Chapitre 26

Introduction

Le poète italien Dante est connu pour avoir au 14e siècle, écrit la divine comédie. Composée de cent chants, elle retrace le cheminement mystique de l’auteur en enfer, au purgatoire et au paradis. Dante place Brutus, un des assassins de Jules César en compagnie de Judas en fond de cale, dans l’endroit le plus profond de l’enfer parce que tous deux étaient des traîtres qui se sont d’ailleurs suicidés. Judas est synonyme de traîtrise. C’est à la veille de la Pâque qu’il a vendu Jésus pour 30 pièces d’argent. Il attend désormais le moment favorable pour le livrer en pâture aux religieux.

Versets 17-19

Je continue dans le chapitre 26 de Matthieu.

Le premier jour de la fête des pains sans levain, les disciples vinrent trouver Jésus pour lui demander, Où veux-tu que nous fassions les préparatifs pour le repas de la Pâque ? Il leur répondit : — Allez à la ville, chez un tel, et parlez-lui ainsi : « Le Maître te fait dire : Mon heure est arrivée. C’est chez toi que je prendrai le repas de la Pâque avec mes disciples. » Ils se conformèrent aux ordres de Jésus et préparèrent le repas de la Pâque (Matthieu 26.17-19).

C’est le 15 de Nisan, un mois qui est à cheval sur mars et avril. Les pèlerins venus à Jérusalem prenaient ce repas à l’intérieur de la ville. Les préparatifs comprenaient le sacrifice de l’agneau au Temple entre 3 et 5 heures de l’après-midi, la cuisson et la préparation des plats l’accompagnant. On mangeait le soir même.

Versets 17-19

Je continue dans le chapitre 26 de Matthieu.

Le premier jour de la fête des pains sans levain, les disciples vinrent trouver Jésus pour lui demander, Où veux-tu que nous fassions les préparatifs pour le repas de la Pâque ? Il leur répondit : — Allez à la ville, chez un tel, et parlez-lui ainsi : « Le Maître te fait dire : Mon heure est arrivée. C’est chez toi que je prendrai le repas de la Pâque avec mes disciples. » Ils se conformèrent aux ordres de Jésus et préparèrent le repas de la Pâque (Matthieu 26.17-19).

C’est le 15 de Nisan, un mois qui est à cheval sur mars et avril. Les pèlerins venus à Jérusalem prenaient ce repas à l’intérieur de la ville. Les préparatifs comprenaient le sacrifice de l’agneau au Temple entre 3 et 5 heures de l’après-midi, la cuisson et la préparation des plats l’accompagnant. On mangeait le soir même.

Versets 20-25

Je continue.

Le soir, Jésus se mit à table avec les Douze et pendant qu’ils mangeaient, il dit : Vraiment, je vous l’assure : l’un de vous me trahira. Les disciples en furent consternés. Ils se mirent, l’un après l’autre, à lui demander : — Seigneur, ce n’est pas moi, n’est-ce pas ? En réponse, il leur dit : — Celui qui a trempé son pain dans le plat avec moi, c’est lui qui me trahira. Certes, le Fils de l’homme s’en va conformément à ce que les Écritures annoncent à son sujet. Mais malheur à celui qui le trahit ! Il aurait mieux valu pour lui n’être jamais né. À son tour, Judas, qui le trahissait, lui demanda : — Maître, ce n’est pas moi, n’est-ce pas ? — Tu le dis toi-même, lui répondit Jésus (Matthieu 26.20-25).

Il faisait probablement nuit quand le Seigneur et les douze se rendirent chez leur hôte et s’assirent autour de la table. Cette scène a été l’occasion d’un des plus grands tableaux qui n’aient jamais été peints par Léonard de Vinci. Le repas, ouvert par une bénédiction, s’est déroulé dans un certain silence qui a subitement été rompu par ces mots terrifiants, l’un de vous me trahira. Par cette annonce, Jésus donne à Judas l’occasion de se repentir. Mais c’était trop tard, les dés étaient jetés. Un autre texte ajoute :

Déjà le diable avait semé dans le cœur de Judas, fils de Simon Iscariot, le projet de trahir son Maître et de le livrer (Jean 13.2).

