Chapitre 1

Introduction

Les philosophes et politiciens de toute tendance ont beaucoup réfléchi pour comprendre ce qui fait la force d’une nation. De gros livres ont été écrits sur ce sujet et les réponses sont multiples. Mais le Général Douglas Mac Arthur, commandant suprême des forces alliées du Pacifique, a vu juste quand il a dit : « Il n’y a pas d’exemple historique d’une nation sujette à la déchéance morale qui n’ait pas été suivie d’une dégradation politique et économique. Soit il y a eu un réveil spirituel qui a triomphé de la décadence morale, soit la détérioration progressive a débouché sur un désastre national ». Au début de son livre, le prophète Ésaïe décrit les trois étapes qui sont à l’origine de la chute des nations : premièrement l’apostasie spirituelle, qui est logiquement suivie par la décadence morale, puis celle-ci amène alors une certaine anarchie politique dû à des luttes pour le pouvoir, ce qui se traduit par le déclin économique. La nation d’Israël avait tout pour réussir et pourtant elle a misérablement échoué, ce qui est exprimé deux fois de la façon suivante :

En ce temps-là, il n’y avait pas de roi en Israël. Chacun faisait ce qu’il jugeait bon (Juges 17.6 ; 21.25).

Il n’y a pas besoin d’avoir fait les grandes écoles pour savoir qu’une telle déclaration signale une période d’affaiblissement à la fois spirituel, politique et militaire d’Israël. L’existence même du peuple de Dieu en tant que nation ne tient qu’à un fil à cause de la dégradation de ses mœurs. En fait, les Israélites on fait pire que les Cananéens ce qui leur a valu des séries de châtiments par l’Éternel jusqu’aux déportations massives, Jérusalem rasé, un antisémitisme endémique avec pogroms et camps d’extermination, et une diaspora qui dure toujours. Le jugement de Dieu fut terrible. En quoi ces châtiments me concernent-ils ? L’auteur de l’épître aux Hébreux écrit :

Prenez donc garde : ne refusez pas d’écouter celui qui vous parle. Les Israélites qui ont refusé d’écouter celui qui les avertissait sur la terre, n’ont pas échappé au châtiment. À combien plus forte raison en sera-t-il de même pour nous, si nous nous détournons de celui qui nous parle du haut des cieux (Hébreux 12.25)

C’est par les Saintes Ecritures que Dieu parle, mais est-ce que je prête vraiment attention à ce qu’il me dit ? A chacun de répondre.

Le livre des Juges est l’histoire de 12 chefs-juges choisis par l’Éternel pour délivrer la partie de son peuple qui est alors sous le joug de la servitude, un châtiment que Dieu lui a imposé pour le punir de son idolâtrie. Mais comme je l’ai déjà dit, au fil du temps, la décrépitude spirituelle et morale du peuple élu empire tellement que sa déchéance devient un état permanent, et les juges-chefs successifs manifestent progressivement des travers de plus en plus grossiers. La décadence d’Israël est en grande partie due à l’influence néfaste causée par le maintien d’une forte présence cananéenne en Palestine. Au lieu de chasser ces peuplades, les Israélites adoptent leurs divinités et leurs mœurs. Ayant rejeté le culte unique de l’Éternel, les tribus n’ont pas d’autres liens pour les unifier ce qui conduit inévitablement à une fragmentation politique et militaire de la nation au point où on peut se demander si elle ne va pas être simplement rayée de la carte. Cette situation lamentable appelle un nouveau régime politique capable de réaliser l’unité des tribus d’Israël, de mettre un terme à la pression que leurs ennemis exercent sur elles en achevant la conquête du pays, de stopper la chute spirituelle et morale du peuple et de le conduire sur une voie d’obéissance à l’Éternel.

