Chapitre 1

Introduction

Un jour, quelqu’un a dit : « J’aime bien lire le dictionnaire, mais qu’est-ce que les histoires sont courtes ! »  Eh bien c’est un peu l’impression qu’on ressent en lisant les Proverbes puisque presque les deux tiers du livre se composent de maximes extrêmement concises, mais tout compte fait, c’est très bien ainsi parce que comme leur enseignement est très riche et percutant, s’ils étaient de longs discours, on en perdrait le fil rapidement.

Le livre des Proverbes est destiné à tout public, mais le début s’adresse peut-être plus spécialement aux jeunes au moment où ils commencent à découvrir les réalités du monde adulte, et tentent d’y trouver des points de repère, ainsi que la réponses aux grandes questions de la vie. Je commence à lire ce livre.

Versets 1-3

Proverbes de Salomon, fils de David, roi d’Israël. Ils ont pour but d’enseigner aux hommes la sagesse et l’instruction, pour qu’ils comprennent les paroles de discernement, et qu’ils apprennent à agir de façon réfléchie, à être justes, à savoir juger et se conduire avec équité (Proverbes 1.1-3).

J’ai déjà expliqué le mot hébreu « mashal », traduit par « Proverbes ». Il revient 41 fois dans le livre ; c’est un terme concret à forte connotation pratique. La sagesse est un savoir-faire et surtout un savoir-vivre dans tous les domaines de l’existence. Elle englobe la compréhension du monde et la connaissance des principes qui permettent d’être bien dans sa peau, en harmonie avec les autres et surtout en paix avec Dieu. C’est l’art d’appliquer dans toutes ses décisions. petites et grandes, ce que l’on sait être vrai, utile et fiable, ce qui fonctionne ici et maintenant. On peut encore dire que la sagesse est l’utilisation optimum et à bon escient de la connaissance.

Oui, mais quand on considère ce qui se passe en notre bas-monde, la stupidité des scientifiques, les abus de ceux qui détiennent le pouvoir, les violences, la misère et les injustices de tous ordre, on ne peut que faire le triste constat que notre monde est dominé par la folie. Dans le domaine scientifique par exemple, on voit qu’au fil des siècles, les hommes ont fait des tas de découvertes intéressantes. Seulement, ils n’ont jamais eu la sagesse de les utiliser à bon escient, c’est-à-dire uniquement pour le bien de l’humanité. La physique nucléaire a d’abord été mise au service de la fabrication de terribles engins de mort et ensuite seulement elle a servi à des applications civiles utiles en médecine ou pour engendrer de l’électricité. Même chose pour les composés nitriques ; ils sont employés dans l’agriculture comme engrais et aussi pour confectionner des explosifs qui permettent l’exploitation des carrières. Cependant, ils ont d’abord servi à fabriquer des bombes et à tuer le pauvre monde. Quand elle s’y prête, chaque nouvelle découverte sert toujours premièrement à des fins militaires, à améliorer les armes afin d’exterminer son prochain d’une manière plus efficace.

Dans les années 30, un jeune Allemand inventif s’est mis à fabriquer des petites fusées artisanales propulsées par un moteur à carburant de son invention. Mais dès que la Luftwaffe, l’armée de l’air a vent de l’existence de ce petit génie et de ses expériences, des officiers débarquent et s’en emparent tout simplement. Or c’est à partir de cette invention que furent mises au point les fusées V1 puis V2, qui ont provoqué tant de destructions en Angleterre pendant la Seconde Guerre mondiale.

Aujourd’hui, sous le régime de la Nouvelle Alliance, le sage est celui qui comprend qui est Jésus et l’accepte comme son Sauveur et maître. C’est d’ailleurs pourquoi la seule ambition du grand apôtre Paul était de découvrir les richesses cachées en la personne du Christ. On peut donc dire que par définition, le commencement de la sagesse c’est la connaissance de Jésus.

