Chapitre 1

Verset 10

Les succès militaires des légions romaines sont dû à leur tactique de combat. Les soldats se rangent les uns contre les autres et s’abritent sous leurs grands boucliers de façon à constituer un ensemble uniforme qui a l’aspect et les caractéristiques d’une carapace de tortue. Ils forment ainsi une masse impénétrable par les flèches et les lances. Puis ils avancent lentement comme un char d’assaut. Les ennemis les chargent mais se font empaler ou tailler en pièces. C’est un peu de cette manière que le prophète Nahoum décrit la puissance assyrienne. Je continue de lire dans son premier chapitre.

Même s’ils étaient enlacés comme des épines, ivres de leurs boissons, ils seront dévorés comme de la paille toute sèche (Nahoum 1.10 ; auteur).

Les Assyriens sont décrits comme un buisson impénétrable prêt à repousser toute attaque, un peu comme les légionnaires romains dont j’ai parlé, mais Dieu dit : « qu’à cela ne tienne, rien n’empêchera ou ne retardera le jugement de Ninive ». Le prophète Ésaïe utilise l’image similaire d’un buisson de ronces également pour représenter l’empire assyrien, et plus loin comme métaphore pour l’ennemi qui à la fin des temps se lèvera contre Dieu. Je lis ces deux passages :

Voici ce qui arrivera, dit le Seigneur : […] j’interviendrai contre le roi de l’Assyrie à cause de ses pensées orgueilleuses et de son regard arrogant. – C’est pourquoi l’Éternel, le Seigneur des armées célestes, va faire dépérir ses guerriers corpulents ; sous l’effet de sa gloire, un feu s’embrasera, telle une flamme. Car la lumière d’Israël deviendra comme un feu, et le Saint d’Israël comme une flamme qui brûlera et qui consumera les épines, les ronces en un seul jour (Ésaïe 10.12, 16-17). Ma colère est passée, et s’il se trouve des ronces, des épines, je marcherai contre elles pour leur faire la guerre et j’y mettrai le feu (Ésaïe 27.4).

Comme les Assyriens se croient invulnérables, ils font des excès en tous genres : abus de boissons et de viandes même avant de partir au combat. Au premier siècle avant notre ère, un historien grec (Diodore de Sicile) rapporte que les Mèdes et les Babyloniens échouent trois fois de suite à prendre Ninive. Suite à quoi, le roi assyrien (Sinsharishkun) est tellement euphorique qu’il organise une fête à tout casser et permet à son armée de célébrer sa résistance aux assauts ennemis par une partouze digne de figurer dans le livre des records. L’historien écrit :

Le roi assyrien […] distribua à ses soldats de la viande et du vin en quantité […]. Tandis que toute l’armée faisait la fête, les amis d’un satrape mède (Arbakes) apprirent de quelques déserteurs le laisser-aller et la beuverie qui prévalaient dans le camp ennemi et en profitèrent pour monter une attaque inattendue de nuit (Diodore de Sicile, Histoire universelle 2.26.4).

Les Mèdes, qui sous la direction de leur roi Cyaxares attendent l’occasion propice, attaquent alors une nouvelle fois la ville et cette fois-ci la prennent. Un autre historien (Xénophon) parle d’un orage monstre qui a lieu en même temps que la ville est capturée, ou peu de temps auparavant (Anabase 3.4.12). Or, on sait que suite à ces pluies diluviennes sans précédent, le fleuve Tigre emporta une partie de la muraille nord, mais comme les historiens antiques manquent de rigueur dans leurs descriptions, il est difficile de situer cet événement par rapport à tous les assauts que montèrent les Babyloniens et les Mèdes contre Ninive. En tout cas, il est certain que l’orage vient de Dieu et que c’est grâce à lui que la capitale assyrienne est prise et détruite et ses habitants « dévorés comme de la paille toute sèche » en accord avec la prophétie de Nahoum.

Verset 11

Je continue le texte.