Vers la fin du livre, l’auteur répète quatre fois : « À cette époque, il n’y avait pas de roi en Israël », une autre façon de dire : « Voilà pourquoi de telles catastrophes arrivèrent » ! En s’exprimant ainsi, l’auteur, qui est très probablement le juge Samuel, penche assez nettement du côté de la monarchie. Plusieurs chefs-juges, malgré des défauts grossiers, comme Samson que j’ai déjà cité, font partie des héros de la foi. En effet, mus par l’Esprit de Dieu, et grâce à leur action à un moment critique de l’histoire d’Israël, ces hommes ont empêché Israël de faire naufrage, de disparaître à tout jamais et d’annuler ainsi le plan divin. En libérant le peuple de Dieu de ses ennemis, ces juges-chefs annoncent le grand libérateur, Jésus-Christ. Il va cependant de soi qu’il les surpasse infiniment ; déjà, par sa vie d’obéissance parfaite à Dieu son Père, mais aussi par l’ampleur de sa victoire sur la croix où il a triomphé à la fois sur le péché, le mal et Satan. De plus, à la fin des temps, à la dernière bataille d’Harmaguédon, Jésus vaincra définitivement et une fois pour toutes tous les ennemis du peuple de Dieu.

Versets 1-3

Je commence maintenant à lire le premier chapitre du livre des Juges.

Après la mort de Josué, les Israélites consultèrent l’Éternel pour savoir quelle tribu devait aller la première attaquer les Cananéens. L’Éternel répondit : C’est Juda qui ira la première : je livre le pays en son pouvoir. Alors les hommes de Juda dirent à ceux de Siméon, frère de Juda : Venez avec nous à la conquête du territoire qui nous a été attribué. Nous combattrons ensemble les Cananéens. Ensuite, nous vous aiderons également à conquérir le territoire qui vous est échu. Les gens de Siméon se joignirent donc à eux (Juges 1.1-3).

Cette conquête qui s’annonce fait penser à une partie de chasse, et pourtant c’est bien d’une campagne militaire qu’il s’agit. C’est par l’intermédiaire de l’ourim et du toummim, des objets cultuels qu’utilise le grand-prêtre, que les Israélites consultent l’Éternel. Après leur installation dans le pays promis sous la conduite de Josué, les conquêtes restantes incombent aux tribus individuelles. Chacune est supposée capable de se débrouiller seule avec l’aide de Dieu. Juda étant la plus puissante, elle n’a pas vraiment besoin de l’aide de Siméon. Cependant, ces deux tribus sont très liées car, d’une part, le territoire de Siméon tout au sud, est enclavé dans celui de Juda, et d’autre part, leurs ancêtres avaient la même mère, Léa, première femme de Jacob. C’est ce qui explique leur alliance militaire qui permet d’assurer, en partie du moins, d’abord, la conquête du territoire revenant à Juda, puis ensuite celui de Siméon.

Versets 4-7

Je continue en compressant.

Et Juda se mit en campagne. L’Éternel leur donna la victoire sur les Cananéens et les Phéréziens. Ils battirent dix mille hommes. En effet, ils tombèrent là sur le roi Adoni-Bézeq et l’attaquèrent. Il s’enfuit, mais ils le poursuivirent, s’emparèrent de lui et lui coupèrent les pouces des mains et des pieds. Adoni-Bézeq s’exclama : Soixante-dix rois, dont on avait coupé les pouces des mains et des pieds, ramassaient les miettes qui tombaient sous ma table. Dieu m’a rendu ce que j’ai fait. On l’emmena à Jérusalem et c’est là qu’il mourut (Juges 1.4-7).

Les Cananéens habitaient la plaine dans des villes fortifiées situées sur les routes commerciales. Les Phéréziens étaient les populations rurales. En gros, c’est un peu comme à l’époque féodale, avec le château fort d’un côté et des serfs qui occupent des chaumières de l’autre. Les 70 rois aux pouces coupés désignent les chefs de cités-états du sud de Canaan conquis par le despote Adoni-Bézeq. Il est plutôt du genre cruel mais cette mutilation a surtout un objectif pratique parce que sans pouce, on ne peut pas être chef car incapable de tenir une arme ou de conduire une armée. Les Israélites lui rendent donc la pareille. Humilié à son tour, il reconnaît la juste application de la loi du talion : « œil pour œil, dent pour dent ».

