Les émissions

17 sept. 2026

Zacharie 1.8-17

Chapitre 1

Verset 8

Si quelqu’un me dit qu’il a eu une vision, je suis tout ouïe, je l’écoute avec attention parce que j’ai un goût prononcé pour le fantastique. Cependant, les visions font généralement partie du domaine occulte, ce qui veut dire qu’il vaut mieux ne pas en avoir. Pourtant, si certains ont des visions d’origine démoniaque, d’autres les reçoivent de Dieu. C’est le cas de tous les prophètes de l’Éternel au nombre desquels Zacharie, qui en une seule nuit a huit visions successives qu’un ange-interprète lui explique. Il y a des jours ou des nuits comme ça à perdre haleine. Je continue de lire dans le premier chapitre du livre de Zacharie.

Cette nuit j’ai vu, dans une vision, et voici un cavalier monté sur un cheval roux. Il se tenait parmi les myrtes dans les profondeurs, et derrière lui, il y avait d’autres chevaux : des roux, des rouges foncés et des blancs (Zacharie 1.8 ; auteur).

Zacharie n’est pas en train de rêver mais en état de veille et plongé dans une extase prophétique. Il voit en esprit une révélation de Dieu. C’est aussi ce qui arrive à l’apôtre Pierre. Dans le livre des Actes, on lit que « pendant qu’on lui préparait son repas, il tomba en extase » (Actes 10.10).

Les trois apôtres qui sont présents lors de la transfiguration de Jésus ont vécu une expérience similaire. Dans l’évangile selon Luc, on lit :

Pierre et ses deux compagnons étaient profondément endormis, mais quand ils s’éveillèrent, ils virent la gloire de Jésus et les deux hommes qui étaient avec lui (Luc 9.32).

Zacharie voit un « un cavalier monté sur un cheval roux qui se tenait parmi les myrtes dans les profondeurs ». Le mot traduit par « profondeurs » signifie aussi « lieu ombragé ». Il s’agit en fait d’une vallée profonde aux pentes ombragées par des bosquets de myrtes, des arbustes qui restent toujours verts et qui croissent dans les régions méditerranéennes. La vallée que voit Zacharie est symbolique mais il peut aussi s’agir de la vallée du Cédron qui est à l’est de Jérusalem entre la ville et le mont des Oliviers.

Chez le prophète Ésaïe, « le myrte » fait partie de la végétation qui sert d’image pour évoquer la vie qui fleurit dans un lieu aride. Il écrit :

Je planterai dans le désert le cèdre et l’acacia, le myrte et l’olivier. Je ferai croître dans la steppe le cyprès, le pin et le buis (Ésaïe 41.19). Où croissent les broussailles poussera le cyprès, au lieu des orties croîtra le myrte (Ésaïe 55.13).

Dans la vision de Zacharie, « le myrte » symbolise « le peuple élu » qui est alors petit et humble. Il n’est pas comme les grands empires qui sont comparables à une forêt de cèdres que l’on aperçoit de loin sur les hauteurs du Liban. Cependant, dans son abaissement le peuple de Dieu jouit d’un avantage que n’ont pas les peuples les plus puissants de la terre ; il a été choisi, il est aimé par l’Éternel et il lui est agréable tout comme les myrtes exhument un parfum odoriférant très agréable. En hébreu, si on ajoute la terminaison du féminin au mot « myrte », on obtient le prénom « Esther ».

Le « cavalier monté sur un cheval roux » est identifié plus loin (Zacharie 1.11) comme étant « l’Ange de l’Éternel », c’est-à-dire une pré-incarnation de Jésus-Christ. Il conduit une troupe de guerriers qui montent des chevaux de couleurs différentes. Le « roux » ou « rouge feu » du cheval de l’Ange de l’Éternel pourrait représenter le sang versé dans une guerre comme c’est le cas dans le livre de l’Apocalypse (6.4), mais ici le contexte ne le permet pas parce qu’un peu plus loin, les cavaliers font leur rapport disant :

Nous venons de parcourir la terre et nous avons constaté qu’elle est toute tranquille et calme (Zacharie 1.11).

