Les émissions

26 févr. 2024

Néhémie 2.1-18

Chapitre 2

Introduction

Il arrive à tout le monde d’être à un moment ou un autre préoccupé par quelque chose au point où on n’a pas vraiment le cœur à l’ouvrage. Non seulement ça se voit, mais la rentabilité s’en ressent. Dans le cas contraire, quand j’ai l’esprit libre, j’ai aussi de l’enthousiasme à travailler. De plus, une attitude positive contribue largement à la bonne santé tant physique que morale. A ce sujet, un Proverbe de l’Ancien Testament dit : « Un cœur joyeux est un excellent remède, mais l’esprit déprimé mine la santé (Proverbes 17.22) »

Néhémie qui est un haut fonctionnaire attaché à la cour de l’empereur perse est un homme miné de l’intérieur, déprimé, car profondément attristé par le sort de Jérusalem et ça se lit sur son visage.

Verset 1

Je commence à lire le second chapitre du livre de Néhémie.

Durant le mois de Nisan, la vingtième année du règne de l’empereur Artaxerxès, je pris du vin qui était devant l’empereur pour lui en servir. Jamais auparavant, je n’avais paru triste en sa présence (Néhémie 2.1).

Nisan est le premier mois du calendrier religieux juif qui débute au printemps, tandis que l’année civile commence en Automne.

Dans l’exercice de leurs fonctions, les hauts dignitaires de l’empereur ne doivent jamais rien laisser transparaître de leur vie privée et donc de leurs émotions. Néhémie, qui est l’un des échansons du roi, occupe un poste à haute responsabilité et grassement payée. C’est vrai qu’il comprend une prime de risque pour ceux qui sont chargés de s’assurer que la nourriture et les boissons du roi ne sont pas empoisonnées. C’est un peu comme le canari dans une mine de charbon qui est uniquement là pour détecter une fuite de grisou, un gaz qui n’a pas d’odeur. Si le bel oiseau trépasse, c’est que quelque chose n’est pas normal et il faut remonter au plus vite.

C’est pareil pour Néhémie ; s’il tombe raide mort ou commence à éprouver des maux de ventre ou des étourdissements c’est qu’on essaie d’assassiner l’empereur.

Ce récit a lieu en mars-avril, quatre mois après que Néhémie a été informé de l’état déplorable de la colonie juive en Palestine et de Jérusalem qui est toujours sans murailles protectrices. Ce délai s’explique par le fait que les rois perses ont plusieurs échansons qui fonctionnent à tour de rôle. Néhémie a donc attendu son tour de service pour être en présence du roi afin de formuler sa demande. Ce laps de temps lui a aussi permis de préparer le terrain dans la prière car c’est un homme très pieux.

Versets 2-3

Je continue.

Alors l’empereur me demanda : — Pourquoi as-tu mauvaise mine ? Tu ne me sembles pourtant pas malade ; ce ne peut être qu’un chagrin de cœur ! Je fus saisi d’une grande crainte, mais je lui dis : — Que l’empereur vive toujours ! Comment n’aurais-je pas un air triste alors que la ville où sont enterrés mes ancêtres est en ruines et que ses portes ont été détruites par le feu ? (Néhémie 2.2-3).

L’écrivain grec Eusèbe, auteur d’un gros ouvrage qui s’appelle « Histoire ecclésiastique » et qui couvre les trois premiers siècles du christianisme, écrit que Néhémie est de la lignée du roi David. Jérôme, l’auteur de la Vulgate, dit pareil. Mais selon le texte, Néhémie dit seulement que ses ancêtres sont enterrés à Jérusalem, ce qui prouve au moins qu’il est de la tribu de Juda.

L’empereur n’a pas l’habitude de voir son échanson juif déprimé, alors il l’interroge  pour savoir ce qui le tracasse.