Dieu poursuit un but bien précis avec tous ses enfants. Il veut les transformer afin qu’ils deviennent de plus en plus semblables à son Fils qui a été fait pour nous « sagesse de Dieu ». Dans sa première épître aux Corinthiens, Paul écrit :

Or, c’est par Lui (Dieu) que vous êtes en Jésus-Christ, qui pour nous a été fait : sagesse, justice, sanctification et rédemption (1Corinthiens 1.30).

L’homme le plus intelligent et le plus savant qui soit, s’il n’a pas fait la paix avec Dieu par le sang du Christ, n’est qu’un insensé. Jésus a dit aux gens de son époque :

Si un homme parvient à posséder le monde entier, à quoi cela lui sert-il s’il perd son âme ? Et que peut-on donner pour racheter son âme ? (Matthieu 16.26).

Un roi se mourrait sur son lit doré. Son chambellan fait alors vite venir son bouffon pour le distraire et lui remonter le moral. Mais ce dernier se rend vite compte que son maître n’a pas le cœur à rire, alors il engage une conversation sérieuse et demande : « Sire, vous allez partir pour un long voyage dont on ne revient pas. Qu’avez-vous donc fait comme préparatifs en vue de ce grand passage, cette traversée dans l’au-delà ? » « Rien du tout », fut la réponse. Alors, le fou du roi dit à son maître : « Sire, revêtez donc mes habits de bouffon, car j’ai trouvé plus fou que moi. »

Les proverbes « ont pour but d’enseigner aux hommes la sagesse et l’instruction » (Proverbes 1.2). Cette éducation est progressive et surtout d’ordre moral, car elle s’adresse à la conscience plus qu’à l’intellect. Cet apprentissage requiert de la part de celui qui s’y livre, des efforts assidus et l’acquisition d’une discipline de vie. Mais en plus, c’est une occupation coûteuse ou plus exactement qui fait mal, genre coups de bâton. En effet, le mot traduit par « instruction » veut aussi dire « châtiment », par exemple :

Qui refuse de châtier son fils ne l’aime pas ; mais celui qui l’aime l’instruira (le corrigera) de bonne heure (Proverbes13.24).

Il ne s’agit pas d’une punition pour punir, mais d’une éducation disciplinaire avec la trique afin que l’enseignement du père pénètre bien dans la tête de son fils par la voie des parties les plus tendres de sa chair. Le bâton sert à instruire aussi bien qu’à punir. Je me souviens qu’enfant, j’étais souvent corrigé, et chaque fois, ma mère me disait : « Ça t’apprendra à vivre ! » Eh bien, je devrais bien savoir vivre. Quand j’y réfléchis, l’expression de ma mère convient parfaitement à l’objectif pédagogique de la correction avec la trique. Pourtant, cette façon d’éduquer les enfants s’est perdue au point où les châtiments corporels sont désormais interdits par la loi dans la plupart des pays qu’on appelle civilisés.

Aujourd’hui, si vous allez dans les banlieues dites « chaudes ou difficiles » et que vous demandez à un père s’il tape ses enfants, il se peut qu’il soit franc avec vous et réponde : « Oui, pour nous défendre sa mère et moi ». De nos jours, au lieu que ce soient les parents qui mettent leurs enfants au pli, ce sont les adolescents qui insultent, et même qui frappent père et mère. Cette situation lamentable provient du fait que de ne pas discipliner l’enfant lui enseigne qu’il n’est pas nécessaire de respecter l’autorité, ce qui le conduit à faire de lui un futur hors-la-loi.