Les disciples stupéfaits et affligés demandent tous : Seigneur est-ce moi ? Mais seul Judas l’appelle Maître et non Seigneur.

Versets 26-30

Je continue.

Au cours du repas, Jésus prit du pain, puis, après avoir prononcé la prière de reconnaissance, il le partagea en morceaux, puis il les donna à ses disciples, en disant : — Prenez, mangez, ceci est mon corps. Ensuite il prit une coupe et, après avoir remercié Dieu, il la leur donna en disant : — Buvez-en tous ; ceci est mon sang, par lequel est scellée l’alliance. Il va être versé pour beaucoup d’hommes, afin que leurs péchés soient pardonnés. Je vous le déclare : Désormais, je ne boirai plus du fruit de la vigne jusqu’au jour où je boirai le vin nouveau avec vous dans le royaume de mon Père. Après cela, ils chantèrent les psaumes de la Pâque. Ensuite ils sortirent pour se rendre au mont des Oliviers (Matthieu 26.26-30).

Jésus prit une des galettes sans levain qui se trouvaient devant lui et rendit grâces comme c’était la coutume. Au cours du repas pascal, le père de famille expliquait le sens des différents éléments de la fête. C’est ce que fait Jésus, mais il donne au pain et au vin un sens nouveau. Quand il dit : Ceci est mon corps, il est devant eux bien vivant en chair et en os. À moins de se mutiler, il ne peut leur donner de son corps à manger ou de son sang à boire. Il faut savoir qu’en araméen, la langue de Jésus et des disciples, il n’y a pas de mot qui puisse se traduire par signifier ou symboliser. La manière habituelle d’exprimer cette idée était d’utiliser le verbe être. Jésus dit donc : Ceci représente ou symbolise mon corps, mon sang. Ses discours contiennent souvent des expressions semblables qui sont évidemment des métaphores, comme quand il dit : Je suis la porte, Je suis le bon berger, Je suis le vrai cep.

Le Nouveau Testament ne donne jamais un sens mystique à cette prise du pain et du vin. C’est une cérémonie du souvenir, une communion fraternelle entre les croyants qui commémorent ensemble la mort de leur sauveur. Jésus n’a pas demandé à ses disciples d’ériger à sa mémoire un monument en marbre ou en bronze, mais de se souvenir de lui en prenant du pain et du vin qui rappellent sa mort. Il a pris la place de l’agneau pascal et a donné sa vie en rançon pour tous ceux qui l’acceptent. Le corps brisé du Seigneur ainsi que son sang versé scellent une alliance par laquelle ceux qui mettent leur confiance en Lui reçoivent le pardon de leurs fautes.

Après que Jésus ait instauré la Sainte Cène, appelée la communion dans la foi catholique, ils se sont tous rendus dans le jardin des Oliviers qui était sur le flanc d’une colline. Dans moins de 3 heures, Jésus sera livré en pâture aux religieux.

Versets 31-32

Je continue.

Jésus leur dit alors : — Cette nuit, ce qui m’arrivera vous ébranlera tous dans votre foi. En effet, il est écrit : Je frapperai le berger, et les brebis du troupeau s’enfuiront de tous côtés. Mais quand je serai ressuscité, je vous précéderai en Galilée (Matthieu 26.31-32).

Jésus cite une prophétie puis leur donne rendez-vous dans le nord d’Israël où se trouvait leur quartier général.

Versets 33-34

Je continue.

Pierre prit la parole et lui dit : — Même si tous les autres sont ébranlés à cause de ce qui t’arrivera, moi je ne le serai pas. Jésus reprit : — Vraiment, je te l’assure : cette nuit même, avant que le coq ait chanté, tu m’auras renié trois fois. Pierre réaffirma : — Même s’il me fallait mourir avec toi, je ne te renierai pas. Et tous les disciples dirent la même chose (Matthieu 26.33-34).

Comme toujours, Pierre parle le premier et sans trop réfléchir. Il est téméraire et prétentieux.

