Chapitre 27

Introduction

Il existe plusieurs dictons qui dans le langage populaire, expriment le besoin de persévérance, comme par exemple : Petit à petit l’oiseau fait son nid! Et bien ça y est, il est pratiquement fini puisque nous arrivons au dernier chapitre du Lévitique, un livre pour le moins insolite et choquant au regard de la culture occidentale du 21ème siècle. Certaines fois, autant la lecture que l’explication du texte a été aussi rude qu’un parcours du combattant. Au premier abord, cette dernière section du Lévitique semble être un appendice, un post-scriptum en quelque sorte et c’en est un. Alors que jusqu’à présent, le livre a traité la Loi avec ses obligations interminables et contraignantes, le dernier chapitre concerne les vœux volontaires. Après les commandements vient la spontanéité qui jaillit d’un cœur reconnaissant. Quand le cœur est touché par la grâce et la bienveillance divines, il s’ouvre tout naturellement à son Créateur. Cet enseignement se trouve partout dans les Textes Sacrés mais surtout dans le Nouveau Testament parce que comme l’écrivent respectivement les apôtres Jean et Paul :

En effet, si la Loi nous a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ (Jean 1.17). En effet, la grâce de Dieu s’est révélée comme une source de salut pour tous les hommes. Elle nous éduque et nous amène à nous détourner de tout mépris de Dieu et à rejeter les passions des gens de ce monde. Ainsi nous pourrons mener, dans le temps présent, une vie équilibrée, juste et pleine de respect pour Dieu (Tite 2.11-12).

Je disais donc que contrairement aux prestations légales, le dernier chapitre du Lévitique concerne les vœux. La coutume de prendre un engagement solennel envers la divinité qu’on révère existe parmi tous les peuples de la terre et n’est donc pas spécifique aux Hébreux. Dans le livre de la Genèse, Jacob a fait le vœu suivant :

– Si Dieu est avec moi, s’il me protège au cours du voyage que je suis en train de   faire, s’il me fournit de quoi manger et me vêtir, et si je reviens sain et sauf chez mon père, alors l’Eternel sera mon Dieu. Cette pierre que j’ai dressée comme stèle      deviendra un sanctuaire de Dieu et je t’offrirai le dixième de tous les biens que tu           m’accorderas (Genèse 28.20-22).

Le voeu est le moyen naturel pour l’homme religieux d’obtenir la bénédiction de son Dieu. Il faut savoir que selon l’Enseignement des Ecritures, nul n’est tenu de faire un vœu. Cependant, si, pour quelque raison que ce soit, je choisis d’en faire un, je m’engage aux yeux de Dieu et je suis lié. Dans le livre du Deutéronome, on lit :

– Quand tu auras fait un vœu à l’Eternel votre Dieu, tu n’en différeras pas l’accomplissement, car l’Eternel ton Dieu ne manquerait pas de t’en demander       compte, et tu porterais la responsabilité d’une faute. D’ailleurs, tu n’es pas tenu de prononcer un vœu ; si tu t’en abstiens, tu ne seras pas coupable pour cela. Mais si une         promesse a franchi tes lèvres, tu dois la tenir et accomplir le vœu que tu auras    librement fait à l’Eternel ton Dieu de ta propre bouche (Deutéronome 23.22-24).

Les mots : « de ta propre bouche », sont à prendre à la lettre, car le vœu engage la personne que s’il a été articulé; une simple résolution intérieure n’est pas un vœu selon la Loi.

Dans le livre de l’Ecclésiaste, le roi Salomon écrit :

Si tu as fait un vœu à Dieu, accomplis-le sans tarder, car les insensés déplaisent à Dieu. Ce que tu as promis, tiens-le. Il vaut mieux ne pas faire de vœu qu’en faire et ne pas s’en acquitter. Ne laisse pas tes paroles te charger d’une faute et ne va pas dire au représentant de Dieu : « Mon vœu était une erreur. » Pourquoi irriter Dieu par tes paroles et faire échouer tes entreprises ?(Ecclésiaste 5.3-5; comparer Proverbes 20.25).

