Les études

16 juin 2022

#17 Les sanctions de l’Alliance (Lévitique 26.1-27.34)

Les traités d’alliance du Moyen-Orient ancien entre un suzerain et un vassal comportent une liste réduite d’avantages pour le vassal loyal envers son suzerain, et une longue liste de sanctions dans le cas contraire. Il en est de même dans le chapitre 26 qui contient la liste des malédictions de l’alliance conclue entre l’Éternel et son peuple.

« Vous ne vous fabriquerez pas d’idoles car je suis l’Éternel votre Dieu. Vous observerez les jours de repos et vous respecterez mon sanctuaire » (Lévitique 26.1-2).

Bref résumé de la loi de Moïse : rendre un culte à l’Éternel seul et observer les sabbats.

« Si vous obéissez à mes commandements, je ferai pleuvoir à la bonne saison, la terre et les vergers livreront leurs produits et vous habiterez en sécurité dans votre pays. Vous poursuivrez vos ennemis. Je vous rendrai très nombreux. Je vivrai au milieu de vous : je serai votre Dieu et vous serez mon peuple. » (Lévitique 26.3-13).

Abondance, paix et conquêtes victorieuses du pays de Canaan. Oui, mais ces bénédictions sont liées au « si » conditionnel et c’est bien là que le bât blesse.

« Si vous méprisez mes ordonnances et violez mon alliance, je vous plongerai dans l’épouvante et je vous enverrai le dépérissement et la fièvre. Vous répandrez en vain vos semences, car vos ennemis s’empareront de vos récoltes et domineront sur vous. Vous fuirez même sans que personne ne vous poursuive. Si vous ne m’écoutez pas encore, je rendrai votre terre comme du bronze. Si vous continuez à me résister, je lâcherai contre vous les bêtes sauvages qui vous raviront vos enfants et déchireront vos bêtes » (Lévitique 26.14-22).

Guerres, invasions, maladies, et famines. Les malédictions s’accumulent tant qu’Israël refuse de revenir à son Dieu.

« Et si vous ne vous laissez pas corriger, je déclencherai des guerres contre vous et je déchaînerai la peste au milieu de vos villes fortifiées. Vous serez livrés à la merci de l’ennemi et je vous couperai les vivres » (Lévitique 26.23-26).

Guerres et épidémies extermineront la population. La colère de Dieu se déchaînera sans frein.

« Si malgré cela vous ne m’écoutez pas, je vous résisterai avec fureur. Vous mangerez vos propres enfants. Je dévasterai vos lieux de culte et j’entasserai vos cadavres sur vos idoles. Je vous disperserai parmi les nations païennes et je vous poursuivrai avec l’épée. Votre pays sera dévasté et vos villes deviendront des ruines. Alors la terre se reposera pour les années de repos dont vous l’aurez frustrée. Vous périrez en exil et le pays de vos ennemis vous dévorera » (Lévitique 26.27-39).

« Je vous résisterai avec fureur » décrit l’exaspération d’un ennemi enragé par une résistance persistante. Dieu décimera son peuple et il entassera pêle-mêle les uns sur les autres, les idoles et les Israélites égorgés. C’est exactement ce qu’on fait les Assyriens puis les Babyloniens.

« Si alors leur cœur incirconcis s’humilie et qu’ils reconnaissent que leur châtiment est juste, j’interviendrai en faveur du pays. Et même lorsqu’ils seront dans le pays de leurs ennemis, je ne les rejetterai pas car je suis l’Éternel leur Dieu. J’agirai en leur faveur conformément à l’alliance conclue avec leurs ancêtres » (Lévitique 26.40-46).

Malgré sa rébellion, Israël n’a pas perdu son pays car Dieu est fidèle à lui-même et à ses promesses.

Je commence maintenant le chapitre 27, le dernier du Lévitique.

« L’Éternel dit à Moïse : Si quelqu’un promet de consacrer une personne à l’Éternel, il pourra s’acquitter de son vœu en argent. Si la personne est trop pauvre pour payer la valeur fixée, le prêtre fera une estimation selon ses ressources » (Lévitique 27.1-8).

Par exemple, si un enfant est malade, les parents peuvent promettre de le consacrer à l’Éternel s’il guérit, mais ils peuvent également racheter leur vœu et garder le gosse. Le coût dépend des rachats dépend de l’âge de la personne et de ses ressources.

« Si c’est un animal qu’on veut offrir à l’Éternel, il sera tenu pour sacré. Si l’offrant veut le racheter, il majorera l’estimation du prêtre d’un cinquième. Même chose pour une maison ou un terrain. Tout ce qui est voué à l’Éternel devient la propriété du prêtre » (Lévitique 27.9-25).

Selon qu’un champ fait partie ou pas du patrimoine ancestral de l’Israélite qui fait le vœu, les règles sont différentes. Comme un bien ancestral ne peut être vendu, c’est son produit qui est consacré à Dieu. Cependant, au jubilé il ne retourne pas à son propriétaire initial mais au sanctuaire c’est-à-dire aux prêtres.

« On ne peut consacrer les premiers-nés des animaux purs car ils appartiennent déjà à l’Éternel. Si c’est un animal impur, il pourra être racheté. Par contre, rien de ce qui est voué par interdit à l’Éternel ne peut se vendre ou se racheter, il sera détruit » (Lévitique 27.26-29).

Par ordre de l’Éternel, les Cananéens furent dévoués et auraient dû être exterminés.

« Toute dîme des récoltes et du bétail appartient à l’Éternel. Si quelqu’un veut en racheter une partie, il en majorera le prix d’un cinquième » (Lévitique 27.30-33).

Contrairement aux vœux, les dîmes ne sont pas facultatives, mais elles peuvent être rachetées.

« Tels sont les commandements que l’Éternel a donnés à Moïse pour les Israélites sur le mont Sinaï » (Lévitique 27.34).

févr. 07 2023

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