Versets 36-39

Je continue.

Là-dessus, Jésus arriva avec eux en un lieu appelé Gethsémané. Il dit à ses disciples : — Asseyez-vous ici pendant que je vais prier là-bas. Il prit avec lui Pierre et les deux fils de Zébédée. Il commença à être envahi d’une profonde tristesse, et l’angoisse le saisit. Alors il leur dit : — Je suis accablé de tristesse à en mourir. Restez ici et veillez avec moi ! Puis il fit quelques pas, se laissa tomber la face contre terre, et pria ainsi : — Ô Père, si tu le veux, écarte de moi cette coupe ! Toutefois, que les choses se passent, non pas comme moi je le veux, mais comme toi tu le veux (Matthieu 26.36-39).

La croix est proche et jette son ombre de mort sur l’esprit du Seigneur. Au moment de l’épreuve, en cette heure de ténèbres, Jésus a eu besoin du soutien moral de ses disciples intimes qui avaient assisté à Sa transfiguration. Une tristesse intense l’accable. Son angoisse et l’horreur de ce qui l’attend sont indescriptibles. Il est sur le point de boire la coupe amère de la colère de Dieu qui va le juger. Le Fils va porter sur lui le poids et le châtiment de tous les péchés commis par tous les hommes de tous les temps afin que ceux qui croiront en lui puissent recevoir le pardon de leurs fautes. Dans son humanité, Jésus voudrait éviter le supplice qui l’attend. Suite à sa prière, Dieu n’a pas retiré la coupe, mais l’a secouru. Luc écrit :

Un ange venu du ciel lui apparut et le fortifia (Luc 22.43).

Versets 40-44

Je continue le texte.

Ensuite, il revint auprès des disciples et les trouva endormis. Il dit à Pierre : — Ainsi vous n’avez pas pu veiller une seule heure avec moi ! Veillez et priez, pour ne pas céder à la tentation. L’esprit de l’homme est plein de bonne volonté, mais la nature humaine est bien faible. Puis il s’éloigna une deuxième fois, et se remit à prier en disant : — Ô mon Père, s’il n’est pas possible que cette coupe me soit épargnée, s’il faut que je la boive, alors, que ta volonté soit faite. Il revint encore vers ses disciples et les trouva de nouveau endormis, car ils avaient tellement sommeil qu’ils n’arrivaient pas à garder les yeux ouverts. Il les laissa donc, et s’éloigna de nouveau. Pour la troisième fois, il pria en répétant les mêmes paroles (Matthieu 26.40-44).

Luc dit que les disciples s’étaient endormis de tristesse sans doute parce que les grandes détresses sont anesthésiantes. Jésus accepte la réponse négative de Dieu à sa prière et y ajoute : Que ta volonté soit faite. Ses allées et venues vers les disciples montrent son besoin d’empathie pendant ce moment d’angoisse terrible. La répétition dans la prière indique sa grande intensité. Jésus éprouve une profonde répugnance devant les horreurs qui l’attendent. Il ne s’agit pas simplement de la croix, mais plutôt de la colère de Dieu qu’il allait devoir boire jusqu’à la lie.

Il savait qu’il allait littéralement vivre l’enfer. Lui, le Saint de Dieu serait chargé de tous les actes vils que les hommes n’ont jamais commis et allait en porter le châtiment. Le fait que Dieu n’ait pas trouvé de moyen d’épargner à son fils la coupe de sa colère prouve solennellement qu’il est impossible d’obtenir le salut sans passer par la croix du Christ. La seule et unique solution à ce que les Écritures appellent le péché ne se trouve que dans la mort expiatoire du Fils de Dieu.

Versets 44-50

Je continue.