Selon le point de vue des Ecritures, ce que dit quelqu’un doit être considéré comme une parole d’honneur, pour ainsi dire, et donc la pure vérité. Ce concept qui est celui de Dieu décoiffe quand on songe que dans toutes les cultures humaines, et je n’exagère pas, c’est le mensonge, sous une forme ou sous une autre, qui mène la danse, qui est l’élément distinctif et qui définit les communications et relations humaines. Si dans les Textes Sacrés, la parole d’une personne est vue comme une affirmation vraie, un vœu le sera encore bien davantage, qu’il exprime une promesse ou un renoncement. De toute façon, que ce soit la parole donnée ou un vœu, Dieu est honoré si je fais ce que je dis, si je tiens mes engagements .si je suis fidèle à ma parole même si cela doit me coûter cher. Mon « oui » doit vouloir dire oui, et mon « non » doit signifier non; c’est en tout cas l’enseignement des Ecritures. Jésus, dans le Sermon sur la montagne, et Jacques, dans son épître, disent respectivement :

Dites simplement « oui » si c’est oui, « non » si c’est non. Tous les serments qu’on y ajoute viennent du diable (Matthieu 5.37). Avant tout, mes frères, ne faites pas de    serment, ni par le ciel, ni par la terre, ni par n’importe quoi d’autre. Que votre oui soit un oui authentique et votre non un non authentique, afin que vous ne tombiez pas sous le coup de la condamnation (Jacques 5.12).

Versets 1-8

Je commence maintenant à lire le chapitre 27 du Lévitique.

L’Éternel s’adressa à Moïse en disant : — Parle aux Israélites, et dis-leur : Si quelqu’un dédie une personne à l’Éternel par un vœu, il s’en acquittera d’après l’estimation suivante. S’il s’agit d’un homme entre vingt et soixante ans, sa valeur s’estime à cinquante pièces d’argent, au cours de la monnaie en vigueur au sanctuaire. Si c’est une femme, sa valeur sera de trente pièces. Un garçon entre cinq et vingt ans s’estime à vingt pièces, et une fille à dix pièces d’argent. Depuis l’âge d’un mois jusqu’à cinq ans, un garçon s’estime à cinq pièces d’argent et une fille à trois. À soixante ans et au-dessus, un homme s’estime à quinze pièces, et une femme à dix pièces. Si la personne qui a fait le vœu est trop pauvre pour payer la valeur fixée, on la présentera au prêtre pour qu’il fasse une estimation en fonction de ses ressources (Lévitique 27.1-8).

Ce passage surprend, j’en conviens. Il s’agit en fait de vœux relatifs à la consécration de personnes au service de Dieu. On peut s’acquitter d’un vœu en l’accomplissant ou bien en versant un prix de rachat au temple, le coût étant alors estimé en fonction de la quantité de travail que l’individu voué peut fournir. Un homme entre vingt et soixante ans est le plus cher parce que c’est la tranche d’âge où il est capable de fournir la plus grande quantité de travail. A cette époque, le prix moyen d’un esclave non Israélite était de trente pièces d’argent.

En cas de maladie d’un enfant, par exemple, les parents peuvent décider de le consacrer à l’Éternel s’il guérit, mais il est également possible de racheter le vœu et de récupérer le gosse.

Tout comme pour les sacrifices, ici encore, on constate le souci de l’Eternel pour le pauvre qui n’a pas les moyens de racheter le vœu qu’il a fait, au cours officiel, pourrait-on dire. Dans ce cas, c’est le prêtre qui, en fonction des ressources de la personne, fait l’estimation de ce qui est raisonnable pour elle de payer.

