Chapitre 17

Introduction

Notre monde a vu des quantités de rois, d’empereurs et de tyrans de tout poil. Cependant, il en est un qui sort du lot, non pas qu’il était meilleur que les autres, mais parce que son règne avait une signification prophétique qui concerne la fin des temps. Le royaume de David et de son fils Salomon qui lui a emboîté le pas, annonce le millénium, le règne de 1 000 ans qu’un jour dans le futur Jésus va instaurer sur terre. Voilà pourquoi, quand Dieu a promis à David que sa dynastie serait éternelle, il en est resté tout abasourdi, émerveillé, et on le comprend.

Verset 16

Je continue à lire dans le chapitre 17 du premier livre des Chroniques.

Alors le roi David alla se placer devant l’Éternel et lui adressa cette prière : — Éternel Dieu, qui suis-je et qu’est donc ma famille, pour que tu m’aies fait parvenir où je suis ? (1Chroniques 17.16).

En toute humilité, David reconnaît que tout ce qu’il possède lui a été donné par l’Éternel par pure grâce. De toute façon, nul ne peut être le débiteur du Créateur ; il n’est pas possible d’entretenir avec lui une relation basée sur un échange équitable. Et pourtant, bon nombre de gens essaient de pratiquer le donnant-donnant avec Dieu, et il y en a même qui tiennent des comptes avec lui. Mais en jouant ce jeu de la réciprocité, ils se coupent et se privent de la grâce divine.

Verset 17

Je continue.

Et comme si ce n’était pas suffisant à tes yeux, ô Dieu, voilà que tu fais à ton serviteur des promesses pour l’avenir lointain de sa dynastie. Éternel Dieu, toi tu me traites comme si j’étais un homme de haut rang (1Chroniques 17.17).

Les derniers mots de ce verset sont particulièrement obscurs, tout comme ceux du passage parallèle du second livre de Samuel (7:19). David dit probablement à l’Éternel : « Tu m’as discerné dans la série des hommes quant à l’élévation. »

Les Israélites attendaient la venue d’un Messie qui serait évidemment de la lignée d’Abraham et issu de la tribu de Juda. Ici, David comprend les implications de l’alliance éternelle que l’Éternel a établie avec lui et il en est tout bouleversé. La venue d’un sauveur, que le Créateur avait déjà promis au lendemain de la désobéissance de nos premiers parents, se fait de plus en plus précise, puisqu’on sait maintenant que le Messie sera un descendant de David.

Versets 18-27

Je finis le chapitre 17 en le compressant.

Éternel ! Il n’y a personne comme toi, il n’existe pas d’autre Dieu que toi ! C’est vraiment comme tout ce que nous avons entendu dire. Y-a-t-il une seule nation sur terre qui soit comme Israël ton peuple, que Dieu soit allé libérer pour en faire son peuple ? Tu as fait de ton peuple Israël ton peuple pour toujours ; et toi, Éternel, tu es devenu son Dieu. Maintenant donc, ô Éternel, que soit toujours vraie la promesse que tu as faite à ton serviteur et à sa dynastie ! Oui, veuille l’accomplir ! Et que cette promesse se confirme. Ainsi tu seras éternellement exalté et l’on proclamera que l’Éternel, le Seigneur des armées célestes, le Dieu d’Israël, est vraiment Dieu pour Israël ! Maintenant, ô Éternel, c’est toi qui es Dieu, et tu as promis ce bonheur au sujet de ton serviteur. Et à présent, tu as bien voulu bénir ma dynastie pour qu’elle subsiste à jamais devant toi ! Car ce que tu bénis, Éternel, est béni à jamais (1Chroniques 17.18-27).

Dans le second livre de Samuel, l’auteur rapporte une fin de prière différente qui est : « Veuille donc à présent bénir ma dynastie pour qu’elle subsiste à jamais devant toi. Car c’est toi, Seigneur Eternel, qui as fait la promesse et c’est grâce à ta bénédiction que la dynastie de ton serviteur sera bénie à jamais  (2 Samuel 7.29) ! » Ces paroles ont fort bien pu précéder celles que nous rapporte le chroniqueur. L’important est que David a su apprécier la bonté de l’Éternel et la grâce qu’il lui a faite en le choisissant comme le principal maillon de la lignée qui conduit au Messie.

