Les études

20 juin 2022

#01 Introduction – La Parole était au commencement avec Dieu (Jean 1.1-2)

Les commentateurs chrétiens de tous les temps sont unanimes pour dire que l’histoire de Jésus racontée par l’apôtre Jean est facile à comprendre parce que le vocabulaire est souvent composé d’une ou deux syllabes, cependant cet évangile est d’une profondeur spirituelle inégalée.

Quand Jésus dit à ses disciples : « Vous en moi, et moi en vous (Jean 14.20) », ce morceau de phrase est enfantin et pourtant aucun théologien n’a jamais pu en sonder la profondeur car Jean excelle à révéler les mystères divins dans un langage rudimentaire.

Tout comme les auteurs des trois autres évangiles, le nom de Jean n’apparaît nulle part, cependant les Pères de l’Église sont unanimes pour dire que Jean a publié un évangile lors de son séjour à Éphèse, et à la fin de son évangile, Jean lui-même écrit que son objectif est de rapporter les signes miraculeux de Jésus afin que : « vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant, vous possédiez la vie en son nom (Jean 20.30-31) ». Ce n’est pas de religion dont nous avons besoin mais de la vie éternelle.

Jean passe sous silence la généalogie du Christ, sa naissance miraculeuse, son baptême, sa tentation, son pouvoir sur les démons, ses paraboles, la transfiguration, la sainte cène, son agonie ou son ascension, mais il raconte le ministère de Jésus à Jérusalem, ses contacts intimes avec certains individus, de longs discours, la formation des disciples, et une liste de « je suis » appuyée par des miracles qui prouvent qu’il est le Fils de Dieu.

Jean dresse un portrait de Jésus qui est différent des trois autres évangélistes et son mot clé est le verbe « croire » qui apparaît 98 fois.

Par ailleurs, Jean décrit plus que la somme des trois autres évangélistes ce que Jésus a fait après sa résurrection, et en particulier il mentionne sept apparitions différentes.

Dès la première phrase de l’évangile, Jean nous projette au tout début de l’éternité passée quand il écrit :

Au commencement était celui qui est la Parole de Dieu. Il était avec Dieu, il était lui-même Dieu (Jean 1.1).

Avant que quoique ce soit n’existe, Dieu s’est toujours révélé et exprimé par sa seule présence. Le vocabulaire est très simple mais quelle majesté grandiose ! Un peu plus loin, Jean ajoute :

Celui qui est la Parole est devenu homme et il a vécu parmi nous. Personne n’a jamais vu Dieu : Dieu, le Fils unique qui vit dans l’intimité du Père, nous l’a révélé (Jean 1.14, 18).

Jean introduit Dieu manifesté en chair et en os, comme le fondement de son évangile. Jésus-Christ est à la fois Dieu et un personnage historique. Celui qui est de toute éternité, a quitté la gloire du royaume des cieux pour venir nous rencontrer ici-bas. D’ailleurs et curieusement, quand Jésus est né, le monde païen était dans une sorte d’expectative et s’attendait à ce qu’un dirigeant d’une envergure mondiale fasse son apparition en Palestine. C’est en tout cas ce que rapportent plusieurs historiens latins et sages chinois. Je lis le premier chapitre.

Au commencement était celui qui est la Parole de Dieu. Il était avec Dieu, il était lui-même Dieu. Au commencement, il était avec Dieu (Jean 1.1-2).

Alors que les 4 évangiles situent Jésus dans son contexte historique, Jean le place dans les lieux célestes. Ces trois affirmations qui servent d’introduction à la personne de Jésus-Christ sont tout à fait extraordinaires. Le mot « parole » est la traduction de « logos », un terme qui pour les Stoïciens du premier siècle décrit l’âme du monde et qui, pour les Juifs, renvoie à la Sagesse divine personnalisée. C’est le « logos » qui a créé le monde et qui le soutient.

Jean dit que : « au commencement … était la parole de Dieu », c’est à dire Jésus, or la première phrase de la Genèse est : « au commencement Dieu ». La parole, le « logos » est donc le Dieu éternel.

Si « la Parole était avec Dieu », c’est que le Père et le Fils sont des personnes distinctes, mais engagées dans une relation de communion éternelle au sein de la Trinité. Au verset 14, on lit :

Celui qui est la Parole est devenu homme et il a vécu parmi nous. Nous avons contemplé sa gloire, la gloire du Fils unique envoyé par son Père : plénitude de grâce et de vérité ! (Jean 1.14).

Là encore, Jean fait trois déclarations. Premièrement : La parole, le logos éternel a été faite chair. A sa divinité Jésus ajouta l’humanité et est entré dans notre espace-temps dans une enveloppe charnelle sous la forme d’un nouveau-né.

La seconde affirmation est que la parole a fait son habitation parmi les hommes, et la troisième est qu’il s’est révélé « plénitude de grâce et de vérité », une expression équivalente à la façon dont Dieu se présente dans le livre de l’Exode (34.6) quand il dit : « L’Éternel est riche en amour et en fidélité ».

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