Dans l’un des livres de l’Ancien Testament il y a l’histoire d’Anne, une femme stérile, qui promet à l’Eternel que s’il lui donne un fils, elle le consacrera au service du temple. Je lis ce passage :

Très affligée, Anne pria l’Eternel en pleurant à chaudes larmes. Alors elle fit le vœu suivant : – Eternel, Seigneur des armées célestes, si tu veux bien considérer la misère de ta servante et si tu interviens en ma faveur, si tu ne délaisses pas ta servante et si tu me donnes un fils, alors je te le consacrerai pour toute sa vie ; ses cheveux et sa barbe ne seront jamais coupés. [..] Anne priait intérieurement : ses lèvres bougeaient, mais on n’entendait pas sa voix. (1 Samuel 1.10-11,13).

Et c’est suite à ce vœu, qu’est né Samuel, le plus grand des juges de la nation d’Israël.

Versets 9-15

Je continue.

Si c’est un animal qu’on peut offrir à l’Éternel, qui lui a été donné, il sera tenu pour sacré. On ne le remplacera pas par un autre, on ne substituera pas une bête bonne à une mauvaise, ni inversement, car si l’on remplace une bête par une autre, toutes les deux, celle qui est remplacée et celle qui la remplace, seront tenues pour sacrées. Si l’on a dédié par vœu à l’Éternel un animal rituellement impur qu’on ne peut donc pas offrir en sacrifice, on le présentera au prêtre qui en estimera la valeur en fonction de ses qualités et de ses défauts ; et l’on s’en tiendra à son estimation. Si l’offrant veut racheter la bête, il majorera cette estimation d’un cinquième. Si quelqu’un veut consacrer sa maison à l’Éternel, le prêtre en fera l’estimation en tenant compte de son état, et l’on s’en tiendra à la valeur qu’il aura fixée. Si celui qui l’a consacrée veut la racheter, il ajoutera un cinquième au prix estimé, et elle lui appartiendra de nouveau (Lévitique 27.9-15).

Pour ce qui est des animaux rituellement purs consacrés à Dieu, ils sont remis aux prêtres qui les joignent à leurs troupeaux pour leur consommation personnelle ou pour les sacrifices du culte. Assez curieusement, on peut vouer à Dieu un animal qui est un peu chétif sur les bords, mais si on a des regrets, on ne peut pas lui substituer un autre de meilleure qualité car il faut respecter sa parole initiale. Par contre, on peut ajouter à la bête bancale une autre qui elle, est impeccable. On constate ici une fois encore que quoiqu’on promette à l’Eternel, il faut aller jusqu’au bout de son engagement sans faire de contorsions acrobatiques pour essayer de tromper Dieu ou de changer d’avis.

Les règles concernant les animaux impurs s’appliquent aussi aux maisons. Quand on a fait le vœu de donner sa maison à l’Éternel et qu’on change d’avis, on peut la récupérer mais en la rachetant rubis sur l’ongle au prix estimé par le prêtre majorée d’un cinquième.

Versets 16-25

Je continue le texte.

Si quelqu’un consacre à l’Éternel un terrain faisant partie de son patrimoine, la valeur sera estimée en fonction de ce qu’on peut y semer à raison de cinquante pièces d’argent pour quatre hectolitres d’orge. S’il consacre son champ dès l’année du jubilé, c’est à ce taux qu’il sera estimé. Mais s’il le consacre à l’Éternel après le jubilé, le prêtre en calculera la valeur en fonction du nombre d’années qui restent jusqu’au jubilé suivant, et il réduira le prix en conséquence. Si celui qui a consacré son champ veut le racheter, il ajoutera un cinquième au prix estimé et pourra en reprendre possession. S’il ne rachète pas le champ et qu’on le vende à un tiers, il perd son droit de rachat, de sorte que cette terre, au moment du jubilé, sera consacrée à l’Éternel tout comme un champ voué à l’Éternel ; elle deviendra la propriété du prêtre. Si quelqu’un consacre à l’Éternel un champ qu’il a acquis pour lui, et qui ne fait donc pas partie de son patrimoine, le prêtre en estimera la valeur en fonction du nombre d’années qui restent jusqu’au jubilé. L’homme paiera ce prix le jour même puisque le champ est consacré à l’Éternel. L’année du jubilé, le champ reviendra à la personne à qui on l’avait acheté et qui le comptait dans son patrimoine. Toute estimation sera faite au cours du sicle en vigueur au sanctuaire ; ce sicle vaut vingt guéras (Lévitique 27.16-25).