Certains chevaux sont « rouges foncés ». Le mot ainsi traduit n’apparaît qu’une autre fois dans l’Ancien Testament, dans le livre d’Ésaïe (16.8) où il décrit la couleur d’une sorte de raisin. Les trois groupes de cavaliers, différentiés par la couleur de leurs chevaux, sont les anges qui veillent sur l’ensemble des peuples, au nord, à l’est et au sud de la Terre sainte. La notion d’anges tuteurs est familière aux Hébreux comme le montre le livre de Daniel (Daniel 10.12, 13, 20-21).

Verset 9

Je continue le texte.

Je demandai alors : – Mon Seigneur, que représentent ces chevaux ? L’ange qui me parlait répondit : – Je vais te montrer ce qu’ils représentent (Zacharie 1.9).

La personne que Zacharie appelle « Mon Seigneur » est « l’Ange de l’Éternel » qu’il vient de voir apparaître sur le cheval roux et qui est le chef des troupes de cavaliers qui le suivent. Par contre, et comme pour les prophètes Ézéchiel et Daniel, c’est un autre personnage céleste qui répond à Zacharie et lui sert d’interprète. Tout au long de la nuit, il va expliquer au prophète les scènes successives qui se présenteront à lui. En hébreu, cet ange est appelé « l’ange parlant en moi », ce qui peut laisser supposer qu’il s’agit d’une audition intérieure, du moins de temps en temps.

Verset 10

Je continue.

Et l’homme qui se tenait parmi les myrtes intervint en disant : – Ce sont les coursiers que l’Éternel a envoyés pour parcourir la terre (Zacharie 1.10).

À la question de Zacharie : « Mon Seigneur, que représentent ces chevaux ? » c’est l’Ange de l’Éternel qui répond. Ces cavaliers fantastiques sont divisés en trois patrouilles à des fins militaires ; envoyées par Dieu en mission de reconnaissance, elles sont revenues faire leur rapport sur les conditions qui règnent dans le monde. Tout comme les rois perses envoient des messagers qui parcourent leur vaste empire afin d’observer ce qui s’y passe, l’Ange de l’Éternel a des anges à son service qui sillonnent la terre. Dans cette vision, Dieu copie le comportement des monarques humains pour être compris. Il communique avec ses serviteurs fidèles dans un langage ou par des actions qui correspondent à leur vision et compréhension du monde.

Verset 11

Je continue.

Alors les cavaliers s’adressèrent à l’ange de l’Éternel qui se tenait parmi les myrtes, et lui firent ce rapport : – Nous venons de parcourir la terre et nous avons constaté qu’elle est toute tranquille et calme (Zacharie 1.11).

C’est ici que nous apprenons que celui qui est assis sur le cheval roux est l’Ange de l’Éternel. Quand Zacharie écrit ces lignes, une certaine paix précaire ou plutôt une absence de guerre règne dans l’Empire perse qui s’étend de l’extrémité ouest de la Turquie actuelle jusqu’au très long fleuve Indus qui se trouve aujourd’hui au Pakistan, et depuis la mer d’Aral en Asie centrale jusqu’aux sables brûlants de la péninsule arabique. La tranquillité observée par les patrouilles célestes n’est rien d’autre que la fin des deux ans qu’il a fallu à l’empereur Darius pour mâter la révolte de ses vassaux rebelles. La paix ne règne donc qu’au prix de la domination par la force de la nouvelle superpuissance perse.

Cela dit et contrairement à ce qu’on aurait pu penser, ce calme n’est pas une bonne nouvelle pour les colons juifs qui sont peu nombreux, soumis aux insultes et attaques de leurs voisins, et assujettis à un empire païen. C’est même une très mauvaise nouvelle car le peuple élu attend l’accomplissement de la prophétie d’Aggée qui annonce que l’Éternel va ébranler le ciel et la terre (Aggée 2.7, 21, 22) et restaurer le royaume de David. Mais l’absence de guerre qui règne dans l’empire perse est contraire à l’espérance des colons. De plus, le Temple de l’Éternel est loin d’être achevé et Jérusalem est toujours en ruines.

