Les études

22 juin 2022

#04 Gaïus, Diotrèphe et Démétrios (3 Jean 7-14)

Les prédicateurs itinérants reviennent auprès de Jean, et racontent devant l’assemblée que Gaïus les a reçus comme des rois. Il faut garder à l’esprit qu’au premier siècle, les auberges sont rares, chères et malfamées. Il s’ensuit que les personnes riches et hospitalières comme Gaïus favorisent la propagation de l’Évangile dans l’empire. Jean le félicite et lui demande d’être généreux envers les prédicateurs de passage, en leur prodiguant le nécessaire sur place, mais aussi pour la suite de leur voyage. Les évangélistes chrétiens ont besoin du soutien des croyants des régions qu’ils traversent. Dieu récompensera toute bonne œuvre, le prédicateur fidèle, mais aussi ceux qui le reçoivent. Dans l’économie divine de la grâce, le plus petit des croyants peut avoir part aux bénédictions du plus grand.

En effet, c’est pour proclamer le nom de Jésus qu’ils sont partis, sans rien accepter de la part des non-croyants. Notre devoir est de soutenir de tels hommes et de collaborer à l’annonce de la vérité (3Jean 7-8 ; cp 1Corinthiens 9.7, 14 ; Philippiens 2.9-11 ; Tite 3.13).

Afin de s’attirer la bénédiction du Dieu chrétien, certains païens auraient voulu aider financièrement les prédicateurs itinérants, mais accepter cet argent contribuerait au syncrétisme religieux et placerait l’Éternel au rang des idoles. Les croyants sont responsables du soutien des missionnaires qui annoncent l’Évangile.

J’ai écrit quelques mots à l’église, mais Diotrèphe, qui aime être le premier, ne nous reçoit pas (3Jean 9).

On apprend que Diotrèphe est un dictateur ecclésiastique qui occupe une position d’autorité, qu’il a sans doute acquise par intimidation. Jean informe Gaïus qu’il a écrit une lettre à l’église demandant à ce qu’on prenne en charge certains prédicateurs itinérants, mais Diotrèphe a interceptée cette lettre car il est jaloux de l’autorité de l’apôtre et sa vaniteuse ambition est d’être le premier. L’orgueil et la soif de pouvoir sont à l’origine des conflits humains et la caractéristique des chefs de parti, fondateurs de sectes et de la plupart des divisions dans l’Église. Cependant, par crainte de la confrontation ou au nom de la tolérance, les anciens refusent souvent de destituer les tyrans. Mais Jésus a dit : « celui qui s’élève sera rabaissé » (Matthieu 23.12).

Aussi, quand je viendrai, je rappellerai sa manière d’agir, car il tient de méchants propos contre nous. En plus, il refuse de recevoir les frères de passage, empêche ceux qui seraient désireux de les accueillir et les chasse de l’église. Bien-aimé, imite non le mal, mais le bien. Celui qui agit bien appartient à Dieu ; celui qui agit mal ne connaît pas Dieu (3Jean 10 ; cp 1Timothée 5.20 ; 1Corinthiens 4.19 ; 2Corinthiens 13.1-2 ; 1Jean3.6-8 ; Romains 12.21).

Les comportements moraux de Gaïus et de Diotrèphe reflètent leur relation avec Dieu. Mais Jean a bien l’intention de reprendre publiquement Diotrèphe devant toute l’assemblée, car pour asseoir son pouvoir, il se rend coupable de diffamation. Les rapports de Gaïus avec ce despote devaient être plutôt tendus.

Tout le monde n’a que louange pour Démétrius et la vérité elle-même plaide en sa faveur. Nous aussi, nous lui rendons un bon témoignage et tu sais que nous disons la vérité (3Jean 12 ; cp Jean 3.21 ; Proverbes 22.1 ; Ecclésiaste 7.1).

On ne sait rien de Démétrius ni de ses rapports avec Jean ou Gaïus, par contre, il jouit d’une très bonne réputation auprès de Jean et parmi les croyants, car il met la vérité de la Parole de Dieu en pratique dans sa vie. On peut évaluer quelqu’un en fonction de sa réputation et de sa fidélité aux Écritures.

J’aurais bien davantage à te dire, mais je ne veux pas l’écrire. J’espère te voir bientôt et alors nous nous entretiendrons de vive voix. Que la paix soit avec toi. Les amis te saluent. Salue chacun de nos amis en personne (3Jean 13-14 ; cp 2Jean 12 ; Jean 15.14-15).

A la fin de cette lettre et de la seconde, Jean dit qu’il a encore beaucoup à dire mais il veut seulement le faire de vive voix. Au premier siècle, les croyants se souhaitent mutuellement la paix quand ils se saluent et prennent congé. Il s’agit de la paix fraternelle de l’amitié et de la paix surnaturelle que Dieu donne.

Gaïus et Jean ont évidemment des amis communs dans l’assemblée d’Éphèse qui ont demandé à l’apôtre de saluer Gaïus de leur part. Jean en profite pour demander à Gaïus de saluer d’autres amis communs. À cause de leur foi commune en Jésus-Christ, les croyants du monde entier ont spontanément un lien fraternel.

janv. 30 2023

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