Tout ça paraît un peu compliqué et confus mais en fait ce n’est pas très difficile à comprendre; il suffit d’aller doucement. Quand un champ fait partie du patrimoine ancestral de l’israélite qui a fait le vœu, les règles sont différentes. En effet, comme aucune partie du bien familial ne peut être vendue, ce n’est pas la terre qui est vouée à l’Eternel, mais sa production agricole. Or, celle-ci est estimée en fonction de deux critères : premièrement, le nombre d’années restant jusqu’au prochain jubilé, quand le compteur est remis à zéro et chaque famille retrouve ses possessions ancestrales; et deuxièmement, sa productivité, mais comme il n’est pas possible de savoir à l’avance combien d’hectolitres de céréales un champ produira, c’est la quantité de grains nécessaires pour l’ensemencer qui sert de base de calcul. La personne qui veut acheter de champ verse alors l’argent au trésor du tabernacle et plus tard du temple.

Les propriétés de famille ne peuvent pas être transmises à une autre famille, mais peuvent être données à l’Éternel, et donc aux prêtres. C’est le seul moyen par lequel un domaine peut être détaché du patrimoine ancestral dont il fait partie.

Versets 26-27

Je continue.

Évidemment, personne ne pourra consacrer les premiers-nés de son bétail à l’Éternel car, comme premiers-nés, qu’il s’agisse de gros ou de petit bétail, ils appartiennent à l’Éternel. S’il s’agit du premier-né d’un animal rituellement impur, son propriétaire pourra le racheter au prix estimé majoré d’un cinquième ; s’il n’est pas racheté, il sera vendu au prix estimé (Lévitique 27.26-27).

Les premiers-nés appartenant déjà à l’Éternel (Exode 13.2), ils ne peuvent évidemment pas faire l’objet d’un vœu. On ne peut pas donner à quelqu’un ce qui est déjà à lui.

Versets 28-29

Je continue.

Par contre, rien de ce que quelqu’un a voué à l’Éternel, homme, animal ou champ de son patrimoine, ne pourra se vendre ou se racheter : car tout ce qui a été voué est très saint et appartient à l’Éternel. Si une personne a été vouée à l’Éternel, elle ne pourra pas être rachetée ; elle sera mise à mort (Lévitique 27.28-29).

Ce vœu particulier se distingue des précédents car dans les Ecritures, il s’appelle « être voué par interdit » (chérem). L’élément voué ne peut être racheté et doit être sacrifié ou détruit en l’honneur de l’Éternel. Certaines personnes ou certains peuples étaient voués par interdit, c’est-à-dire condamnés à mort par l’Éternel. Les Israélites devaient alors exécuter la sentence. Il en fut ainsi des Cananéens et quelques fois de toutes leurs possessions. C’est ainsi qu’en pénétrant dans le pays de Canaan, sur l’ordre de l’Eternel, les Israélites on fait vœu de détruire tout ce qu’ils trouveraient dans la ville de Jéricho. Je lis le passage :

La ville avec tout ce qu’elle contient sera vouée à l’Eternel ; seule Rahab, la         prostituée, sera laissée en vie avec tous ceux qui se trouveront dans sa maison, car elle a caché les hommes que nous avions envoyés. Mais attention ! Prenez bien garde à ce qui doit être voué à l’Eternel. Ne prenez rien de cela, sinon vous placeriez le camp d’Israël sous une sentence de destruction et vous lui attireriez le malheur. Tout l’argent et l’or, tous les objets de bronze et de fer seront consacrés à l’Eternel et on les mettra dans son trésor.  Ils exterminèrent par l’épée pour les vouer à l’Eternel hommes et femmes, enfants et vieillards, taureaux, moutons et ânes : tout ce qui vivait dans la ville. (Josué 6.17-19,21; comparer 1 Samuel 15.3).

