Les études

30 mars 2022

#20 Menace contre Tyr et Sidon (Esaïe 23.6-24.12)

Les nations, les villes et la mer sont personnifiées. Sidon est consternée par la chute de Tyr car c’est sa fille. Et l’Égypte, le grenier du monde antique, est terrifié parce que leur plus grand acheteur et allié n’est plus. Tyr et la mer sont tellement traumatisées qu’elles parlent comme si Tyr n’avait jamais été habitée.

Fuyez jusqu’à Tarsis en Espagne, poussez des hurlements, habitants de l’îlot. Quel triste sort pour la cité joyeuse aux origines lointaines, et qui s’en allait au loin fonder des colonies gouvernées par des princes ! Même ses marchands étaient considérés comme les grands de cette terre. C’est l’Éternel qui a décrété ces malheurs contre Tyr afin de flétrir son orgueil et d’humilier ses marchands (Ésaïe 23.6-9 ; cp Esaïe 2.10-12).

Chaque fois que Tyr était attaquée, femmes, enfants et vieillards se réfugiaient dans ses colonies. Dans les Écritures, l’orgueil est la raison la plus souvent citée pour le jugement de Dieu.

Comme les Égyptiens dans la vallée du Nil, cultive ton sol, population de Tarsis, car tu n’as plus de chaînes depuis que Dieu a fait trembler les royaumes et détruit les forteresses de la mer. Population de Sidon : tu es déshonorée. Finis les réjouissances, mets-toi en route et va t’établir à Chypre, mais même là, il n’y aura aucun repos pour toi (Ésaïe 23.10-12).

Tyr et Sidon étant conquises, leurs colonies sont désormais libres de la tutelle de leur métropole et peuvent profiter elles-mêmes de leurs ressources. Pire encore, Chypre refuse même l’asile aux exilés de Sidon.

Vois les Chaldéens, qui n’étaient pas un peuple unifié, ils ont livré l’Assyrie aux bêtes sauvages. Ils ont fait le siège de la ville, ils ont détruit ses palais, ils en ont fait un monceau de ruines (Ésaïe 23.13 ; cp Sophonie 2.13).

Au temps d’Ésaïe, les Chaldéens sont soumis à l’Assyrie. Mais le prophète les voit détruire Ninive, capitale de l’Assyrie, et créer un nouvel empire. C’est Babylone qui fera la conquête de toute la Phénicie.

Hurlez, navires au long cours, car votre forteresse est dévastée. Il arrivera que la ville de Tyr sombrera dans l’oubli pour soixante-dix ans qui est la vie d’un roi. Les soixante dix ans écoulés, Tyr sera comme la fille de joie dans la chanson : “ Prend une harpe, fais le tour de la ville, fille de joie oubliée ! Joue bien et multiplie tes chants pour qu’on se souvienne de toi ! ” L’Éternel se souviendra de Tyr qui retournera à ses gains et recommencera à se prostituer à tous les royaumes de la terre. Mais au lieu d’être amassés, ses gains seront consacrés à l’Éternel et appartiendront aux hommes qui demeurent en sa présence pour qu’ils puissent manger et s’habiller de vêtements splendides (Ésaïe 23.14-18).

Ésaïe revient à Tyr qui après sa conquête par Babylone (572) perdra son commerce et ne sera donc plus la reine des mers jusqu’à son rétablissement par les Perses (500). Son activité reprend alors de plus belle et est comparée à celle d’une prostituée qui chante pour attirer des clients. Cependant, la nouvelle prospérité de Tyr profitera aux Israélites revenus d’exil, car dans le livre d’Esdras (3.7), on lit que les Phéniciens ont amené gratuitement le bois nécessaire à la construction du nouveau temple.

L’Éternel va dévaster la terre et disperser les habitants. Le même sort atteindra le prêtre, le commun du peuple, le maître et son esclave, la dame et sa servante, vendeur et acheteur, emprunteur et prêteur, débiteur, créancier. La terre sera dévastée de fond en comble, car l’Éternel prononce ce décret (Ésaïe 24.1-3).

Après avoir annoncé des châtiments particuliers, Ésaïe résume le tout dans un jugement du monde entier qui sera la crise finale de l’histoire humaine quand toutes les classes sociales subiront le châtiment de Dieu.

La terre est desséchée et le monde et ses grands dépérissent. La terre a été profanée par ses habitants ; ils ont transgressé les lois, violé les commandements et l’alliance éternelle. La malédiction consume la terre et ses habitants à cause de leurs crimes et il n’en subsistera qu’un petit nombre (Ésaïe 24.4-6 ; cp 2Pierre 3.6-7).

Ésaïe décrit les raisons du jugement et ses effets. L’alliance éternelle symbolisée par l’arc-en-ciel (Genèse 9.16), consiste pour l’homme à obéir à son Créateur, mais il s’est rebellé contre lui et est devenu idolâtre et violent.

Le vin nouveau est triste, la vigne est flétrie et les bons vivants gémissent. On entend plus le son joyeux des tambourins et de la harpe, ni celui des fêtards, La joie et l’allégresse ont disparu. On ne boit plus de vin en chantant et les boissons fortes sont devenues amères. La cité de néant s’est effondrée. On se plaint qu’il n’y ait plus de vin, et la ville est en ruines (Ésaïe 24.7-12).

févr. 06 2023

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