Néhémie était probablement perdu dans ses pensées, songeant à la requête qu’il s’apprêtait à formuler et qu’il savait être audacieuse. En effet, vouloir la reconstruction d’une ville sous la domination de l’empire perse peut signifier une volonté d’indépendance politique à l’égard du tyran en place, ce qui est toujours vu d’un très mauvais œil et donc dangereux. N’étant pas conscient de sa mine déconfite, lorsque Néhémie se voit découvert il éprouve comme un instant de panique. En effet, son air consterné pourrait être interprété comme de l’irritation à l’égard de son maître ; une très mauvaise idée qui pourrait lui valoir non seulement la perte de son poste, mais aussi de sa vie. Heureusement, Néhémie s’était bien préparé pour ce moment fatidique aussi bien dans la prière qu’en son esprit. Voilà pourquoi, même pris de court, il ne mentionne pas le nom de Jérusalem afin de ne pas toucher un nerf politique sensible. Il use de tact et y fait référence en tant que ville de ses ancêtres décédés. En s’exprimant ainsi, il fait appel au sens du respect des morts de l’empereur ce qui est une superbe stratégie.

Versets 4-5

Je continue.

Alors l’empereur me demanda : — Que veux-tu donc ? J’adressai une prière au Dieu du ciel, et je répondis à l’empereur : — Si tel est le bon plaisir de l’empereur et si tu agrées ton serviteur, veuille m’envoyer en Juda, dans la ville où mes ancêtres sont enterrés, pour que je puisse la rebâtir (Néhémie 2.4-5).

Néhémie envoie un SOS au Dieu du ciel. Il a souvent recours à la prière dans les différentes circonstances de sa vie. Il sait faire de longues prières mais elles peuvent aussi être très brèves comme ici. En tout cas, Néhémie trouve toujours son appui en l’Éternel qu’il sait être plein de miséricorde envers Israël. Comme je l’ai déjà dit, il avait longuement mûri son projet en jeûnant et priant avec ferveur l’Éternel et c’est ce qui lui donne le courage et l’élan nécessaires pour formuler sa requête hasardeuse.

Parallèlement à l’aspect spirituel des choses, Néhémie utilise toutes les ressources humaines qui sont à sa disposition, que ce soient ses capacités intellectuelles, ses expériences passées et surtout sa fidélité exemplaire à l’empereur, la connaissance qu’il a de son maître ou encore sa position d’échanson.

Verset 6

Je continue.

L’empereur, qui avait l’impératrice assise à ses côtés, me demanda alors : — Combien de temps durera ton voyage et quand seras-tu de retour ? L’empereur accepta donc de me laisser partir, et je lui indiquai un délai (Néhémie 2.6).

Les empereurs perses étaient polygames, mais une seule femme porte le titre d’impératrice, ce qui lui confère une grande influence à la cour. D’après Ctésias, médecin et historien de la fin du 5ème siècle avant Jésus-Christ, la reine d’Artaxerxès s’appelle Damaspia. Sa présence indique qu’il s’agit d’un repas privé car selon le protocole en vigueur, elle n’aurait pas assisté à un banquet d’État. Elle est mentionnée parce qu’il y a tout à parier qu’elle a de l’amitié pour Néhémie et qu’elle a probablement appuyé sa requête. Le texte lui-même ne nous donne cependant aucun détail et les propos rapportés sont des plus brefs. Les personnages ne se perdent pas en paroles inutiles, c’est le moins qu’on puisse dire. On ne connaît pas le délai demandé par Néhémie, peut-être s’agissait-il d’un an ou deux qui furent prorogés à plusieurs reprises à cause des circonstances. Ce qu’on sait par contre, est que la première absence de Néhémie fut de 12 ans (Néhémie 13.6) et qu’elle fut suivie d’un second séjour à Jérusalem. Il ne s’agit donc pas de simples visites, mais bien plutôt de grands projets à long terme.

Verset 7

Je continue.

Puis j’ajoutai : — Si l’empereur le trouve bon, pourrait-on me donner des lettres pour les gouverneurs de la province à l’ouest de l’Euphrate, pour qu’ils me laissent passer jusqu’au pays de Juda (Néhémie 2.7).