C’est de toi qu’est venu celui qui, contre l’Éternel, trame le mal, et qui conçoit des desseins criminels (Nahoum 1.11).

Nahoum nous donne ici la cause de la grande colère de l’Éternel et la raison de la destruction de Ninive. C’est de cette capitale que sont parties les expéditions qui ont anéanti le royaume israélite des 10 tribus du Nord, et attaqué Jérusalem à plusieurs reprises. Et quand Nahoum rédige son livre, toute la Palestine est soumise au roi assyrien Assourbanipal (669-626 avant Jésus-Christ).

Le prophète s’adresse à la ville comme si c’était une personne et l’accuse d’avoir enfanté un criminel. En hébreu, cette expression (bely’ ya’al) veut dire « vaut rien » et se retrouve dans le Nouveau Testament sous la forme « Bélial », un nom propre qui désigne le diable (2Corinthiens 6.15).

Le criminel auquel Nahoum fait référence est toute la lignée des rois assyriens qui ont attaqué le peuple élu, mais surtout Sennachérib, car c’est lui qui a fait le siège de Jérusalem sous le règne d’Ézéchias roi de Juda. Mais il échoue lamentablement parce que l’Ange de l’Éternel intervient en personne, sinon le royaume de Juda aurait disparu comme celui des 10 tribus du Nord. Cet incident est mentionné trois fois en détail dans l’Ancien Testament (2Rois 18–19 ; 2Chroniques 32 ; Ésaïe 36–37).

Quand Dieu cite le même événement trois fois, il faut vraiment y prêter la plus grande attention. Quand il mentionne quelque chose une fois, cela devrait suffire, deux fois comme Jésus qui dit : « en vérité, en vérité », c’est que c’est extrêmement important. Alors quand il en parle trois fois, c’est que ça lui tient vraiment à cœur. Or justement, Dieu a été personnellement offensé par l’attitude arrogante de Sennachérib et de Rabshaké son aide de camp, qui a rabaissé l’Éternel au rang des divinités païennes. Rabshaké est venu à la tête d’une grande armée pour faire le siège de Jérusalem et a dit aux envoyés du roi Ézéchias :

Peut-être me diras-tu : C’est en l’Éternel, notre Dieu, que nous nous confions. – Ne laissez pas Ézéchias vous tromper en disant : L’Éternel nous délivrera. Les dieux des autres nations ont-ils délivré leur pays du roi d’Assyrie ? – De tous les dieux de ces pays, quels sont ceux qui ont délivré leur pays, pour que l’Éternel délivre Jérusalem ? (Ésaïe 36.7, 18, 20).

Ces paroles arrogantes ont terrorisé Ézéchias et ses grands. Sur ces entrefaites, le roi est allé au temple pour invoquer l’Éternel. Suite à cette démarche sage et pieuse, le prophète Ésaïe est venu le trouver pour le réconforter et l’assurer que même pas une seule flèche ne serait tirée contre Jérusalem. Alors que Sennachérib s’attendait à une victoire facile, son arrogance et les paroles méprisantes de son aide de camp lui ont coûté non seulement la mort de 185 000 de ses soldats, mais aussi la sienne puisqu’il a fini lamentablement, assassiné par deux de ses fils.

Verset 12 a

Je continue le texte.

L’Éternel dit ceci : “ Bien qu’ils soient tranquilles et pareillement nombreux, ils n’en seront pas moins fauchés sans retour et ils disparaîtront ” (Nahoum 1.12 a ; auteur).