Notre société humaniste s’oppose à l’enseignement des Écritures à peu près dans tous les domaines. Par exemple, aujourd’hui dans les pays dits plus ou moins civilisés, ceux qui sont coupables d’un délit grave sont mis derrière des barreaux pour un temps afin de les punir et pour qu’une fois libérés, ils ne commettent plus d’autres actions répréhensibles. Mais selon l’enseignement des Textes Sacrés, lorsque quelqu’un est reconnu coupable d’un crime, il est séquestré, au plus quelques semaines, seulement le temps de s’assurer de sa culpabilité. Ensuite, il comparaît devant les juges et selon son méfait, on lui impose une amende ou bien il est exécuté. Aux États Unis, un homme qui couche avec une fille de moins de 16 ans, écope de 15 ans de prison, même si elle est consentante. Dans un cas pareil, selon la loi de Moïse, l’homme doit épouser cette fille et payer sa dot. Si le père refuse, il doit payer une dot plus élevée (Exode 22.16,17). Selon la loi de Moïs, en cas de viol, c’est la peine de mort si la femme est mariée. Mais si elle ne l’est pas le coupable doit payer une très forte amende et subvenir à tous ses besoins pendant toute sa vie (Deutéronome 22.28,29). Je connais personnellement quelqu’un en France qui, père de famille, a fait un enfant à une femme célibataire. Eh bien il assume totalement son acte en ayant une relation continue avec son fils et en pourvoyant financièrement à tous ses besoins.

D’un point de vue économique et moral, laisser des gens croupir en prison pour les punir est une catastrophe, et ce n’est absolument pas un acte de justice tel que Dieu le conçoit.

Dans le livre des Proverbes, l’instruction s’acquiert par une discipline de vie en se soumettant aux avertissements, remontrances et corrections des parents et des maîtres. De plus, selon le Nouveau Testament, la discipline divine fait aussi partie du processus qui arrondit les angles encore saillants d’un croyant afin qu’il se rapproche de l’image de Jésus-Christ, la Sagesse personnifiée. L’auteur de l’épître aux Hébreux écrit :

Supportez vos souffrances : elles servent à vous corriger. C’est en fils que Dieu vous traite. Quel est le fils que son père ne corrige pas ? (Hébreux 12.7).

Cette correction d’En-Haut enseigne à celui qui recherche la sagesse à distinguer le vrai du faux et le bien du mal.

Les proverbes ont pour but « d’enseigner aux hommes la sagesse et l’instruction, pour qu’ils comprennent les paroles de discernement », écrit l’auteur. Discerner c’est juger ; c’est être capable de faire la part des choses en toute occasion et savoir lire les temps et les saisons d’abord dans les domaines spirituels bien sûr, mais aussi sur la carte géopolitique du monde. Concrètement, si par exemple l’occupant de la Maison Blanche décide de supprimer un tyran quelconque, s’il est intelligent, s’il a du discernement, il tiendra compte du fait que la nature a horreur du vide et prévoira donc comment combler ce trou. Dans le cas contraire, les problèmes ne feront que décupler. Je pourrais être plus précis dans mon exemple, mais je m’en abstiens.

Le prophète Daniel est probablement l’archétype humain du sage qui sait discerner les temps et les saisons. Voici ce que la mère du roi chaldéen Balthazar dit à son fils concernant Daniel :

Il y a, dans ton royaume, un homme en qui réside l’esprit des dieux saints ; du temps de ton père, on trouva en lui une clairvoyance, une intelligence et une sagesse pareilles à la sagesse des dieux, aussi le roi Nabuchodonosor, ton père, l’a-t-il établi chef des mages, des magiciens, des astrologues et des devins (Daniel 5.11).

Les proverbes ont encore « pour but d’enseigner la sagesse et l’instruction, pour que les hommes apprennent à agir de façon réfléchie ». Les proverbes permettent de garder les pieds sur terre, d’avoir du bon sens et du discernement, ce qui sont des formes de connaissance très pratiques. Or, nous en avons constamment besoin dans les mille et une décisions, petites et grandes, que nous sommes obligés de prendre dans notre vie quotidienne.