Chapitre 18

Introduction

Dans le chapitre 18, il est question des guerres qui reprennent entre Israël et ses voisins. Ce brusque changement de ton a de quoi surprendre. En effet, puisque le chroniqueur raconte l’histoire d’Israël selon le point de vue de Dieu, pourquoi mentionne-t-il les batailles que David a dû mener ? L’origine de tous les conflits, qu’ils soient à titre personnel ou national, nous est expliquée dans le Nouveau Testament. Je lis un passage :

D’où proviennent les conflits et les querelles entre vous ? N’est-ce pas des désirs égoïstes qui combattent sans cesse en vous ? Vous convoitez beaucoup de choses, mais vos désirs restent insatisfaits. Vous êtes meurtriers, vous vous consumez en jalousie, et vous ne pouvez rien obtenir. Alors vous bataillez et vous vous disputez (Jacques 4.1-2).

C’est dans le cœur tordu et égocentrique des êtres humains qui génère l’orgueil et la vanité, que se trouve la source de toutes les luttes. À tout moment, il y a un nombre relativement élevé de conflits armés qui sévissent sur la planète. Lorsqu’un foyer s’éteint, un ou plusieurs autres s’allument. Cet état latent de guerre perpétuelle est le symptôme d’un mal bien plus profond : le péché de l’homme. Les armes ne se tairont que lorsque Jésus-Christ, le Prince de la Paix, aura établi son royaume ici-bas. Ce n’est qu’à ce moment-là que cesseront tous les conflits. En attendant ce jour et alors que Jésus cheminait sur les routes de la Palestine, il considérait les querelles comme faisant partie de l’ordre normal de la vie sur terre. Mieux encore, il s’est lui-même placé au centre d’un combat contre le diable. Je lis ce passage :

Si c’est par la puissance de Dieu que je chasse les démons, alors, de toute évidence, le royaume de Dieu est venu jusqu’à vous. Tant qu’un homme fort et bien armé garde sa maison, ses biens sont en sécurité ; mais si un autre, plus fort que lui, l’attaque et parvient à le maîtriser, il lui enlève toutes les armes sur lesquelles le premier comptait, lui prend tous ses biens et les distribue. Celui qui n’est pas avec moi est contre moi, et celui qui ne se joint pas à moi pour rassembler, disperse (Luc 11.20-23).

Jésus a radicalisé sur lui la lutte entre le royaume de Dieu et celui des ténèbres. Les auteurs du Nouveau Testament ont donné le même enseignement dans leurs épîtres. Je cite un passage :

Nous n’avons pas à lutter contre des êtres de chair et de sang, mais contre les Puissances, contre les Autorités, contre les Pouvoirs de ce monde des ténèbres, et contre les esprits du mal dans le monde céleste (Éphésiens 6.12).

Les militants qui se sont engagés corps et âme en faveur d’une paix universelle en ce bas monde poursuivent un mirage ; une noble cause certes, mais un rêve et une illusion.

En racontant les campagnes militaires d’Israël contre ses voisins, le chroniqueur veut montrer que les guerres n’épargnent pas un royaume théocratique dans lequel David est pourtant le régent de l’Éternel, en quelque sorte. Toutes les nations mentionnées dans ce chapitre sont des ennemis opportunistes et héréditaires des Hébreux. Dans le passé, ils ont toujours attaqué Israël dès que ce dernier se trouvait en état de faiblesse.

Versets 1-8

Je commence à lire ce chapitre 18 en le compressant tout au long.

David vainquit les Philistins et les humilia. Il battit aussi les Moabites. Ceux-ci lui furent assujettis et lui payèrent un tribut. Puis David battit Hadadézer, roi de Tsoba, situé au nord de Damas, pendant qu’il était en campagne pour rétablir sa domination sur la région de l’Euphrate. Les Araméens de Damas envoyèrent du secours à Hadadézer, roi de Tsoba, mais David les battit également et ils lui furent assujettis et durent lui payer un tribut. Ainsi l’Éternel accorda la victoire à David dans toutes ses campagnes militaires. David s’empara des boucliers d’or que portaient les soldats de Hadadézer et il les fit porter à Jérusalem. Il enleva aussi une énorme quantité de bronze. Plus tard, Salomon utilisa ce métal pour fabriquer la cuve de bronze, les colonnes et les autres objets de bronze (1Chroniques 18.1-8).