L’expression, « l’Éternel dit ceci » sert à introduire une déclaration solennelle. Ça, c’était la partie facile, mais la suite du texte l’est beaucoup moins, car la phrase : « bien qu’ils soient tranquilles et pareillement nombreux » n’a aucun sens. Cependant, les recherches menées le siècle dernier dans les ruines de l’antique ville de Ninive ont permis de mettre à jour de nombreuses tablettes dont plusieurs douzaines d’entre elles qui contiennent cette expression étrange mais en langue assyrienne bien sûr. Il est probable que le prophète Nahoum la connaissait et l’a traduite mot à mot en hébreu. Ensuite, les copistes ont fidèlement reproduit cette phrase telle quelle, même si elle ne voulait rien dire pour eux. Après études, les spécialistes ont découvert que cette expression étrange est une formule d’ordre légal qui signifie « unis et plusieurs ayant la responsabilité d’assumer une obligation ». En d’autres mots, Dieu dit : « Bien que tout l’empire assyrien s’unisse comme un seul homme pour me résister, il n’en sera pas moins fauché comme les blés sans retour possible et il disparaîtra ».

À la lumière des découvertes archéologiques, on constate donc que par l’intermédiaire de son prophète, l’Éternel a utilisé une formule assyrienne pour exprimer ce qu’il voulait dire. Il parlait à son peuple mais il désirait aussi que les Assyriens comprennent la menace qui pesait sur eux. Cette phrase étrange qui n’a aucun sens en hébreu a été rendue de diverses manières lorsqu’elle est traduite dans une autre langue mais il est alors nécessaire de donner aux mots un sens différent de leur signification habituelle et de faire des contorsions linguistiques pour faire dire à cette expression une idée compréhensible.

Mais dès lors qu’on a su qu’il s’agissait d’une formule toute faite, le mystère fut levé. Ce passage que je viens de traiter et qui a priori n’a guère de sens nous rappelle que lorsqu’on ne comprend pas immédiatement un passage des Écritures, il ne faut pas jeter trop rapidement l’éponge mais persévérer, et un jour on aura la réponse.

Verset 12 b

Je continue le texte.

Si je t’ai humilié, ô peuple de Juda, je ne le ferai plus (Nahoum 1.12 b).

« Ô peuple de Juda » ne figure pas dans le manuscrit mais le contexte montre bien que c’est à Israël que l’Éternel s’adresse. L’humiliation dont il est question est l’oppression que les Assyriens ont fait subir au royaume de Juda sous les rois Ahaz, Ézéchiel et Manassé. À ce sujet, et concernant ces invasions ennemies répétées, Nahoum a déjà promis qu’elles ne se reproduiraient plus quand il a dit : « la détresse ne reparaîtra pas une seconde fois » (Nahoum 1.9). Là non plus il n’avait pas précisé à qui il s’adressait, mais bien sûr il s’agissait du peuple de Juda.

Verset 13

Je continue le texte.

Je briserai le joug qu’il fait peser sur toi, j’arracherai tes chaînes (Nahoum 1.13).

De toute évidence, Nahoum s’adresse à Juda à qui l’Éternel promet de briser le joug que les Assyriens font peser sur lui. Et ce n’est pas peu dire car à l’époque de Nahoum, le roi assyrien Assourbanipal contrôle à peu près toute la Palestine et même une bonne partie de l’Égypte, et il reçoit un tribut de toutes les nations qu’il a soumises y compris Juda. Même si ce potentat aime les lettres, il n’en demeurait pas moins un despote tout aussi cruel et arrogant que les tyrans qui l’ont précédé.

C’est depuis le règne d’Ahaz (735-732 ; 732-715) père d’Ézéchias et grand-père de Manassé que Juda est vassal des Assyriens et doit donc leur verser annuellement un tribut considérable. À un certain moment de son règne et croyant pouvoir compter sur l’appui des Égyptiens, Ézéchias se rebelle contre le roi assyrien Sennachérib. Alors, ce dernier ravage Juda (en 701 avant Jésus-Christ), ce qui conduit le roi de Juda à lui dire :

J’ai eu tort ! Éloigne-toi de moi. Ce que tu m’imposeras, je le supporterai. Alors le roi d’Assyrie imposa à Ézéchias, roi de Juda, trois cents talents d’argent et trente talents d’or. Ézéchias donna tout l’argent qui se trouvait dans la maison de l’Éternel et dans les trésors de la maison du roi (2Rois 18.14-15 ; SER).

