Les études

30 mars 2022

#16 Prophéties contre Damas et l’Éthiopie (Esaïe 17.4-18.7)

Les Assyriens ont tout d’abord fait la conquête de la Syrie, de l’est du Jourdain et de la Galilée (en 732) puis 10 ans plus tard après un siège de 3 ans, ils s’emparent de Samarie capitale du royaume des dix tribus.

“ En ce jour-là, Jacob sera bien amaigri. Il en sera comme lorsque dans la vallée fertile, on moissonne les épis par brassées. Il ne restera plus qu’un grappillage, comme après le gaulage des olives où ici on en a deux, trois tout en haut, et quatre ou cinq sur les meilleures branches. ” C’est ce que déclare l’Éternel, le Dieu d’Israël (Ésaïe 17.4-6).

Ces images décrivent le royaume des dix tribus dépeuplé par les Assyriens. Jacob père de la nation sera fortement amoindri car les Israélites seront fauchés en masse comme les blés ; la plupart seront massacrés ou déportés, mais la destruction ne sera pas totale car Dieu épargnera un petit reste.

En ce jour-là, on se tournera vers son créateur, le Saint d’Israël, et on ira plus vers les autels, les idoles et les poteaux sacrés (Ésaïe 17.7-8).

Le châtiment qui frappera les Israélites a pour but de les punir pour leur idolâtrie maladive, de l’extirper, et aussi de conduire les survivants à la repentance et à honorer l’Éternel seul.

En ce jour-là, les villes fortifiées seront abandonnées, car tu as oublié le Dieu qui t’a sauvé et qui faisait ta force. Oui, tu as planté des jardins pour tes divinités et les graines étrangères ont rapidement fleuri, mais au jour du jugement, tu n’auras rien et la douleur sera sans remède (Ésaïe 17.9-11).

Alors que les Cananéens avaient été chassés par les Israélites, maintenant ce sont eux qui seront expulsés du pays (Lévitique 26) parce qu’ils ont épousé les mœurs et cultes païens, et l’idolâtrie a foisonné.

Oh ! Tous ces peuples innombrables qui mugissent comme la mer, et qui grondent comme des eaux impétueuses. L’Éternel les menace ; elles s’enfuient et sont dispersées comme de la paille par le vent, ou la poussière chassée par un ouragan. Au soir encore, c’est l’épouvante, mais au matin, ils ont disparu. Tel sera le destin de ceux qui nous dépouillent (Ésaïe 17.12-14 ; cp Es 14.24-27 ; 19.35 ; 29.5 ; 37.36-37).

L’armée assyrienne se compose de nombreuses nations. Ce soir-là, les habitants de Jérusalem les voient prendre position devant la ville et sont épouvantés (701 av. J-C). Mais le lendemain matin règne un grand silence de mort, car 185 000 soldats, frappés par l’Ange de l’Éternel, manquent à l’appel.

Au sud du Nil et de ses affluents, dans la capitale de la Nubie, on entend le bruissement d’ailes et tu envoies des ambassadeurs. Retournez, émissaires rapides, vers ceux qui ont le corps élancé et luisant, vers le peuple redoutable et puissant qui écrase tout, et dont le pays est sillonné de fleuves (Ésaïe 18.1-2).

La Nubie incluait le sud de l’Égypte, le Soudan et le nord de l’Éthiopie. La description que fait Ésaïe des Nubiens correspond à celle de l’historien perse Hérodote (484-425 av. J-C). Les bruissements d’ailes représentent le tumulte des armées qui se préparent à faire face aux Assyriens qui ont déjà ravagé le nord de la Palestine (2Rois 19.9). Les Nubiens ont envoyé des messagers à Jérusalem pour conclure une alliance avec Juda, mais Ésaïe leur ordonne de retourner chez eux car la délivrance viendra de l’Éternel.

Habitants du monde, regardez l’étendard dressé au sommet des montagnes, et écoutez le son du cor ! L’Éternel m’a dit : Je ne ferai rien mais je regarderai de ma demeure tandis que la chaleur du soleil et la rosée fera mûrir la moisson. Mais quand la fleur deviendra un raisin, on coupera les sarments avec une serpette et on retranchera les rameaux, et les cadavres seront la proie des vautours et des bêtes sauvages (Ésaïe 18.3-6).

L’étendard et le cor représentent l’armée de l’Éternel qui se rassemble pour combattre les Assyriens tandis que le Seigneur attend paisiblement le moment favorable pour intervenir. Les sarments représentent les 185 000 soldats assyriens tués en une seule nuit et laissés en pâtures aux bêtes sauvages.

En ce temps-là, le Seigneur des armées célestes recevra une offrande de la part des habitants de la Nubie, à Jérusalem où on invoque son nom (Ésaïe 18.7 ; Ésaïe 45.14 ; Deutéronome 12.5 ; Sophonie 3.10 ; Zacharie 14.16).

A la fin des temps et suite au jugement de toute l’humanité, tous les peuples enverront des représentants à Jérusalem pour rendre hommage à l’Éternel en la personne du Messie.

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