L’auteur continue disant qu’il veut enseigner aux hommes à « être justes, à savoir juger et à se conduire avec équité ». Ces mots sont voisins, mais ce ne sont quand même pas des synonymes. La « justice » consiste à accepter comme règle universelle que Dieu seul décide ce qui est juste et droit. En effet, si on prend la création du ciel et de la terre pour exemple, c’est l’Éternel qui a établi une séparation entre la lumière et les ténèbres (Genèse 1.4), et qui fait lever et coucher le soleil. Il dirige son univers comme il l’entend et il a le droit de formuler les règles. La justice n’est pas un concept abstrait relatif qui varie selon les us et coutumes d’un peuple, le lieu géographique ou l’époque. Absolument pas ! La justice est une notion absolue parce qu’elle émane du Dieu éternel. Bien des problèmes dits « de société » sont dus aux hommes qui ont décidé de leur propre chef ce qui est juste et ce qui ne l’est pas.

L’auteur dit aussi que la sagesse consiste « à savoir juger ». Cet aspect pratique de la justice correspond à prendre la décision qui convient à une situation donnée, au bon moment tout en étant conforme à l’enseignement des Écritures.

Pour ce qui est de « l’équité », elle consiste à être impartial, à mettre chacun sur un même pied d’égalité. Cette forme de justice ne s’appuie pas sur la loi, mais sur la conscience individuelle. Victor Hugo a écrit : « Le monde matériel repose sur l’équilibre et le monde moral sur l’équité. » L’équité est l’un des fruits de la sagesse et doit donc guider nos rapports avec tout notre entourage, surtout sur les personnes sur lesquelles nous exerçons une autorité comme des parents sur leurs enfants, le maître sur ses élèves, ou encore le patron sur ses ouvriers.

Soit dit en passant qu’il n’y a pas que le livre des Proverbes qui donne des principes de vie, car on en trouve dans toutes les Écritures. Par exemple, dans son épître aux Romains, Paul dit :

Heureux celui qui ne se condamne pas lui-même par ce qu’il approuve (Romains 14.22).

Cette parole signifie que lorsque vous et moi prenons une décision d’ordre moral, nous devons être sûrs de nous, pleinement persuadés que c’est le bon choix et ne pas louvoyer. Par ailleurs, les regrets sont souvent la preuve qu’on a fait fausse route.

Un autre grand principe des Écritures est que je ne dois pas froisser les sensibilités de ceux qui ont une opinion différente de la mienne, mais je dois les supporter avec amour sans chercher à avoir raison en imposant mon point de vue (Romains 15.1).

Verset 4

Je continue maintenant de lire dans le premier chapitre du livre des Proverbes.

Ces proverbes donneront aux gens sans expérience le bon sens et aux jeunes la connaissance et la réflexion (Proverbes 1.4).

Le mot traduit par « gens sans expérience » veut littéralement dire « ouvert » dans le sens naïf, qui est crédule, trop facilement influençable et qui ne voit pas le danger. Dans les Écritures et dans plusieurs proverbes, ce terme a souvent un sens négatif et en réalité, veut dire « stupide » (Proverbes1.32 ; 8.5). Pa exemple : « Le stupide croit tout ce qu’on lui dit, mais l’homme réfléchi avance avec prudence » (Proverbes 14.15). « La folie, voilà ce qu’héritent les stupides » (Proverbes 14.18). Ici, le mot « ouvert » traduit par « stupide » désigne des gens sans expérience de la vie et qui manquent donc de discernement et de prudence. Ces personnes ont tendance à s’associer avec des gens peu recommandables ou encore à faire un mauvais choix pour une école ou un travail.

Je suis l’illustration d’un stupide. Au collège j’avais un bon copain très bien. Là, pas de problème. Seulement après la 3e, il décide d’aller dans un lycée technique et moi je le suis uniquement parce que c’est mon copain. Mais c’est une très mauvaise idée, car pour moi ce lycée s’est presque littéralement transformé en galère où j’ai dû ramer à fond la caisse pour pouvoir décrocher le bac. J’ai déjà expliqué que je suis incapable de me faire des représentations dans l’espace, alors en géométrie descriptive, en dessin industriel ou pour façonner une pièce d’usinage que je n’arrive pas à voir, je suis comme une poule qui vient de trouver un couteau. Ce qui me console un peu est que Jésus n’a pas un seul instant, considéré ses disciples comme des surdoués. Au contraire, il a été obligé de leur secouer les plumes bien des fois ainsi que de leur recommander d’être : « prudents comme des serpents et innocents comme des colombes » (Matthieu 10.16). Le serpent se sait très vulnérable, alors partout où il va, il fait très attention où il met les pieds, façon de parler bien sûr.