L’ancienne ville de Jérusalem a été fondée environ 3000 ans avant Jésus-Christ. Elle est appelée « Salem » dans le livre de la Genèse (14.18). Des textes égyptiens de 1900 avant Jésus-Christ mentionnent Jérusalem.

Versets 8-9

Je continue en compressant.

Les hommes de Juda attaquèrent Jérusalem et s’en emparèrent. Ensuite, ils partirent combattre les Cananéens qui occupaient la région montagneuse, le Néguev et la plaine côtière (Juges 1.8-9).

C’est la partie sud-ouest de Jérusalem qui est conquise par Juda et non la ville principale qui est une citadelle fortifiée pratiquement imprenable. Néanmoins, cette action neutralise les habitants qui sont prisonniers de leur forteresse et qui auraient pu secourir leurs compatriotes en proie aux attaques israélites. La campagne militaire de Juda est étendue et vise l’ensemble de son territoire qui inclut la région montagneuse, une épine dorsale s’étendant du nord au sud ; le Néguev, au sud formé d’un haut plateau aujourd’hui partiellement cultivable quand les pluies hivernales sont abondantes ; et en troisième lieu la plaine côtière vallonnée.

Le texte continue avec des noms de villes et de peuplades conquises par Juda, et dont l’histoire a déjà été racontée dans le livre de Josué. La ville d’Hébron, située à 30 km au sud de Jérusalem deviendra la capitale du royaume sous le règne de David. Et puis une anecdote nous est racontée. Caleb et Josué faisaient partie des 12 espions envoyés par Moïse dans le pays de Canaan, je le rappelle. Ils furent les seuls de la génération sortie d’Égypte à entrer en Terre promise. Caleb était issu d’un clan auquel Moïse s’était lié par mariage et qui s’était joint aux Israélites après leur sortie d’Égypte. Il faisait partie de la tribu de Juda. Il reçut Hébron en héritage mais décida de conquérir aussi Debir, qui signifie « la ville des livres ». Centre culturel Cananéen, Débir se trouve à mi-chemin entre la mer Morte et la Méditerranée. Ces détails historiques et géographiques sont un peu fastidieux, mais ils donnent de la chair au texte et du poids à sa véracité. Comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire, Caleb offra en récompense sa fille Aksa à qui prendra la ville d’Hébron; c’est Otniel, son jeune frère ou son neveu, qui prend à la fois la ville et Aksa comme butin de guerre. La jeune femme reçoit une propriété en dot de son père ainsi que des sources d’eau car la région est particulièrement aride. Otniel est un personnage important parce qu’il sera le premier juge.

La campagne militaire se poursuit avec des conquêtes au bénéfice des deux tribus alliées. Les villes du sud et de la plaine maritime du sud-ouest sont également conquises.

Versets 17-18

Je continue plus loin.

Les hommes de Juda se joignirent à ceux de Siméon, frère de Juda, pour battre les Cananéens qui habitaient Tsephath, ils en exterminèrent la population et détruisirent entièrement la ville, pour la vouer à l’Éternel, et on lui donna le nom de Horma. Les gens de Juda s’emparèrent également de Gaza, d’Askalon et d’Ékron ainsi que des territoires voisins de ces villes (Juges 1.17-18).