Lorsqu’il revint auprès de ses disciples, il leur dit : — Vous dormez encore et vous vous reposez. L’heure est venue où le Fils de l’homme va être livré entre les mains des pécheurs. Puis il revint vers ses disciples et leur dit : — Vous dormez maintenant, et vous vous reposez ! Voici que l’heure est proche, où le Fils de l’homme va être livré aux mains des pécheurs. Levez-vous et allons-y. Celui qui me trahit est là. Levez-vous, allons ; celui qui me livre s’approche. Il n’avait pas fini de parler que Judas, l’un des Douze, survint, accompagné d’une troupe nombreuse armée d’épées et de gourdins. Cette troupe était envoyée par les chefs des prêtres et les responsables du peuple. Le traître avait convenu avec eux d’un signe en disant : — Celui que j’embrasserai, c’est lui, saisissez-vous de lui. Il alla donc tout droit vers Jésus et lui dit : — Bonsoir, Maître ! Et il l’embrassa. — Mon ami, lui dit Jésus, ce que tu es venu faire ici, fais-le ! Alors ils s’avancèrent et, mettant la main sur Jésus, ils se saisirent de lui (Matthieu 26.44-50).

Cette troupe se composait des huissiers du temple et de la cohorte du gouverneur armée jusqu’aux dents. Comme la plupart ne connaissaient pas Jésus, Judas fait le signe convenu. Il transforme une expression d’intimité et de respect en un geste de trahison. Tout se déroule comme les prophètes l’avaient annoncé. Judas a prémédité son acte de trahison puis l’a confirmé malgré les opportunités que Jésus lui a données de se repentir. Il est donc entièrement responsable de son acte odieux bien que celui-ci ait été annoncé des siècles auparavant.

Verset 51

Je continue.

À ce moment, l’un des compagnons de Jésus porta la main à son épée, la dégaina, en frappa le serviteur du grand prêtre et lui emporta l’oreille (Matthieu 26.51).

D’après un autre texte, c’est Pierre qui a fait cela. Mais comme il était pêcheur, il manie mal l’épée, au lieu de couper la tête du serviteur, il ne lui enlève qu’une oreille que Jésus a d’ailleurs remise en place. Je me demande ce que cet homme a pu penser du Christ et ce qu’il a raconté à sa femme le soir en rentrant.

Versets 52-54

Je continue.

Jésus lui dit : — Remets ton épée à sa place, car tous ceux qui se serviront de l’épée mourront par l’épée. Penses-tu donc que je ne pourrais pas faire appel à mon Père ? À l’instant même, il enverrait plus de douze légions d’anges à mon secours. Mais alors comment les Écritures, qui annoncent que tout doit se passer ainsi, s’accompliraient-elles ? (Matthieu 26.52-54).

Jésus refuse la protection de ses disciples pour 3 raisons. D’abord, plus de 72 000 anges n’attendaient qu’un geste pour le secourir. En second lieu, la violence a un effet destructeur sur ceux qui l’emploient. Les hommes de sang s’éteignent rarement dans leur lit ; ils finissent plutôt comme ils ont vécu. Enfin, tous ces événements avaient été prévus de toute éternité. La souveraineté et la grâce de Dieu sont en filigrane partout dans ces circonstances.

Versets 55-56

Je continue.

Là-dessus, Jésus dit à la troupe : — Me prenez-vous pour un bandit, pour que vous soyez venus en force avec épées et gourdins afin de vous emparer de moi ? J’étais assis chaque jour dans la cour du Temple pour donner mon enseignement et vous ne m’avez pas arrêté ! Mais tout ceci est arrivé pour que les écrits des prophètes s’accomplissent. Alors tous les disciples l’abandonnèrent et prirent la fuite (Matthieu 26.55-56).

Jésus ne résiste pas aux soldats, mais souligne l’injustice et la traîtrise de leur attitude. Quant aux disciples, envolées leurs belles paroles d’être prêts à mourir pour leur Maître. Ils ont filé comme des lapins pour se cacher dans les taillis. Ce récit des dernières heures du Christ montre une grande solitude. Quand il est dans l’angoisse, les disciples s’endorment, quand on vient l’arrêter, tous s’enfuient.

Versets 57-61

Je continue.

