Chapitre 3

Introduction

Il existe diverses façons de diviser l’humanité : par race, par langues, selon la couleur de la peau, selon le niveau d’éducation ou la nationalité par exemple. Il y a aussi les bons et les méchants, mais là ça dépend beaucoup de l’appréciation personnelle de celui qui fait la sélection. D’ailleurs, il n’y a qu’à suivre un procès retentissant pour constater que la nature du crime qu’on reproche à celui qui est mis en examen n’est qu’un paramètre parmi d’autres pour déterminer sa culpabilité. Car bien sûr, il faut tenir compte des vices de forme, du rapport de l’enquête, de la qualité de l’avocat ; du fait que parfois certains membres du jury ont été soudoyés, et que sais-je encore.

Dans les Textes Sacrés, les choses sont beaucoup plus simples puisque c’est Dieu en personne qui décide et fait le clivage entre les individus, entre les brebis et les boucs, entre le bon grain et le chiendent, entre ceux qu’il approuve et les autres, et cela dépend aussi des temps et des époques. Ainsi quand Néhémie est retourné à Jérusalem dans le but d’en reconstruire les remparts, les personnes qui ont répondu à son appel sont aussi ceux qui jouissent de la faveur divine. L’auteur nous donne une liste partielle et pourtant imposante des Israélites qui se sont engagés dans son sillage afin de remettre en état les murailles de la ville sainte. Ce catalogue de noms est quelque peu barbant, j’en conviens, mais il est donné pour nous faire comprendre que du haut de son trône, le Dieu du ciel regarde et évalue chacun de nous, et ce qui l’intéresse vraiment, ce sont les motivations qui se cachent derrière mes soi-disant bonnes œuvres et super réalisations ; il veut savoir ce qu’il y a vraiment au fond de mon cœur et si j’ai le désir sincère de l’honorer. Or sous le régime de la grâce, ce qui compte avant tout est ma position personnelle vis-à-vis du Fils de Dieu, Jésus-Christ.

Verset 29

Je continue maintenant à lire dans le chapitre 3 du livre de Néhémie.

Les prêtres travaillaient chacun en face de sa maison. Tsadoq, fils d’Immer, réparait devant sa maison et ensuite venait Chemaeya, fils de Chekania, gardien de la porte de l’Orient (Néhémie 3.29).

Néhémie passe en revue le travail accompli par les prêtres et les Lévites. Son prédécesseur Esdras avait reconstruit l’autel des holocaustes puis le Temple, afin de rétablir le culte de l’Éternel et de le diriger comme le roi David l’avait voulu. Ainsi, les prêtres sont répartis en 24 classes qui, à tour de rôle sont d’astreintes, étant chargées d’accomplir toutes les tâches relatives au culte de l’Éternel. C’est ainsi que matin et soir, un prêtre est tiré au sort pour se rendre au Temple afin d’entretenir le feu sacré sur l’autel des parfums. D’après le récit de la naissance de Jean-Baptiste que nous donne l’évangile selon Luc, ce rituel est toujours observé au premier siècle à l’époque du Christ. Je lis le début de ce passage :

Il y avait, à l’époque où Hérode était roi de Judée, un prêtre nommé Zacharie, qui appartenait à la classe sacerdotale d’Abia. Sa femme s’appelait Élisabeth. Un jour, Zacharie assurait son service devant Dieu : c’était le tour de sa classe sacerdotale. Suivant la coutume des prêtres, il avait été désigné par le sort pour entrer dans le sanctuaire du Seigneur et y offrir l’encens (Luc 1.5, 8-9).

C’est le hasard de Dieu qui a voulu que Zacharie, le futur père de Jean-Baptiste, qui faisait partie de la 8e classe, fut choisi.

Pour en revenir à Tsadoq, mentionné par Néhémie, il est descendant d’Immer et sans aucun doute le chef de la classe de prêtres qui portent ce nom. Il faut encore remarquer ici, que malgré sa position de haut dignitaire en Israël, Tsadoq n’a pas peur de remonter les manches et de remuer d’énormes pierres, et on peut être sûr que Dieu en a pris note. La porte de l’Orient mentionnée dans ce passage donne sur l’est comme l’indique son nom et fait donc face au lever du soleil. La sentinelle l’ouvre dès que l’aube pointe afin de laisser entrer dans la ville de Jérusalem ceux qui y viennent pour affaires.

