#37 Jésus est ressuscité (Matthieu 28.8-20)

Le tremblement de terre et la descente de l’ange qui roula la pierre eurent lieu avant que les femmes n’arrivent au sépulcre. En réalité et selon Luc (24.4), il y avait deux anges mais un seul a parlé. Une fois arrivée et ayant vu de leurs yeux le tombeau vide, les femmes…

« …le quittèrent en hâte, tout effrayées, mais remplies d’une grande joie. Puis tout à coup, Jésus vint à leur rencontre et dit : réjouissez-vous ! Elles s’approchèrent, embrassèrent ses pieds et l’adorèrent. Jésus leur dit : n’ayez aucune crainte mais allez dire à mes frères d’aller en Galilée car c’est là qu’ils me verront » (Matthieu 28.8-10).

Malgré leur lâcheté, Jésus appelle ses disciples « mes frères » pour la première fois.

Selon les 4 évangiles, l’ordre des événements du dimanche de Pâque est le suivant :

1. Marie de Magdala et d’autres femmes vont de Béthanie jusqu’à la tombe de Jésus (Matthieu 28.1 ; Marc 16.1,2 ; Luc 24.1,10 ; Jean 20.1).

2. Deux anges apparaissent, roulent la pierre et attendent l’arrivée des femmes tandis que les soldats sont terrifiés.

3. A une certaine distance du sépulcre, les femmes constatent qu’il est ouvert. Marie de Magdala part donner la nouvelle à Pierre et Jean tandis que les autres femmes continuent et l’ange leur parle (Matthieu 28.2 ; Marc 16.4 ; Luc 24.2 ; Jean 20.1).

4. Les femmes retournent chez elles mais s’arrêtent d’abord à Jérusalem pour raconter ce qu’elles ont vu au couple d’Emmaüs et à d’autres disciples (Luc 24.22-24).

5. Marie de Magdala retourne au sépulcre avec Pierre et Jean (Jean 20.2-10).

6. Après avoir vu le tombeau vide, Pierre et Jean retournent à la maison (Jean 20.2-10) tandis que Marie de Magdala reste au sépulcre.

A. Première apparition de Jésus : à Marie de Magdala alors qu’elle est devant le tombeau vide (Marc 16.9; Jean 20.11,16).

B. Deuxième apparition de Jésus : aux autres femmes alors qu’elles retournent chez elles (Matthieu 2.8,9).

7. Les femmes arrivent à Béthanie et rapportent ce qu’elles ont vu à huit disciples qui vont alors dans la maison où se trouvent Pierre et Jean (Matthieu 28.8,9).

« Pendant que les femmes retournaient chez elles, quelques soldats retournèrent en ville pour annoncer aux chefs des prêtres tout ce qui était arrivé. Ils convoquèrent les chefs du peuple et décidèrent de donner aux soldats une grosse somme d’argent avec cette consigne : vous direz que ses disciples sont venus de nuit le dérober, pendant que vous dormiez. Et si le gouverneur l’apprend, nous l’apaiserons et nous vous tirerons d’affaire. Les soldats prirent l’argent et se conformèrent à ces consignes. Cette version des faits s’est propagée parmi les Juifs jusqu’à aujourd’hui » (Matthieu 28.11-15).

Il pouvait arriver qu’une tombe fût pillée mais jamais quand elle était gardée par des soldats. Par ailleurs, la probabilité qu’un légionnaire s’endorme à son poste est nulle parce qu’il aurait été exécuté. Et s’ils s’étaient assoupis, ils n’auraient pas pu raconter ce qui s’est passé pendant leur sommeil…

Quant aux disciples incrédules et terrés dans un coin, non seulement ils ne croient pas que Jésus ressuscitera, mais ils n’auraient jamais pu déplacer l’énorme pierre sans être découverts car c’était la pleine lune. Quant aux autorités juives, ne pouvant ni accepter ni expliquer ni réfuter le tombeau vide, elles s’enferment plus profondément encore dans l’incrédulité et le mensonge et sont obligés de répandre une histoire absurde.

Au début de l’Église, la seule explication que les opposants au christianisme peuvent avancer contre la résurrection est cette histoire farfelue des religieux et qui confirme que le tombeau était vide. Depuis 2 000 ans, les ennemis de Jésus ont avancé d’autres hypothèses, mais elles sont toutes aussi invraisemblables les unes que les autres.

« Les disciples allèrent en Galilée sur la montagne que Jésus avait désignée. Quand ils le virent, ils se prosternèrent devant lui mais certains eurent des doutes » (Matthieu 28.16-17).

Peut-être s’agit-il de l’apparition de Jésus à plus de 500 frères à la fois dont parle Paul dans sa première épître aux Corinthiens (15.6).

La brièveté, la sobriété et l’honnêteté du récit de Matthieu est un gage de son authenticité.

« Jésus dit à ses disciples : j’ai tout pouvoir dans le ciel et sur la terre ; faites des disciples parmi tous les peuples, baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Je suis moi-même avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde » (Matthieu 28.18-20).

Dorénavant, les disciples doivent prendre la relève de leur Maître et poursuivre son œuvre. Il demande à une poignée de volontaires, illettrés pour la plupart, d’entreprendre la conquête morale et spirituelle d’un monde qui vient juste de le crucifier. Mais ils sont accompagnés non plus d’un serviteur humilié (Philippiens 2.7), mais d’un puissant Sauveur qui est entré dans sa royauté divine, et qui a tout pouvoir sur l’univers et sur toute créature (Éphésiens 1.20-23 ; Philippiens 2.9-11).

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