Il est évident que Néhémie ne laisse rien au hasard; il a soigneusement réfléchi à ce qui lui sera nécessaire ; c’est là un trait caractéristique de sa personnalité. Les lettres qu’il demande portent le sceau impérial. Ce sont à la fois des sauf-conduits et des ordres de mission. Des documents de l’époque précisent que les gouverneurs des pays traversés doivent pourvoir aux besoins des envoyés de l’empereur en nourriture et assurer leur protection, car les bandits de grand chemin sont courants à cette époque.

Verset 8

Je continue.

Ainsi qu’une lettre pour Asaph, l’intendant des forêts impériales, afin qu’il me fournisse du bois de charpente pour reconstruire les portes de la citadelle, près du Temple, et les murailles de la ville, et pour bâtir la maison où je m’installerai. L’empereur me procura ces lettres, car mon Dieu agissait avec bonté en ma faveur (Néhémie 2.8).

Tout comme son prédécesseur Esdras, Néhémie est conscient que l’Éternel œuvre en sa faveur pour le bénéfice de son peuple. Il n’empêche qu’il a fait sa part en conduisant des recherches pour connaître le nom de celui qui est chargé de l’administration des domaines impériaux. Néhémie n’est pas du genre contemplatif avec l’esprit dans les nuages; c’est vrai qu’on le voit souvent prier, mais cela ne l’empêche nullement d’avoir l’esprit pratique et les pieds sur terre. Or, il sait fort bien que pour mener à bien ses projets, il aura besoin de beaucoup de bois.

Selon l’historien juif Josèphe, ces forêts correspondent aux jardins de Salomon situés à une dizaine de kilomètres au sud de Jérusalem. Il y poussait des chênes, des térébinthes et autres essences convenant bien à la fabrication de toutes les grosses portes qui ouvrent l’accès à la ville. Néhémie veut remettre en état toutes les entrées des murailles ainsi que celles de la citadelle, une fortification destinée à protéger le Temple et qui dans l’histoire s’appelle « tour Antonia ». Esdras avait déjà commencé à la construire. Par ailleurs, Néhémie demande aussi à être nommé gouverneur (5.14); c’est ce que signifie son désir de se construire une maison. Il a besoin de ce titre officiel car il sait qu’il va devoir faire face à une forte opposition de la part des populations autochtones.

La permission accordée par Artaxerxès à Néhémie correspond au décret prophétisé par Daniel, 95 ans auparavant et que je cite :

Voici donc ce que tu dois savoir et comprendre : Depuis le moment où le décret ordonnant de restaurer et de rebâtir Jérusalem a été promulgué jusqu’à l’avènement d’un chef ayant reçu l’onction, il s’écoulera sept septaines et soixante-deux septaines. La ville sera rebâtie et rétablie avec ses places et ses remparts, en des temps de détresse (Daniel 9.25).

Le décret dont il est question dans ce passage est le 4e et dernier des 4 décrets proclamés par les empereurs perses concernant les Juifs. Le premier fut émis par Cyrus et confirmé par un second de Darius. Ils autorisaient la reconstruction du Temple de Salomon. Le troisième proclamé par Artaxerxès prenait en charge les sacrifices d’animaux et autres frais liés au culte.

Ces trois premiers décrets sont sans rapport avec la reconstruction officielle des murs de Jérusalem. La prophétie de Daniel démarre le 5 mars de l’an 444 av. J-C et annonce après quelques calculs que 483 années plus tard viendra le chef ayant reçu l’onction, c’est-à-dire Jésus-Christ.

Verset 9

Je continue le texte de Néhémie.

Je me rendis auprès des gouverneurs des provinces à l’ouest de l’Euphrate et je leur remis les lettres de l’empereur. L’empereur m’avait fait escorter par des officiers de l’armée et par des cavaliers (Néhémie 2.9).

Même en prenant la route la plus courte, ce voyage a duré au moins deux mois. En tant que haut dignitaire de la cour impériale et gouverneur envoyé en mission officielle, Néhémie, pour sa protection, a droit à une escorte militaire en bonne et due forme. Le prêtre Esdras, avant lui, n’avait pas osé demander une escorte parce qu’il avait proclamé haut et fort que l’Éternel le protégerait ainsi que la caravane qu’il dirigeait, et c’est effectivement ce qui s’est passé.