Le jour nouveau symbolisé par la porte de l’Orient me fait penser à la seconde venue de Jésus-Christ et à l’instauration de son royaume de 1 000 ans sur terre. Sa venue marquera aussi le retour progressif au rétablissement de toute chose comme elles étaient au commencement avant la désobéissance de nos premiers parents et leur bannissement du jardin d’Éden, le paradis terrestre. En utilisant une terminologie moderne, on pourrait presque dire que l’ensemble de la création sera remis à niveau. Alors, notre monde retrouvera son état initial selon les spécifications du fabriquant, c’est à dire du Créateur, et qu’on trouve écrites noir sur blanc dans les premiers chapitres du livre de la Genèse. Dans sa seconde épître, l’apôtre Pierre parle lui aussi d’une aube nouvelle. Je lis le passage en le compressant :

La parole des prophètes, sur laquelle nous pouvons nous appuyer fermement, est comme une lampe qui brille dans un lieu obscur, jusqu’à ce que le jour paraisse et que l’étoile du matin se lève pour illuminer vos cœurs (2Pierre 1.19).

L’étoile du matin est le nom donné à la planète Vénus que l’on voit distinctement juste avant le lever du jour. Mais dans les propos de Pierre, cette image correspond à une seconde venue du Christ quand il viendra dans les airs pour chercher les siens. Cet événement extraordinaire appelé « l’enlèvement de l’Église » est décrit dans le Nouveau Testament comme suit :

Au signal donné, sitôt que la voix de l’archange et le son de la trompette divine retentiront, le Seigneur lui-même descendra du ciel, et ceux qui sont morts croyant au Christ ressusciteront les premiers. Ensuite, nous qui serons restés en vie à ce moment-là, nous serons enlevés ensemble avec eux, dans les nuées, pour rencontrer le Seigneur dans les airs (1Thessaloniciens 4.16-17).

Selon le point de vue des Écritures, nous vivons ici-bas dans les ténèbres. Voilà pourquoi c’est une bonne idée de diriger nos regards vers l’étoile du matin et de nous tourner là où le nouveau jour va se lever lorsque Jésus reviendra pour chercher les siens.

Verset 30

Je continue maintenant le texte du livre de Néhémie.

Hanania et Hanoun, le sixième fils de Tsalaph, réparèrent le secteur suivant, et au-delà, Mechoullam travaillait en face de sa demeure (Néhémie 3.30).

Alors que certains bâtisseurs doivent faire des dizaines de kilomètres pour venir travailler à la reconstruction des remparts de Jérusalem, d’autres peuvent y aller en pantoufles ou presque ; ils n’ont qu’à traverser la rue et ils sont sur le chantier. Déjà, à cette époque, mais peut-être encore davantage aujourd’hui à cause des embouteillages sur les routes et des cohues dans les gares, être à deux pas de son lieu de travail, c’est vivre dans le luxe.

Verset 31

Je continue.

Puis Malkiya, de la corporation des orfèvres, travaillait jusqu’aux maisons des desservants du Temple et des marchands, vis-à-vis de la porte de la Surveillance et jusqu’au poste de guet situé en haut de l’angle de la muraille (Néhémie 3.31).

La porte de la Surveillance nous est inconnue mais c’est probablement l’entrée dans l’un des bâtiments annexes du Temple et non pas une porte de la muraille de la ville, puisqu’il est dit que Malkiya répare les murs d’enceinte situés en face de cette porte. Ici comme dans beaucoup d’autres descriptions, il nous faudrait un petit dessin pour éclairer notre lanterne.

