, on ignore la raison de cette omission.

C’est à Hébron que David s’était installé pour régner sur Juda alors qu’il était en guerre contre les autres tribus. Son couronnement en présence d’une foule immense est dépeint par l’auteur de manière grandiose afin de bien montrer l’unanimité du soutien de tout Israël à David. Le chroniqueur insiste particulièrement sur la participation de toutes les tribus, même celles qui étaient situées loin dans le nord comme Issacar, Zabulon et Nephtali.

Les trois jours de banquet prouvent la cohésion nationale et la communion quasi parfaite de toutes les tribus d’Israël. En outre, cette célébration préfigure les festivités messianiques prophétisées lorsque le Christ viendra pour régner 1 000 ans sur cette terre. En attendant ce grand jour, et à l’exemple du tout Israël qui se rallia à David, Jésus invite tout un chacun à se joindre à lui dès maintenant et pour l’éternité.