L’auteur écrit : « Ces proverbes donneront aux gens sans expérience le bon sens », ou plus littéralement la ruse, mais sous son angle positif. Le bon sens est une connaissance intuitive pratique acquise par l’expérience. Je me souviens d’un prof qui nous a dit : « La connaissance en soi c’est bien beau, mais pas très fiable. Par contre, savoir où dégotter l’information qu’on cherche, c’est beaucoup mieux » Par exemple, pour trouver un verset des Écritures, le plus simple est de connaître la Bible par cœur. Mais comme cet idéal est pour moi plus éloigné que la lune, j’ai appris à me servir des concordances papier et informatisée, qui sont mon pense-bête.

Puis l’auteur dit : « Ces proverbes donneront aux jeunes la connaissance et la réflexion. » Le jeune étant dépourvu d’expérience, il est une proie facile pour les mauvais lurons. Il doit donc apprendre à discerner ce qui sonne faux, et à choisir entre le bien et le mal, ce qui est généralement relativement facile. Par contre, décider entre bien et mieux, mieux et meilleur est beaucoup plus difficile. C’est là que ceux qui pensent être futés manquent de prudence et se plantent. L’instruction dispensée par les proverbes qui vont suivre permet aux jeunes gens d’acquérir la connaissance et le discernement nécessaires à une vie juste et sensée.

Quant à « la réflexion », elle consiste à peser le pour et le contre d’une action et à mesurer d’avance ses conséquences. C’est l’attitude opposée à celle de l’insensé ou du stupide qui, se croyant plus malin que les autres, fonce tête baissée sans réfléchir. Ensuite, il ne lui reste plus que les yeux pour pleurer.

Verset 5

Je continue le premier chapitre.

En écoutant ces proverbes, le sage enrichira son savoir-faire, et l’homme avisé acquerra l’art de bien diriger sa vie (Proverbes 1.5).

Ce verset a plus loin son parallèle qui dit :

Oui, donne des conseils au sage, et il sera plus sage encore. Instruis le juste, il enrichira son savoir (Proverbes 9.9).

La caractéristique de tous les grands hommes de tous les temps est qu’ils ne considèrent jamais qu’ils ont atteint le summum de la connaissance humaine. Au contraire, ils reconnaissent bien humblement leur besoin de plus de sagesse et d’un savoir plus complet et mieux équilibré.

Je me souviens encore quand les « Beatles » des années 60 se prenaient pour des dieux. Dans leur arrogance, ils ont déclaré haut et fort qu’ils étaient plus célèbres que Jésus-Christ. Mais ils ont bien dû déchanter et céder leur gloire à d’autres idoles, puis plusieurs ont très mal fini. Ils font aujourd’hui partie des souvenirs à l’odeur de moisi qu’on entasse dans les tiroirs. Ces idoles des jeunes ne connaissaient évidemment pas ni les proverbes ni leur sagesse.

« L’homme avisé » est littéralement « l’homme déjà rendu sensé » ; c’est celui qui écoute attentivement les proverbes de ce livre et les met en pratique.

Pour faire un bonhomme de neige, on commence par une petite boule qu’on roule et roule et qui grossit. C’est ainsi qu’on crée le corps puis la tête du bonhomme. Pareillement, la sagesse est pour ceux qui en possèdent déjà au moins un soupçon, car le stupide ou l’insensé de toute façon n’écoute pas les conseils et il est imperméable à toute discipline de vie. Maintenant, la question qui se pose est de savoir si vous êtes disposé à écouter la parole des sages ?