Les marchands dont il est parlé sont des commerçants qui fournissent aux pèlerins de passage dans la ville, les animaux et autres produits nécessaires aux offrandes faites au Temple. Ils accomplissent une tâche utile, parce que ceux qui viennent de loin n’apportent pas avec eux l’agneau ou le bouc qu’ils veulent sacrifier, ni la farine ou le vin qui entre dans les offrandes. En effet, la loi de Moïse permet aux adorateurs d’acheter sur place tout ce dont ils ont besoin pour offrir un sacrifice à l’Éternel. Cependant, avec le temps, ce commerce lucratif est devenu du capitalisme sauvage avant l’heure, de l’exploitation pure et simple noyautée par la mafia religieuse locale. Pour cette raison, deux fois pendant son ministère, Jésus a chassé ces marchands du Temple. Je lis un des passages :

Jésus entra dans la cour du Temple. Il en chassa tous les marchands, ainsi que leurs clients. Il renversa les comptoirs des changeurs d’argent, ainsi que les chaises des marchands de pigeons, et il leur dit : — Il est écrit : On appellera ma maison une maison de prière, mais vous, vous en faites un repaire de brigands (Matthieu 21.12-13).

Verset 32

Je continue.

Les orfèvres et les marchands réparèrent la muraille entre ce poste de l’angle et la porte des Brebis (Néhémie 3.32).

Selon un commentateur qui a dû les compter, nous arrivons à la 44è et dernière section qui nous amène donc à notre point de départ. Nous avons fini le pourtour des murailles de Jérusalem en pleine reconstruction et sommes à nouveau devant la porte des Brebis, un beau symbole du Christ. C’est le prophète Ésaïe qui a prédit que Jésus serait semblable à la fois à une brebis et un agneau afin de nous racheter, nous les brebis perdues. Je cite le passage :

Nous étions tous errants, pareils à des brebis, chacun de nous allait par son propre chemin : l’Éternel a fait retomber sur lui les fautes de nous tous. On l’a frappé, et il s’est humilié, il n’a pas dit un mot. Semblable à un agneau mené à l’abattoir, tout comme la brebis muette devant ceux qui la tondent, il n’a pas dit un mot (Ésaïe 53.6-7).

Ce chapitre 3 donne l’impression qu’une fois que Néhémie avait assigné les tâches respectives à toutes les personnes disposées à participer à cet immense chantier, tout s’est passé comme sur des roulettes. Eh bien pas du tout ! L’œuvre de Dieu progresse rarement sans l’opposition des non-croyants. En fait, ce brave Néhémie doit faire face à bien des problèmes, mais chaque fois sa réaction montre qu’il a véritablement foi en l’Éternel et qu’il s’appuie sur lui.

À peine arrivé à Jérusalem, Néhémie commence par faire le tour de l’enceinte pour voir de ses propres yeux ce qui l’attend. Il constate alors que les murailles sont dans un état pitoyable, en grande partie renversées, et la plupart des portes sont brûlées. Devant l’ampleur du désastre, il est très affligé, mais c’est dans la prière qu’il puise les forces dont il a besoin pour reprendre courage et motiver le peuple à le suivre et à s’atteler à la reconstruction des remparts. Plus tard, ses ennemis arrivent pour se moquer des ouvriers et pour accuser Néhémie de chercher à fomenter une révolte contre l’empereur perse. Mais il ne se laisse pas démonter par cette fausse accusation, et rempli de foi, il proclame avec confiance que l’Éternel accordera le succès à son projet. Mais voilà que la situation se complique sérieusement pour Néhémie, car il est une nouvelle fois en prise directe avec ses ennemis qui sont fort mécontents de l’avancement des travaux. Comme leurs moqueries n’ont eu aucun effet sur le rythme soutenu de la reconstruction, ils passent aux menaces.

Dans le texte hébreu les six premiers versets du chapitre 4 de la plupart de nos versions font encore partie du chapitre 3 qui a donc 38 versets. Je continue le texte de la Bible du Semeur qui suit le modèle du texte hébreu.

Versets 33-34

Lorsque Sanballat apprit que nous rebâtissions la muraille, il fut très mécontent et se mit violemment en colère. Il se moqua des Juifs en disant devant ses compatriotes et devant l’armée de Samarie : — Qu’est-ce que ces minables Juifs veulent donc faire ? S’imagineraient-ils qu’on va les laisser agir et qu’en offrant des sacrifices à leur Dieu ils viendront maintenant à bout d’une telle entreprise ? Redonneront-ils vie à des pierres ensevelies et calcinées sous des monceaux de poussière ? (Néhémie 3.33-34).