Verset 10

Je continue.

Quand Sanballat, et Tobiya, le serviteur ammonite, apprirent mon arrivée, ils furent très mécontents que quelqu’un soit venu pour œuvrer au bien des Israélites (Néhémie 2.10).

Selon un papyrus découvert en Égypte, Sanballat est gouverneur de la Samarie. Il sera l’adversaire principal de Néhémie. C’est lui qui avait probablement démoli les murailles partiellement reconstruites par Esdras. Paradoxalement, cette action malveillante a contribué à la restauration complète des murs de Jérusalem. En effet, quand Néhémie a appris ce fâcheux événement, il lui a fait l’effet d’une bombe. Abasourdi et le cœur meurtri, il a imploré l’Éternel dans le jeûne et la prière. Ensuite, toujours motivé par cette catastrophe, il prend son courage à deux mains et demande à l’empereur la permission de reconstruire les murs de Jérusalem. Comme quoi Dieu est souverain et se sert de toute circonstance pour accomplir ses desseins.

Tobiya est le second de Sanballat et s’occupe pour son maître de la Transjordanie, l’ancien domaine des Ammonites. Lui aussi s’opposera à Néhémie. Ces deux hommes voient d’un mauvais œil l’établissement d’une province juive, car elle fera de l’ombre à leur pouvoir. Le comble est que tous deux sont apparentés par mariage à des familles israélites influentes et qui jouissent d’une grande considération, ce qui va compliquer davantage la tâche de Néhémie.

Quand l’ennemi est bien en vue, hors de ses rangs, c’est un adversaire qui peut être vaincu ; mais quand le ver est à l’intérieur de la pomme, pour ainsi dire, au milieu de ceux qui sont censés vous soutenir, cette traîtrise insidieuse est beaucoup plus difficile à combattre.

Versets 11-13

Je continue.

Une fois arrivé à Jérusalem, j’y restai trois jours. Puis je sortis de nuit, accompagné de quelques hommes, sans avoir dit à personne ce que mon Dieu m’avait mis à cœur d’entreprendre en faveur de Jérusalem. Je ne disposais pas d’autre bête que de ma propre monture. Je sortis cette nuit-là par la porte de la Vallée, et je me dirigeai vers la source du Dragon et vers la porte du Fumier. J’examinai les remparts de Jérusalem. Je constatai qu’il y avait des brèches presque partout et que les portes avaient été détruites par le feu (Néhémie 2.11-13).

Ne voulant pas attirer l’attention de ses ennemis, c’est sur la pointe des pieds, avec seulement quelques hommes de confiance que Néhémie fait le tour des murailles pour se rendre compte exactement du travail qui l’attend. On remarque ici encore que Néhémie sait s’organiser. Par cette reconnaissance secrète des lieux, il veut se familiariser avec la situation réelle de la ville. Néhémie commence sa tournée avec la porte de la Vallée, aujourd’hui Jaffa, qui donne sur l’ouest. La porte du Fumier, qui est située 4 à 500 m plus loin a ce nom parce que c’est par là qu’on sort les immondices de la ville pour les amener dans la vallée de Ben-Hinnon où ils sont brûlés. À ce même endroit, autrefois on y sacrifiait des enfants à la divinité Molok. Elle est représentée par une statue creuse et métallique dans laquelle on faisait un feu d’enfer. Ensuite, on offre à ce faux dieu les petits enfants en holocauste en les déposant sur les bras étendus de l’idole chauffée à blanc ; c’est ce qui s’appelait « les faire passer par le feu ». Cette vallée, qui s’appelle en hébreu gey ben Hinom, a donné le mot géhenne qui dans les Textes Sacrés est le symbole du lieu de malédiction réservée aux ennemis de Dieu.

Verset 14

Je continue le texte.

Je poursuivis vers la porte de la Source et passai près de l’Étang du roi, mais il n’y avait plus de passage pour ma monture (Néhémie 2.14).