Ceux qui avaient arrêté Jésus le conduisirent devant Caïphe, le grand-prêtre, chez qui les spécialistes de la Loi et les responsables du peuple s’étaient déjà rassemblés. Pierre le suivit à distance jusqu’au palais du grand-prêtre et il entra dans la cour où il s’assit au milieu des gardes pour voir comment tout cela finirait. Les chefs des prêtres et le Grand-Conseil au complet cherchaient un faux témoignage contre Jésus afin de le condamner à mort. Mais, bien qu’un bon nombre de faux témoins se fussent présentés, ils ne parvenaient pas à trouver de motif valable. Finalement, il en vint tout de même deux qui déclarèrent : — Cet homme a dit : « Je peux démolir le Temple de Dieu et le rebâtir en trois jours » (Matthieu 26.57-61).

Ces faux témoins devaient être présents, quand il a dit : Démolissez ce Temple, et en trois jours, je le relèverai (Jean 2.19). Cependant, il n’a pas dit rebâtir, mais relever, et il parlait de son corps qui ressusciterait.

Versets 62-63

Je continue.

Alors le grand-prêtre se leva et demanda à Jésus : — Tu n’as rien à répondre aux témoignages qu’on vient de porter contre toi ? Jésus garda le silence (Matthieu 26.62-63).

Selon leur tactique habituelle qui n’a jamais marché, les religieux fous furieux essaient de piéger Jésus par ses propres paroles. À partir d’ici, on bande ses yeux et il va être maltraité, insulté et brutalisé à plusieurs reprises, mais ne va pas se défendre. Il subira sans rien dire, accomplissant une prophétie que je lis :

On l’a frappé, et il s’est humilié, il n’a pas dit un mot. Semblable à un agneau mené à l’abattoir, tout comme la brebis muette devant ceux qui la tondent, il n’a pas dit un mot (Ésaïe 53.7).

Versets 63-64

Je continue le texte.

Alors le grand prêtre reprit en disant : — Je t’adjure, par le Dieu vivant, de nous déclarer si tu es le Messie, le Fils de Dieu. Jésus lui répondit : — Tu l’as dit toi-même. De plus, je vous le déclare : À partir de maintenant, vous verrez le Fils de l’homme siéger à la droite du Tout-Puissant et venir en gloire sur les nuées du ciel (Matthieu 26.63-64).

La situation était devenue critique pour les religieux. Sans témoignage crédible, ils ne pourraient pas justifier une demande de mise à mort aux Romains. Alors, le Grand-Prêtre pose une question directe sous serment selon la formule légale de l’époque. La scène est ironique, car c’est lui qui formule parfaitement l’identité de Jésus. À ce moment suprême et devant le Grand Conseil de la nation, Jésus affirme sans équivoque qu’il est le Messie, que sa place est à la droite du Tout-Puissant, et que son retour se fera avec puissance. En fait, il dit qu’il est l’accomplissement de deux prophéties (Psaumes 110.1 ; Daniel 7.3). En s’associant à Dieu de cette manière, Jésus proclamait une autorité divine. Ces vipères l’ont très bien compris et deviennent livides.

Versets 65-68

Je continue.

À ces mots, le grand-prêtre déchira ses vêtements en signe de consternation et s’écria : — Il vient de blasphémer. Qu’avons-nous encore besoin de témoins ? Vous venez vous-mêmes d’entendre le blasphème. Quel est votre verdict ? Ils répondirent : — Il est passible de mort. Alors, ils lui crachèrent au visage et le frappèrent. D’autres le giflèrent en disant : — Hé, Messie, fais le prophète ! Dis-nous qui vient de te frapper ! (Matthieu 26.65-68).

Finalement, ils ont un mobile de condamnation à mort. Depuis le début, les religieux sont dans l’illégalité. Ils décident d’avance la mort de Jésus, le maltraitent, l’amènent devant le tribunal de nuit sans motif et sans témoins pour l’accuser. Puis ils cherchent une façade de légalité qui serait acceptée par les Romains. De plus, pour une condamnation à mort il fallait deux réunions du Grand Conseil séparées d’au moins un jour et un verdict par écrit. Ces chacals ont tout orchestré en fonction de leur maître, le prince des ténèbres.

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.