Les choses prennent une bien vilaine tournure. Déjà pour construire, les Juifs utilisent ce qu’ils trouvent sur place, c’est à dire des ruines. Or, ces matériaux laissent passablement à désirer parce que ce sont des pierres d’origine calcaire qui ont subi un violent incendie, ce qui fait qu’elles ont perdu leur consistance et sont devenues friables. Bon, il est toujours possible de trouver d’autres pierres et le vrai problème réside avec Sanballat. Tout d’abord mécontent et irrité, il fait maintenant une grosse crise de colère et montre les dents. En effet, il ne se contente pas de parler en présence de ses amis que nous avons déjà rencontrés, c’est à dire les deux autres lurons et magistrats de la province. Maintenant, il se fait escorter par des troupes armées samaritaines, ce qui donne à ses propos un caractère très menaçant. Ce Sanballat est franchement méchant. Une nouvelle fois il se moque des Juifs en laissant entendre qu’ils ne savent pas ce qu’ils font et seront de toute façon incapables de mener à terme leur projet. Il s’attaque aussi à l’Éternel quand il sous-entend que ce n’est pas en lui offrant des sacrifices que les Juifs vont obtenir son approbation et son aide. Ça, c’est déjà plus grave ; d’ailleurs dans sa prière d’intercession, Néhémie va relever cet outrage contre Dieu et lui rappeler qu’ils l’ont offensé (Néhémie 3.37).

Verset 35

Je continue le texte.

Tobiya, l’Ammonite, qui se tenait à ses côtés ajouta : — Ils n’ont qu’à bâtir ! Si un renard s’élance contre leur muraille de pierre, il la brisera (Néhémie 3.35).

Les Ammonites font partie des ennemis héréditaires des Juifs. Tobiya se croit malin en faisant une remarque sarcastique. Le renard est un animal léger qui sait se déplacer sans laisser la moindre trace ; il peut aussi courir le long d’un mur en ruine sans y faire bouger le moindre caillou tellement il est agile. Alors, l’insulte est cinglante. Il est bien vrai que la plupart des constructeurs ne sont pas des gens du métier puisque nous avons en vrac : des orfèvres, des parfumeurs, des prêtres, et des femmes. Cependant, on connaît les qualités exceptionnelles de Néhémie qui lui sait diriger ce chantier en s’appuyant sur Dieu. De plus, il est probable que de vrais constructeurs supervisent les travaux pour s’assurer que la muraille est restaurée selon les règles de l’art.

Versets 36-37

Je continue.

Écoute, ô notre Dieu, comme on nous méprise ! Fais retomber sur eux l’humiliation qu’ils nous infligent et livre-les au pillage sur une terre d’exil. Ne pardonne pas leur faute et n’efface pas leur péché, car ils t’ont offensé devant ceux qui rebâtissent les remparts (Néhémie 3.36-37).

La prière fait partie intégrante de la vie de Néhémie et constitue son principal moyen d’action pour résoudre tous les problèmes qui se présentent à lui. Les prières qui, comme des parenthèses, interrompent le récit, sont propres à Néhémie. Voici donc la première, mais il y en aura encore 7 autres dans la suite du livre (Néhémie 5.19 ; 6.9, 14 ; 13.14, 22, 29, 31). Ces hommes qui veulent entraver la reconstruction de la muraille ne sont pas seulement les ennemis des Juifs, mais aussi de Dieu, voilà pourquoi la prière de Néhémie est une imprécation. Fréquentes dans l’Ancien Testament, surtout dans les Psaumes dits « de vengeance », par ces prières, une personne pieuse demande à Dieu la condamnation de ses ennemis ce qui est évidemment incompatible avec les normes du christianisme. Par contre l’imprécation était appropriée dans le contexte de l’alliance d’Israël avec l’Éternel. Or ici, son honneur est en jeu et même bafoué par cette attaque portée contre son peuple.