Dans ces parages, la vallée du Cédron se resserre et devient une véritable gorge. C’est pour ça que Néhémie doit mettre pied à terre pour passer au travers des décombres qui obstruent le sentier. La porte de la Source, aujourd’hui la porte des Maugrabins, se trouve à l’angle sud-est de la ville et conduit au lieu le plus bas et où se trouve le plus d’eau. Cette porte permet de se rendre à l’intersection de la vallée du Cédron et de la vallée de Hinnom où on a quatre sources : celle de la Vierge, de Siloé, l’étang de Siloé et plus au sud, la source de Job aussi appelée source de Néhémie.

L’étang du roi correspond à la piscine de Siloé. C’est le roi Ézéchias qui avait fait détourner les eaux d’une source dans un canal souterrain pour alimenter la ville en eau potable en cas de siège et pour irriguer les jardins royaux. Il est question de cet étang dans l’évangile selon Jean, car c’est là qu’a dû aller se laver l’aveugle-né guéri par Jésus. Je lis des extraits de ce passage :

En partant, Jésus aperçut sur son chemin un homme qui était aveugle de naissance. Jésus cracha par terre et, avec sa salive, il fit un peu de boue qu’il appliqua sur les yeux de l’aveugle. Puis il lui dit : — Va te laver au réservoir de Siloé. L’aveugle alla se laver et, à son retour, il voyait (Jean 9.1, 6-7).

Versets 15-16

Je continue le texte.

Je remontai, toujours de nuit, par la vallée du Cédron en continuant d’examiner la muraille. Puis je rentrai par la porte de la Vallée. Les chefs de la ville ignoraient où j’étais allé et ce que j’avais fait. Jusque là, je n’avais informé ni les Juifs, ni les prêtres, ni les notables, ni les chefs, ni les autres responsables qui s’occupaient des travaux (Néhémie 2.15-16).

Néhémie marche en direction du nord tout en regardant la muraille qui est à sa gauche. Arrivé à l’angle nord-est, il vire à gauche et parcourt la muraille nord puis redescend en suivant la muraille ouest ce qui le ramène à la porte de la Vallée. Il a fait un état des lieux discret, sans tambour ni trompette en contournant toute la ville. Il s’est informé sans attirer l’attention. Homme avisé, il examine la situation avec soin, réfléchit puis prend les décisions appropriées.

Versets 17-18

Je continue.

C’est alors seulement que je leur dis : — Vous voyez vous-mêmes quel est notre malheur ! Jérusalem est en ruines et ses portes ont été détruites par le feu ! Allez, reconstruisons le rempart de Jérusalem pour que nous ne soyons plus dans cette situation humiliante ! Je leur racontai ensuite comment la main bienveillante de mon Dieu avait agi pour moi avec bonté, et je leur rapportai ce que l’empereur m’avait dit. Ils s’écrièrent aussitôt : — Levons-nous et effectuons les travaux de reconstruction. Ainsi ils prirent courage pour réaliser cette belle œuvre (Néhémie 2.17-18).

Maintenant, Néhémie passe à l’action. Il donne la raison de sa venue et encourage les Juifs en leur expliquant comment il a été l’objet de la grâce de Dieu et de la faveur de l’empereur. C’est ainsi qu’il réussit à renverser la vapeur. De déprimés, les Juifs reprennent espoir et se mettent à l’ouvrage. Néhémie a toutes les qualités d’un grand meneur d’hommes. Il croit en sa mission et il s’engage à fond. Méthodique, il fait preuve de bon sens dans l’accomplissement de l’œuvre de Dieu. Pieux et homme de prière, il a une confiance à toute épreuve en l’Éternel sur lequel il prend fermement appui. Il est plein de tact, avisé et prudent, et il sait aussi utiliser avec sagesse les ressources qui sont à sa disposition et se fixer un objectif raisonnable qui peut être atteint. Néhémie est le genre d’homme que je voudrais avoir comme conseiller.

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

janv. 30 2023

Émission du jour | Jean : Introduction

Qui est Jésus ?

Nos partenaires