Verset 12

Je continue.

Là-dessus, l’ange de l’Éternel s’exclama : – Seigneur des armées célestes, voilà soixante-dix ans que tu es irrité contre Jérusalem et contre les villes de Juda. Jusques à quand tarderas-tu à les prendre en pitié ? (Zacharie 1.12).

La prière d’intercession de l’Ange de l’Éternel est inhabituelle, car alors que d’habitude il est le messager divin de l’Éternel auprès du peuple, ici c’est le contraire, il représente le peuple auprès de son Dieu. En fait, l’Ange exprime le soupir de Zacharie un peu comme le Saint-Esprit intercède pour les croyants « en gémissant d’une manière inexprimable », comme l’écrit l’apôtre Paul aux Romains (8.26).

Cette intercession en faveur de Jérusalem est motivée par la fin des soixante-dix ans d’exil pendant lesquels Dieu était irrité contre son peuple. L’asservissement à Babylone a commencé en l’an 605 avant Jésus-Christ au moment de la première prise de Jérusalem par Nabuchodonosor (2Rois 24.1 ; 2Chroniques 36.6) et du pillage du trésor du temple. En effet, après leur victoire sur les Égyptiens à Karkémish (605), les troupes babyloniennes poursuivent leurs ennemis en fuite et arrivent aux portes de Jérusalem qu’ils assiègent. Yehoyakim, roi de Juda et pro-égyptien se voit alors contraint de faire acte de soumission. Dans le second livre des Rois, on lit :

Sous le règne de Yehoyakim, Nabuchodonosor, roi de Babylone, l’attaqua et Yehoyakim fut assujetti à Nabuchodonosor pendant trois ans puis il se révolta de nouveau contre lui (2Rois 24.1 ; comparez Daniel 1.1 et suivant).

Après avoir baissé la tête pendant trois ans et comptant sur l’appui des Égyptiens, Yehoyakim refuse de payer le tribut exigé par Babylone. En représailles, Nabuchodonosor revient en l’an 598 et fait à nouveau le siège de Jérusalem. Mais Yehoyakim meurt au début du conflit et son fils Yehoyakîn qui lui succède, finit par se rendre (début 597). Nabuchodonosor l’emmène en exil en Babylonie avec dix mille habitants de Juda, c’est à dire la crème du pays, afin qu’il n’y ait plus de révolte contre son autorité.

Nabuchodonosor installe alors au pouvoir Sédécias (2Rois 24), un fils de Josias, qui règne onze ans. Mais celui-ci complote à son tour avec l’Égypte et finit par se soulever contre Nabuchodonosor qui se voit contraint de revenir une troisième fois pour faire le siège de Jérusalem. C’est à ce moment-là qu’il détruit entièrement la ville et déporte massivement la population de Juda en Babylonie (587-586 ; 2Rois 24.18-25.26).

Il faut remarquer que dans sa prière d’intercession, l’Ange de l’Éternel établit une distinction entre lui et l’Éternel, ce qui contribue implicitement à la doctrine de la Trinité dans l’Ancien Testament.

Verset 13

Je continue.

Alors l’Éternel répondit à l’ange qui me parlait par des paroles bienveillantes et des paroles de consolation (Zacharie 1.13).

Suite à l’intercession de l’Ange de l’Éternel, Dieu en personne s’adresse à Zacharie par l’intermédiaire de l’ange-interprète, pour lui prodiguer des paroles d’encouragement que lui-même doit transmettre au peuple. Le contenu de ce message, qui est donné dans la suite du texte, comporte trois parties : l’amour de Dieu pour Israël son peuple (Zacharie 1.13-14), sa colère contre les nations (Zacharie 1.15), et enfin la bénédiction de Dieu sur Israël (Zacharie 1.16-17).

Verset 14

Je continue.

L’ange qui me parlait me dit : – Proclame ces paroles : “ Voici ce que déclare le Seigneur des armées célestes : J’éprouve pour Jérusalem et pour Sion un amour passionné ” (Zacharie 1.14).