Tout comme les différents auteurs des psaumes d’imprécation, Néhémie n’entreprend rien de lui-même contre ses adversaires ; il ne cherche pas à se venger mais se contente d’appeler Dieu à son aide, en lui demandant de faire justice. En agissant ainsi, Néhémie ne fait que suivre les prescriptions de la loi de Moïse selon lesquelles Dieu a déjà prononcé un jugement contre tous les ennemis d’Israël. En effet, concernant les descendants d’Abraham, l’Éternel avait juré au patriarche :

Je ferai de toi l’ancêtre d’une grande nation ; je te bénirai, je ferai de toi un homme important et tu deviendras une source de bénédiction pour d’autres.Je bénirai ceux qui te béniront et je maudirai ceux qui t’outrageront. Tous les peuples de la terre seront bénis à travers toi. (Genèse 12.2,3).

Cela dit, je rappelle que depuis la venue du Christ, la façon dont Dieu administre la race humaine a considérablement changé. Dans le Nouveau Testament, les croyants sont exhortés non seulement à ne pas se venger eux-mêmes mais aussi à prier pour ceux qui leur font du mal. Je cite quelques passages pour mémoire :

Jésus a enseigné disant : Mais moi je vous dis : Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent (Matthieu 5.44). Et l’apôtre Paul écrit : Soyez bons et compréhensifs les uns envers les autres. Pardonnez-vous réciproquement comme Dieu vous a pardonné en Christ. Mes amis, ne vous vengez pas vous-mêmes, mais laissez agir la colère de Dieu, car il est écrit : C’est à moi qu’il appartient de faire justice ; c’est moi qui rendrai à chacun son dû. Mais voici votre part : Si ton ennemi a faim, donne-lui à manger. S’il a soif, donne-lui à boire. Par là, ce sera comme si tu lui mettais des charbons ardents sur la tête. Ne te laisse jamais dominer par le mal. Au contraire, sois vainqueur du mal par le bien (Éphésiens 4.32 ; Romains 12.19-21).

À l’époque de la reconstruction des murailles de Jérusalem, les Juifs rapatriés sont en proie à des ennemis qui cherchent à les détruire, tout comme aujourd’hui d’ailleurs. Oui, mais leur protecteur est l’Éternel, même encore aujourd’hui car les promesses qu’il a faites à Abraham tiennent toujours. C’est Dieu qui prend la défense du peuple qu’il a choisi. Je cite un passage :

À moi la vengeance et la rétribution ! Car le jour de leur malheur est proche, Et ce qui les attend ne tardera pas (Deutéronome 32.35).

Verset 38

Je finis de lire le chapitre 3.

Cependant, nous avons continué à bâtir la muraille et, sur tout le pourtour, elle fut réparée jusqu’à mi-hauteur, car chacun avait pris ce travail à cœur (Néhémie 3.38).

Des Juifs pieux ont très certainement participé à la prière de Néhémie. Après avoir ainsi invoqué l’Éternel, les ouvriers n’ont pas attendu un signe du ciel, ou que quelque chose se passe ; ils se sont remis à la tâche avec entrain, espérant et croyant que leur Dieu arrêterait les sinistres projets de leurs ennemis. L’enthousiasme du peuple ajouté à la direction dynamique de Néhémie et surtout à la bénédiction de l’Éternel, garantit le succès de la construction. Le chantier était en bonne voie puisque après environ un mois de durs labeurs, les murailles sont à moitié reconstruites. Tandis qu’ils travaillent avec ardeur, on peut supposer que certains d’entre les Juifs sont quand même un peu inquiets et je les comprends.

Dans les coups durs et les moments difficiles, prier est de loin la meilleure chose à faire. Mais l’homme étant ce qu’il est, ce n’est pas facile de poursuivre son bonhomme de chemin avec l’esprit entièrement libre. Je trouve pour ma part l’exhortation suivante fort encourageante :

Le Seigneur est proche. Ne vous mettez en souci pour rien, mais, en toute chose, exposez vos besoins à Dieu. Adressez-lui vos prières et vos requêtes, en lui disant aussi votre reconnaissance (Philippiens 4.5-6).