Le chroniqueur choisit de ne pas mentionner qu’après sa victoire sur les Moabites, David a massacré les deux tiers des prisonniers (2 Samuel 8.2). Nous en ignorons la raison mais elle devait être sérieuse.

L’un dans l’autre, c’est le butin de guerre de David qui a servi à la construction du temple de Salomon. Lorsque le chroniqueur écrit, les Araméens du nord et du sud de la Syrie sont alliés sous la botte d’un certain Hadadézer. Ils resteront une menace pour Israël pendant encore plus de deux siècles, jusqu’à ce qu’ils soient conquis par les Assyriens, qui peu de temps après emmèneront également en exil le royaume d’Israël-Nord constitué de 10 tribus.

Versets 9-11

Je continue.

Lorsque Tôou, le roi de Hamath, apprit que David avait défait toute l’armée de Hadadézer, roi de Tsoba, il lui envoya son fils pour lui transmettre ses salutations et ses félicitations. Il lui envoya aussi toutes sortes d’objets d’or, d’argent et de bronze. Le roi David les consacra à l’Éternel, comme il avait déjà fait pour l’argent et l’or qu’il avait pris à toutes les nations païennes (1Chroniques 18.9-11).

Ce Tôou était le roi de la ville-état de Hamath quelque part en Syrie. Ces roitelets étaient nombreux et continuellement en coalition et en guerre. Jusqu’à présent, Tôou était soumis à Hadadézer, mais maintenant il est libre. Cependant, comme il n’a aucune envie de croiser le fer avec Israël, il se déclare vassal de David en lui envoyant son fils et des objets précieux.

Versets 12-17

Je finis le chapitre 18 avec une guerre et les principaux fonctionnaires de David.

Abishaï, fils de Tserouya, battit dix-huit mille Edomites dans la vallée du Sel. Après cela, il établit des garnisons dans le pays d’Edom et tous les Edomites lui furent assujettis. L’Eternel donnait la victoire à David dans toutes ses campagnes militaires. David régna sur tout Israël, il administrait le droit et rendait la justice pour tout son peuple. Joab, fils de Tserouya, était à la tête de l’armée ; Josaphat, fils d’Ahiloud, était archiviste ; Tsadoq, fils d’Ahitoub, et Abiatar, fils d’Abimélek, étaient prêtres ; Shavsha était secrétaire. Benayahou, fils de Yehoyada, commandait les Kérétiens et les Pélétiens, la garde personnelle du roi, tandis que les fils de David occupaient les premiers rangs aux côtés du roi (1 Chroniques 18.12-17).

Chapitre 19

Versets 1-3

Nous arrivons au chapitre 19 qui relate encore un autre conflit, mais il montre aussi que David, bien qu’homme de guerre, ne cherche pas querelle à ses voisins. Je commence à lire en le compressant.

Quelque temps après, Nahach, le roi des Ammonites, mourut et son fils régna à sa place. David se dit : — Je veux témoigner de la bonté au jeune roi, car son père m’en a témoigné. David lui envoya donc des messagers, pour lui présenter ses condoléances à l’occasion de la mort de son père. Lorsque les hauts fonctionnaires de David arrivèrent au pays des Ammonites auprès de Hanoun pour lui présenter des condoléances, les dirigeants de ce peuple dirent à Hanoun : — Crois-tu que ce soit pour honorer la mémoire de ton père que David t’envoie des gens pour t’adresser des condoléances ? N’est-ce pas plutôt pour reconnaître et espionner le pays afin de le détruire que ces gens sont venus ? (1Chroniques 19.1-3).