Jérusalem et Sion sont souvent utilisés comme synonymes. Ici, « Jérusalem » désigne plutôt la capitale en tant que centre de la vie politique de la nation, tandis que « Sion » est la colline sacrée sur laquelle est bâti le Temple, lieu où l’Éternel a fixé sa demeure et où les Israélites viennent lui rendre un culte d’adoration.

Zacharie écrit que Dieu éprouve pour Jérusalem « un amour passionné », littéralement « une grande jalousie » ce qui revient au même. Plus loin, on lit :

Voici ce que déclare le Seigneur des armées célestes : J’éprouve pour Sion un amour ardent et passionné, oui, je brûle pour elle d’une violente passion (Zacharie 8.2).

Cet « amour passionné » de l’Éternel pour son peuple et la ville sainte n’accepte pas qu’il soit bafoué d’une quelconque manière ; en d’autres mots, Dieu ne tolère aucune sorte de rivalité. Quand les Israélites se détournent de lui pour s’occuper de leurs petites affaires, ou pire encore pour s’adonner à des pratiques idolâtres, c’est un affront grave qu’ils font subir à l’Éternel, une sorte de crime de lèse-majesté, ce qui attise sa sainte jalousie et déclenche sa sainte colère contre son peuple.

Verset 15

Je continue.

Et je suis saisi d’une violente indignation contre les nations qui vivent dans la tranquillité. Car je n’étais qu’un peu irrité contre mon peuple, mais elles, elles ont accru son malheur (Zacharie 1.15).

Littéralement, Dieu dit : « Je suis furieux avec une grande furie ». Il est vrai que les Assyriens qui ont rayé de la carte le royaume israélite des X tribus du Nord, et les Babyloniens qui ont mis fin à celui de Juda, sont des bâtons que l’Éternel a utilisés pour punir son peuple (Ésaïe 10.5 ; Ésaïe 47.6 ; Jérémie 25.9). Cependant, le simple fait d’attaquer Israël exige un châtiment, car envahir la Terre promise c’est marcher sur les plates-bandes de Dieu — une très mauvaise idée, et porter la main contre son peuple, c’est aller au-delà du pire. Plus loin, Zacharie écrit :

Voici ce que dit le Seigneur des armées célestes, lui qui m’a envoyé avec autorité, au sujet des nations qui vous ont dépouillés : Celui qui touche à vous, c’est comme s’il touchait à la prunelle de mon œil (Zacharie 2.12).

De plus, dans leur arrogance et soif de conquêtes, ces empires païens n’étaient que trop contents de détruire. En commettant des violences inacceptables, en se montrant d’une grande cruauté envers les Israélites vaincus, et en voulant les exterminer à tout jamais, les conquérants ont dépassé les limites que Dieu leur avait assignées. Par exemple, dans le second livre des Rois, on lit que les Chaldéens « égorgèrent les fils (du roi) Sédécias sous ses yeux, puis on creva les yeux à Sédécias et on le lia avec une double chaîne de bronze. Après cela, on le déporta à Babylone » (2Rois 25.7).

Une fois leur sale besogne accomplie, les Assyriens d’abord, puis les Babyloniens ensuite, emmènent captifs les Israélites qu’ils n’ont pas massacrés. Satisfaits de leur campagne victorieuse, ils se reposent alors sur leurs lauriers pour ainsi dire, ce qui jette de l’huile sur le feu et attise la colère de l’Éternel qui les voue à la destruction. Ninive capitale de l’Assyrie est prise et ruinée par les Babyloniens qui à leur tour sont anéantis par les Mèdes et les Perses. Il ne faut pas jeter des pierres dans le jardin de Dieu.

Verset 16

Je continue le texte.

C’est pourquoi voici ce que dit l’Éternel : Je me tourne vers Jérusalem avec compassion. Mon Temple y sera rebâti – le Seigneur des armées célestes le déclare – et l’on étendra le cordeau d’arpenteur sur Jérusalem (Zacharie 1.16).

Ici, le prophète mentionne trois bénédictions pour le peuple d’Israël.