Cependant, Sennachérib n’est pas satisfait et décide malgré tout d’assiéger Jérusalem. C’est à ce moment-là que l’ange de l’Éternel intervient et comme je l’ai déjà dit, met à mort 185 000 soldats assyriens pendant la nuit. Quand Nahoum écrit sa prophétie, c’est Manassé qui règne sur Juda et qui est soumis au roi assyrien Assourbanipal. Voilà pourquoi quand l’Éternel dit au peuple de Juda : « Je briserai le joug qu’il fait peser sur toi, j’arracherai tes chaînes », ce n’est pas une simple façon de parler car le joug et les chaînes assyriennes est particulièrement pesants.

Verset 14

Je finis de lire le chapitre premier de Nahoum.

“ Mais quant à toi, voici ce que décrète l’Éternel contre toi : tu n’auras pas de descendance qui perpétue ton nom. Je ferai disparaître du temple de tes dieux les idoles taillées, les statues de métal fondu, je prépare ta tombe car toi, tu ne vaux rien ” (Nahoum 1.14).

Dieu s’adresse ici aux Assyriens et il ne fait pas dans la dentelle ; il n’essaie pas d’être diplomate. Au contraire, il sera le bourreau de l’empire assyrien et de son roi. Nahoum annonce l’extinction des feux pour le peuple et le nom des Assyriens, car ils vont disparaître à tout jamais et sans laisser de traces ou très peu. En effet, et comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire, quand le général grec et historien Xénophon traversa les ruines de Ninive il ne savait pas de quelle ville il s’agissait, ni le nom de ses habitants. Même chose pour Alexandre le Grand ; quand il vainquit les Perses à proximité de ces amas de gravats, il ignorait lui aussi qu’ils provenaient de la capitale de ce qui fut le puissant empire assyrien. Les ruines de Ninive restèrent anonymes jusqu’en 1845.

Dieu dit qu’il va faire le ménage dans les temples des dieux assyriens en les vidant de leurs contenus. Les Assyriens avaient coutume de détruire les images des divinités qui étaient adorées par les peuples conquis ce qui était pour eux une façon d’affirmer la supériorité de leurs propres dieux. Dans sa prière d’intercession, alors que les Assyriens encerclent Jérusalem, le roi Ézéchias a dit :

Il est vrai, ô Éternel, que les rois d’Assyrie ont exterminé les autres nations et ravagé leurs pays, et qu’ils ont jeté au feu leurs dieux, parce que ce n’étaient pas des dieux. Ils ont pu les détruire parce que ce n’étaient que des objets en bois ou en pierre fabriqués par des hommes. Mais toi, Éternel, notre Dieu, sauve-nous maintenant de Sennachérib, pour que tous les royaumes de la terre sachent que toi seul, Éternel, tu es Dieu (2Rois 19.17-19).

Les Assyriens ne vont pas tarder à le savoir une fois encore, car ils vont endurer le même sort que celui qu’ils ont fait subir aux autres nations. Dieu va leur appliquer la loi du talion : « œil pour œil et dent pour dent ». Les Assyriens ont détruit les idoles des peuples vaincus, eh bien en retour, les leurs seront détruites par la confédération alliée des Mèdes, Babyloniens et Scythes.

Les deux désignations : « idoles taillées et statues de métal fondu » décrivent toutes les idoles possibles et imaginables de l’époque antique. Dans le livre du Deutéronome, il est écrit :

Maudit, l’homme qui fait une image taillée ou une image de fonte, exécration de l’Éternel, œuvre de main d’artisan, et qui la place dans un lieu secret ! Et tout le peuple répondra et dira Amen ! (Deutéronome 27.15 ; BBA).

Ça me fait penser qu’aujourd’hui et dans presque toutes les religions, on trouve toujours des idoles en bois et en métal mais surtout en plâtre moulé et peint. Au final, on n’a pas fait beaucoup de progrès.