Les Ammonites, établis à l’est du Jourdain, étaient des ennemis héréditaires d’Israël. Même après leur retour d’exil, les Israélites seront tourmentés par un Ammonite qui tentera d’empêcher l’œuvre de reconstruction du Temple de Jérusalem. Au vu de l’attitude de David, il devait exister entre les deux nations un pacte de non-agression. Cependant, il vient d’être chiffonné par les jeunes loups conseillers du nouveau roi qui portent une accusation gratuite et très grave contre David.

Versets 4-5

Je continue.

Alors Hanoun fit arrêter les ambassadeurs de David, les fit raser et leur fit couper les habits jusqu’en haut des cuisses, puis il les renvoya. Ils s’en allèrent, mais ils étaient si honteux que lorsqu’on informa David de ce qui s’était passé, il envoya des messagers à leur rencontre pour leur faire dire : — Restez à Jéricho, jusqu’à ce que votre barbe ait repoussé ; vous reviendrez ensuite (1Chroniques 19.4-5).

Alors que David a manifesté un acte de bienveillance envers Hanoun, il a reçu en retour un soufflet en pleine figure. Ce traitement humiliant subi par ses envoyés est un affront fait à tout Israël, une action détestable équivalente à une déclaration de guerre.

Versets 6-7

Je continue.

Les Ammonites comprirent qu’ils s’étaient rendus odieux à David. Alors ils envoyèrent trente tonnes d’argent aux Syriens de Mésopotamie, pour enrôler des soldats sur char. De leur côté, les Ammonites sortirent de leurs villes, se rassemblèrent et vinrent pour le combat (1Chroniques 19.6-7).

Le nouveau roi des Ammonites cherchait la guerre, il l’a trouvée. Il avait déjà conquis ses voisins moabites, pourtant des frères de sang. Maintenant, il veut prouver qu’il peut aussi vaincre David et devenir le nouvel homme fort du Proche-Orient. Il parvient, moyennant espèces sonnantes et trébuchantes, à rassembler autour de lui une coalition de rois situés au nord et nord-est d’Israël qui avaient peut-être déjà été vaincus par David. Tout dépend de la chronologie du récit. En tout cas, ces derniers acceptent la proposition des Ammonites et viennent leur prêter main-forte.

Versets 8-12

Je continue.

Quand David l’apprit, il envoya contre eux Joab avec toute l’armée des soldats de métier. Les Ammonites firent une sortie et se rangèrent en ordre de bataille à l’entrée de leur capitale, tandis que les rois qui étaient venus restaient à part, en rase campagne. Voyant qu’il aurait à faire face sur deux fronts à la fois, devant et derrière lui, Joab sélectionna ses meilleurs soldats et les fit ranger en ordre de bataille, face aux Syriens ; il confia le commandement du reste de l’armée à son frère Abichaï et ils le rangèrent en ordre de bataille pour affronter les Ammonites. Joab dit à son frère : — Si tu vois que les Syriens l’emportent sur moi, tu viendras à ma rescousse ; si les Ammonites sont plus forts que toi, c’est moi qui te porterai secours (1Chroniques 19.8-12).

Les Israélites venant de l’ouest, devront combattre sur deux fronts : contre les Syriens sur leur flanc nord et contre les Ammonites au sud.

Versets 13-15

Je continue.

Bon courage, et luttons vaillamment pour défendre notre peuple et les villes de notre Dieu ! Et que l’Éternel fasse ce qu’il jugera bon ! Alors Joab et sa troupe s’avancèrent devant les Syriens pour le combat. Ceux-ci s’enfuirent devant lui. Quand les Ammonites virent que les Syriens avaient pris la fuite, ils s’enfuirent eux aussi devant Abichaï, le frère de Joab, et se retirèrent dans la ville ; et Joab rentra à Jérusalem (1Chroniques 19.13-15).

Les deux frères qui commandaient l’armée de métier étaient de fidèles compagnons de David et des soldats aguerris. Cela dit, tous deux savaient pertinemment bien qu’une bataille peut facilement tourner à l’avantage d’un camp ou de l’autre selon les circonstances. Hommes de terrain expérimentés, ils reconnaissent humblement qu’ils ne peuvent maîtriser tous les paramètres d’un combat. Voilà pourquoi, après avoir décidé la meilleure stratégie à adopter, ils se tournent avec confiance vers l’Éternel. Ils ont certes fait tout ce qui était humainement possible pour gagner la bataille, mais ils ont également placé leur foi dans le Dieu d’Israël, car c’est lui qui décide de l’issue des combats. Cependant et en accord avec l’alliance conclue avec David, l’Éternel accorde la victoire à son peuple quand il se soumet à lui.