Premièrement, l’Éternel va retourner à Jérusalem pour y habiter (Ézéchiel 43.5 ; 48.35), ce qui contraste avec son départ du Temple juste avant l’invasion par les Babyloniens (Ézéchiel 10.18-19 ; 11.22-23).

Deuxièmement, la reconstruction du dit Temple qui est déjà bien avancé aboutira, et on sait qu’il fut achevé et consacré à Dieu quatre ans plus tard.

Troisièmement, la ville de Jérusalem sera rebâtie, ce qui est confirmé par la mention du « cordeau d’arpenteur ». Cet outil de construction est mentionné par les prophètes, et Jérémie en particulier, pour signifier qu’avant l’invasion du royaume de Juda par les Babyloniens, l’Éternel avait décidé la destruction de Jérusalem. Dans le second livre des Rois et le livre des Lamentations, on lit :

J’étendrai sur Jérusalem le cordeau de Samarie et le niveau de la maison d’Achab ; et je nettoierai Jérusalem, comme un plat qu’on nettoie et qu’on renverse sens dessus dessous après l’avoir nettoyé (2Rois 21.13 ; SER). L’Éternel a résolu d’abattre les murs du peuple de Sion. Il a étendu le cordeau, il va la niveler, il n’a pas retiré sa main avant de les avoir détruits (Lamentations 2.8).

Ici, par contre, le cordeau d’arpenteur est utilisé à des fins constructives, pour délimiter le terrain et aligner les rues de la ville de Jérusalem avant qu’elle ne soit rebâtie (Jérémie 31.38-40).

Verset 17

Je finis maintenant de lire le premier chapitre du livre de Zacharie.

Proclame encore ce message : “ Voici ce que déclare le Seigneur des armées célestes : Mes villes déborderont de nouveau de prospérité, l’Éternel consolera de nouveau Sion et choisira de nouveau Jérusalem ” (Zacharie 1.17).

L’expression, « de nouveau », qui revient trois fois, montre que l’avenir se construira à l’image du passé.

Aux trois bénédictions déjà mentionnées s’en ajoutent trois autres.

Premièrement, les villes de Juda « déborderont » tellement d’habitants et de richesses que les murailles ne pourront les contenir (comparez Ésaïe 60.4-9).

Deuxièmement, Dieu « consolera » les Israélites en accomplissant envers eux toutes les promesses qu’il a faites à leurs ancêtres (Deutéronome 13.18 ; 30.3 ; Ésaïe 14.1).

Troisièmement, il choisira Jérusalem comme la ville qui porte son nom (Zacharie 2.16 ; 3.2) et focalisera son amour sur son peuple. Par le passé, l’Éternel avait choisi la montagne de Sion et Jérusalem pour y résider, puis il a béni Israël qui s’est grandement multiplié.

Le Temple qui est en travaux au moment de cette prophétie fut achevé quatre ans plus tard (Esdras 6.15), mais pour la reconstruction de Jérusalem, il faudra encore attendre 80 ans (Néhémie 6.15).

Le premier sens de cette vision est donc la réinstallation d’Israël dans la Terre promise que l’Éternel avait donnée aux ancêtres. Cependant, selon Ézéchiel (43.1-9), la gloire de Dieu ne reviendra pour remplir le Temple qu’au début du millénium. Il faut donc considérer que l’accomplissement final et définitif de toutes les promesses de Dieu aura lieu seulement lors du retour de Jésus-Christ quand il viendra régner sur terre pendant mille ans. Alors se réaliseront pleinement les paroles du psalmiste qui dans le psaume 132 écrit :

L’Éternel a fait choix de Sion, oui, il l’a désirée pour résidence : “ C’est le lieu de ma paix où je résiderai toujours ; c’est ici que je régnerai, dans Sion que j’ai désirée ” (Psaumes 132.13, 14 ; comparez 2Rois 21.7).

Les peuples et les nations doivent comprendre que pour que la paix règne en ce bas monde, il faut d’abord qu’elle soit établie dans la ville sainte ; c’est à Jérusalem que se trouve la clé de la paix sur terre.

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

janv. 27 2023

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