Malheureusement, un dénommé Akân de la tribu de Juda a confisqué pour lui au passage quelques objets précieux ce qui a valu à Israël une cuisante défaite militaire contre un tout petit corps d’armée (Josué 7.4,5). A cette occasion, l’Eternel a dit à Josué :

Israël a commis un péché. On a transgressé l’alliance que j’avais établie pour eux. On a pris des objets qui m’étaient voués, on en a dérobé, caché et mis dans ses propres affaires. C’est pourquoi les Israélites ne pourront plus résister à leurs ennemis, ils fuiront devant eux car ils sont sous le coup d’une sentence de destruction.             Je ne continuerai pas à être avec vous si vous ne détruisez pas ce qui est au milieu de         vous (Josué 7.11-12).

Une fois découvert, Akân avoua :

J’ai vu dans le butin un magnifique manteau de Babylone, deux cents pièces d’argent et un lingot d’or d’une livre. J’en ai eu fortement envie, alors je m’en suis emparé. Ces objets sont enterrés au milieu de ma tente, et l’argent est en-dessous (Josué 7.21).

La sanction ne s’est pas fait attendre et elle fut brutale car lui, sa famille et ses biens furent à leur tour dévoués par interdit. Je lis le passage :

Josué, aidé de tous les Israélites, saisit Akân avec l’argent, le manteau et le lingot d’or, ainsi que ses fils, ses filles, ses bœufs, ses ânes, ses brebis, sa tente, bref, tout ce qui lui appartenait, et ils les menèrent dans la vallée d’Akor. Josué dit à Akân : « Pourquoi nous as-tu attiré le malheur ? Que l’Éternel fasse ton malheur aujourd’hui ! » Alors tous les Israélites le tuèrent à coups de pierres. Ils lapidèrent aussi tous les siens et brûlèrent les cadavres (Josué 7.24,25).

Versets 30-33

Je continue le texte du chapitre 27 du Lévitique.

Toute dîme prélevée sur les produits de la terre et sur les fruits des arbres appartient à l’Éternel : c’est une chose sacrée qui est à lui. Si quelqu’un tient à racheter une partie de sa dîme, il en majorera le prix d’un cinquième de sa valeur. Toute dîme de gros et de menu bétail, c’est-à-dire chaque dixième bête qui passe sous la houlette, sera consacrée à l’Éternel. Le propriétaire ne choisira pas entre ceux qui sont bons et ceux qui sont mauvais, et on ne fera pas d’échange ; si on procède quand même à un échange, les deux bêtes, celle qui est remplacée et celle qui la remplace, seront tenues pour sacrées et ne pourront pas être rachetées (Lévitique 27.30-33).

La dîme qui consiste à donner le dixième de ses revenus à Dieu était pratiquée dans tout l’Orient depuis l’antiquité. Elle diffère des vœux en ce qu’elle n’est pas volontaire ou facultative, par contre, on pouvait racheter pour soi la dîme de ses produits en les payant au prêtre à condition d’y ajouter 1/5e de sa valeur.

Verset 34

Je termine le livre du Lévitique.

Tels sont les commandements que l’Éternel a donnés à Moïse pour les Israélites sur le mont Sinaï (Lévitique 27.34).

Quand on considère les exigences de la loi de Moïse, avec ses sacrifices interminables et ses ordonnances infinies, on ne peut que se réjouir de la grâce de Dieu qui a été révélée pour moi et pour vous en la personne de Jésus-Christ. Je lis un passage du Nouveau Testament :

La grâce de Dieu s’est révélée comme une source de salut pour tous les hommes, en attendant que se réalise notre bienheureuse espérance : la révélation de la gloire de Jésus-Christ, notre grand Dieu et Sauveur. Il s’est livré lui-même en rançon pour nous, afin de nous délivrer de l’injustice sous toutes ses formes et de faire de nous, en nous purifiant ainsi, un peuple qui lui appartienne et qui mette toute son ardeur à accomplir des œuvres bonnes. (Tite 2.11, 13-14).

Et sur ces paroles se termine le livre du Lévitique.