Tsephath, tout au sud, était consacrée aux divinités païennes dont le culte était effroyable. Selon l’ordre reçu de l’Éternel, certaines villes devaient être vouées à l’interdit, c’est-à-dire, réduites en cendres parce qu’il fallait purifier le pays de toutes les pratiques qui offensaient le Dieu saint. Les trois autres villes furent vaincues, mais les habitants épargnés et les Israélites ne les occupèrent pas. Elles se trouvent dans la plaine maritime du sud-ouest et faisaient partie du pays des Philistins, gens originaires de Crête. Jusque-là, on peut dresser un bilan positif des progrès réalisés au sud. Cette première étape a plutôt bien commencé. L’Éternel fut consulté, ses instructions suivies, et son rôle dans la victoire reconnue.

Versets 19-21

Je continue en compressant.

L’Éternel lui-même était avec eux, et c’est ainsi que les hommes de Juda purent conquérir la région montagneuse. Ils ne réussirent pas à déposséder les habitants de la vallée, car ceux-ci disposaient de chars de combat bardés de fer. Les descendants de Benjamin ne dépossédèrent pas les Yebousiens qui habitaient Jérusalem ; ceux-ci y vivent encore aujourd’hui avec les Benjaminites (Juges 1.19-21).

Juda a eu peur des chars de fer des habitants de la vallée, et Benjamin a renoncé à déloger les habitants d’une forteresse qui constitue pourtant un verrou entre le sud et le nord. Voici déjà quelques ombres au tableau. D’ailleurs, dans le chapitre suivant, l’Ange de l’Éternel va reprocher à toutes les tribus d’Israël leur manque de foi parce qu’elles se sont dérobées devant leur devoir qui était d’expulser les Cananéens du pays. C’est seulement en 1003 avant Jésus-Christ que David prendra la citadelle de Jérusalem mais sa population hétérogène de Hittites (ou Héthiens) et d’Amoréens continuera à y vivre par la suite.

Verset 22

Je continue en compressant.

Les descendants de Joseph partirent de leur côté attaquer Béthel et l’Éternel fut avec eux (Juges 1.22).

Comme Juda et Siméon, les deux tribus qui descendent de Joseph font la conquête ensemble. Ne pouvant tolérer une présence hostile à leur frontière sud, ils prennent la ville de Béthel pourtant allouée à Benjamin. Le nom Béthel signifie « la maison de Dieu » et désigne un ancien sanctuaire païen. Des fouilles faites sur le site ont révélé que cette ville a été conquise et incendiée vers la fin du XIIIe siècle avant Jésus-Christ. Cette prise de Béthel est le premier et le plus important exploit de la maison de Joseph.

Versets 27-28

Je passe sur des détails saugrenus et pittoresques, et je continue plus loin.

Les hommes de Manassé ne dépossédèrent pas les habitants de (Juges 1.27).

Suit alors une liste de forteresses s’étendant d’est en ouest et séparant les tribus du centre de celles du nord. Je continue.

Ils ne dépossédèrent pas non plus les habitants des localités qui dépendaient de ces villes. Les Cananéens continuèrent donc à se maintenir dans cette région. Lorsque les Israélites furent devenus plus forts, ils leur imposèrent des corvées, mais ils ne les dépossédèrent pas (Juges 1.27-28).

D’abord et par manque de foi en Dieu, les descendants de Manassé subissent un échec. En second lieu, quand ils sont suffisamment forts, ils exploitent les Cananéens au lieu de les chasser. C’est de la désobéissance pure et simple aux ordres de l’Éternel.

Versets 29-30

Le texte continue avec la même litanie :

Les gens d’Éphraïm ne dépossédèrent pas les Cananéens établis à… Ceux de Zabulon ne dépossédèrent pas non plus les habitants de… les Cananéens habitèrent donc au milieu des gens de Zabulon qui leur imposèrent des corvées (Juges 1.29-30).

Les Israélites de Manassé, Éphraïm, et Zabulon imposent des travaux forcés aux Cananéens; ils tirent un profit mercantile de leur domination au lieu de les chasser. Je continue.

Versets 31-33

Les gens d’Aser ne dépossédèrent pas les habitants de (Juges 1.31).