Dieu dit aussi aux Assyriens : « je prépare ta tombe ». Quand au siècle dernier, Nikita Krouchtchev a menacé les Américains en leur disant : « Je vais vous enterrer », il ne savait pas qu’il utilisait une expression biblique. Le prophète Ézéchiel décrit la fin de l’empire assyrien en ces termes :

Car là est couchée l’Assyrie et toute son armée autour de son tombeau, tous sont tombés blessés à mort sous les coups de l’épée. On a mis son tombeau tout au fond de la fosse, le voilà entouré de ses vaillants guerriers. Tous sont tombés, blessés à mort sous les coups de l’épée, eux qui terrorisaient le monde des vivants (Ézéchiel 32.22-23).

La raison de l’extinction de l’empire assyrien nous est donnée quand Dieu dit : « tu ne vaux rien ». C’est brusque mais la réalité.

Aujourd’hui où il nous faut être politiquement corrects, on ne doit pas utiliser ce genre de langage bien que dans notre société il y ait de plus en plus de vauriens comme ceux qui font du trafic de drogue ou de la contrebande, et qui en plus, brûlent les bagnoles ou les bus. Mais le plus scandaleux est qu’ils agissent en toute impunité parce que nous avons des gouvernements extrêmement faibles dirigés par des politiciens véreux prêts à ramper dans la boue tant qu’ils peuvent rester accrochés au pouvoir de manière à faire partie de « la France des privilèges » et bien sûr se remplir les poches. Et nous les avons élus ; honte à nous !

Chapitre 2

Introduction

Suite à la menace qui clôt le chapitre premier, Nahoum enchaîne immédiatement avec sa mise à exécution. Dans sa vision prophétique, il décrit la marche de la confédération armée contre Ninive (Nahoum 2.1-5) ; la prise de la ville, le pillage de ses immenses richesses, et sa désolation quand ses habitants sont emmenés en captivité (Nahoum 2.6-11). Mais juste avant d’évoquer ces scènes de destruction, le prophète entonne les premières paroles d’un chant de triomphe (Nahoum 2.1) comme si l’Assyrie était déjà dans la tombe ; il reprendra cet hymne glorieux plus loin après qu’il aura fini de peindre son tableau prophétique (Nahoum 2.12-13). Enfin, il termine le second chapitre de son livre en rappelant la sentence de l’Éternel qui vient de se réaliser sous ses yeux de prophète (Nahoum 2.14).

Verset 1

Je commence de lire ce second chapitre et donc les premiers accents du chant de triomphe.

Voici : sur les montagnes, accourt un messager qui vient vous apporter une bonne nouvelle : il annonce la paix. Célèbre donc tes fêtes, ô peuple de Juda, et accomplis tes vœux, car désormais, il ne passera plus chez toi, le criminel, il sera retranché entièrement (Nahoum 2.1).

Nahoum nous fait part de la joie avec laquelle Juda apprend la nouvelle de la chute de Ninive. Ayant traversé les montagnes, le messager arrive de l’est pour annoncer que l’empire assyrien est dans la tombe, ce qui signifie la paix et la sécurité pour Juda. C’est la deuxième fois que Nahoum proclame la fin du criminel et il utilise le même mot que précédemment, et qui dans le Nouveau Testament sert à désigner le diable (Bélial ; comparez Nahoum 1.11). Jérusalem pourra donc à nouveau célébrer les fêtes solennelles annuelles. C’est aussi le moment pour les Israélites d’accomplir les vœux qu’ils ont faits à l’Éternel alors qu’ils étaient dans la détresse.

Le prophète Ésaïe utilise un langage semblable à Nahoum pour annoncer la venue du Messie (Ésaïe 52.7 ; 40.9) et l’apôtre Paul s’en inspire quand il écrit :

Car quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé. […], selon qu’il est écrit : qu’ils sont beaux les pieds de ceux qui annoncent la paix, de ceux qui annoncent de bonnes nouvelles ! (Romains 10.13, 15).

La défaite d’un ennemi est une bonne nouvelle certes, mais l’annonce de la venue du Sauveur en est une bien plus grande encore.