Verset 16

Je continue.

Les Syriens, voyant qu’ils avaient été mis en fuite par les Israélites, envoyèrent des messagers pour mobiliser les Syriens établis de l’autre côté de l’Euphrate. Chophak, chef de l’armée de Hadadézer, était à leur tête (1Chroniques 19.16).

À cette époque, les guerres prenaient beaucoup de temps et les batailles ne se décidaient pas en un jour. On était encore loin de la Blitzkrieg qu’ont menée les Allemands en 1940 contre la France et la Belgique. En ce temps-là, après une bataille, chaque camp se regroupait et reprenait des forces pour la suivante. C’est pour cela que les Syriens vaincus qui trouvent la pilule amère et veulent leur revanche, ont le temps de chercher du renfort. Par contre, les Ammonites semblent avoir compris la leçon et se verrouillent à double tour dans leur capitale fortifiée. Pendant ce temps, le roi Hadadézer rassemble tous les combattants qu’il peut trouver parmi les habitants du désert, à quelques 60 km à l’est du lac de Galilée.

Comme je l’ai déjà dit, si les récits que nous fait le chroniqueur sont dans un ordre chronologique, Hadadézer a déjà été vaincu une fois par David. C’est peut-être pour cela qu’il est si furieux. Il oublie complètement qu’il a été sollicité par les Ammonites en tant que mercenaire, et il fait de cette guerre une affaire personnelle. Maintenant, il veut absolument en découdre avec les Israélites ; une très mauvaise idée.

Versets 17-18

Je continue.

Quand David en fut informé, il mobilisa tout Israël, traversa le Jourdain, marcha contre les Syriens et prit position en face d’eux. Il se rangea en ordre de bataille pour les affronter et ceux-ci engagèrent le combat, mais ils furent mis en fuite par les Israélites. David leur tua les soldats de sept mille chars et quarante mille fantassins ; il fit aussi mourir Chophak, leur général en chef (1Chroniques 19.17-18).

Pendant que les Syriens attendent leurs renforts, David envoie un ordre de mobilisation générale. Des émissaires parcourent les 12 tribus pour recenser tout homme valide apte au combat. Finalement, on est prêt des deux côtés et la deuxième grande bataille s’engage. Cette fois-ci, David en a assez des Ammonites et de leurs alliés araméens venus de Syrie. Il jette toutes ses forces dans cet affrontement, prenant lui-même la direction des opérations avec l’intention d’en finir une fois pour toutes. David n’avait pas voulu cette guerre mais y a été contraint malgré lui. Cependant, une fois dans la mêlée, il a mené le combat avec la ferme intention de gagner cette guerre. La bataille a lieu en Transjordanie, du côté est du Jourdain, et une fois encore, c’est David qui remporte une victoire éclatante.

Verset 19

Je finis le chapitre 19.

Quand les vassaux de Hadadézer virent qu’ils avaient été battus par Israël, ils firent la paix avec David et lui furent assujettis. Après cela, les Syriens ne voulurent plus venir au secours des Ammonites (1Chroniques 19.19).

C’est parce que David a obtenu une victoire décisive que les Araméens ne sont plus revenus à l’attaque. De nos jours, ceux qui mènent les guerres le font avec retenue essayant d’éviter toute bavure. À priori, cela semble très humain, mais en fin de compte, cette attitude hésitante et le souci des dommages collatéraux font que les conflits n’en finissent pour ainsi dire jamais et le nombre de victimes non plus. Les guerres sont malheureusement inévitables à cause du cœur de l’homme qui est fondamentalement méchant. Mais maudits soient ceux qui ont soif de sang. C’est Jésus qui a le mieux exprimé cette pensée. Je le cite :

Malheur au monde à cause des scandales ! Car il est nécessaire qu’il arrive des scandales ; mais malheur à l’homme par qui le scandale arrive ! (Matthieu 18.7).