Suit alors une liste de villes qui constituera plus tard la Phénicie. Elles vont jusque dans la banlieue sud de l’actuelle Beyrouth. Je continue.

Les descendants d’Aser s’établirent donc au milieu des Cananéens qui occupaient le pays, car ils ne les dépossédèrent pas. Les gens de Nephtali ne dépossédèrent pas les habitants de Beth-Shémesh ni ceux de Beth-Anath [..]. Ils s’installèrent au milieu des Cananéens qui habitaient le pays et ils soumirent à des corvées les habitants de ces deux villes(Juges 1.32-33).

C’est le comble. Beth-Shémesh (Quédesh; Juges 4.6) est un sanctuaire dédié au dieu-soleil. L’autre, Beth-Anath est consacré à Anath, la déesse cananéenne de la fertilité, qui nous est présentée dans certaines tablettes (de Ras Shamra) comme l’épouse de Baal.

Cet échec d’Aser coupe Israël de la Méditerranée. Les autres ports étaient dans le sud et tombèrent plus tard dans le giron des Philistins. Aser et Nephtali font pire que les tribus précédentes, puisqu’ils s’installent carrément au milieu des Cananéens tout en les exploitant.

Versets 34-35

Je finis le premier chapitre avec une situation qui se dégrade encore davantage.

Les Amoréens refoulèrent les Danites dans la région montagneuse et les empêchèrent de descendre dans la vallée. Les Amoréens continuèrent donc à se maintenir à… [suivent des noms de ville], mais les descendants de Joseph furent de plus en plus puissants et leur imposèrent des corvées (Juges 1.34-35).

La tribu de Dan finira par renoncer à son territoire et émigrera en masse dans ce qui est aujourd’hui l’extrême nord d’Israël. L’une des villes mentionnées est un centre de culte solaire et aurait dû être réduite en poussière. Les descendants de Joseph étaient plus forts, mais en bons commerçants, ils préfèrent exploiter les habitants de toutes les villes qui reviennent aux Danites, plutôt que de les conquérir. Quelle tragédie que cette liste de défaites !

Ce premier chapitre se termine sur une longue litanie d’échecs dus au manque de foi et à la paresse des Israélites qui sont satisfaits de cohabiter avec les Cananéens. Le déclin de la foi et de la fidélité du peuple de Dieu à l’Éternel s’est est apparu très tôt dans son histoire. La tribu de Dan touche même le fond puisqu’elle est chassée de son héritage. Les Cananéens s’accrochent au pays que l’Éternel voulait purifier de toute idolâtrie. On voit se dessiner de grands problèmes à l’horizon à cause de la perte de la côte phénicienne, le maintien de peuplades païennes presque partout, et la présence continuelle de lieux d’idolâtrie.

Le narrateur met en évidence la nature inachevée de la conquête et en fait ressortir les amères conséquences. Ainsi, après un début qui s’est à peu près bien passé dans le sud, c’est la glissade ; les nuages sombres s’accumulent. La situation spirituelle des Israélites s’aggrave au fil du temps, que ce soient ceux du centre ou du nord du pays. Et pourtant ils avaient manifesté un réel élan d’enthousiasme quand Josué les avait mis au défi de servir l’Éternel de tout leur cœur ! Mais il est vite apparu que c’étaient des paroles en l’air, dites un peu trop vite. Il est toujours facile de parler, de promettre et d’affirmer, mais quand il s’agit d’agir en fonction de ce qu’on a dit, c’est une toute autre affaire, surtout dans le domaine spirituel.

Israël commence donc très tôt sa descente aux enfers pour ainsi dire. Mais avant que je ne jette la pierre aux Israélites, selon l’expression, je ferais sans doute bien de me regarder dans la glace et de sonder mon cœur, mes motivations et mes comportements, et peut-être bien de faire mon mea culpa.